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#statshunters — Public Fediverse posts

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  1. 200 de reprise

    J’ai été bien peu bavard depuis le BRM300 en mars : je n’ai pas fait de vélo ou presque pour cause de blessure. Plus d’un mois d’arrêt total à cause du tendon d’Achille à droite. Pas drôle du tout. En cause probable : hauteur de selle inadaptée sur #batty et j’ai bien bien pris mon temps pour me guérir. Ce qui implique que j’ai raté tout le programme BRM (400 et 600) que j’avais préparé 😢 Ce seront des sorties qu’il faudra que je fasse en entraînement hors encadrement (et non validées pour le #ParisBrestParis).

    J’ai repris le #velotaf fin mai et donc ce 200 fut ma vraie reprise (tout en douceur, un 200, un !). La boucle passe par deux endroits que je voulais visiter : là où j’aurais dû passer mes vacances à faire un peu de cheval (oui !!! annulé au dernier moment, dégoûté) et chez un concessionnaire moto. Le reste, au feeling, tracé un peu le nez en l’air et je l’ai fait un peu de la même façon, tranquillement.

    Donc départ tranquillou à 7h30. J’ai un peu peur de la chaleur tout de même donc j’ai pris de quoi boire. Ce sera aussi l’occasion de tester des capsules d’électrolyte (Hydratis pour ne pas faire de pub). J’ai pu goûter par avance et ne pas faire de réaction désagréable, maintenant je veux voir si cela est utile (physiologiquement ou psychologiquement, d’ailleurs je veux bien vos avis sur ça !).

    Allant vers l’ouest, j’ai choisi un itinéraire qui ne me fait pas trop couper la N10 car je trouve toujours ces passages super nuls. Rien n’est adapté au vélo, c’est vraiment le Mordor. J’en ai testé plusieurs sans être convaincu. Ce passage là n’est pas franchement mieux car dans une zone industrielle mais a l’avantage d’avoir une piste cyclable en cours de construction. Passage par la commanderie des Templiers (je ne connaissais pas ce lieu, c’est la deuxième fois que j’y vais en 15 jours) et continuation vers Élancourt.

    Rien de particulier à signaler à part que j’oublie parfois que #Batty n’est pas #Libellule et donc que le gravel n’est pas son genre mais j’aime aller voir des lieux sympathiques (et valider des tuiles #statshunters bien sûr !)

    J’ai le vent dans le dos, je le sais mais j’en profite. C’est si bon de sentir le vélo se laisser porter et taper des 35km/h de moyenne sur 5km, j’adore. Ce vélo est bien plus rapide que moi. J’ai d’ailleurs cru que j’étais parti dans le mauvais sens en me retrouvant dans ce village 😄

    Juste avant Dreux, demi tour et temps de revenir face au vent pour un déjeuner au bord de l’Eure.

    Je prends le temps de la pause car pas d’enjeux de chrono et je sens surtout que le vent de face va me faire payer les 60km à fond dans le dos. Faut ce qu’il faut 🙂

    La route est classique, petits passages charmants ou bords de nationale, comme tout le temps en fait. J’aime ça je l’avoue. Il y a tout de même des passages absolument poétiques je trouve comme cette route.

    D’un point de vu cycliste, tout va bien. Le rythme est bon et surtout aucune douleur (et aucune apparue depuis 15 jours) donc je pense que je suis guéri de ma tendinite et que la correction sur la hauteur de selle et son inclinaison furent la solution. Je suis bien content de ça.

    La chaleur est intense (genre très chaud) mais je n’en souffre pas vraiment, juste il faut faire souvent le plein.

    La chaleur est gérable mais je l’avoue j’ai beaucoup bu. Dans mon bidon rouge les électrolytes, 2 comprimés pour 75cl que j’ai renouvelé 3 fois. Au total, j’ai du boire près de 10 litres, principalement d’eau mais aussi près de 1,5l de soda. C’était beaucoup. Je n’ai pas senti la sensation de soif après avoir bu, quand ton corps semble te dire que l’eau ne sert plus à rien. J’en conclue que les électrolytes fonctionnent mais je ne suis pas sûr.

    Merci aussi le Mérinos d’évacuer aussi bien et de sécher aussi bien. Il faudrait d’ailleurs que je fasse l’acquisition d’un vrai maillot cycliste dans cette matière plutôt que mes t-shirt de randonnées D4 qui font le taf mais sont trop amples et je sens bien que ça fait perdre des watts (même si mon surpoids m’en fait bien perdre plus !). Une idée sur une marque avec un bon rapport qualité / prix dans ce domaine ?

    J’arrive à Cernay-la-Ville. Il ne reste que 25km mais il est 14h et la terrasse du café m’a dit « arrête toi ! » alors j’ai sagement obéi.

    Au final une belle sortie sur un bon rythme à savoir 10h20 pour les 200 km dont 2h de pause bien longues. Tout à fait le « rythme BRM » que j’aimerai avoir pour le #ParisBrestParis. Je suis donc très content de cette reprise. Et si cette blessure m’a beaucoup appris, sur ma préparation (je travaille bien plus les tendons et les mollets qu’avant) et sur les réglages de mon vélo, elle m’a donné du travail sur les distances faire pendant l’hiver et être en forme pour les réussir l’année prochaine.

    Le Strava pour les curieuses et les curieux.

    (Article d’origine : 200 de reprise)

    #batty #libellule #ParisBrestParis #StatsHunters #Velotaf
  2. BRM 300 du VCMB

    Le chemin vers le #ParisBrestParis est long et nécessite de nombreux entraînements. Aujourd’hui fut une épreuve essentielle : mon premier 300. Ce n’est pas anodin. J’ai déjà dix-sept « 200 » derrière moi – J’ai vérifié sur #StatsHunters – mais ma distance maximale jusqu’au BRM 200 de Paname était de 220km en presque 15h pour le #dodecaudax de février. Or je conçois pour l’instant le #pbp comme quatre fois 300 environ. C’est donc une distance importante que je dois valider.

    À la vue du roulage avec #batty sur le #brm200 je suis tout de même assez ambitieux et je me dis que le réussir en moins de 15h est faisable. C’est donc mon objectif principal. Trois fois 5 heures. Quête secondaire : moins de 14h ?

    Je l’avoue, je suis inquiet. Cette distance m’est inconnue, j’ai un peu peur d’avoir froid, d’avoir mal, d’exploser en route. J’ai pris un ravitaillement varié (barres, fruits secs, gel, pâte de fruits) pour limiter les coups de pompe. Mais j’ai eu du mal la dernière fois dans les côtes et il y a plus de 2000m de D+ prévus. Bref, je ne suis pas serein.

    Le départ est fixé à 5h du matin. Oh là là, je ne suis pas du tout du matin moi… C’est à seulement 25km de chez moi mais je décide tout de même partir la veille et de dormir sur place dans la voiture. De cette façon, fin de soirée au calme, pas de stress de réveil ou d’oubli de dernière minute, j’ai tout le temps de m’organiser. Et j’y vais très confort en embarquant mon oreiller et ma couette !

    Couché vers 23h, ce sera une nuit bien au chaud de… 5h. Oui, bon, c’est cours mais cela fait partie aussi de l’entraînement, non ? Réveil, montage de Batty, petit déjeuner sur le bord du coffre.

    D’autres concurrents arrivent en voiture également et chacun s’équipe et se dirige vers le local du club. Beaucoup moins de monde que sur le #brm de l’ACP, nous serons tout de même environ 100 au départ.

    5h (je ne m’y fait pas). Je mise sur une belle météo et j’ai un cuissard court en bas, un t-shirt et mon coupe vent léger en haut. Des manches également que je sens déjà glisser mais ça devrait aller. Et un tour de cou. Certains sont très couverts, je me demande si je le suis assez.

    Et c’est parti pour les premiers tours de roue avec un petit groupe. Chacun prend ses repères et les premiers kilomètres urbains sont assez vite parcourus. Jusqu’au vingtième kilomètre je tiens bien la vitesse et on roule sur des moyenne autour de 25-30km/h. C’est trop rapide pour moi, mon objectif est 20km/h mais j’aime ce petit effet de groupe. Et puis, hop, la petite bosse arrive et les vrais cyclistes s’échappent pendant que je me plante un peu dedans. Je cale à 13km/h dans la côte qui fait à peine 2km. Bon, c’est pas grave, ça me calme.

    Je me retrouve seul mais c’est aussi bien, je ne vais pas être tenté de forcer. Au contraire, je prends le temps de savourer ce soleil qui se lève doucement, les couleurs qui explosent, la brume qui se dissipe lentement. Oui, je ne suis pas du matin, mais à chaque fois je me dis que j’aime vraiment beaucoup ce moment de la journée.

    À hauteur de Rolleboise (km60) je me fais rattraper par un autre groupe. Je suis un peu mieux réveillé, un peu plus en forme. Je décide de me caler avec eux et la moyenne augment sensiblement vers les 30km/h et je décide de rester avec eux jusqu’au premier CP. Cela roule plus fort que moi mais je m’en sens capable. Je suis aussi là pour me tester.

    On traverse Giverny, déserte (mais il faudrait que je revienne visiter un jour) et nous voici arrivés à Vernon au CP1 km85. Contrairement au BRM de Paname, il n’y a pas de contrôleur et il faut soit faire une photo soit réclamer un coup de tampon dans un commerce. C’est donc l’agression cycliste de la boulangerie à 8h15 qui vide son stock de flans.

    Personnellement ce sera un éclair au chocolat. J’ai failli le gober avant d’avoir le temps de faire une photo ! On voit bien les frimeurs qui ont déjà le gilet du #pbp. En vrai, j’ai hâte de pouvoir faire pareil…

    Je n’ai pas le temps de finir que le groupe est reparti. Ils ont un rendez-vous quelque part ? Ils sont pressés ? Aller, je repars aussi et je suis tout surpris de voir que l’on est sous le château de Gaillard ! J’aime bien passer un peu sans m’y attendre à des endroits où je suis déjà venu.

    Km100, 4h15 de roulage. Je suis plutôt très content de cette vitesse et fatigue normale. C’est tout à fait plaisant. Juste après, petit côte et je me retrouve tout seul direction nord est face au vent. Aïe. Pendant près de 40km j’ai le vent dans le nez et la moyenne sans ressent. La route n’a pas d’abris et est assez monotone.

    Ce n’est pas vraiment mon passage préféré, d’autant que la circulation du samedi matin commence à arriver. Mais je prends tout de même le temps de savourer quelques endroits sympathiques.

    Km144 CP2. Nouvelle attaque de boulangerie à Vascœuil.

    Il est environ 11h20 et je n’en suis pas encore à la moitié. C’est long 300km !!! Toutefois je suis sur les bases d’un 13h de roulage soit 14h au total atteignable. Cela me motive beaucoup. Un petit sandwich devant un beau château et je repars. Pas plus de 15 minutes de pause pour ne pas se refroidir.

    Point forme : ça va mais une inquiétude sur une douleur qui revient au tendon d’Achille. Globalement au même moment que lors du 200… Je n’ai jamais eu ça avec Libellule et ça m’inquiète. En revanche, contrairement à Libellule, Batty ne me fait pas mal aux poignets. De ce point de vue la position est meilleure. Dans le doute j’ai pris un anti-inflammatoire. En toute transparence, je n’aime pas faire ça, mais je ne voulais pas trop souffrir. Au total j’ai aussi pris plus tard du paracétamol et 2h avant l’arrivée j’ai racheté un anti-inflammatoire en pharmacie. J’en reparlerai dans le bilan.

    Point météo : la trace bifurque et je vais me retrouver le vent majoritairement dans le dos et le pari sur le beau temps se confirme. Je supprime les manches, range la chasuble, retire le tour de cou et je mets de la crème solaire.

    Ça fait plaisir lorsque l’on voit les éoliennes comme ça, le vent nous pousse !

    Après une petite difficulté au km150, la trace descend vers la Seine et se promène sur la plaine jusqu’à Elbeuf. La route est simple et je peux rouler avec moins de fatigue grâce à ce vent favorable. Surtout dans la côte Jacques Anquetil que l’on prend en descente. Ça fait un badge mais ça ne compte pas vraiment.

    Après la traversée de la Seine, deux belles bosses et le km200 est atteint au sommet d’une pente oscillant entre 10% et 14%. Je tire la langue en arrivant en haut mais je suis là en 9h15 soit le même temps qu’il y a 15 jours. Je suis donc très content de ce chrono et je ne faiblis pas encore 😊

    Il est environ 14h30, il reste 100km. C’est laaaarge pour finir dans les temps du BRM (avant 1h du matin) donc je suis très en confiance. Maintenant je veux atteindre ma quête secondaire et rester sous les 14h au 300km. Mon tendon m’inquiète et un début de douleur au périnée également mais je sers les dents, ça va le faire.

    Elle n’est pas trop mignonne cette mairie ? C’est celle de Feuguerolles . La caricature avec la cabine transformée en boîte à livres et la monument aux morts. Moi j’adore !

    À partir de là (environ), la trace rejoint la voie verte direction Évreux. La piste est magnifique et ce coup-ci c’est moi qui rattrape un petit groupe de 5 cyclistes. On s’échange quelques mots et je suis bien lancé alors je prends la tête avec un autre gars (qui part pour un 700km ! Après il va vers Reims ! Et moi on me traite de fou ?). Toujours est-il que ça roule bien à +30km/h pendant quelques kilomètres tout en bavardant (et sans le vent dans le dos !) Plutôt bien après 230km je trouve.

    CP3 à Évreux, reste 83km. J’ai presque l’impression que ça va être facile. Un petit clin d’œil dans la boulangerie (non je n’en ai pas pris).

    Pause sandwich à nouveau, devant la cathédrale. Grand beau temps. Repos du tendon. Je vois certains cyclistes passer. Ce qui compte c’est la vitesse moyenne pas la vitesse de pointe 😊

    Nouvel arrêt peu de temps après car je n’ai plus d’eau et je me colle à 2 cyclistes que je rattrape. Et ça commence à bavarder sur le PBP. L’un en est à la préparation de son quatrième si j’ai bien compris. Ils ont bien plus d’expérience que moi et c’est une conversation intéressante.

    On va se suivre ainsi presque jusqu’à l’arrivée. J’ai la sensation que je les tire un peu. C’est que je regarde ma montre et, hop, juste après Neauphle-le-Vieux j’atteins les 300km et cela fait 13h52 que je suis parti.

    Joie !! Moins de 14h ! Je suis très très content !

    Aller, plus que 13km, cela va être une promenade. Juste un vélotaf en fait. Je tire mes compagnons dans la côte de Jouars-Pontchartrain, j’ai la grande forme (et mal au c** aussi) mais je suis super content. La nuit commence à tomber. Je fouille mes poches en roulant pour ressortir ma chasuble et là, gros choc à l’avant en étant sur la piste cyclable et instantanément roue avant à plat.

    Noooon ! Je suis à moins de 4km de l’arrivée 😭😭😭😭 Mais vais-je réussir une sortie sans crever un jour !! Aller hop, je mets Batty sur le dos et c’est parti pour le remplacement de la CAA. La première que je sors ne convient pas (valve trop épaisse à la base, elle ne rentre pas), heureusement j’en ai deux. 20 minutes après je repars mais tout le monde m’est passé devant – tout en prenant systématiquement des nouvelles, merci !

    Et enfin voici l’arrivée de mon premier 300km. Temps total 14h50 pour 13h17 de roulage. Je suis chaudement accueilli, de quoi manger et boire, merci à toute l’équipe pour cette organisation.

    Et je récupère ma médaille. Fier comme un paon !

    Quel bilan ?

    Tout d’abord c’est juste incroyable pour moi d’avoir réussit ce chrono. Ça fait un bien fou de se sentir capable de cela, de réussir à faire cette distance. Globalement cela me met très en confiance pour la suite. J’attends le 400 de mai avec impatience. Et le VCMB organise un 600 fin juin direction le Mont St Michel, cela me tente beaucoup de le faire avec eux, cette trace était très belle.

    Autres point positif : bon ravitaillement. Cela fait un peu beaucoup à prendre sur 4 jours, mais la variété et les goûts me convenaient. J’ai de quoi prendre plus de stock d’eau donc je ne suis pas inquiet. Il faudra par contre que je teste les électrolytes ou équivalent pour améliorer l’hydratation surtout l’été (des conseils à ce sujet ?)

    Quelques réserves toutefois : mal au c** et tendon d’Achille. Je n’aime pas du tout prendre des anti-douleurs. Si la douleur est présente, c’est un signe qu’il ne faut pas ignorer. Et en plus j’ai l’impression de tricher en me dopant, c’est moche.

    En solution, je pense que je vais baisser très légèrement la selle pour commencer et je vais voir si je peux encore l’avancer un peu pour être moins assis sur le bec et mieux profiter du creux. En vrai, il faudrait probablement que je raccourcisse la potence mais tout est intégré, ça me casse un peu les pieds. À voir. Et je vais me mettre à la recherche d’un nouveau cuissard. Celui-ci a fait toutes mes sorties longues depuis presque 2 ans, il commence à fatiguer.

    J’ai 6 semaines avant le 400. Je vais essayer de caser un autre 300. Pas un BRM mais une sortie. On a vaguement parlé d’un Dijon-Paris, ça pourrait être sympa. Je verrai. Je pense qu’il faut que je travaille cette distance comme étant la base de mes journées pour bien assimiler la fatigue engendrée.

    J’ai dit que j’ai hâte du 400 ? Oh là là…

    Le Strava pour les curieuses et les curieux.

    (Article d’origine avec beaucoup de photos : BRM 300 du VCMB)

    #Brm #batty #brm200 #ParisBrestParis #pbp #StatsHunters
  3. BRM 300 du VCMB

    Le chemin vers le #ParisBrestParis est long et nécessite de nombreux entraînements. Aujourd’hui fut une épreuve essentielle : mon premier 300. Ce n’est pas anodin. J’ai déjà dix-sept « 200 » derrière moi – J’ai vérifié sur #StatsHunters – mais ma distance maximale jusqu’au BRM 200 de Paname était de 220km en presque 15h pour le #dodecaudax de février. Or je conçois pour l’instant le #pbp comme quatre fois 300 environ. C’est donc une distance importante que je dois valider.

    À la vue du roulage avec #batty sur le #brm200 je suis tout de même assez ambitieux et je me dis que le réussir en moins de 15h est faisable. C’est donc mon objectif principal. Trois fois 5 heures. Quête secondaire : moins de 14h ?

    Je l’avoue, je suis inquiet. Cette distance m’est inconnue, j’ai un peu peur d’avoir froid, d’avoir mal, d’exploser en route. J’ai pris un ravitaillement varié (barres, fruits secs, gel, pâte de fruits) pour limiter les coups de pompe. Mais j’ai eu du mal la dernière fois dans les côtes et il y a plus de 2000m de D+ prévus. Bref, je ne suis pas serein.

    Le départ est fixé à 5h du matin. Oh là là, je ne suis pas du tout du matin moi… C’est à seulement 25km de chez moi mais je décide tout de même partir la veille et de dormir sur place dans la voiture. De cette façon, fin de soirée au calme, pas de stress de réveil ou d’oubli de dernière minute, j’ai tout le temps de m’organiser. Et j’y vais très confort en embarquant mon oreiller et ma couette !

    Couché vers 23h, ce sera une nuit bien au chaud de… 5h. Oui, bon, c’est cours mais cela fait partie aussi de l’entraînement, non ? Réveil, montage de Batty, petit déjeuner sur le bord du coffre.

    D’autres concurrents arrivent en voiture également et chacun s’équipe et se dirige vers le local du club. Beaucoup moins de monde que sur le #brm de l’ACP, nous serons tout de même environ 100 au départ.

    5h (je ne m’y fait pas). Je mise sur une belle météo et j’ai un cuissard court en bas, un t-shirt et mon coupe vent léger en haut. Des manches également que je sens déjà glisser mais ça devrait aller. Et un tour de cou. Certains sont très couverts, je me demande si je le suis assez.

    Et c’est parti pour les premiers tours de roue avec un petit groupe. Chacun prend ses repères et les premiers kilomètres urbains sont assez vite parcourus. Jusqu’au vingtième kilomètre je tiens bien la vitesse et on roule sur des moyenne autour de 25-30km/h. C’est trop rapide pour moi, mon objectif est 20km/h mais j’aime ce petit effet de groupe. Et puis, hop, la petite bosse arrive et les vrais cyclistes s’échappent pendant que je me plante un peu dedans. Je cale à 13km/h dans la côte qui fait à peine 2km. Bon, c’est pas grave, ça me calme.

    Je me retrouve seul mais c’est aussi bien, je ne vais pas être tenté de forcer. Au contraire, je prends le temps de savourer ce soleil qui se lève doucement, les couleurs qui explosent, la brume qui se dissipe lentement. Oui, je ne suis pas du matin, mais à chaque fois je me dis que j’aime vraiment beaucoup ce moment de la journée.

    À hauteur de Rolleboise (km60) je me fais rattraper par un autre groupe. Je suis un peu mieux réveillé, un peu plus en forme. Je décide de me caler avec eux et la moyenne augment sensiblement vers les 30km/h et je décide de rester avec eux jusqu’au premier CP. Cela roule plus fort que moi mais je m’en sens capable. Je suis aussi là pour me tester.

    On traverse Giverny, déserte (mais il faudrait que je revienne visiter un jour) et nous voici arrivés à Vernon au CP1 km85. Contrairement au BRM de Paname, il n’y a pas de contrôleur et il faut soit faire une photo soit réclamer un coup de tampon dans un commerce. C’est donc l’agression cycliste de la boulangerie à 8h15 qui vide son stock de flans.

    Personnellement ce sera un éclair au chocolat. J’ai failli le gober avant d’avoir le temps de faire une photo ! On voit bien les frimeurs qui ont déjà le gilet du #pbp. En vrai, j’ai hâte de pouvoir faire pareil…

    Je n’ai pas le temps de finir que le groupe est reparti. Ils ont un rendez-vous quelque part ? Ils sont pressés ? Aller, je repars aussi et je suis tout surpris de voir que l’on est sous le château de Gaillard ! J’aime bien passer un peu sans m’y attendre à des endroits où je suis déjà venu.

    Km100, 4h15 de roulage. Je suis plutôt très content de cette vitesse et fatigue normale. C’est tout à fait plaisant. Juste après, petit côte et je me retrouve tout seul direction nord est face au vent. Aïe. Pendant près de 40km j’ai le vent dans le nez et la moyenne sans ressent. La route n’a pas d’abris et est assez monotone.

    Ce n’est pas vraiment mon passage préféré, d’autant que la circulation du samedi matin commence à arriver. Mais je prends tout de même le temps de savourer quelques endroits sympathiques.

    Km144 CP2. Nouvelle attaque de boulangerie à Vascœuil.

    Il est environ 11h20 et je n’en suis pas encore à la moitié. C’est long 300km !!! Toutefois je suis sur les bases d’un 13h de roulage soit 14h au total atteignable. Cela me motive beaucoup. Un petit sandwich devant un beau château et je repars. Pas plus de 15 minutes de pause pour ne pas se refroidir.

    Point forme : ça va mais une inquiétude sur une douleur qui revient au tendon d’Achille. Globalement au même moment que lors du 200… Je n’ai jamais eu ça avec Libellule et ça m’inquiète. En revanche, contrairement à Libellule, Batty ne me fait pas mal aux poignets. De ce point de vue la position est meilleure. Dans le doute j’ai pris un anti-inflammatoire. En toute transparence, je n’aime pas faire ça, mais je ne voulais pas trop souffrir. Au total j’ai aussi pris plus tard du paracétamol et 2h avant l’arrivée j’ai racheté un anti-inflammatoire en pharmacie. J’en reparlerai dans le bilan.

    Point météo : la trace bifurque et je vais me retrouver le vent majoritairement dans le dos et le pari sur le beau temps se confirme. Je supprime les manches, range la chasuble, retire le tour de cou et je mets de la crème solaire.

    Ça fait plaisir lorsque l’on voit les éoliennes comme ça, le vent nous pousse !

    Après une petite difficulté au km150, la trace descend vers la Seine et se promène sur la plaine jusqu’à Elbeuf. La route est simple et je peux rouler avec moins de fatigue grâce à ce vent favorable. Surtout dans la côte Jacques Anquetil que l’on prend en descente. Ça fait un badge mais ça ne compte pas vraiment.

    Après la traversée de la Seine, deux belles bosses et le km200 est atteint au sommet d’une pente oscillant entre 10% et 14%. Je tire la langue en arrivant en haut mais je suis là en 9h15 soit le même temps qu’il y a 15 jours. Je suis donc très content de ce chrono et je ne faiblis pas encore 😊

    Il est environ 14h30, il reste 100km. C’est laaaarge pour finir dans les temps du BRM (avant 1h du matin) donc je suis très en confiance. Maintenant je veux atteindre ma quête secondaire et rester sous les 14h au 300km. Mon tendon m’inquiète et un début de douleur au périnée également mais je sers les dents, ça va le faire.

    Elle n’est pas trop mignonne cette mairie ? C’est celle de Feuguerolles . La caricature avec la cabine transformée en boîte à livres et la monument aux morts. Moi j’adore !

    À partir de là (environ), la trace rejoint la voie verte direction Évreux. La piste est magnifique et ce coup-ci c’est moi qui rattrape un petit groupe de 5 cyclistes. On s’échange quelques mots et je suis bien lancé alors je prends la tête avec un autre gars (qui part pour un 700km ! Après il va vers Reims ! Et moi on me traite de fou ?). Toujours est-il que ça roule bien à +30km/h pendant quelques kilomètres tout en bavardant (et sans le vent dans le dos !) Plutôt bien après 230km je trouve.

    CP3 à Évreux, reste 83km. J’ai presque l’impression que ça va être facile. Un petit clin d’œil dans la boulangerie (non je n’en ai pas pris).

    Pause sandwich à nouveau, devant la cathédrale. Grand beau temps. Repos du tendon. Je vois certains cyclistes passer. Ce qui compte c’est la vitesse moyenne pas la vitesse de pointe 😊

    Nouvel arrêt peu de temps après car je n’ai plus d’eau et je me colle à 2 cyclistes que je rattrape. Et ça commence à bavarder sur le PBP. L’un en est à la préparation de son quatrième si j’ai bien compris. Ils ont bien plus d’expérience que moi et c’est une conversation intéressante.

    On va se suivre ainsi presque jusqu’à l’arrivée. J’ai la sensation que je les tire un peu. C’est que je regarde ma montre et, hop, juste après Neauphle-le-Vieux j’atteins les 300km et cela fait 13h52 que je suis parti.

    Joie !! Moins de 14h ! Je suis très très content !

    Aller, plus que 13km, cela va être une promenade. Juste un vélotaf en fait. Je tire mes compagnons dans la côte de Jouars-Pontchartrain, j’ai la grande forme (et mal au c** aussi) mais je suis super content. La nuit commence à tomber. Je fouille mes poches en roulant pour ressortir ma chasuble et là, gros choc à l’avant en étant sur la piste cyclable et instantanément roue avant à plat.

    Noooon ! Je suis à moins de 4km de l’arrivée 😭😭😭😭 Mais vais-je réussir une sortie sans crever un jour !! Aller hop, je mets Batty sur le dos et c’est parti pour le remplacement de la CAA. La première que je sors ne convient pas (valve trop épaisse à la base, elle ne rentre pas), heureusement j’en ai deux. 20 minutes après je repars mais tout le monde m’est passé devant – tout en prenant systématiquement des nouvelles, merci !

    Et enfin voici l’arrivée de mon premier 300km. Temps total 14h50 pour 13h17 de roulage. Je suis chaudement accueilli, de quoi manger et boire, merci à toute l’équipe pour cette organisation.

    Et je récupère ma médaille. Fier comme un paon !

    Quel bilan ?

    Tout d’abord c’est juste incroyable pour moi d’avoir réussit ce chrono. Ça fait un bien fou de se sentir capable de cela, de réussir à faire cette distance. Globalement cela me met très en confiance pour la suite. J’attends le 400 de mai avec impatience. Et le VCMB organise un 600 fin juin direction le Mont St Michel, cela me tente beaucoup de le faire avec eux, cette trace était très belle.

    Autres point positif : bon ravitaillement. Cela fait un peu beaucoup à prendre sur 4 jours, mais la variété et les goûts me convenaient. J’ai de quoi prendre plus de stock d’eau donc je ne suis pas inquiet. Il faudra par contre que je teste les électrolytes ou équivalent pour améliorer l’hydratation surtout l’été (des conseils à ce sujet ?)

    Quelques réserves toutefois : mal au c** et tendon d’Achille. Je n’aime pas du tout prendre des anti-douleurs. Si la douleur est présente, c’est un signe qu’il ne faut pas ignorer. Et en plus j’ai l’impression de tricher en me dopant, c’est moche.

    En solution, je pense que je vais baisser très légèrement la selle pour commencer et je vais voir si je peux encore l’avancer un peu pour être moins assis sur le bec et mieux profiter du creux. En vrai, il faudrait probablement que je raccourcisse la potence mais tout est intégré, ça me casse un peu les pieds. À voir. Et je vais me mettre à la recherche d’un nouveau cuissard. Celui-ci a fait toutes mes sorties longues depuis presque 2 ans, il commence à fatiguer.

    J’ai 6 semaines avant le 400. Je vais essayer de caser un autre 300. Pas un BRM mais une sortie. On a vaguement parlé d’un Dijon-Paris, ça pourrait être sympa. Je verrai. Je pense qu’il faut que je travaille cette distance comme étant la base de mes journées pour bien assimiler la fatigue engendrée.

    J’ai dit que j’ai hâte du 400 ? Oh là là…

    Le Strava pour les curieuses et les curieux.

    (Article d’origine avec beaucoup de photos : BRM 300 du VCMB)

    #Brm #batty #brm200 #ParisBrestParis #pbp #StatsHunters
  4. Un peu de performances avec Batty

    La sortie du jour a pour thème : voir ce que Batty a dans le ventre. Bon, c’est déjà fort prétentieux parce que je sais qu’il en a plus en réserve que ce que je pourrais lui donner. Mais restons dans le prétentieux et tentons d’exploiter ce vélo.

    Je pars donc pour 130 km entre Moret-sur-Loing en direction du Vélodrome National de SQY. Ça fera 100km tout rond et ensuite retour à la maison.

    La journée précédente a été tout à fait idéale pour préparer une sortie sportive : pas mangé ou presque de la journée, grosse visite d’école pour numéro 3, 6 heures de transport en commun au total dans la journée et un repas de fête d’anniversaire un peu arrosé. Résultat couché à 1h30 pas assez hydraté et réveillé à 8h pas assez reposé (j’ai réussi à repiquer du nez et ne sortir du lit qu’à 9h20, c’était bien).

    Aucun doute ce vélo sera plus fort que moi aujourd’hui !

    Dès le départ je sens que les jambes sont quand même là. Est-ce Batty qui me mets en confiance ? En tout cas je suis à l’aise et roule plutôt entre 26 et 30km/h ce qui n’est pas à mon habitude. La journée est magnifique, le temps splendide, ça commence bien.

    Je passe devant le Grand Canal du château de Fontainebleau qui est le merveilleux souvenir de la fin de mon premier 100km réalisé aussi avec mes enfants lors de vacances à vélo. Nous étions tous si fiers d’avoir fait une telle distance (et moi tellement fier d’eux !). C’était il y a 6 ans, retour de la Loire à Vélo pendant le covid. Le plus jeune avait 12 ans et c’est grâce à lui que nous l’avons fait, il rêvait de redormir dans un lit !

    Pour moi aujourd’hui c’est presque devenu banal (pas vraiment quand même) mais je pense toujours à ce moment à chaque 100km 🙂

    Traversée de Fontainebleau et direction la forêt. La route est assez occupée par les voitures en ce dimanche matin, les promeneurs et promeneuses sont nombreux, tout le monde profite de ce beau temps de février.

    Après Arbonne je quitte le bois pour la campagne. 25km, moins d’une heure. Ça roule bien dis donc, je suis content. Je sens que cela va me motiver.

    Petit passage devant le château de Courances. C’est fou le nombre de châteaux que je croise pendant mes promenades. Un jour il faudra que je fasse une carte avec toutes mes photos de ces bâtisses !

    Petit détour de la trace et grimpette en haut d’une petite butte pour une photo panoramique.

    Le détour est bien sûr pour #statshunters et attraper quelques tuiles. Celui-ci était prévu, mais en l’espace de quelques kilomètres j’ai à la fois eu de la chance et pas de chance 😅. Au milieu le détour, qui valide, à droite la tuile validée d’extrême justesse et à gauche la tuile non validée d’extrême justesse (fallait pas couper le virage).

    Oh ben non, faudra revenir, quel dommage…

    Kilomètre 50, 2h02… Je commence à me dire qu’il faudrait que je tente le 100km en 4h ce qui serait de loin mon meilleur temps ! Mais je ne peux pas m’empêcher de prendre des photos évidemment.

    J’ai rien dans le bide et je sens que je manque d’énergie. Heureusement que j’ai piqué 2 barres de céréales à mon neveu juste avant de partir. Je ne les connaissais pas, des D4 manifestement mais je ne sais pas lesquelles, j’irai regarder de plus près car j’ai bien aimé.

    Je me concentre fort et je continue de pousser. Après la Ferté-Alais je remonte vers Arpajon. Il est midi passé, il y a beaucoup plus de monde sur la route, y compris les kékés avec leurs grosses tutures qui doublent en faissant vroum-vroum parce que tu comprends, le vélo n’a rien à faire là.

    Pourtant je tiens le 30km/h sur le plat, je ne gène pas tant que ça mais c’est vrai que je roule au milieu sur les petites routes sinueuses sans visibilité pour forcer les malotrus à bien doubler (ou les bloquer quand je vois que ça arrive en face et qu’ils sont foutus de forcer le passage !).

    Le petit passage sur la N20 avant Linas n’est pas des plus confortables mais je bifurque rapidement vers Marcoussis et la montée vers les Ulis.

    Kilomètre 75, 3h08. Je n’accroche pas tout à fait les 25km/h de moyenne. On va mettre ça sur le dos des photos et des feux rouge. J’essaye quand même, et attaque la vallée de Chevreuse. C’est plutôt roulant, mais je sens bien que j’ai les cuisses en feu ! Gif est avalé rapidement mais je me plante en ville et perd du temps et surtout je sens que se rapproche la terrible côte de Chateaufort côté église. 92ème kilomètre, 12% de moyenne sur 400m, « c’est rien » mais cela m’a flingué, je ne sens plus mes jambes (ou plutôt je les sens trop).

    J’arrive quand même à pousser et faire les 5 derniers kilomètres à presque 28km/h mais ce ne sera pas assez pour passer sous les 4h (d’autant que je me paume dans SQY).

    J’arrive au vélodrome, 100km en 4h12. Les jambes ne tiennent plus. Ça fait un bien fou en fait (oui, maso !!)

    Je me pose 15/20 minutes pour récupérer un peu et regarder les pistards et pistardes. Ça me brûle quand je marche. Des copains pas loin viennent de poster une photo d’un vélo et d’un cheval, je file les rejoindre.

    On me présente une superbe jument, trop envie de lui faire des câlins. Elle vient d’être douchée et brossée et je rêve de subir le même traitement ! Je prends le temps d’une belle pause d’une heure, à gratouiller la jument et à bavarder et il faut repartir. J’ai posé un peu les jambes et j’avale les 25 derniers kilomètres au même rythme que toute la journée.

    Je finis quand même par la route de Bièvres à Verrières-le-Buisson, une espace de montagne russe qui monte et qui descend sur près de 3km, ça ne calme pas les jambes ! De retour chez moi 1h plus tard, plutôt très satisfait de la balade.

    Et d’ailleurs Strava me félicite et j’ai battu pas mal de PR.

    Quelle conclusion ?

    Ben on peut dire que j’ai bien poussé Batty malgré ma condition physique et qu’il a su parfaitement répondre à mes attentes. Par rapport à mes impressions sur le premier 100km avec ce vélo, je dois dire que je confirme le plaisir que j’ai eu. Je valide la taille du cadre finalement et les pédales (j’ai fait beaucoup moins de ville donc c’était plus facile à gérer). J’ai un peu de mal avec la selle qui accroche toujours trop. Je ne suis pas sûr qu’elle se fasse vraiment sur ce point. Je suis toujours ravi de la distribution et définitivement les changements de vitesse électriques, quel pied ! (jusqu’à ce que ça tombe en panne, j’imagine). J’ai un peu souffert des poignets, je vais réfléchir à remettre des prolongateurs ici aussi.

    Bref, une très belle sortie, je suis fourbu mais très content. Au passage une petite pensée pour mon papa dont cela aurait été le 80ème anniversaire aujourd’hui 😢 Je suis qu’il aurait adoré cette sortie.

    Batty est un vélo performant, il va falloir que je lui en donne plus encore et que je sois à la hauteur !

    Comme toujours le Strava pour les curieux et les curieuses.

    (Article d’origine avec plus de photos : Un peu de performances avec Batty)

    #StatsHunters
  5. Un peu de performances avec Batty

    La sortie du jour a pour thème : voir ce que Batty a dans le ventre. Bon, c’est déjà fort prétentieux parce que je sais qu’il en a plus en réserve que ce que je pourrais lui donner. Mais restons dans le prétentieux et tentons d’exploiter ce vélo.

    Je pars donc pour 130 km entre Moret-sur-Loing en direction du Vélodrome National de SQY. Ça fera 100km tout rond et ensuite retour à la maison.

    La journée précédente a été tout à fait idéale pour préparer une sortie sportive : pas mangé ou presque de la journée, grosse visite d’école pour numéro 3, 6 heures de transport en commun au total dans la journée et un repas de fête d’anniversaire un peu arrosé. Résultat couché à 1h30 pas assez hydraté et réveillé à 8h pas assez reposé (j’ai réussi à repiquer du nez et ne sortir du lit qu’à 9h20, c’était bien).

    Aucun doute ce vélo sera plus fort que moi aujourd’hui !

    Dès le départ je sens que les jambes sont quand même là. Est-ce Batty qui me mets en confiance ? En tout cas je suis à l’aise et roule plutôt entre 26 et 30km/h ce qui n’est pas à mon habitude. La journée est magnifique, le temps splendide, ça commence bien.

    Je passe devant le Grand Canal du château de Fontainebleau qui est le merveilleux souvenir de la fin de mon premier 100km réalisé aussi avec mes enfants lors de vacances à vélo. Nous étions tous si fiers d’avoir fait une telle distance (et moi tellement fier d’eux !). C’était il y a 6 ans, retour de la Loire à Vélo pendant le covid. Le plus jeune avait 12 ans et c’est grâce à lui que nous l’avons fait, il rêvait de redormir dans un lit !

    Pour moi aujourd’hui c’est presque devenu banal (pas vraiment quand même) mais je pense toujours à ce moment à chaque 100km 🙂

    Traversée de Fontainebleau et direction la forêt. La route est assez occupée par les voitures en ce dimanche matin, les promeneurs et promeneuses sont nombreux, tout le monde profite de ce beau temps de février.

    Après Arbonne je quitte le bois pour la campagne. 25km, moins d’une heure. Ça roule bien dis donc, je suis content. Je sens que cela va me motiver.

    Petit passage devant le château de Courances. C’est fou le nombre de châteaux que je croise pendant mes promenades. Un jour il faudra que je fasse une carte avec toutes mes photos de ces bâtisses !

    Petit détour de la trace et grimpette en haut d’une petite butte pour une photo panoramique.

    Le détour est bien sûr pour #statshunters et attraper quelques tuiles. Celui-ci était prévu, mais en l’espace de quelques kilomètres j’ai à la fois eu de la chance et pas de chance 😅. Au milieu le détour, qui valide, à droite la tuile validée d’extrême justesse et à gauche la tuile non validée d’extrême justesse (fallait pas couper le virage).

    Oh ben non, faudra revenir, quel dommage…

    Kilomètre 50, 2h02… Je commence à me dire qu’il faudrait que je tente le 100km en 4h ce qui serait de loin mon meilleur temps ! Mais je ne peux pas m’empêcher de prendre des photos évidemment.

    J’ai rien dans le bide et je sens que je manque d’énergie. Heureusement que j’ai piqué 2 barres de céréales à mon neveu juste avant de partir. Je ne les connaissais pas, des D4 manifestement mais je ne sais pas lesquelles, j’irai regarder de plus près car j’ai bien aimé.

    Je me concentre fort et je continue de pousser. Après la Ferté-Alais je remonte vers Arpajon. Il est midi passé, il y a beaucoup plus de monde sur la route, y compris les kékés avec leurs grosses tutures qui doublent en faissant vroum-vroum parce que tu comprends, le vélo n’a rien à faire là.

    Pourtant je tiens le 30km/h sur le plat, je ne gène pas tant que ça mais c’est vrai que je roule au milieu sur les petites routes sinueuses sans visibilité pour forcer les malotrus à bien doubler (ou les bloquer quand je vois que ça arrive en face et qu’ils sont foutus de forcer le passage !).

    Le petit passage sur la N20 avant Linas n’est pas des plus confortables mais je bifurque rapidement vers Marcoussis et la montée vers les Ulis.

    Kilomètre 75, 3h08. Je n’accroche pas tout à fait les 25km/h de moyenne. On va mettre ça sur le dos des photos et des feux rouge. J’essaye quand même, et attaque la vallée de Chevreuse. C’est plutôt roulant, mais je sens bien que j’ai les cuisses en feu ! Gif est avalé rapidement mais je me plante en ville et perd du temps et surtout je sens que se rapproche la terrible côte de Chateaufort côté église. 92ème kilomètre, 12% de moyenne sur 400m, « c’est rien » mais cela m’a flingué, je ne sens plus mes jambes (ou plutôt je les sens trop).

    J’arrive quand même à pousser et faire les 5 derniers kilomètres à presque 28km/h mais ce ne sera pas assez pour passer sous les 4h (d’autant que je me paume dans SQY).

    J’arrive au vélodrome, 100km en 4h12. Les jambes ne tiennent plus. Ça fait un bien fou en fait (oui, maso !!)

    Je me pose 15/20 minutes pour récupérer un peu et regarder les pistards et pistardes. Ça me brûle quand je marche. Des copains pas loin viennent de poster une photo d’un vélo et d’un cheval, je file les rejoindre.

    On me présente une superbe jument, trop envie de lui faire des câlins. Elle vient d’être douchée et brossée et je rêve de subir le même traitement ! Je prends le temps d’une belle pause d’une heure, à gratouiller la jument et à bavarder et il faut repartir. J’ai posé un peu les jambes et j’avale les 25 derniers kilomètres au même rythme que toute la journée.

    Je finis quand même par la route de Bièvres à Verrières-le-Buisson, une espace de montagne russe qui monte et qui descend sur près de 3km, ça ne calme pas les jambes ! De retour chez moi 1h plus tard, plutôt très satisfait de la balade.

    Et d’ailleurs Strava me félicite et j’ai battu pas mal de PR.

    Quelle conclusion ?

    Ben on peut dire que j’ai bien poussé Batty malgré ma condition physique et qu’il a su parfaitement répondre à mes attentes. Par rapport à mes impressions sur le premier 100km avec ce vélo, je dois dire que je confirme le plaisir que j’ai eu. Je valide la taille du cadre finalement et les pédales (j’ai fait beaucoup moins de ville donc c’était plus facile à gérer). J’ai un peu de mal avec la selle qui accroche toujours trop. Je ne suis pas sûr qu’elle se fasse vraiment sur ce point. Je suis toujours ravi de la distribution et définitivement les changements de vitesse électriques, quel pied ! (jusqu’à ce que ça tombe en panne, j’imagine). J’ai un peu souffert des poignets, je vais réfléchir à remettre des prolongateurs ici aussi.

    Bref, une très belle sortie, je suis fourbu mais très content. Au passage une petite pensée pour mon papa dont cela aurait été le 80ème anniversaire aujourd’hui 😢 Je suis qu’il aurait adoré cette sortie.

    Batty est un vélo performant, il va falloir que je lui en donne plus encore et que je sois à la hauteur !

    Comme toujours le Strava pour les curieux et les curieuses.

    (Article d’origine avec plus de photos : Un peu de performances avec Batty)

    #StatsHunters
  6. Aaaah y'a deux nouveaux badges #statshunters à Paris 🥰

  7. Aaaah y'a deux nouveaux badges #statshunters à Paris 🥰

  8. Dodecaux novembre (raté)

    Comme trop souvent, le temps file et le dernier week-end du mois est déjà là et il faut faire un 200. La météo prévue n’est pas extra, vent fort sud, sud ouest, un peu de pluie. L’idée est donc d’aller vers le nord et de rentrer en train. Direction Amiens, et petite pression, dernier train vers 20h30.

    Réveil théorique 6h15. Je veux être parti à 7h, ça me laisse 13h de trajet, ça devrait laisser de la marge.

    Réveil réel 6h08, cool ! Encore quelques minutes avant que ça sonne…

    7h15. Ah, tient, j’ai raté un truc… Bon je suis en retard. La traversée de Paris aux heures de pointe n’arrange rien. Mais que j’aime toujours cette ville 😊

    Je prends tout de même le temps d’une photo de #libellule devant cette belle tour.

    Porte Maillot, je constate que mon pneu arrière est mou… Je n’aime pas… Regonflage et croisement de doigts. La traversée de la banlieue nord se poursuit. Je fais quelques détours tuiles #statshunters, on ne se refait pas. Et puis non, l’arrière est trop mou à nouveau.

    25 minutes de perdues 😢 Le temps est compté et il se met à pleuvoir. Je repars dans le val d’Oise et traverse la forêt de Montmorency. C’est beau. Ça glisse pas mal sous l’eau mais il faut bien que je me fasse un peu de gravel. Bon, cette côte m’a calmé qund même.

    La pluie devient intense, je suis trempé. Trop tard pour le pantalon et j’enfile aussi les mapa par dessus les gants déjà trop mouillés. Que faire ? Je continue encore. Si à 14h je n’ai pas fait 100km je serai trop juste.

    13h30. J’ai trop froid. 85 km. Je suis trempé. Il y a une gare à 25 minutes et un ter pour gare du nord dans 40 min… À l’inverse j’ai de plus en plus de risque de me frigorifier et de rater le train à Amiens.Ah, oui, j’ai aussi une méchante rage de dents qui consomme un peu d’énergie.

    Aller stop. Je décide de ne pas aller plus loin, tant pis pour le #dodecaudax, direction la gare de Méru et retour à la maison.

    Dans le train je me réchauffe un peu, et je suis bien content d’avoir pris cette décision. Il faut que ca reste du plaisir. Et savoir renoncer est important aussi 😊

    Les courants d’air à la descente à Gare du Nord me glacent instantanément. J’ai un temps pensé finir à vélo, mais non, je file vers le RER. Je prends le temps de passer un t-shirt sec et d’enfiler ma doudoune au lieu du coupe vent détrempé (prévoyant ? 😋). Je ne peux rien pour les jambes et les pieds mais ça va mieux.

    Je n’ai pas de regret, la partie de trace faite était vraiment sympathique et malgré tout j’ai passé un bon moment pendant ces 90km. Je ferai à nouveau ce Paris Amiens.

    Le Strava pour les curieuses et les curieux.

    (article d’origine : Dodecaux novembre (raté))

    #dodecaudax #libellule #StatsHunters

  9. @Sana Ça va me faire quelques tuiles en plus !

    J'ai prévu un rapide décroché pour en valider une qui me manque 🙂

    #statshunters

  10. Tourmagne Jour 9

    Et dernier vrai jour de vélo… Il fallait bien finir et encore une journée splendide. Autant j’ai pu râler les premiers jours sur la pluie, autant vraiment depuis 5 jours je me gave de soleil, même s’il pèle le matin 😁

    À vrai dire je ne sais pas trop quoi raconter, les journées se ressemblent, positivement. Les paysages sont beaux, la trace est belle, et ça ne fait que grimper.

    Même les routes, j’ai l’impression de passer après le Tour de France tellement souvent elles sont en bon état..

    Et comme c’était le dernier jour j’ai pris mon temps pour chaque paysage.

    Avouez que ça donne envie…

    L’arrivée sur Murat est surprenante avec cette immense statue qui domine la ville et à sa sortie ce grand château

    Murat était un clin d’œil pour une chère amie et aussi le début de la première difficulté de la journée. Le col de Pras de Bouc est annoncé en bas, ce qui motive.

    Mais y’a un piège : la trace ne va pas à ce col, il faut prendre la première à droite et monter la petite route dans la forêt. Ça ne fera que le Xieme demi tour du voyage 😁

    Et encore une fois la route est à tomber.

    À tomber c’est d’ailleurs le bon mot. Ma roue avant se dégonfle (j’ai remis de l’air depuis 3 jours et encore ce matin), et après m’être écarté sur le bas côté pour laisser passer une voiture, j’ai mal jugé la hauteur du bitume sur lequel j’ai rebondi et suis tombé sans arriver à déclipser. Boum, comme un idiot. J’ai fait peur à la personne qui conduisait la voiture qui a fait marche arrière pour s’enquérir de mon état. À part ridicule, tout allait bien. J’ai remis un peu d’air mais il faudra gérer cela à un moment, la fuite accélère.

    J’arrive au sommet du col de Moléde et, zou, descente. Je kiffe toujours autant mais avec un pneu avant mou (et un frein arrière approximatif) c’est un peu chaud. De toutes façons, la descente passe trop vite et je me retrouve au croisement de la trace et de la route de Pras de Bouc, et ce col est un badge #statshunters. Hop, à droite pour grimper 4 km de plus, on ne se refait pas 😁

    Avec mon pneu tout mou c’est pas genial, petite pause gonflage et ça repart. Au sommet pas de trace du Manneken Pis mais je colle mes stickers, content d’être là (et le petit mouton aussi !)

    Pause au bistrot tarif restaurant d’altitude en pleine saison et c’est parti pour la réparation. Juste ce petit truc là, ça casse les pieds.

    La vue est belle sur le Plomb du Cantal. Il y a un badge également là haut. Il attendra. Rapide (yeah !) descente et retour sur la trace. Je n’ai aucune idée de ce qu’il me reste à faire, je suis juste bien.

    Cette partie a des passages assez techniques, en montée (évidemment) avec des chemins faits de gros cailloux glissants. Il faut garder assez d’énergie pour accélérer sinon le risque de chute est important. Mais quelle vue au sommet !

    Et ensuite la « descente » vers Saint Flour. Guillemets car évidemment il y aura des montées. J’ai particulièrement apprécié la présence de très nombreux rapaces que je ne sais pas identifier, mais superbe moment.

    Et la carte postale du chat avec la vache dans le champs ? Faite 😉

    Et celle du troupeau de vache ? Pareil 😁

    Ça se termine doucement. Encore un château magnifique en passant.

    Et c’est la longue montée vers le haut de Saint Flour. Je loge à l’hôtel ce soir, ça pique par rapport aux tarifs des campings mais il va encore geler cette nuit, ce serait bien de ne pas être trop malade lundi au boulot (coucou les collègues qui passeraient par là 😉)

    Finalement je n’arrive pas à finir cette note comme je n’ai pas envie de finir ce voyage, hélas, sans en atteindre la fin.

    Aller, encore trois jours de vacances, il faut encore profiter. Finalement il y avait de quoi écrire sur cette journée ☺️

    (article d’origine avec beaucoup de photos : Tourmagne Jour 9)

    #StatsHunters #tourmagne

  11. OMG. 🤦‍♂️

    Je trouvais étrange que l'affichage de #Squadrat dans #Komoot soit différent dans Firefox et Chrome.

    Dans Firefox j'avais aussi l'extension #StatsHunters, c'est elle qui dessinait ce carré blanc… 🤣

  12. OMG. 🤦‍♂️

    Je trouvais étrange que l'affichage de #Squadrat dans #Komoot soit différent dans Firefox et Chrome.

    Dans Firefox j'avais aussi l'extension #StatsHunters, c'est elle qui dessinait ce carré blanc… 🤣

  13. Dodécaudax #pasouf mars

    J’étais décidé à ne pas partir trop tard. Le retour à minuit du #dodecaudax précédent n’était pas idéal, même si j’aime bien rouler de nuit. Départ 6h ! Aller. Et puis je ne suis pas DU TOUT du matin, alors, en toute confiance, j’ai réglé le réveil pour 6h45. Cherchez pas la logique. J’ai mangé des pâtes, je me suis couché tôt et finalement mon corps m’a bien réveillé à 5h, ça m’étonne toujours quand ça fait ça. Et à 6h j’étais bien parti. Objectif être rentré pour 19h.

    La météo n’est pas géniale. Je m’attendais évidemment au froid en janvier et février, mais il va aussi y avoir du vent. Ça fait quoi 5 m/s ? Dans le dos, ça devrait aller ?

    Bon, pas tant que ça. J’ai les jambes lourdes, j’ai la tête rentrée dans les épaules, je n’avance pas. Départ par la vallée de la Bièvre puis montée sur le plateau de Saclay, franchissement de l’Yvette, ce début de trace est familier et se passe bien. Il va y avoir un peu de dénivelé, 8 ou 9 grosses buttes prévues, ne pas râler tout de suite 🙂

    Je ne sors la tête des épaules qu’au bout d’1h30. Un peu pas trop envie d’être là mais le premier des très nombreux châteaux, de cette sortie, celui de Janvry, montre le bout de son nez alors j’essaye de trouver un peu d’intérêt à la grisaille.

    Cette vieille pompe à essence m’a bien fait sourire.

    Me voici arrivé vraiment à la campagne. Cela m’amuse toujours d’être quelque part si prêt de Paris et définitivement au milieu des champs.

    Cette trace doit être sympa en été mais cela ne m’empêche pas de commencer à apprécié le moment. J’en profite pour valider quelques tuiles hors trajectoire et passer par une belle descente #gravel sur un chemin d’une ancienne voie romaine.

    50 km, il n’est que 8h50. Je n’ai pas l’habitude d’avoir déjà fait autant aussi tôt. Est-ce pour cela que j’hallucine en voyant des portes au milieu de rien ?

    Malgré tout que je n’ai pas le rythme et je lutte un peu. Est-ce trop tôt justement ? Bah, non, juste je ne suis pas en super forme et le vent permanent, qui m’est pour l’instant globalement favorable, ne me donne pas l’effet « je suis en forme aujourd’hui ».

    Je passe devant une stèle créée suite à un accident d’avion lors d’un meeting. Je l’ai vu de loin car elle brillait (malgré l’absence de soleil), c’est triste tout ça…

    Cela ne fait que 60 km et mon genou gauche commence à être douloureux. Lors de la sortie précédente, c’était sur les 50 derniers kilomètres. Je m’inquiète un peu. Je gobe un paracétamol que j’avais sur moi. Dopage ? Oui, peut-être. Je n’ai pas envie d’avoir mal, et je commence à avoir un petit creux, il est temps d’une pause.

    Kilomètre 80, je passe devant une boulangerie. Pause sandwich et « petit flan » délicieux 😉 Je suis bien content d’avoir pris une doudoune. Je me couvre tout en essayant de rester autant que possible à l’abri du vent glacial pendant cette pause.

    J’en profite pour passer à la pharmacie et prendre un ibuprofène car la douleur n’a pas baissé. On en parle ? Est-ce grave de prendre un antalgique ? Je ne suis pas du tout familier de cela, j’ai un peu l’impression de tricher. Et d’un autre côté je ne veux pas me blesser et je n’ai rien vraiment à prouver. Qu’en dites-vous ?

    Toujours renfrogné (ce qui ne me quittera pas de la journée il faut le dire), je vise le prochain château, celui de Fleury-en-Bière.

    Je trouve ça vraiment sympa tous ces châteaux et ça raconte beaucoup de la richesse de cette région. Tiens, je vous mets les quatre suivants d’un coup : Milly la Forêt, Courances, Gillevoisin et Courson (désolé pour la poubelle bleue sur la vue)

    À part ça, le Gâtinais c’est vraiment joli, gentiment vallonné et verdoyant. Certains villages sont superbement entretenus et les petites routes semblent tout à fait convenir à la pratique du vélo ce qui n’empêche pas quelques passages par les champs #StatsHunters fait toujours cet effet là.

    Je suis maintenant sur le retour, et ça fait du bien de commencer les 100km à midi et pas à 17h 😁 Je découvre le long d’une piste cyclable dans les bois de Milly-la-Forêt une sculpture géante très surprenante : Le Cyclop. J’ai très envie de revenir visiter ce site lorsque cela sera ouvert.

    Il est plus de 17h. Cela fait 5h que j’ai le vent bien, bien, de face. L’impression de donner 1500W et d’avancer à 12km/h. J’exagère ? Vous croyez ?

    Je sais maintenant que 5 m/s ça fait 20 km/h, et très certainement plus en rafale. Alors certes, 1500W, non, mais l’effet est terrible.

    Dernière pause avant de rentrer, un gros flan ce coup-ci 😅 (nettement moins bon que le petit il faut l’avouer)

    Et puis se sera le déroulé à travers la vallée de l’Yvette, une petite bière au Ar Skewell avec des copains, passage par la station de lavage pour une #libellule toute propre et fin de journée !

    Il est 21h environ quand j’arrive chez moi, je suis très content de cette journée, le 200km en moins de 13h validerait un BRM (il va falloir que j’en fasse des vrais un jour). Vivement avril ?

    Le Strava pour les curieuses et les curieux.

    #LeVeloRendHeureux

    (Article d’origine avec beaucoup de photos : Dodécaudax #pasouf mars)

    #dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #libellule #pasouf #StatsHunters

  14. @JoKi #komoot mit #wandrer- und #statshunters-browser-addon.

    Wie der @phpmacher letztens angemerkt hat, sind touristische Ziele zwar nice to have, aber der Weg ist das Ziel. Neues sehen geht fast überall.

    #planung #mdRddG

  15. @JoKi #komoot mit #wandrer- und #statshunters-browser-addon.

    Wie der @phpmacher letztens angemerkt hat, sind touristische Ziele zwar nice to have, aber der Weg ist das Ziel. Neues sehen geht fast überall.

    #planung #mdRddG

  16. Dodécaudax #pasouf Février

    Retenter ou ne pas retenter ? Après l’échec de la tentative de la semaine dernière, j’avoue que j’étais hésitant à me relancer. J’ai eu le temps de retaper le vélo, et en particulier l’éclairage, j’ai eu des nouveau pneus mais un peu superstitieux je ne les ai pas changé. J’ai hésité jusqu’à jeudi, et puis la semaine était calme au boulot. C’eut-été dommage de ne pas se relancer, alors, hop, j’ai posé mon vendredi, 28 février, dernier jour du mois : c’est parti pour le #dodecaudax ! Même trace, direction Provins. La météo s’annonce fraîche mais sèche. Départ 7h, ce sera parfait.

    Départ 9h, c’est bien aussi, non ? Oui, parce que je me suis décidé un peu trop confiant, je me suis levé un peu tard (j’ai trainé la veille et manger un excellent ramen pas du tout adapté à un effort le lendemain), et puis voilà, quoi, je ne suis pas du matin non plus.

    L’itinéraire est le même que la semaine dernière, donc je ne vais pas re-décrire les bords de Marne, ça reste joli et il fait beau et pas trop froid, je roule plutôt bien. L’air est sec, une petite gorgé d’eau au bout d’un peu plus d’une heure, c’est important, il faut bien s’hydrater. Ah, oui, et avec quoi ? Mais quelle tête en l’air !! Je n’ai même pas pensé à prendre les bidons 🙄 Petite halte supérette, mini sandwich pas bon pour remettre un peu d’énergie et c’est reparti

    La route s’enchaîne et pour tout dire je m’ennuie un peu. De longues, très longues lignes droites, des champs, un temps qui devient gris et plus froid, je manque de motivation, alors je pédale sans trop regarder autour de moi.

    Petit côté positif, la RD15 que je rejoins au niveau de Amilis et qui a été transformée entre Coulomiers et Provins en chaussidou géante. Bon, aucun conducteur ne sait bien se positionner sur cette route (tout le monde roule à cheval sur la partie cyclable en permanence plutôt que rouler au milieu), mais c’est très agréable d’être ainsi sur un axe « protégé » (par de la peinture, mais bon quand même). Cette route est belle mais paradoxalement, impossible de trouver des informations touristiques à son sujet. Seule trace d’une carte et d’un projet global dans le PlanVélo77 (pdf, ça vaut le coup de le lire).

    J’approche petit à petit de Provins mais je sens la fatigue venir. Un peu fier, je ne veux pas faire de pause, j’approche des 100 km et le chrono n’est pas si mal. Je les atteins en 5h15 en comptant les pauses pour l’eau ce matin, quelques photos et pauses pipi sur la route. Bref, je suis content de cette « performance » (à mon niveau), bien aidé par un vent qui te fait dire « je suis en forme aujourd’hui » 😁 (et je redoutais le retour, mais ce fut ok).

    Dix minutes plus tard, j’aperçois une église et ce qui ressemble à un abri bus à peine à l’écart de la route, léger détour en me disant que je mettrai à l’abri du vent facilement. En fait, il y a un muret, je bois, je finis le demi sandwich pas bon et je m’allonge pour une sieste dont je serai sorti 20 minutes plus tard par le bruit de la chute du vélo à cause du vent.

    Cette pause m’a bien requinqué et finalement 15 minutes plus tard j’entre à Provins. À l’horizon deux monuments se détachent.

    La ville est vraiment jolie. J’y entre par les remparts au nord-est de la ville (ça grimpouille) et découvre la tour César et la Collégiale Saint-Quiriace. Des maisons à colombage, une architecture conservée et bien entretenue, cela donne envie de revenir. Je pense que cela doit être noir de monde l’été, donc peut-être en avril ?

    Longue pause repas au chinois du coin, seul à servir à 16h. Je m’installe prêt du radiateur qui me permet de me réchauffer et de faire sécher mes gants qui deviennent humides avec la transpiration. 16h30 je repars en faisant un petit tour dans le bas de la ville. Je passe dans la gare, un train part dans 9 min pour gare de l’Est. L’espace d’un instant j’y pense, mais non, le temps de gérer un coup de fil et retour sur la route.

    Mais qui se lance sur un 100 km à 17h ?

    Je m’intéresse un peu plus au paysage, un poil plus charmant. La traversée de Saint-Loup-de-Naud me fait découvrir un très joli village.

    La nuit arrive et les paysages monotones des champs en repos hivernal se colorent des couleurs flamboyantes du coucher de soleil. Ce moment entre chien et loup est un vrai plaisir visuel qui ferait oublier les kilomètres parcourus.

    19h00, pause sous un abri bus. Le banc est trop court pour s’allonger. Un peu trop en centre ville pour y passer la nuit mais j’ai eu des réminiscences d’une recherche de coin tranquille lors de la #ratn (c’était bien quand même).

    Aller, il ne faut pas mollir, il commence à être tard.

    20h00 j’arrive à Yèbles, extrémité est du Chemin des Roses, la voie verte qui emprunte l’ancien tracé de la voie ferrée reliant Verneuil-l’Étang à la gare de Paris-Bastille. Je l’ai déjà empruntée lors d’une sortie en octobre, De la Tégéval au Chemin des Roses, alors je vais abréger ce récit. Juste dire qu’il reste 50 km à faire et que se taper 25 km de #gravel bien gras et bien glissant dans le noir total après 170 km de route, c’était, hum… Amusant ? En tout cas, très content de faire cela avec mon phare tout juste réparé.

    Pause à la pizzeria pour reprendre des forces. Le patron me regarde arrivé les yeux interrogateurs, puis écarquillés à l’écoute de ma journée. D’une certaine façon cela fait plaisir d’être un peu fou dans le regard des autres 😊

    Je compte les heures et les kilomètres restants.

    21h54 : 34 km
    22h45 : J’en ai fait 200 !! #dodecaudax de février validé
    23h20 : je viens de grimper la côte à Athis-Mons, j’en avais peur mais c’est monté tout seul. Je suis sous Orly, encore 10 km
    23h55 : arrivé. 220 km au total.

    Aaah ! Je suis content. Une douche, un peu de pommade bien placée, un anti-inflammatoire (genou gauche douloureux depuis environ 50/60 km) et AU LIT !

    Quelques tuiles #statshunters en plus, un #maxride augmenté, 12h de roulage (15h au total, j’ai fait la sieste aussi, ça compte !), pas si mal, non ? (Strava)

    (Article d’origine : Dodécaudax #pasouf Février)

    #dodecaudax #gravel #maxride #pasouf #RATN #StatsHunters

  17. Dodécaudax #pasouf Janvier

    (attention roman)

    L’idée idiote

    Des envies de défis cette année… Je n’ai pas le niveau, ce n’est pas très raisonnable, je n’ai pas forcément le temps pour ça. Et pourtant… Et si… Et si je me tentais un #Dodécaudax ? Évidemment à la mode #pasouf !

    Mais quel est donc cet objet étrange ? Le Dodécaudax est l’idée de réaliser une sortie d’au moins 200 km par mois pendant 12 mois. J’ai déjà fait des 200, 7 pour être précis, et en particulier 3 pendant la #RATN qui a été la raison d’être de la création de ce blog, et un bien dur pour relier des frontières. Clairement c’est peu et on ne peut pas dire que ce soit ma spécialité.

    Et donc quoi de mieux que de commencer en ce mois de janvier ? Après tout, il faut bien commencer.

    La préparation

    Lundi je me décide (je suis graaaave organisé, je sais, des preuves plus bas). Je viens de regarder mon agenda, j’ai une journée de récupération du boulot à caser, ce sera mercredi à la place de ma journée de télétravail. Un collègue me fait judicieusement remarquer que la météo ne sera pas terrible, alors bon, ce sera mardi (organisé je vous dis).

    Quelques réflexions en cette veille de sortie.

    Quelle trace prendre ? Autant lier l’utile à l’agréable – si je peux dire – je vais en profiter pour agrandir si possible mon max square sur #statshunters. Cette stratégie a deux défauts majeurs. On ne peut pas trop rouler en gardant le nez en l’air car il ne faut pas rater de carré, et puis ça fait passer plus ou moins forcément par des chemins #gravel ou des zones pas folichonnes. Notez bien que j’adore ça, mais dans la boue que je vais nécessairement trouver sur mon chemin, est-ce une bonne idée pour un 200 ?

    Autre réflexion, quel équipement sur le vélo ? J’ai dû récemment changer un câble et une gaine de frein, donc démonter les prolongateurs. Il est tard, je ne les remets pas. Et j’emporte quoi, comment ? Flemme de tout changer, je garde les sacoches, je ne les replace pas par la sacoche de selle et pas de food pouch. Aller, ça ira bien comme ça avec un vélo de 25 kg, non ?

    Et comment je m’habille ? Ah, oui, ça c’est important. Demain il fera entre -2°C et +9°C. Pas extrême mais je vais passer au moins 13h dehors (spoiler alerte : non, plus) donc prudence. D’expérience, je transpire et l’humidité est l’ennemi de la chaleur alors surtout ne pas trop se couvrir. Mon t-shirt manches longues en mérinos premier prix de D4 et le coupe vent pour le corps, ça suffira. En haut, bonnet en laine et tour de coup pour bien masquer la nuque, les oreilles, la bouche et le nez. Aux mains, gants de soie en sous-gant et des gants épais. Cuissard, pantalon. Chaussette vaguement étanche en bambou et grosses chaussures (Shimano MW7). En vrai, à part les sous-gants et les chaussettes, je suis comme ça tous les jours en ce moment. Je prends un rechange de chaussettes (classiques en laine si jamais j’ai les pieds trempés ou pour compléter), un autre tour de coup, un t-shirt technique Uniqlo (que je sais trop chaud en temps normal) et une doudoune si vraiment. Et pantalon de pluie. Et gilet jaune.

    Et quelques outils. Et de l’eau. Et la batterie du téléphone. Et puis des lampes de secours. Et puis des chambres à air, hein. Et puis des trucs qui trainent par là.

    Bon aller ça suffit, au lit !

    La réalisation (ça va être long)

    8h je m’extirpe du lit. 0,5°C. Du brouillard. Cette journée commence bien 😁 On ne peut pas dire que l’accueil du monde soit très favorable en ce matin trop tôt (pour moi c’est tôt).

    Un petit dèj basique, je m’habille. 8h30, je pars.

    Les 35 premiers kilomètres seront en direction de Jouars-Pontchartrain. Le chemin suit un parcours plusieurs fois pratiqué à vélo ou en courant (pour le tout début). Presque plat, pas de surprise. Je ne peux pas dire que je profite du paysage car le brouillard est très présent, mais je suis content de constater qu’après les deux premiers kilomètres, je n’ai pas froid. J’aime bien cette ambiance feutrée.

    La circulation matinale me permet quelques sautes bouchons, j’avoue, c’est toujours un plaisir, y compris dans la traversée de Jouy qui est toujours aussi délicate car totalement dépourvue d’infrastructure routière et souvent chargée en automobilistes pressés. Je dois l’avouer, ce matin, la patience était de mise et ces derniers ont bien intégré que me doubler pour se retrouver bloqué au feu est vain. Cela fait du bien.

    Virage vers les Loges en Josas et grimpette sur le plateau. Décidément pas froid, je sens que je vais apprécier les montées. D’ailleurs, tient, ça va grimper sur le parcours ? Pas la moindre idée ! Je me suis focalisé sur les tuiles, pas sur le D+ (organisation sans faille, la totale).

    Le brouillard ne se lève pas et l’hiver nous offre quelques sculptures de plantes givrées en complément d’avion bien connu de certain·e·s et tout aussi givré.

    Elle n’est pas belle ma Libellule devant ce champs invisible ?

    Je perds pas mal de temps à faire ces quelques photos, les gants sont pas super compatibles tactile – disons que ça marchotte mais j’ai des gros doigts – alors hop, roulons. La journée va être longue, on accélère (pas vraiment) vers la première tuile à valider. Traversée de Guyancourt sur des autoroutes à vélo bien large et en bonne état, arrivée à Trappes sans encombre mais que cette piste totalement défoncée en bord de N10 est fatigante, c’est contrastée.

    Globalement, d’ailleurs, parle-t-on des infras cyclables ? C’est varié, de totalement inexistantes à très bien réalisées. Je pense que « c’est mieux qu’avant » mais il y a beaucoup à faire quand même. En particulier en matière de continuité cyclable. Il y a quand même beaucoup, beaucoup, de discontinuité, et quand la continuité existe il faut trop souvent être devin pour savoir que, ah, tient, c’est sur l’autre trottoir ou, ah, non, rien pendant 370 mètres mais et après c’est top, ou encore, plus rien, là, tout d’un coup et hop jette-toi sur la nationale… Sur le critère un enfant de « 8 ans est autonome », globalement c’est au mieux du 5/20. Au mieux.

    Reprenons.

    Évidemment cette première tuile est en bas d’une descente, mais remonter tient chaud, c’est bien. Surtout que je quitte la direction ouest pour me diriger plein nord et l’inconnu (l’aventure ? 😉). Des nouvelles tuiles, des nouvelles routes. Ça avance tranquillement. On monte (pas que sur la carte) Neuphle-le-Château, petit détour tuile, puis Thiverval et petit chemin mignon entre les arbres.

    Contournement du camp militaire de Frileuse, le bien nommé aujourd’hui, et me voici au bout d’un champs à Crespière pour chopper une tuile.

    11h20, 50 km. La météo ne se dégrade pas mais ne s’arrange pas encore. Jolie vue n’est-ce pas ? C’était bien bien glissant. J’ai un peu froid aux pieds, c’est tout. C’est gérable. Le reste pas de soucis. Ça me rassure beaucoup. Faut pas mollir et je repars à travers bois. Si j’ai trouvé le champs glissant, la route forestière est défoncée. Il y a bien un panneau qui interdit les véhicules motorisés « sauf riverain », ça fait beaucoup de riverains je trouve. C’est à ça que servent les SUV ?

    Kilomètre 70, Les Mureaux, un des rares ponts pour traverser la Seine, et on attaque la rive droite. Et attaquer, c’est le bon terme, ça grimpe et ça va grimper pendant 7 km vers Évecquemont puis Menucourt.

    Il est 13h30, 2h pour faire 20 km, il est temps de faire une pause. Je trouve un lieu de restauration rapide / pizza / etc… qui fait aussi des pâtes, parfait, c’est exactement ce dont j’ai besoin.

    J’ai enlevé mon coupe-vent, il est trempé de sueur, mon t-shirt également. Je pose le coupe-vent à l’envers en espérant qu’il sèche un peu et je me recouvre de ma doudoune. Le restaurant n’est pas assez chauffé malgré le four à pizza, je me refroidis petit à petit. D’après l’appli météo il faut 2°C dehors et tout le monde a gardé sa veste à l’intérieur. Mauvais plan. Je mange lentement pour ne pas me blinder le bide mais je me mets doucement à trembler au fur et à mesure que la digestion commence. Pas bon. Je fini et je change de crèmerie pour le dessert du cycliste acheté dans la boutique voisine.

    Il fait beaucoup plus chaud ici et, avec l’accord de la vendeuse, je mange mon flan debout dans la boulangerie histoire de me sentir un peu mieux.

    14h. Je me change, range la doudoune – je sais que j’aurai trop chaud si je la garde – remets le coupe-vent humide et c’est reparti. Les premiers mètres sont horribles. Les mains se glacent instantanément car les gants étaient humides également, je frissonne beaucoup et j’essaye surtout de me détendre. Les mains sont douloureuses du froid, je m’inquiète beaucoup.

    À peine 5 km plus tard, je suis réchauffé et je n’ai plus mal aux mains. Grand soulagement. Seuls les pieds restent légèrement sensibles. Je passe devant la gare RER de Cergy-le-Haut. Ne pas penser qu’il suffirait de grimper dans le train. Ne SURTOUT PAS y penser 😂

    Juste après, c’est l’Axe Majeur à Cergy-Pontoise. J’étais déjà passé mais en bas, c’est joli d’en haut aussi malgré le ciel tout gris.

    15h10, 100km. 6h40 depuis le départ, quasi #pasouf.

    De 90 à 120 km, je traverse une zone que j’ai dû quadriller pour passer par toutes les tuiles. Dans ces cas là, pas de miracle, c’est au choix des champs, de la zone commerciale, de la grosse route, de la zone industrielle.… Bref, pas le choix. Alors je vais être honnête, ce ne sont pas les paysages que je photographie le plus mais parfois cela a une certaine esthétique que j’apprécie vraiment.

    Le ciel s’est un peu dégagé, le soleil est même visible par moment. Je suis revenu à des températures corporelles tout à fait supportables, presque agréable finalement (sans exagérer, vraiment). Même si Komoot m’a fait passé par un truc totalement inutilisable (ne JAMAIS suivre les petits trais verts sur Komoot), j’ai bavardé un peu avec un gars qui squatte dans un champ et qui m’a confirmé que, en gros, ça pourrait passer en vélo.

    Et puis après ce joli gymnase, c’est varié !

    Je traverse à nouveau un secteur dont j’ai déjà exploré les tuiles, cela me permet d’être plus détendu sur la trace et en plus les routes sont agréables. C’est même assez mignon cette banlieue, Taverny, Saint-Leu-la-Forêt, Margency, et puis là, paf, sans prévenir, au 130ème kilomètre, à Montmorency, une côte à 13% (approximatif), 30% ressentis (au moins). Nan, clairement, j’ai poussé, pas possible de franchir ça 🤣

    Il est 17h. Komoot m’a encore fait passé par un endroit misérable, un chemin oublié de presque tous, sauf de ceux qui s’en servent de décharge et qui débouche derrière un chantier de construction en terre fraichement retournée, dans lequel je peux rentrer car les palissades sont éclatées, et dont je fini par sortir par une barrière ouverte.

    Je vais passer 5 bonnes minutes avec un bout de bois à désembourber les cales pour pouvoir clipser à nouveau, et j’ai éparpillé de la boue partout avec mes roues. Ok j’ai validé la tuile, à la suivante !

    J’enchaine à la pire heure – la sortie du boulot, de l’école, etc… – la traversé de Sarcelles, Garge-lès-Gonesse et Arnouville. Ce n’est pas hyper joyeux, ça klaxonne pas mal, les gens sont fatigués de leur journée. Et il n’y a aucune infra cyclable. J’essaye de rouler sans trop gêner mais je n’ai pas le choix. Je me mets un peu la pression – ou je ressens un peu de pression ? – toujours est-il que j’arrive sur ce rond-point et…

    La nuit est là, l’humidité est bien tombée, le froid revient, la route est glissante, mes pneus sont toujours gras de mon passage dans le chantier, ça descend légèrement. Je ne vous fais pas un dessin. Patatra dans le rond-point, j’ai fini les 4 fers en l’air. Pas de danger, les automobilistes s’arrêtent, ne descendent pas de leur véhicule mais les femmes dans les voitures 1 et 3 s’enquièrent de mon état. Je vais bien, même pas mal, rien de cassé ni moi ni le vélo.

    Passons.

    Je ne suis qu’au kilomètre 140 et j’ai deux tuiles délicates, l’une dans un parking de magasin, il est fermé mais je fais quelques tours dedans, c’est ok, et l’autre au bout d’un chemin vaguement visible sur streetview, qui n’est pas sur les cartes, le long de l’autoroute A1. J’ai bien noté qu’il y avait une voie de bus en site privé et je n’ai pas du tout l’intention de rouler de dessus, mais en parallèle, j’ai l’impression qu’il y a un truc. De fait c’est une voie d’accès au chantier de la ligne 17 vers la future gare de Gonesse, au milieu de strictement rien.

    150 km, 18h40, les principales difficultés envisagées pour les tuiles sont levées. Mais il me reste quand même 60km et ça fait 10h que je suis à vélo. C’est pas de tout repos la chasse aux tuiles sur un 200 en hiver 😅

    Je repars direction Tremblay-en-France avec un micro détour par un lieu célèbre pour les deux roues, certes motorisés. J’ai eu le plaisir de venir y tourner à plusieurs reprises mais c’est la première fois que j’y passe à vélo.

    Sur l’interminable piste cyclable qui longe les pistes de Roissy, je sens quand même la lassitude. Je commence à avoir de sérieuses douleurs aux main, en particulier à gauche, et le moindre mouvent me donne une décharge électrique fort désagréable. Mais pourquoi n’ai-je pas remis les prolongateurs ? Quel idiot…

    Je commence aussi à avoir faim, la barre de céréale avalée quelques kilomètres plus tôt n’est pas suffisante et les pâtes de ce midi sont loin. La traversée de Mitry-Mory me fait passer devant une pizzéria. Un petit tour pour vérifier les alternatives, et ce sera la pause diner.

    Je ne m’attarde pas. Quand je remonte sur le vélo, j’ai les mêmes sensation que ce midi, en particulier les mains qui picotent très fort avec le froid mais fort de l’expérience précédente, je ne suis pas inquiet et ça passe en 10/15 minutes.

    Il est tant de valider ma dernière tuile et de rejoindre les bords du canal de l’Ourcq à Villepinte au niveau de la gare de RER du Vert-Galant (le-dit RER me ramenant chez moi directement, j’ai dit NE PAS Y PENSER)…

    S’enchaine alors le monotone retour vers Paris sur la piste le long du canal, blindée de racines et de ralentisseurs inutiles, inévitables et totalement inconfortable après 190 km à vélo et un popotin peu enclin à se faire malmener. La Villette, quel enfer aussi, mais c’est joli après.

    Et arrive enfin ce 200ème kilomètre, atteint au pied de la rue Saint-Jacques que j’ai grimpée tout doucement.

    Je l’ai fait, je suis vraiment content.

    Je suis à deux pas du bureau, il me reste donc exactement un #velotaf pour rentrer, autant dire que c’est confortable de ne pas se poser de question sur un parcours totalement maitrisé (et pas du tout celui proposé par Komoot). 23h passé de quelques minutes je rentre enfin chez moi.

    La conclusion

    Rhaaa ce fut difficile et pas de tout repos ! J’ai eu du mal à me lever ce matin et ce soir le corps est endolori (et là il est 3h du mat c’est complètement stupide). La chute n’a pas eu de conséquence, en revanche j’ai eu un gros problème de frottements à l’aine et au pubis, je suis bien brulé, il faut que je trouve une solution (et merci la crème cicatrisante). Et quelle idée de ne pas avoir remis les prolongateurs ! Purée je les ai toute l’année et là, quand ce sera bien utile, pouf, ils sont chez moi (or-ga-nisé, je l’ai dit, et pas très malin, voire franchement idiot, voilà.). Il faut aussi que je résolve un problème de faux contact sur ma batterie externe. J’ai galéré à maintenir la charge du téléphone qui, par cette température, refusait de charger au-delà de 80% et qui perdait 50% en 5 minutes non branché… Je suis assez content de ma résistance au froid, bien meilleure que le téléphone, finalement pas vraiment gênant à part après les deux pauses casse-croute (et que je suis content de ne pas avoir fait cette sortie aujourd’hui avec la pluie qui est tombée toute la fin de journée !).

    Suis-je motivé pour février ? Est-ce que cela valait le coup d’y passer presque 15h ? On verra le temps venu, la forme, la météo, etc… Mais il va bien falloir, maintenant que c’est lancé, non ?

    En tout cas je suis très content de cette longue journée. Au final, un max square qui passe à 30×30, une plus grande distance qui gagne 1 km à 214 km, et un premier mois de Dodécaudax atteint. Je crois que je vais classer ce billet dans la catégorie #ultra (surtout qu’il est ultra long !)

    Retrouvez la trace sur Strava. Y’a même des PR !

    Moralité ?

    Mélanger un 200 en hiver et les tuiles, ce n’était pas le plus reposant, et ce même sans aucune crevaison ! Finalement, cette sortie, #UnPeuOuf ?

    Dans le doute, une seule morale : #LeVeloRendHeureux 😉

    (aller, au lit)

    #brm #dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #pasouf #RATN #RATNGX #StatsHunters #ultra #unPeuOuf #Velotaf

  18. Dodécaudax #pasouf Janvier

    (attention roman)

    L’idée idiote

    Des envies de défis cette année… Je n’ai pas le niveau, ce n’est pas très raisonnable, je n’ai pas forcément le temps pour ça. Et pourtant… Et si… Et si je me tentais un #Dodécaudax ? Évidemment à la mode #pasouf !

    Mais quel est donc cet objet étrange ? Le Dodécaudax est l’idée de réaliser une sortie d’au moins 200 km par mois pendant 12 mois. J’ai déjà fait des 200, 7 pour être précis, et en particulier 3 pendant la #RATN qui a été la raison d’être de la création de ce blog, et un bien dur pour relier des frontières. Clairement c’est peu et on ne peut pas dire que ce soit ma spécialité.

    Et donc quoi de mieux que de commencer en ce mois de janvier ? Après tout, il faut bien commencer.

    La préparation

    Lundi je me décide (je suis graaaave organisé, je sais, des preuves plus bas). Je viens de regarder mon agenda, j’ai une journée de récupération du boulot à caser, ce sera mercredi à la place de ma journée de télétravail. Un collègue me fait judicieusement remarquer que la météo ne sera pas terrible, alors bon, ce sera mardi (organisé je vous dis).

    Quelques réflexions en cette veille de sortie.

    Quelle trace prendre ? Autant lier l’utile à l’agréable – si je peux dire – je vais en profiter pour agrandir si possible mon max square sur #statshunters. Cette stratégie a deux défauts majeurs. On ne peut pas trop rouler en gardant le nez en l’air car il ne faut pas rater de carré, et puis ça fait passer plus ou moins forcément par des chemins #gravel ou des zones pas folichonnes. Notez bien que j’adore ça, mais dans la boue que je vais nécessairement trouver sur mon chemin, est-ce une bonne idée pour un 200 ?

    Autre réflexion, quel équipement sur le vélo ? J’ai dû récemment changer un câble et une gaine de frein, donc démonter les prolongateurs. Il est tard, je ne les remets pas. Et j’emporte quoi, comment ? Flemme de tout changer, je garde les sacoches, je ne les replace pas par la sacoche de selle et pas de food pouch. Aller, ça ira bien comme ça avec un vélo de 25 kg, non ?

    Et comment je m’habille ? Ah, oui, ça c’est important. Demain il fera entre -2°C et +9°C. Pas extrême mais je vais passer au moins 13h dehors (spoiler alerte : non, plus) donc prudence. D’expérience, je transpire et l’humidité est l’ennemi de la chaleur alors surtout ne pas trop se couvrir. Mon t-shirt manches longues en mérinos premier prix de D4 et le coupe vent pour le corps, ça suffira. En haut, bonnet en laine et tour de coup pour bien masquer la nuque, les oreilles, la bouche et le nez. Aux mains, gants de soie en sous-gant et des gants épais. Cuissard, pantalon. Chaussette vaguement étanche en bambou et grosses chaussures (Shimano MW7). En vrai, à part les sous-gants et les chaussettes, je suis comme ça tous les jours en ce moment. Je prends un rechange de chaussettes (classiques en laine si jamais j’ai les pieds trempés ou pour compléter), un autre tour de coup, un t-shirt technique Uniqlo (que je sais trop chaud en temps normal) et une doudoune si vraiment. Et pantalon de pluie. Et gilet jaune.

    Et quelques outils. Et de l’eau. Et la batterie du téléphone. Et puis des lampes de secours. Et puis des chambres à air, hein. Et puis des trucs qui trainent par là.

    Bon aller ça suffit, au lit !

    La réalisation (ça va être long)

    8h je m’extirpe du lit. 0,5°C. Du brouillard. Cette journée commence bien 😁 On ne peut pas dire que l’accueil du monde soit très favorable en ce matin trop tôt (pour moi c’est tôt).

    Un petit dèj basique, je m’habille. 8h30, je pars.

    Les 35 premiers kilomètres seront en direction de Jouars-Pontchartrain. Le chemin suit un parcours plusieurs fois pratiqué à vélo ou en courant (pour le tout début). Presque plat, pas de surprise. Je ne peux pas dire que je profite du paysage car le brouillard est très présent, mais je suis content de constater qu’après les deux premiers kilomètres, je n’ai pas froid. J’aime bien cette ambiance feutrée.

    La circulation matinale me permet quelques sautes bouchons, j’avoue, c’est toujours un plaisir, y compris dans la traversée de Jouy qui est toujours aussi délicate car totalement dépourvue d’infrastructure routière et souvent chargée en automobilistes pressés. Je dois l’avouer, ce matin, la patience était de mise et ces derniers ont bien intégré que me doubler pour se retrouver bloqué au feu est vain. Cela fait du bien.

    Virage vers les Loges en Josas et grimpette sur le plateau. Décidément pas froid, je sens que je vais apprécier les montées. D’ailleurs, tient, ça va grimper sur le parcours ? Pas la moindre idée ! Je me suis focalisé sur les tuiles, pas sur le D+ (organisation sans faille, la totale).

    Le brouillard ne se lève pas et l’hiver nous offre quelques sculptures de plantes givrées en complément d’avion bien connu de certain·e·s et tout aussi givré.

    Elle n’est pas belle ma Libellule devant ce champs invisible ?

    Je perds pas mal de temps à faire ces quelques photos, les gants sont pas super compatibles tactile – disons que ça marchotte mais j’ai des gros doigts – alors hop, roulons. La journée va être longue, on accélère (pas vraiment) vers la première tuile à valider. Traversée de Guyancourt sur des autoroutes à vélo bien large et en bonne état, arrivée à Trappes sans encombre mais que cette piste totalement défoncée en bord de N10 est fatigante, c’est contrastée.

    Globalement, d’ailleurs, parle-t-on des infras cyclables ? C’est varié, de totalement inexistantes à très bien réalisées. Je pense que « c’est mieux qu’avant » mais il y a beaucoup à faire quand même. En particulier en matière de continuité cyclable. Il y a quand même beaucoup, beaucoup, de discontinuité, et quand la continuité existe il faut trop souvent être devin pour savoir que, ah, tient, c’est sur l’autre trottoir ou, ah, non, rien pendant 370 mètres mais et après c’est top, ou encore, plus rien, là, tout d’un coup et hop jette-toi sur la nationale… Sur le critère un enfant de « 8 ans est autonome », globalement c’est au mieux du 5/20. Au mieux.

    Reprenons.

    Évidemment cette première tuile est en bas d’une descente, mais remonter tient chaud, c’est bien. Surtout que je quitte la direction ouest pour me diriger plein nord et l’inconnu (l’aventure ? 😉). Des nouvelles tuiles, des nouvelles routes. Ça avance tranquillement. On monte (pas que sur la carte) Neuphle-le-Château, petit détour tuile, puis Thiverval et petit chemin mignon entre les arbres.

    Contournement du camp militaire de Frileuse, le bien nommé aujourd’hui, et me voici au bout d’un champs à Crespière pour chopper une tuile.

    11h20, 50 km. La météo ne se dégrade pas mais ne s’arrange pas encore. Jolie vue n’est-ce pas ? C’était bien bien glissant. J’ai un peu froid aux pieds, c’est tout. C’est gérable. Le reste pas de soucis. Ça me rassure beaucoup. Faut pas mollir et je repars à travers bois. Si j’ai trouvé le champs glissant, la route forestière est défoncée. Il y a bien un panneau qui interdit les véhicules motorisés « sauf riverain », ça fait beaucoup de riverains je trouve. C’est à ça que servent les SUV ?

    Kilomètre 70, Les Mureaux, un des rares ponts pour traverser la Seine, et on attaque la rive droite. Et attaquer, c’est le bon terme, ça grimpe et ça va grimper pendant 7 km vers Évecquemont puis Menucourt.

    Il est 13h30, 2h pour faire 20 km, il est temps de faire une pause. Je trouve un lieu de restauration rapide / pizza / etc… qui fait aussi des pâtes, parfait, c’est exactement ce dont j’ai besoin.

    J’ai enlevé mon coupe-vent, il est trempé de sueur, mon t-shirt également. Je pose le coupe-vent à l’envers en espérant qu’il sèche un peu et je me recouvre de ma doudoune. Le restaurant n’est pas assez chauffé malgré le four à pizza, je me refroidis petit à petit. D’après l’appli météo il faut 2°C dehors et tout le monde a gardé sa veste à l’intérieur. Mauvais plan. Je mange lentement pour ne pas me blinder le bide mais je me mets doucement à trembler au fur et à mesure que la digestion commence. Pas bon. Je fini et je change de crèmerie pour le dessert du cycliste acheté dans la boutique voisine.

    Il fait beaucoup plus chaud ici et, avec l’accord de la vendeuse, je mange mon flan debout dans la boulangerie histoire de me sentir un peu mieux.

    14h. Je me change, range la doudoune – je sais que j’aurai trop chaud si je la garde – remets le coupe-vent humide et c’est reparti. Les premiers mètres sont horribles. Les mains se glacent instantanément car les gants étaient humides également, je frissonne beaucoup et j’essaye surtout de me détendre. Les mains sont douloureuses du froid, je m’inquiète beaucoup.

    À peine 5 km plus tard, je suis réchauffé et je n’ai plus mal aux mains. Grand soulagement. Seuls les pieds restent légèrement sensibles. Je passe devant la gare RER de Cergy-le-Haut. Ne pas penser qu’il suffirait de grimper dans le train. Ne SURTOUT PAS y penser 😂

    Juste après, c’est l’Axe Majeur à Cergy-Pontoise. J’étais déjà passé mais en bas, c’est joli d’en haut aussi malgré le ciel tout gris.

    15h10, 100km. 6h40 depuis le départ, quasi #pasouf.

    De 90 à 120 km, je traverse une zone que j’ai dû quadriller pour passer par toutes les tuiles. Dans ces cas là, pas de miracle, c’est au choix des champs, de la zone commerciale, de la grosse route, de la zone industrielle.… Bref, pas le choix. Alors je vais être honnête, ce ne sont pas les paysages que je photographie le plus mais parfois cela a une certaine esthétique que j’apprécie vraiment.

    Le ciel s’est un peu dégagé, le soleil est même visible par moment. Je suis revenu à des températures corporelles tout à fait supportables, presque agréable finalement (sans exagérer, vraiment). Même si Komoot m’a fait passé par un truc totalement inutilisable (ne JAMAIS suivre les petits trais verts sur Komoot), j’ai bavardé un peu avec un gars qui squatte dans un champ et qui m’a confirmé que, en gros, ça pourrait passer en vélo.

    Et puis après ce joli gymnase, c’est varié !

    Je traverse à nouveau un secteur dont j’ai déjà exploré les tuiles, cela me permet d’être plus détendu sur la trace et en plus les routes sont agréables. C’est même assez mignon cette banlieue, Taverny, Saint-Leu-la-Forêt, Margency, et puis là, paf, sans prévenir, au 130ème kilomètre, à Montmorency, une côte à 13% (approximatif), 30% ressentis (au moins). Nan, clairement, j’ai poussé, pas possible de franchir ça 🤣

    Il est 17h. Komoot m’a encore fait passé par un endroit misérable, un chemin oublié de presque tous, sauf de ceux qui s’en servent de décharge et qui débouche derrière un chantier de construction en terre fraichement retournée, dans lequel je peux rentrer car les palissades sont éclatées, et dont je fini par sortir par une barrière ouverte.

    Je vais passer 5 bonnes minutes avec un bout de bois à désembourber les cales pour pouvoir clipser à nouveau, et j’ai éparpillé de la boue partout avec mes roues. Ok j’ai validé la tuile, à la suivante !

    J’enchaine à la pire heure – la sortie du boulot, de l’école, etc… – la traversé de Sarcelles, Garge-lès-Gonesse et Arnouville. Ce n’est pas hyper joyeux, ça klaxonne pas mal, les gens sont fatigués de leur journée. Et il n’y a aucune infra cyclable. J’essaye de rouler sans trop gêner mais je n’ai pas le choix. Je me mets un peu la pression – ou je ressens un peu de pression ? – toujours est-il que j’arrive sur ce rond-point et…

    La nuit est là, l’humidité est bien tombée, le froid revient, la route est glissante, mes pneus sont toujours gras de mon passage dans le chantier, ça descend légèrement. Je ne vous fais pas un dessin. Patatra dans le rond-point, j’ai fini les 4 fers en l’air. Pas de danger, les automobilistes s’arrêtent, ne descendent pas de leur véhicule mais les femmes dans les voitures 1 et 3 s’enquièrent de mon état. Je vais bien, même pas mal, rien de cassé ni moi ni le vélo.

    Passons.

    Je ne suis qu’au kilomètre 140 et j’ai deux tuiles délicates, l’une dans un parking de magasin, il est fermé mais je fais quelques tours dedans, c’est ok, et l’autre au bout d’un chemin vaguement visible sur streetview, qui n’est pas sur les cartes, le long de l’autoroute A1. J’ai bien noté qu’il y avait une voie de bus en site privé et je n’ai pas du tout l’intention de rouler de dessus, mais en parallèle, j’ai l’impression qu’il y a un truc. De fait c’est une voie d’accès au chantier de la ligne 17 vers la future gare de Gonesse, au milieu de strictement rien.

    150 km, 18h40, les principales difficultés envisagées pour les tuiles sont levées. Mais il me reste quand même 60km et ça fait 10h que je suis à vélo. C’est pas de tout repos la chasse aux tuiles sur un 200 en hiver 😅

    Je repars direction Tremblay-en-France avec un micro détour par un lieu célèbre pour les deux roues, certes motorisés. J’ai eu le plaisir de venir y tourner à plusieurs reprises mais c’est la première fois que j’y passe à vélo.

    Sur l’interminable piste cyclable qui longe les pistes de Roissy, je sens quand même la lassitude. Je commence à avoir de sérieuses douleurs aux main, en particulier à gauche, et le moindre mouvent me donne une décharge électrique fort désagréable. Mais pourquoi n’ai-je pas remis les prolongateurs ? Quel idiot…

    Je commence aussi à avoir faim, la barre de céréale avalée quelques kilomètres plus tôt n’est pas suffisante et les pâtes de ce midi sont loin. La traversée de Mitry-Mory me fait passer devant une pizzéria. Un petit tour pour vérifier les alternatives, et ce sera la pause diner.

    Je ne m’attarde pas. Quand je remonte sur le vélo, j’ai les mêmes sensation que ce midi, en particulier les mains qui picotent très fort avec le froid mais fort de l’expérience précédente, je ne suis pas inquiet et ça passe en 10/15 minutes.

    Il est tant de valider ma dernière tuile et de rejoindre les bords du canal de l’Ourcq à Villepinte au niveau de la gare de RER du Vert-Galant (le-dit RER me ramenant chez moi directement, j’ai dit NE PAS Y PENSER)…

    S’enchaine alors le monotone retour vers Paris sur la piste le long du canal, blindée de racines et de ralentisseurs inutiles, inévitables et totalement inconfortable après 190 km à vélo et un popotin peu enclin à se faire malmener. La Villette, quel enfer aussi, mais c’est joli après.

    Et arrive enfin ce 200ème kilomètre, atteint au pied de la rue Saint-Jacques que j’ai grimpée tout doucement.

    Je l’ai fait, je suis vraiment content.

    Je suis à deux pas du bureau, il me reste donc exactement un #velotaf pour rentrer, autant dire que c’est confortable de ne pas se poser de question sur un parcours totalement maitrisé (et pas du tout celui proposé par Komoot). 23h passé de quelques minutes je rentre enfin chez moi.

    La conclusion

    Rhaaa ce fut difficile et pas de tout repos ! J’ai eu du mal à me lever ce matin et ce soir le corps est endolori (et là il est 3h du mat c’est complètement stupide). La chute n’a pas eu de conséquence, en revanche j’ai eu un gros problème de frottements à l’aine et au pubis, je suis bien brulé, il faut que je trouve une solution (et merci la crème cicatrisante). Et quelle idée de ne pas avoir remis les prolongateurs ! Purée je les ai toute l’année et là, quand ce sera bien utile, pouf, ils sont chez moi (or-ga-nisé, je l’ai dit, et pas très malin, voire franchement idiot, voilà.). Il faut aussi que je résolve un problème de faux contact sur ma batterie externe. J’ai galéré à maintenir la charge du téléphone qui, par cette température, refusait de charger au-delà de 80% et qui perdait 50% en 5 minutes non branché… Je suis assez content de ma résistance au froid, bien meilleure que le téléphone, finalement pas vraiment gênant à part après les deux pauses casse-croute (et que je suis content de ne pas avoir fait cette sortie aujourd’hui avec la pluie qui est tombée toute la fin de journée !).

    Suis-je motivé pour février ? Est-ce que cela valait le coup d’y passer presque 15h ? On verra le temps venu, la forme, la météo, etc… Mais il va bien falloir, maintenant que c’est lancé, non ?

    En tout cas je suis très content de cette longue journée. Au final, un max square qui passe à 30×30, une plus grande distance qui gagne 1 km à 214 km, et un premier mois de Dodécaudax atteint. Je crois que je vais classer ce billet dans la catégorie #ultra (surtout qu’il est ultra long !)

    Retrouvez la trace sur Strava. Y’a même des PR !

    Moralité ?

    Mélanger un 200 en hiver et les tuiles, ce n’était pas le plus reposant, et ce même sans aucune crevaison ! Finalement, cette sortie, #UnPeuOuf ?

    Dans le doute, une seule morale : #LeVeloRendHeureux 😉

    (aller, au lit)

    #brm #dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #pasouf #RATN #RATNGX #StatsHunters #ultra #unPeuOuf #Velotaf

  19. I plan my tour to catch some left over #Statshunters tiles, earn badges of statues of Dutch Tour de France winners, my working place 25 years ago and my homes in Rotterdam. Also have to avoid ferries and nature reserves, which are closed in dark times.

  20. I plan my tour to catch some left over #Statshunters tiles, earn badges of statues of Dutch Tour de France winners, my working place 25 years ago and my homes in Rotterdam. Also have to avoid ferries and nature reserves, which are closed in dark times.

  21. Petite motivation #statshunters du mois : faire un gran fondo, ce qui me permettra de compléter le badge « Monthly 100km » qui souffre d’une case manquante…

    Pour l’inspiration de la trace, je suis parti de celle du futur BRM200 du club de CycloTourisme de la Ville de Sceaux que j’ai raccourci à sa moitié, et inversé. Départ vent de face dans la vallée de Chevreuse, retour vent de dos (j’espère !) via l’Orge et l’Essonne.

    Et ben franchement, très sympathique cette trace. Toujours autant d’abrutis en bagnole qui force le passage, mais pour le reste, des petites routes, des châteaux, des grandes plaines, des rivières, tout était là pour plaire ! La découverte en particulier du Domaine de Chamarande, un chouette lieu qui invite à la promenade.

    J’ai beaucoup aimé ce passage également, bordé des murs en pierres d’une grande propriété, probablement celle du Château de Baville, à Saint Chéron.

    Sinon les classiques petites routes de campagnes toujours aussi sympathiques et quasi désertes en ce dimanche après-midi ou les quelques églises qui parsèment notre pays !

    Certaines mairies fêtent déjà Noël, comme celle de Saint-Maurice-Montcouronne.

    La promenade s’est achevée via les bords de l’Orge et par un détour via le Parc des Sources à Saulx-les-Chatreux pour le plaisir de ses passerelles sur pilotis.

    Bref, une jolie petite balade du dimanche (toujours avec ma fidèle mascotte, mais pas que 😉)

    Retrouver la trace sur Strava, et j’espère rapidement le badge 😊

    https://www.promenades-a-bicyclette.fr/2024/11/24/grand-fondo-12-12/

    #StatsHunters

  22. Wer hat schon wieder am Internet rumgespielt? #Garmin lädt keine Karten von #GoogleMaps oder Here, #Statshunters spricht nicht mit #Strava und #Reddit lädt überhaupt gar nichts.

  23. La sortie du jour nous a emmené dans l’est parisien, cela faisait vraiment longtemps qu’il n’y avait pas eu de sortie du dimanche. Itinéraire pris un peu au hasard « allons vers l’est, il y a une grande promenade cyclable je crois »

    Il fait beau ce dimanche voir trop chaud et dès le début la veste tombe. Direction l’est en passant sous Orly pour rejoindre les bords de Seine et traverser au Mordor des ponts de la Seine à Villeneuve-Saint-George. Je déteste ce coin et la motivation pour venir ici était assez faible. Une fois sur le plateau sur l’autre rive, la promenade commence vraiment en rejoignant la Tégéval qui a été depuis renommée la Végétale (mais les panneaux n’ont pas été changés). La promenade est large, très beau revêtement, très bien aménagée, c’est très agréable.

    Dans la foulée, changement de département pour quitter le Val de Marne vers la Seine et Marne, on enchaîne sur la voie verte du Chemin des Roses. Plus rustique et toujours sur une ancienne emprise de chemin de fer, le chemin est plus étroit, parfois un peu rude mais j’adore le charme de passer près de toutes ces anciennes gares. Toujours un peu de tristesse que ces vieilles lignes n’existent plus tout en étant content que ce soit au bénéfice de voies de promenades cyclables. Les gares, elles, deviennent habitation, musée, salle des fêtes…

    En chemin on croise même des voies de train très modernes même si le paysage n’est pas toujours magnifique.

    Au final on est plutôt bien sur ces voies vertes. Tellement bien que nous avons fait demi tour plutôt que finir une boucle beaucoup plus routière sur la suite.

    Petite particularité, le parcours nord de la Végétale est aussi le parcours du la ligne Câble 1 en cours de construction (avec beaucoup de retard). Je trouve ce mode de transport publique intéressant, avec une emprise au sol et donc en gros œuvres assez faible. J’ai hâte de voir cette C1 une fois achevée.

    Au final, 105 km #100PasOuf (j’ai oublié d’allumer ma montre au tout début, on était arrivé à 100 km réels mais on a dû allonger un peu la trace en faisant des boucles près de l’arrivée pour valider mon Gran Fondo), quelques tuiles #statshunters en plus et un très beau dimanche à vélo passé quasi totalement sur de l’infra cyclable protégée, c’est bien.

    #LeVéloRendHeureux

    https://www.promenades-a-bicyclette.fr/2024/10/28/de-la-tegeval-au-chemin-des-roses/

    #LeVeloRendHeureux #StatsHunters

  24. #Statshunters annonce la prise en compte du d+ dans un nouveau nombre d'Eddington dédié

    #vélo

  25. #Statshunters annonce la prise en compte du d+ dans un nouveau nombre d'Eddington dédié

    #vélo

  26. Is ja schon gut was los da – und gleichzeitig noch so einiges an Kacheln zum füllen (empfehlung von @felis :P
    #strava #statshunters #tilehunting

  27. Et donc demain, si tout va bien, je fais un +2 sur mon carré 👌

    Bonne nuit le fediverse !

    #Squadrats #StatsHunters

  28. Is there a minimum distance that must be travelled in a #veloviewer #statshunters tile for a tile to be counted as completed?
    #tilehunting #RideEveryTile #strava

  29. @Sana Je vais rouler pour ajouter deux badges à mon #statshunters 😁

  30. @P3KO It's possible to collect the elusive airport tile if (a) you count walking, (b) have a flight that lets you walk all the way to gate 36 and (c) you maybe get lucky with a bit of GPS jitter!
    #tilehunting #VeloViewer #StatsHunters

  31. I've finished #berlin (on land!) 🚴‍♂️

    As of this afternoon i've completed every Berlin tile... Except for the one right in the middle of Müggelsee. Which i'll need to kayak out to 🛶

    strava.com/activities/86644305

    #statshunters #BikeTooter #rideeverytile

  32. Getting very close to completing my #berlin #rideeverytile challenge! Just 16 tiles left to go by my count.

    That one in the middle of Müggelsee will need to wait until kayak season starts again I think... 🤔

    statshunters.com/share/cdd3aa8

    #biking #statshunters #metrics #datadriven

  33. @peter32 @Einzigartiger @hgdrn @RadlerAndi Der Vollständigkeit halber: Ich selbst nutze schon länger #StatsHunters. Squadrats sieht mir auch sehr spannend aus, allerdings müssen dazu die Touren öffentlich gemacht werden. Bei StatsHunters funktioniert es selbst wenn alle Touren Privat sind. (In der FAQ von #Squadrats steht zwar, dass es nicht anders geht, aber stimmt halt nicht)

  34. Frage an die Fahrradbubble: Tile hunting über #Squadrats, #StatsHunters und #VeloViewer scheint ja langsam echt Fahrt aufzunehmen. Welches System nutzt ihr und warum?