home.social

#andrémarkowicz — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #andrémarkowicz, aggregated by home.social.

fetched live
  1. Le début du dernier billet d’André Markowicz sur Facebook.

    Monsieur

    Depuis février 2022, et même avant, le pouvoir russe se refusait à prononcer le nom de Zélensky, sinon en l’accompagnant de toutes sortes d’épithètes de nature, du genre de « bouffon » (j’ai fait une chronique sur ce mot, quand il a été utilisé non plus seulement par les propagandistes poutiniens mais par Trump – qui est le propagandiste en chef, comme nous savons), d’usurpateur (parce qu’il a dépassé ses années de mandat – pour les raisons que nous savons aussi, et qui ne dépendent pas du tout de lui), ou, pour parler en général du gouvernement ukrainien, de « bande de drogués et de néonazis » (et nous nous souvenons de l’obsession pour sa supposée consommation de cocaïne, reprise jusqu’à plus soif par les poutiniens du monde entier, qu’ils soient de droite ou, – ils le pensent, pour certains, – de gauche). Ne voilà-t-il pas que, d’abord Poutine lui-même, puis Peskov, son porte-parole, viennent, à l’occasion du 9 mai, lui donner du « Monsieur Zélensky » (Gospodine Zélensky). La presse ukrainienne n’a pas manqué de souligner ce changement.

    Pour la première fois, avec ce mot « Monsieur » (employé sans insultes à la suite), et alors même que des types comme Ouchakov – qui fait partie du premier cercle de la diplomatie russe – continuent de dire que, de toute façon, il faudra bien que l’Ukraine évacue l’ensemble du Donbass (mais, je le remarque, sans parler de la province de Zaporijia), Poutine envisage des pourparlers de paix qui « mettent fin à la guerre ». – Non que je me fasse une quelconque illusion sur son désir de paix. Pas du tout. Et je ne dis pas non plus qu’il est en train de capituler. Ce qui se passe est d’un autre ordre : pour la première fois, dans le discours russe, j’entends comme une hésitation. Comme quelque chose, si ce n’est d’apeuré, du moins de retenu. C’est cela, me semble-t-il, qui est nouveau, – indépendamment du fait, je le répète encore, de savoir si ce désir est sincère (il ne l’est absolument pas). Personne ne parle encore de concessions russes, de retrait des troupes, ou je ne sais pas. Il y a juste ça : « monsieur Zélensky », prononcé devant des journalistes sur la Place rouge après les « célébrations » de ce 9 mai décidément désastreux pour son prestige.

    #Markowicz #AndreMarkowicz #Ukraine

  2. André Markowicz, sur Facebook

    L’arme de l’ignominie

    On a vu le gâteau d’anniversaire de Ben Gvir, – un gâteau décoré du nœud coulant qu’il arborait déjà à sa boutonnière. Je lis aussi qu’il y avait une pièce montée, ornée de pistolets. – La question n’est pas, évidemment, que c’est ignoble. Ce n’est pas seulement ignoble. C’est un ignoble qui ne caractérise pas que la personne qui le montre, ni son épouse (c’est elle, visiblement, qui a commandé le gâteau en question), mais bien le monde entier, par cercles concentriques. Qui rend le monde ignoble. À cause de l’impunité.

    Que Ben Gvir soit un assassin raciste, kahaniste, est une chose. Il est clair qu’il ne représente qu’une infime partie de la population israélienne, – mais, d’une part, cette infime partie est, aujourd’hui, au pouvoir, et force est de reconnaître qu’étaient invités à cette fête une brochette de ministres du gouvernement israélien, et le président de la Knesset, et que, de personne, nous n’avons entendu un seul mot de protestation : au contraire, tout le monde a mangé le gâteau. Cet homme est au gouvernement, il est ministre, – de la Sécurité nationale : il occupe donc un poste-clé, – et Netanyahou le garde, donc il endosse ses appels au meurtre, – comme il endosse ses justifications des agressions contre les chrétiens : même si le type qui a agressé cette religieuse à Jérusalem a été arrêté, – il a été défendu, et justifié, officiellement, par Ben Gvir, et donc par le gouvernement israélien. Ben Gvir rend donc ignobles le gouvernement d’Israel, la représentation nationale, et donc, jusqu’aux prochaines élections, l’ensemble du pays, – puisque le gouvernement est l’émanation légale d’élections non trafiquées. On dit que les sondages sont défavorables au Likoud, mais les élections ne sont prévues qu’à l’automne, et allez savoir ce qui se passera d’ici-là.

    Et donc, oui, cette infamie qu’est le comportement politique d’un homme est une tâche, profonde, durable, sur le pays entier.

    D’autant que cette infamie de l’anniversaire est la revendication, fière et joyeuse, du crime contre l’humanité qui se déroule aujourd’hui non seulement à Gaza, non seulement dans les territoires (avec la recrudescence des exactions des colons sur la population palestinienne, – avec, quand on voit les images, la même attitude que celle de Ben Gvir : le sourire, la morgue, la violence mesquine), mais au Sud-Liban où cette « ligne jaune », la zone tampon mise en place par l’armée israélienne implique la démolition de toutes les constructions sur quelque chose comme 7 kilomètres depuis la frontière, – la destruction de tous les villages, musulmans ou chrétiens : tout est rasé, les maisons, les monuments historiques, les cimetières. Tout est rasé au nom de la sécurité d’Israël, ou de ce qu’on appelle ainsi. Il s’agit bien d’une punition collective, contre l’ensemble d’une population (y compris des gens radicalement opposé au Hezbollah, puisque chrétiens). Une destruction systématique, absolue. La transformation d’une région entière en amas de ruines.

    C’est là que l’ignominie de Ben Gvir prend tout son sens. Ce que dit Ben Gvir, c’est que, puisque le monde le laisse continuer, eh bien, le monde est fait de lâches, de lavettes, de gens qui, finalement, ne méritent que le sort qui est le leur : pas seulement les Libanais, bien sûr, qui sont réduits à regarder la destruction de leur vie, mais, oui, le monde entier, qui ne fait rien pour arrêter l’horreur, – le monde qui parle toujours d’Israel comme d’un pays ami, malgré les insultes à tel ou tel gouvernant. Finalement, oui, les crimes d’Israël sont impunis et ils sont destinés à le rester.

    Si les « amis d’Israel » – qu’ils soient des individus ou des États – en Israël ou partout dans le monde, – se taisent, ils ne sont pas seulement des lâches. Ils sont, concrètement, objectivement, les complices des criminels du gouvernement de Jérusalem, et leur silence devant l’infamie est le pacte qui les lie. Non, pas les complices. Les responsables.

    L’ignominie est une arme plus puissante que toutes celles de Tsahal.

    (Markowicz a accompagné son texte de la photo du gâteau. Je m’en dispense.)

    #AndreMarkowicz #Israel #BenGvir

  3. (Patience… post Facebook d’André Markowicz, suite)

    L’Ukraine est toujours en action, toujours tendue vers une résistance active, j’allais dire inventive, et c’est bien cela qui frappe. On en arrive à ce paradoxe : non seulement l’Ukraine a l’armée la plus puissante en Europe, mais c’est l’armée la plus innovante, et, malgré les dénégations de Trump, c’est bien l’Ukraine qui apprend aux USA comment combattre les drones « low-cost » utilisés par l’Iran, – lesquels drones peuvent, comme nous le voyons, mettre quasiment à genoux la puissance américaine. – C’est l’Ukraine qui apprend à toutes les armées de l’OTAN (dont elle n’est toujours pas membre) les techniques de la nouvelle guerre, – pas celle des armements à des millions de dollars pièce, mais la guerre pauvre… Et c’est l’Ukraine qui, aujourd’hui, traite d’égale à égal avec les puissances qui, voici quatre ans, lui apportaient une aide si parcimonieuse, et si orientée… Pas pour la faire gagner, comme nous savons, mais, juste comme ça, pour « éviter l’escalade ». Aujourd’hui, l’Ukraine résiste aux pressions « amicales » de ses alliés pour ne pas trop attaquer les terminaux pétroliers, – parce que ces attaques peuvent, elle aussi, jouer sur le prix des matières premières. – D’un côté, comme le souligne Hana Gauer, elle rouvre sa section de pipeline Droujba, et la Slovaquie et la Hongrie vont recevoir leur pétrole, mais, en échange, elle, elle reçoit le prêt de 90 milliards que lui interdisait le véto d’Orban… – Sachant que, justement, ces 90 milliards sont un prêt, et que, ce prêt, l’Europe a tous les intérêts à le lui accorder…

    Une chose est sûre : au bout de quatre ans, l’Ukraine n’est plus « l’assistée du monde libre ». Elle est sa défense et son partenaire.

    En Russie même, les photos de Tuapsé disent la réalité : non, ça bouge vraiment. Poutine a annoncé lui-même une récession de 1, 8% pour les deux premiers mois de 2026, ce qui est gigantesque, et, évidemment sous-estimé, parce que les statistiques officielles sont toujours biaisées. Mais il annonçait lui-même que ces chiffres touchaient l’ensemble de l’économie, – tous les secteurs, et c’est la première fois qu’il admettait une chose pareille. Jusque-là, le discours officiel était que « l’opération spéciale » n’avait fait que profiter à l’économie russe, et que les « substitutions d’import » (ou quel est le terme français pour dire ça ?) fonctionnaient à plein.

    Imagine-t-on Poutine reculer ? Évidemment que non. La question posée est celle de savoir s’il a les moyens d’accroître encore son effort de guerre. – Les Ukrainiens tuent ou blessent tous les jours quelque chose comme 1000 hommes (souvent plus, rarement moins) pour, en définitive, contraindre Poutine à prendre la seule mesure qu’il ne veut pas prendre : décréter la mobilisation (on a vu, fin 2022, l’effet catastrophique qu’avait produit l’appel de 300000 conscrits). Je ne doute pas qu’il finira par le faire, et que tout mène à cela, – surtout, aujourd’hui, la suppression de facto, des liaisons internet, – disons le ralentissement global (sans parler de l’interdiction de Télégram et de Youtube). La chape de plomb est supposée être totale, le moment venu. – Mais la Russie, avec une récession toujours plus forte (rien ne laisse à penser que les mois de mars et d’avril seront meilleurs que janvier et février) peut-elle fournir la logistique pour les mobilisés ? Il semble bien que non.

    Sur le front, en tout cas, ni en mars ni en avril, la Russie n’a plus avancé du tout, et la grande offensive annoncée pour le printemps – lancée sur tous les fronts – a, jusqu’à présent, échoué dans l’œuf, avec les pertes que nous savons. C’est l’Ukraine qui reprend du terrain, – des reconquêtes infimes, pourtant, – qui, en elles-mêmes, sont tout sauf décisives. Mais voilà, jour après jour, ça continue, – ce qu’on appelle « l’attrition » (un mot que j’ai découvert il y a quatre ans). Epuiser l’autre en essayant de s’épuiser un peu moins.

    Patience, patience… Tous les jours, depuis plus de quatre ans, essayer de le dire, tout ça, – de dire ce qui ne peut pas se renouveler, parce que c’est toujours pareil. Pareil et pas pareil, pourtant, comme les jours qui passent. Et, dans le fracas des jours, tenter d’apercevoir le bourgeon, – à défaut du fruit mûr.

    2/2

    #Ukraine #Russie #AndreMarkowicz

  4. Le dernier texte d’André Markowicz, sur son Facebook, sur la « guerre d’attrition » en Ukraine, pourrait être qualifié par l’oxymore « optimisme sombre ». Le voici, parce qu’il m’a été demandé gentiment… @cyclotopie

    Patience….

    Science avec patience, disait qui nous savons, le supplice est sûr. Patience, patience (disait l’autre, lui, avec diérèse), patience dans l’azur… chaque atome de silence est la chance d’un fruit mûr…, – et pas même la patience mais la nécessité où nous sommes de résister au temps, – à ce temps long d’une guerre à laquelle la plupart de nos concitoyens ne font plus attention, puisqu’il y en a tellement d’autres (et je ne parle pas de toutes celles qui ont ravagé, qui ravagent et qui ravageront l’Afrique), non, la guerre d’Ukraine – que pourrai-je dire de nouveau, après plus de quatre ans et alors que le journal ouvert d’un écrivain-traducteur que je tiens sur Facebook est devenu, volens nolens, une espèce de chronique du siècle, une chronique dont je ne sais pas quoi pour qu’elle ne reste pas sur cet espace ouvert à tous les vents et toutes les publicités qu’est le royaume de Zuckerberg. – Sujet à part et sujet, donc, pour plus tard… Mais oui, continuer encore, puisque ça continue et que ça continuera.

    L’impression que les choses bougent. – Les attaques ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières ont, visiblement, à elles seules, privé la Russie du cadeau que lui faisait Trump avec sa guerre contre l’Iran. Oui, le monde s’est encore enfoncé d’un cran, de deux ou trois crans, dans la crise, mais la Russie n’a jusqu’à présent tiré aucun profit de l’augmentation des prix du pétrole. Parce que les raffineries sont attaquées avec une précision et une violence toujours accrues. – Le port pétrolier de Tuapsé, dans le nord-Caucase, continue de brûler, – la ville est engluée dans une fumée noire, les gens voient tomber une pluie de gouttelettes noires, les autorités continuent de faire comme s’il ne se passait rien : là, tout récemment, c’était la plantation d’une allée d’arbustes pour marquer le souci écologique de la municipalité… ce qui donne les photos grotesques que vous voyez – on plante un arbuste, en présence de tout le conseil municipal, et, derrière, il y a cette fumée monstrueuse. Ces photos, dirait-on, sont celles d’une Russie redevenue soviétique, quand il ne se passait jamais rien, même pendant les premiers jours de Tchernobyl. – Les ports brûlent. – Ça ne veut pas dire que la Russie ne gagnera plus d’argent avec son pétrole, – les analyses de Hana Gauer le rappellent avec une acuité remarquable (cliquez sur son dernier article) – mais ça veut dire que l’Ukraine est toujours plus capable de frapper la Russie, et que ses attaques ne faiblissent pas, bien au contraire. – Les frappes contre les infrastructures d’un côté, – de l’autre, sur le front et autour du front (le front, avec les drones, est aujourd’hui une notion très floue), – les drones ukrainiens détruisent le matériel russe (au point que les centaines de millions de dollars gagnés par le pétrole s’effacent, ou du moins diminuent drastiquement, devant le coût de la destruction du matériel militaire), et, surtout, les hommes de troupe, – les soldats pris un à un. Et cela aussi, c’est l’image de la résistance ukrainienne : oui, l’Ukraine s’acharne, jour après jour, sur les hommes de troupe, pour deux raisons. D’abord, pour compenser, de jour en jour, l’afflux de nouvelles recrues : aujourd’hui, la Russie n’arrive plus à recruter – les volontaires n’arrivent plus en nombre suffisant pour compenser les pertes, et, mathématiquement, ce sont les effectifs globaux de l’armée russe qui s’étiolent… L’autre raison, plus importante encore, est d’ordre psychologique : les hommes sous uniforme russe savent que porter cet uniforme les condamne à mort, et que les drones, de plus en plus précis, ne leur laissent aucune cachette, aucun abri – ils entrent dans les trous, dans les abris, sous les ruines sous lesquelles les hommes tentent de se cacher, ils savent (parce qu’il réagissent à la chaleur du corps) distinguer un soldat allongé déjà mort et un soldat allongé par terre et qui fait semblant, – les envahisseurs n’ont pas un instant de répit. – Les Russes aussi, bien sûr, utilisent les drones, mais tout ce que je lis et que je vois des experts militaires confirme l’évidence : ce sont les Ukrainiens qui, sur ce terrain-là, dominent, et qui ne cessent de s’améliorer (quel mot… ).

    1/2

    #Ukraine #Russie #AndreMarkowicz

  5. André Markowicz, 29 novembre 2025

    Je partage encore un morceau d’un billet de Markowicz sur l’Ukraine, parce qu’il décrit là une réalité que je ne soupçonnais pas, ou pas à ce point, et je crois que beaucoup n’en ont pas idée. « Tous les territoires conquis sont des déserts, et des déserts de ruines. (…) Pas d’industries, pas de vie, pas de gens. Rien. » Markowicz est bien informé. Je crois qu’il n’exagère pas tellement.

    Ruines et loisirs futurs

    Une autre vidéo de Denis Kazanskiy m’apprend, par la bouche même de Denis Pouchiline, mafieux qui dirige, sous les ordres de Poutine, le Donbass occupé que, finalement, non, il n’y aura pas de reconstruction, une fois la guerre finie, pour la plupart des villes et des villages détruits – détruits et laissés à l’abandon depuis leur destruction.

    Il n’y aura pas de reconstruction parce qu’il n’y a pas de raison de reconstruire, explique-t-il, – dès lors que les ressources économiques, les mines, sont détruites elles aussi. – Je pense à ces pays, à ces terres de sang, selon la terrible expression de Timothy Snyder, qui ont connu toutes les guerres, – et l’industrialisation forcée de Staline, et le Holodomor, et les nazis, et la vie soviétique, toute centrée autour de l’exploitation du charbon, qui n’a, aujourd’hui, et dans le monde entier, aucun avenir. Mais voilà, alors que dans la plupart des pays, avec des crises terribles, des traumatismes incalculables, on propose, tant bien que mal (et toujours plutôt mal que bien) des solutions de reconversion aux gens qui vivent là, dans le Donbass, il n’y a pas de politique de reconversion, parce qu’il n’y a pas de gens. Il n’y a plus personne (il reste, d’après ce que je comprends, dans les territoires occupés depuis mars-avril 2022, quelque chose comme 5 % de la population initiale, au maximum, – et, pour la plupart, ce sont des vieux, – des gens qui ne voulaient pas, et ne pouvaient pas partir, des gens, comme je l’ai dit il y a quelques jours, qui dépendent d’une « aide alimentaire » russe qui, le plus souvent, ne vient pas, et qui meurent très vite). C’est-à-dire que tous les territoires conquis sont des déserts, et des déserts de ruines. Des ruines industrielles, des ruines urbaines, des villages ruinés, des paysages ravagés, des terres incultivables à cause de la quantité de mines, de produits chimiques, sur des milliers de kilomètres carrés. La misère soviétique a été remplacée par la misère amenée par la Russie mafieuse de Poutine. – Et c’est le même schéma dans toutes les lieux où il y avait une vie. D’une société en lutte pour sa survie, et commençant à chercher d’autres moyens de développement que les industries polluantes et non-rentables, on est passé à tout simplement rien. Pas d’industries, pas de vie, pas de gens. Rien. – Et cela, au nom de la libération des habitants de l’oppression, n’est-ce pas, banderiste. – La chose sidérante (voilà presque quatre ans que je suis sidéré de jour en jour) est que ces terres sont aujourd’hui, du point de vue même de la Russie (évidemment non reconnu par qui que ce soit, si ce n’est Trump – lequel ne demande qu’à le faire) des parties intégrantes de la Fédération russe, c’est-à-dire qu’il est dit officiellement, par les instances les plus hautes de l’État, – en l’occurrence par le représentant direct de Poutine sur place, Denis Pouchiline, – que la Russie ne s’est agrandie territorialement que de ruines et de terres devenues impropres à la vie (y compris à la vie animale – on ne parle pas du désastre écologique pour la vie sauvage dans les forêts détruites ou ravagées par la guerre), et que, la reconstruction n’est pas, comme il dit, « économiquement raisonnable », c’est-à-dire que la Russie gardera ces territoires comme des espaces vides, des zones tampons, en quelque sorte – sur des dizaines de kilomètres de profondeur. Je le rappelle, au moment où j’écris, il n’existe, dans tous ces territoires, qu’un seul et unique programme de reconstruction, – à Marioupol,– et ce programme implique un changement de population : les survivants du siège se trouvent dépossédés de tout droit de compensation pour leurs logements détruits, et, réduits à la misère, privés, pour la plupart de travail (parce qu’il n’y en a plus, tout simplement), se voient proposer d’acheter de nouveaux appartements au prix du marché – des prix qui se sont envolés et qui ne sont à la portée que de nouveaux venus. Rien n’est reconstruit à Sévérononetsk, à Lissitchansk, depuis deux ans – on n’a juste pas changé une fenêtre des immeubles qui tiennent encore, et toutes les autres villes, Avdéïevka, Bakhmout, Ougledar, j’en passe, toutes sont détruites au point qu’il n’y a juste plus un immeuble habitable (qui ne risque pas de s’effondrer de lui-même).

    La suite sur le Facebook d’André Markowicz.

    #AndréMarkowicz #Ukraine

  6. André Markowicz, 25 novembre 2025

    Capitulations

    Une sensation de honte, qui ne fait que grandir, de jour en jour, de mois en mois, quelque chose qui vous ronge sans qu’on s’en rende même compte, mais qui est là, tout le temps, – qui devient comme l’air qu’on respire, finalement, c’est ça, la sensation que j’ai depuis je peux dire quand, – depuis avril 2022, quand j’ai compris que les démocraties occidentales, qui étaient attaquées par Poutine préféraient que Poutine ne perde pas la guerre d’agression totale qu’il avait engagée le 24 février, – depuis que les chefs d’État de l’UE avaient dit « craindre l’escalade » et qu’il ne fallait pas « humilier la Russie », – comme si c’était une défaite de Poutine qui pouvait humilier la Russie et non pas l’état présent de la Russie, ce pays de misère et de terreur toujours croissantes, et comme si l’Ukraine était une variante ajustable, une circonstance, dirons-nous, malheureuse mais pas vitale de notre vie à tous. Cette honte, elle est devenue noire – mais vraiment noire, dure, une présence constante, sans pitié, sans rien qui puisse la tempérer –, après septembre 2022, quand les victoires militaires de l’Ukraine, libérant des territoires dévastés et terrorisés par six mois d’occupation russe, ont été suivies d’un enlisement dû à l’arrêt des fournitures militaires au moment où elles étaient le plus indispensables.

    La suite sur le Facebook d’André Markowicz.

    #AndréMarkowicz #Ukraine

  7. #Ukraine – André Markowicz, lien est extraits.

    facebook.com/andre.markowicz/p

    La paix de Poutine

    Ce qui se passe est sans exemple dans l’histoire récente : nous avons affaire à un plan de dépeçage conjoint entre l’agresseur et celui qui était censé fournir l’aide principale à l’agressé.

    (…) Nous nous trouvons, c’est absolument terrifiant à dire, exactement dans la situation de Münich : nous devons tout céder et nous devons faire confiance à l’agresseur quand il promet qu’il veut la paix – et que, même dans ces conditions, concrètement, il ne donne aucune garantie.

    (…) L’angoisse est montée d’un cran. Voire de deux ou de trois.

    1/2

    #AndréMarkowicz

  8. Celles et ceux qui me suivent verront que je recopie assez souvent en intégralité (ou parfois partiellement) des posts Facebook d’ #AndreMarkowicz. Et souvent j’ai besoin de deux posts à la suite pour ça, puisqu’un unique billet de Markowicz dépasse largement 5 000 caractères, taille max d’un post sur bdx. Plusieurs raisons à ces copies.

    1. La singularité des positions de Markowicz. Il est certainement radical, plus que beaucoup. Il dit les choses qu’on finirait par oublier ou atténuer, parce qu’on s’insensibilise en partie. Pas lui. Et il restitue ce qui arrive dans une perspective humaniste – excusez les grand mots. Enfin, il nous réveille quoi. Ce n’est certainement pas un gourou, mais sa parole est précieuse.

    2. Markowicz est bien informé. Il consulte avec acharnement de nombreuses sources ukrainiennes et russes. Il doit être parmi les mieux informés, je crois. Et il partage des informations filtrées par son analyse critique, il articule ces infos avec son analyse. Il fait ça bien : l’info ne disparaît pas derrière l’analyse.

    3. Vous êtes nombreux à avoir supprimé votre compte Facebook, ce que je comprends très bien. J’ai supprimé mes compte Twitter et Insta, mais j’ai gardé un Facebook. C’est un compte sous pseudo, sans aucune autre activité que te consulter les comptes qui m’intéressent : pas d’activité, pas d’amis, pas de publication, pas de like. Avant, je publiais seulement un lien. Je poste encore le lien, mais le texte aussi, désormais, puisqu’on le trouve seulement sur Facebook.

  9. Les statistiques effacées, suite
    par André Markowicz, sur son Facebook, 2/2

    Les statistiques, aujourd’hui, l’État russe a décidé, en général, d’en effacer tout ce qui, pour une raison ou pour une autre, serait considéré comme dérangeant. – Ainsi, – c’est tout récent, – les spécialistes ont-ils découvert que les statistiques de la natalité dans l’ensemble du pays étaient-elles aujourd’hui classées secrètes. Elles sont, de fait, catastrophiques : la population du pays décroît, et décroît à une vitesse toujours plus grande, malgré les incitations du pouvoir à faire des enfants, – incitations qui sont de l’ordre du discours, et du discours seulement : le rôle des femmes, dit Poutine lui-même, est de faire au minimum quatre enfants… De la même façon, mais plus étrangement, ce sont les statistiques de la mortalité qui sont rendues secrètes, – et là, pas partout, mais dans certaines régions. Des experts indépendants ont essayé de comprendre, et sont arrivés à la conclusion que la mortalité – de la population entière, pas seulement des combattants – avait augmenté, dans certaines régions qui comptaient le plus d’engagés volontaires, d’environ 30 %, et que ces morts s’expliquaient aussi par une autre raison que les « morts au combat ». Il y avait, certes, une recrudescence de meurtres et d’accidents liés au retour d’homme mentalement dérangés par ce qu’ils ont vu en Ukraine, et encore plus alcooliques qu’avant, – et la question de la réintégration des combattants à la société civile est la plus sérieuse, la plus urgente, d’autant qu’il est impossible de récupérer les milliers et les milliers d’armes ramenées du front – et qu’il n’y a pas, le plus souvent, de travail. Pourtant, la raison principale est encore bien plus grave : dans les provinces, le système de soins est exsangue. Les gens, tout simplement, ne peuvent plus être soignés dans les hôpitaux, parce qu’il y a un effondrement de toute l’économie russe non liée à la guerre.

    L’essentiel est là : le pouvoir ne rend pas seulement secrètes les statistiques de la mortalité de la population, mais aussi l’utilisation d’un tiers de son budget. Nous savons que c’est 40 % du PIB qui est dirigé vers la guerre et la « sécurité intérieure » (la sécurité intérieure recevant davantage que l’armée). De cela, j’ai déjà souvent parlé. Cela signifie deux choses : d’abord, rien d’autre n’existe en Russie que l’effort de guerre, et toute la société est aujourd’hui dirigée uniquement vers la guerre – au point, par exemple, que, parmi les statistiques non secrètes, nous savons que le budget de l’éducation nationale est en baisse de 10 %. Le pays ne peut pas exister sans la guerre : la croissance, officiellement, est de 1,5 % – mais ces 1,5 % sont liés à des productions d’armement, et rien d’autre.

    Cela signifie qu’aujourd’hui, pour le régime de Poutine, la guerre est une question de vie ou de mort. Il ne peut pas y avoir de paix, sans quoi c’est toute l’économie qui s’effondrerait, – et les gens verraient l’état réel des infrastructures de santé, de transport, d’éducation, etc. La Russie est aujourd’hui, objectivement parlant, un pays en ruine – des ruines qui, sans la guerre, feraient s’effondrer le pays en même pas quelques mois. Il ne peut donc pas y avoir de paix durable aujourd’hui en Ukraine et, plus largement, en Europe, puisque, les officiels russes le disent eux-mêmes, – et ils le disent depuis 2022 – l’Ukraine n’est qu’une étape de la « reconquête ».

    Ce que l’Ukraine essaie de faire, avec sa résistance acharnée, mètre après mètre, c’est tenir assez longtemps pour que le régime de Poutine soit rattrapé, de l’intérieur, par son effondrement, – et donc, le seul espoir réel du Kremlin, ce n’est pas son armée – une armée qui n’est capable que de faire tuer 10 000 de ses hommes pour conquérir un kilomètre (et combien de combattants ukrainiens, et combien de civils ?…) –, c’est Trump.

    Nous verrons bien. Mais une chose est claire : la guerre, militaire, en Europe, si Poutine arrive à s’en sortir, elle est absolument inévitable. Poutine n’a aucune autre issue que la fuite en avant.

    2/2

    #AndreMarkowicz #Ukraine #Russie

  10. Les statistiques effacées
    par André Markowicz, sur son Facebook, 1/2

    L’armée russe avance. On avait eu l’impression, cet hiver, que l’avancée, centaines de mètres par centaines de mètres, avait cessé sur tout le front. Avec le printemps, cette avancée a repris, – aussi lente, mais, semble-t-il, aussi inexorable. Je ne vais pas faire la liste des villages occupés aujourd’hui, c’est-à-dire rayés de la carte (puisque toute localité dans laquelle entre l’armée russe est, par le fait, transformée en quelques amas de ruines), mais les Ukrainiens disent eux-mêmes que, sur nombre de positions au sud de Pokrovsk, la situation est « très difficile ». S’ils le disent, c’est que, vraiment, ce doit être un enfer. Et on peut donc avoir la sensation que c’est la Russie qui a l’initiative.

    La vérité est que les propagandistes russes liés à l’armée expliquent qu’en fait, les choses sont beaucoup plus complexes et que, gràce à Denis Kazanskiy, dont je suis régulièrement la chaîne sur youtube (une chaîne dans laquelle ce journaliste originaire de Donetsk se contente de citer les chaînes russes), eh bien, nous savons d’abord que les avancées se paient, selon les propagandistes eux-mêmes, à « un prix monstrueux ». Ce prix, nous le connaissons : les Russes perdent, en moyenne, quelque chose comme 1 200 hommes par jour mis hors de combat – hors de combat signifiant tués et blessés assez grièvement pour ne pas être susceptibles d’être renvoyés au front (parce que les blessés légers, non comptés, sont renvoyés, eux, se faire tuer – et, quasiment toujours, avant que leurs blessures ne soient guéries). 1 200, c’est le chiffre reconnu par toutes les instances internationales – et les Ukrainiens eux-mêmes. Ce que je découvre, grâce à Denis Kazanzskiy, c’est que ce chiffre est sous-évalué pour une raison étrange : c’est qu’il y a une grande quantité (non quantifiée par définition) de gens qui se font tuer sans être comptés, et qui ne sont pas comptés parce qu’ils ne sont pas enregistrés comme combattants.

    Comment la chose est-elle possible ? Ils sont comptés comme engagés, évidemment. Et donc, à ce titre, ils reçoivent un salaire – assez important, ou important au point que ce salaire décide de leur vie : c’est pour ce salaire qu’ils s’engagent. Ils arrivent sur le terrain d’entraînement, ils y restent quelques jours, et sont tout de suite envoyés sur le front. Mais sans leurs papiers d’identité, et sans leur carte de crédit (parce que le salaire est versé, sur une carte, sur un compte spécial – pas, bien sûr, en liquide). Ces hommes, non préparés, ont une espérance de vie d’un, maximum, deux « assauts de viande ». C’est-à-dire qu’ils arrivent, et qu’ils deviennent, comme on dit dans leur jargon militaire, « des deux-centièmes » – ils se font tuer. Ils se font tuer en vrai, sauf que, pour leurs officiers, ils ne sont pas morts. D’abord, pendant un certain temps (généralement le temps d’un versement), leur mort n’est pas annoncée – et donc, l’argent arrive sur la carte, – pour être détourné vers le compte de l’officier. Et puis, on les décrète « portés disparus », ce qui fait qu’ils ne sont pas morts, et que, peut-être déserteurs, les versements s’arrêtent, y compris pour les familles (les familles n’héritent de rien, puisque le mort est supposé disparu, donc vivant). Ce système, généralisé sur le front, est l’une des sources d’enrichissement des officiers – officiers dont je dis qu’ils sont sur le front, mais qu’on voit le plus souvent, expliquent les propagandistes russes, dans les restaurants de Donetsk. Le plus incroyable est le sourire du type qui raconte ça : oui, dit-il, c’est comme ça que ça se passe, – et il rigole. Ou alors, ajoute son compère, aussi hilare, tout simplement, les engagés arrivent, et on « oublie » de les inscrire comme combattants attachés à tel ou tel régiment, et donc, on peut les « utiliser », mais ils n’existent pas et n’alourdissent pas les statistiques.

    1/2

    #AndreMarkowicz #Ukraine #Russie

  11. André Markowicz sur Israël, extrait de son post Facebook.

    Pourquoi, même aujourd’hui, aucun État ne parle-t-il de sanctions contre Israel, pourquoi personne ne parle-t-il de boycott ? – Parce qu’il s’agit d’Israel. Et qu’Israel n’a qu’une seule et unique défense. Pas son armée, non. Je le dis et je le redis : la seule défense d’Israel, c’est Yad Vashem.

    La faillite morale d’Israel, elle tient, pour moi, dans l’instrumentalisation de la mémoire de ce que nous appelons aujourd’hui Shoah (un mot que je me refuse à employer, justement pour cette raison, qu’il est hébreu). Comme si cette tragédie – oui, une des plus grandes tragédies de l’histoire de l’humanité – donnait des droits quelconques à un État. Le génocide hitlérien ne donne aucun droit. Le génocide, quel qu’il soit, ne donne aucun droit. Le crime contre l’humanité ne donne aucun droit. – Ils ne donnent que des devoirs, – et encore, pas à l’humanité en général, et pas même à un pays, mais à des individus, à chacun d’entre nous, s’il le choisit. La mémoire, fondamentale, – cette mémoire qui nous définit en tant qu’espèce, – elle ne concerne pas d’abord les morts mais les vivants. – Elle nous concerne, nous. Les morts, c’est nous qui les faisons exister.

    Le moment est venu de dire que la politique d’Israel, telle qu’elle se déroule sous nos yeux (non, pas sous nos yeux, parce que, pour la plupart d’entre nous, nous ne la voyons pas, nous sommes ici, bien à l’abri de cette politique), est une politique de criminels, – et que le fait qu’elle soit menée par des Juifs ne change rien à la chose. Cette politique est criminelle, et le fait que le Hamas soit criminel n’y change rien non plus, au contraire, – parce que le propre de la démocratie est de ne pas répondre à l’agression avec les méthodes de l’agresseur.

    Et puis, il est insupportable de mélanger, a priori, les critiques du sionisme, voire le rejet du sionisme (lequel est un nationalisme, qui fonctionne, je le répète, exactement comme tous les autres nationalismes du monde, sans aucune exception que je connaisse) – l’antisionisme et l’antisémitisme.

    L’antisémitisme consiste à penser que les Juifs sont spéciaux, qu’ils ont quelque chose de particulier. Mais justement, les Juifs sont des humains comme les autres humains, ils n’ont rien de supérieur, ils n’ont rien d’inférieur, pas plus qu’aucun peuple sur terre – à supposer qu’aujourd’hui ils forment un peuple, ce dont je doute, puisque la religion n’est plus là pour les tenir ensemble, ou que, du moins, elle peut ne pas être là. Le propre du génocide hitlérien est qu’il a tué tout le monde, – les bons et les méchants, les justes et les voleurs, les vieillards et les enfants, pour la seule raison que ces justes et ces voleurs ils étaient nés, – pas parce qu’ils étaient des justes ou des voleurs. Il y avait parmi les 6 millions de personnes massacrées pendant la guerre la même proportion de salopards que dans n’importe quelle autre catégorie de la population, – et ça n’avait pas la moindre importance, ce qu’ils étaient. L’important est qu’ils devaient mourir parce qu’ils étaient nés, et supposés différents des autres humains.

    Israel doit être un pays normal. – La politique d’Israel, pas seulement pour l’utilisation de la famine et le nettoyage ethnique, est criminelle, elle est, profondément, radicalement injuste. Elle doit être combattue. Et c’est cela, la meilleure réponse à l’antisémitisme qui se développe dans le monde.

    L’antisémitisme commence là. Dans le fait de considérer que l’État d’Israel n’est pas un pays comme les autres. Et la faillite morale de nos gouvernements tient en cela, dans le refus de sanctions massives contre israel, en dehors de condamnations verbales. Contre Israel tant que le pays sera gouverné par cette clique d’assassins. La faillite morale est dans le refus du boycott économique. Alors que ce boycott est nécessaire. Et, ce boycott, comme dans le cas de la Russie, doit être aussi culturel : non pas contre tous les israéliens en général, mais contre ceux qui ne condamnent pas la politique actuelle et qui, donc, se rendent complices d’un crime contre l’humanité. Exactement comme pour les artistes russes qui ne condamnent pas l’agression contre l’Ukraine – sachant que, Dieu est grand, pour l’instant, on peut encore s’exprimer contre Netanyahou en Israel, pour peu qu’on soit un citoyen israélien, sans craindre la prison.

    Il n’est jamais trop tard pour le dire. Assez.

    #AndreMarkowicz #Israel

  12. Un #VendrediLecture en #Poésie et #Photographie bretonnes. La saison 2023 des #ÉditionsMesures débute avec le premier des 5 ouvrages de l'année à venir. #FrançoiseMorvan à la plume, #YvonneKerdudo à l'objectif. Formidable livre à découvrir en douceur pour une saison s'annonçant grandiose ⤵️
    #AndréMarkowicz
    #Abonnement
    #Littérature2023
    #ÉditionsIndépendantes
    #Bretagne

  13. [CHRONIQUE CHALLENGE "LES CLASSIQUES C'EST FANTASTIQUE"]

    2e round pour le défi du mois consacré aux Nom-prénom dans le titre d'un ouvrage, avec ce roman inachevé de #Dostoïevski (ici traduit par #AndréMarkowicz) qui aurait dû être son chef d'œuvre. C'était sans compter sur un certain évènement de 1849... ⤵️
    #LesClassiquesCestFantastique
    #LitteratureRusse

    deslivresrances.blogspot.com/2