#markowicz — Public Fediverse posts
Live and recent posts from across the Fediverse tagged #markowicz, aggregated by home.social.
-
Russie : le chaos monte, par André Markowicz, (suite)
Quel est le but ? – Il est, au moins, double. D’abord, à l’intérieur, de provoquer le chaos. Comment les autorités peuvent-elles réagir, sachant que le retrait de Crimée par la Russie – qui est, clairement, le but ultime, – est, dans l’état actuel des choses, in-envisageable, dès lors qu’il signerait le désastre de Poutine. La Russie ne partira de Crimée – le plus tôt sera le mieux – qu’une fois que le dictateur aura été éliminé. Pourtant, d’ores et déjà, on sent un grand vent de panique chez les Russes qui se sont installés en Crimée depuis 2014, et, oui, ce blocus, obtenu avec des drones (pas avec des centaines de milliers de soldats et des milliers de pièces d’artillerie, pas avec des engins de siège comme jadis), change la situation du tout au tout.
Mais la Crimée n’est pas le seul objectif : en fait, l’Ukraine contrôle aujourd’hui avec ses drones l’ensemble des voies de communication de son territoire occupé, et c’est dans l’ensemble des régions de Lougansk et de Donetsk que cette situation est amenée à se produire. D’ores et déjà, il est quasiment impossible (disons, très très difficile) de se procurer de l’essence (et ce à des prix pharaoniques – alors que la Russie est censée exporter le pétrole et que le prix de l’essence à la pompe a toujours été très bas. Autant l’armée russe s’obstine a conquérir des territoires (en n’avançant, centaines de mètres par centaines de mètres, au prix humain que nous savons – plus de mille hommes par jour – que du côté de Konstantinovka), autant les Ukrainiens, tout en contenant, au prix de pertes terribles, pour eux aussi, tous les assauts, ont transformé la notion de front et d’arrière. Pour les soldats russes, il est plus dangereux de se trouver à l’arrière (et cette notion s’étend aujourd’hui sur plus de cent kilomètres), et les routes logistiques sont sous le feu des drones.
Le but est plus large encore. J’apprends – par des blogueurs ukrainiens – que des rumeurs font état de grandes dissensions entre l’état-major de l’armée russe et les autorités suprêmes. Poutine a ordonné de détourner une partie du pétrole destinée au front vers Moscou, parce que l’essentiel est là. La pénurie de pétrole (avec tout ce qui s’ensuit) s’est installée dans quasiment l’ensemble du pays, et surtout à Moscou même (surtout après le bombardement de la raffinerie de Kapotnia). Et que c’est à Moscou même – ville vitrine – que la panique commence à s’installer, et qui dit panique dit chaos. Ce qui monte en ce moment, ce n’est pas du tout, mais pas du tout, une rage patriotique devant « la patrie en danger », non. C’est une espèce de rage différente : la colère, à la fois stupéfaite et de moins en moins résignée, devant une réalité qui, brusquement, jaillit à la figure de chacun. Oui, la Russie est en guerre, et oui, cette guerre concerne aujourd’hui tout le monde. Et non, la Russie, cette guerre, elle n’est pas en train de la gagner. Au contraire : de jour en jour, littéralement (pas de semaine en semaine), on voit l’effondrement de l’économie. On voit aujourd’hui dans les capitales, à Moscou même, tous les acquis de la vie quotidienne disparaître les uns après les autres, à cause des drones ukrainiens et à cause des restrictions imposées par les autorités russes (la disparition, aujourd’hui quasi complète, de tout internet indépendant n’est qu’un aspect des choses).
Le chaos monte, très vite. Comment Poutine le gèrera-t-il, ce chaos ?...
Pour l’instant, officiellement, il l’ignore. Il ne pourra plus l’ignorer longtemps.
2/2
-
Russie : le chaos monte, par André Markowicz, (suite)
Quel est le but ? – Il est, au moins, double. D’abord, à l’intérieur, de provoquer le chaos. Comment les autorités peuvent-elles réagir, sachant que le retrait de Crimée par la Russie – qui est, clairement, le but ultime, – est, dans l’état actuel des choses, in-envisageable, dès lors qu’il signerait le désastre de Poutine. La Russie ne partira de Crimée – le plus tôt sera le mieux – qu’une fois que le dictateur aura été éliminé. Pourtant, d’ores et déjà, on sent un grand vent de panique chez les Russes qui se sont installés en Crimée depuis 2014, et, oui, ce blocus, obtenu avec des drones (pas avec des centaines de milliers de soldats et des milliers de pièces d’artillerie, pas avec des engins de siège comme jadis), change la situation du tout au tout.
Mais la Crimée n’est pas le seul objectif : en fait, l’Ukraine contrôle aujourd’hui avec ses drones l’ensemble des voies de communication de son territoire occupé, et c’est dans l’ensemble des régions de Lougansk et de Donetsk que cette situation est amenée à se produire. D’ores et déjà, il est quasiment impossible (disons, très très difficile) de se procurer de l’essence (et ce à des prix pharaoniques – alors que la Russie est censée exporter le pétrole et que le prix de l’essence à la pompe a toujours été très bas. Autant l’armée russe s’obstine a conquérir des territoires (en n’avançant, centaines de mètres par centaines de mètres, au prix humain que nous savons – plus de mille hommes par jour – que du côté de Konstantinovka), autant les Ukrainiens, tout en contenant, au prix de pertes terribles, pour eux aussi, tous les assauts, ont transformé la notion de front et d’arrière. Pour les soldats russes, il est plus dangereux de se trouver à l’arrière (et cette notion s’étend aujourd’hui sur plus de cent kilomètres), et les routes logistiques sont sous le feu des drones.
Le but est plus large encore. J’apprends – par des blogueurs ukrainiens – que des rumeurs font état de grandes dissensions entre l’état-major de l’armée russe et les autorités suprêmes. Poutine a ordonné de détourner une partie du pétrole destinée au front vers Moscou, parce que l’essentiel est là. La pénurie de pétrole (avec tout ce qui s’ensuit) s’est installée dans quasiment l’ensemble du pays, et surtout à Moscou même (surtout après le bombardement de la raffinerie de Kapotnia). Et que c’est à Moscou même – ville vitrine – que la panique commence à s’installer, et qui dit panique dit chaos. Ce qui monte en ce moment, ce n’est pas du tout, mais pas du tout, une rage patriotique devant « la patrie en danger », non. C’est une espèce de rage différente : la colère, à la fois stupéfaite et de moins en moins résignée, devant une réalité qui, brusquement, jaillit à la figure de chacun. Oui, la Russie est en guerre, et oui, cette guerre concerne aujourd’hui tout le monde. Et non, la Russie, cette guerre, elle n’est pas en train de la gagner. Au contraire : de jour en jour, littéralement (pas de semaine en semaine), on voit l’effondrement de l’économie. On voit aujourd’hui dans les capitales, à Moscou même, tous les acquis de la vie quotidienne disparaître les uns après les autres, à cause des drones ukrainiens et à cause des restrictions imposées par les autorités russes (la disparition, aujourd’hui quasi complète, de tout internet indépendant n’est qu’un aspect des choses).
Le chaos monte, très vite. Comment Poutine le gèrera-t-il, ce chaos ?...
Pour l’instant, officiellement, il l’ignore. Il ne pourra plus l’ignorer longtemps.
2/2
-
Russie : le chaos monte, par André Markowicz, (suite)
Quel est le but ? – Il est, au moins, double. D’abord, à l’intérieur, de provoquer le chaos. Comment les autorités peuvent-elles réagir, sachant que le retrait de Crimée par la Russie – qui est, clairement, le but ultime, – est, dans l’état actuel des choses, in-envisageable, dès lors qu’il signerait le désastre de Poutine. La Russie ne partira de Crimée – le plus tôt sera le mieux – qu’une fois que le dictateur aura été éliminé. Pourtant, d’ores et déjà, on sent un grand vent de panique chez les Russes qui se sont installés en Crimée depuis 2014, et, oui, ce blocus, obtenu avec des drones (pas avec des centaines de milliers de soldats et des milliers de pièces d’artillerie, pas avec des engins de siège comme jadis), change la situation du tout au tout.
Mais la Crimée n’est pas le seul objectif : en fait, l’Ukraine contrôle aujourd’hui avec ses drones l’ensemble des voies de communication de son territoire occupé, et c’est dans l’ensemble des régions de Lougansk et de Donetsk que cette situation est amenée à se produire. D’ores et déjà, il est quasiment impossible (disons, très très difficile) de se procurer de l’essence (et ce à des prix pharaoniques – alors que la Russie est censée exporter le pétrole et que le prix de l’essence à la pompe a toujours été très bas. Autant l’armée russe s’obstine a conquérir des territoires (en n’avançant, centaines de mètres par centaines de mètres, au prix humain que nous savons – plus de mille hommes par jour – que du côté de Konstantinovka), autant les Ukrainiens, tout en contenant, au prix de pertes terribles, pour eux aussi, tous les assauts, ont transformé la notion de front et d’arrière. Pour les soldats russes, il est plus dangereux de se trouver à l’arrière (et cette notion s’étend aujourd’hui sur plus de cent kilomètres), et les routes logistiques sont sous le feu des drones.
Le but est plus large encore. J’apprends – par des blogueurs ukrainiens – que des rumeurs font état de grandes dissensions entre l’état-major de l’armée russe et les autorités suprêmes. Poutine a ordonné de détourner une partie du pétrole destinée au front vers Moscou, parce que l’essentiel est là. La pénurie de pétrole (avec tout ce qui s’ensuit) s’est installée dans quasiment l’ensemble du pays, et surtout à Moscou même (surtout après le bombardement de la raffinerie de Kapotnia). Et que c’est à Moscou même – ville vitrine – que la panique commence à s’installer, et qui dit panique dit chaos. Ce qui monte en ce moment, ce n’est pas du tout, mais pas du tout, une rage patriotique devant « la patrie en danger », non. C’est une espèce de rage différente : la colère, à la fois stupéfaite et de moins en moins résignée, devant une réalité qui, brusquement, jaillit à la figure de chacun. Oui, la Russie est en guerre, et oui, cette guerre concerne aujourd’hui tout le monde. Et non, la Russie, cette guerre, elle n’est pas en train de la gagner. Au contraire : de jour en jour, littéralement (pas de semaine en semaine), on voit l’effondrement de l’économie. On voit aujourd’hui dans les capitales, à Moscou même, tous les acquis de la vie quotidienne disparaître les uns après les autres, à cause des drones ukrainiens et à cause des restrictions imposées par les autorités russes (la disparition, aujourd’hui quasi complète, de tout internet indépendant n’est qu’un aspect des choses).
Le chaos monte, très vite. Comment Poutine le gèrera-t-il, ce chaos ?...
Pour l’instant, officiellement, il l’ignore. Il ne pourra plus l’ignorer longtemps.
2/2
-
Russie : le chaos monte, par André Markowicz, (suite)
Quel est le but ? – Il est, au moins, double. D’abord, à l’intérieur, de provoquer le chaos. Comment les autorités peuvent-elles réagir, sachant que le retrait de Crimée par la Russie – qui est, clairement, le but ultime, – est, dans l’état actuel des choses, in-envisageable, dès lors qu’il signerait le désastre de Poutine. La Russie ne partira de Crimée – le plus tôt sera le mieux – qu’une fois que le dictateur aura été éliminé. Pourtant, d’ores et déjà, on sent un grand vent de panique chez les Russes qui se sont installés en Crimée depuis 2014, et, oui, ce blocus, obtenu avec des drones (pas avec des centaines de milliers de soldats et des milliers de pièces d’artillerie, pas avec des engins de siège comme jadis), change la situation du tout au tout.
Mais la Crimée n’est pas le seul objectif : en fait, l’Ukraine contrôle aujourd’hui avec ses drones l’ensemble des voies de communication de son territoire occupé, et c’est dans l’ensemble des régions de Lougansk et de Donetsk que cette situation est amenée à se produire. D’ores et déjà, il est quasiment impossible (disons, très très difficile) de se procurer de l’essence (et ce à des prix pharaoniques – alors que la Russie est censée exporter le pétrole et que le prix de l’essence à la pompe a toujours été très bas. Autant l’armée russe s’obstine a conquérir des territoires (en n’avançant, centaines de mètres par centaines de mètres, au prix humain que nous savons – plus de mille hommes par jour – que du côté de Konstantinovka), autant les Ukrainiens, tout en contenant, au prix de pertes terribles, pour eux aussi, tous les assauts, ont transformé la notion de front et d’arrière. Pour les soldats russes, il est plus dangereux de se trouver à l’arrière (et cette notion s’étend aujourd’hui sur plus de cent kilomètres), et les routes logistiques sont sous le feu des drones.
Le but est plus large encore. J’apprends – par des blogueurs ukrainiens – que des rumeurs font état de grandes dissensions entre l’état-major de l’armée russe et les autorités suprêmes. Poutine a ordonné de détourner une partie du pétrole destinée au front vers Moscou, parce que l’essentiel est là. La pénurie de pétrole (avec tout ce qui s’ensuit) s’est installée dans quasiment l’ensemble du pays, et surtout à Moscou même (surtout après le bombardement de la raffinerie de Kapotnia). Et que c’est à Moscou même – ville vitrine – que la panique commence à s’installer, et qui dit panique dit chaos. Ce qui monte en ce moment, ce n’est pas du tout, mais pas du tout, une rage patriotique devant « la patrie en danger », non. C’est une espèce de rage différente : la colère, à la fois stupéfaite et de moins en moins résignée, devant une réalité qui, brusquement, jaillit à la figure de chacun. Oui, la Russie est en guerre, et oui, cette guerre concerne aujourd’hui tout le monde. Et non, la Russie, cette guerre, elle n’est pas en train de la gagner. Au contraire : de jour en jour, littéralement (pas de semaine en semaine), on voit l’effondrement de l’économie. On voit aujourd’hui dans les capitales, à Moscou même, tous les acquis de la vie quotidienne disparaître les uns après les autres, à cause des drones ukrainiens et à cause des restrictions imposées par les autorités russes (la disparition, aujourd’hui quasi complète, de tout internet indépendant n’est qu’un aspect des choses).
Le chaos monte, très vite. Comment Poutine le gèrera-t-il, ce chaos ?...
Pour l’instant, officiellement, il l’ignore. Il ne pourra plus l’ignorer longtemps.
2/2
-
Russie : le chaos monte, par André Markowicz, (suite)
Quel est le but ? – Il est, au moins, double. D’abord, à l’intérieur, de provoquer le chaos. Comment les autorités peuvent-elles réagir, sachant que le retrait de Crimée par la Russie – qui est, clairement, le but ultime, – est, dans l’état actuel des choses, in-envisageable, dès lors qu’il signerait le désastre de Poutine. La Russie ne partira de Crimée – le plus tôt sera le mieux – qu’une fois que le dictateur aura été éliminé. Pourtant, d’ores et déjà, on sent un grand vent de panique chez les Russes qui se sont installés en Crimée depuis 2014, et, oui, ce blocus, obtenu avec des drones (pas avec des centaines de milliers de soldats et des milliers de pièces d’artillerie, pas avec des engins de siège comme jadis), change la situation du tout au tout.
Mais la Crimée n’est pas le seul objectif : en fait, l’Ukraine contrôle aujourd’hui avec ses drones l’ensemble des voies de communication de son territoire occupé, et c’est dans l’ensemble des régions de Lougansk et de Donetsk que cette situation est amenée à se produire. D’ores et déjà, il est quasiment impossible (disons, très très difficile) de se procurer de l’essence (et ce à des prix pharaoniques – alors que la Russie est censée exporter le pétrole et que le prix de l’essence à la pompe a toujours été très bas. Autant l’armée russe s’obstine a conquérir des territoires (en n’avançant, centaines de mètres par centaines de mètres, au prix humain que nous savons – plus de mille hommes par jour – que du côté de Konstantinovka), autant les Ukrainiens, tout en contenant, au prix de pertes terribles, pour eux aussi, tous les assauts, ont transformé la notion de front et d’arrière. Pour les soldats russes, il est plus dangereux de se trouver à l’arrière (et cette notion s’étend aujourd’hui sur plus de cent kilomètres), et les routes logistiques sont sous le feu des drones.
Le but est plus large encore. J’apprends – par des blogueurs ukrainiens – que des rumeurs font état de grandes dissensions entre l’état-major de l’armée russe et les autorités suprêmes. Poutine a ordonné de détourner une partie du pétrole destinée au front vers Moscou, parce que l’essentiel est là. La pénurie de pétrole (avec tout ce qui s’ensuit) s’est installée dans quasiment l’ensemble du pays, et surtout à Moscou même (surtout après le bombardement de la raffinerie de Kapotnia). Et que c’est à Moscou même – ville vitrine – que la panique commence à s’installer, et qui dit panique dit chaos. Ce qui monte en ce moment, ce n’est pas du tout, mais pas du tout, une rage patriotique devant « la patrie en danger », non. C’est une espèce de rage différente : la colère, à la fois stupéfaite et de moins en moins résignée, devant une réalité qui, brusquement, jaillit à la figure de chacun. Oui, la Russie est en guerre, et oui, cette guerre concerne aujourd’hui tout le monde. Et non, la Russie, cette guerre, elle n’est pas en train de la gagner. Au contraire : de jour en jour, littéralement (pas de semaine en semaine), on voit l’effondrement de l’économie. On voit aujourd’hui dans les capitales, à Moscou même, tous les acquis de la vie quotidienne disparaître les uns après les autres, à cause des drones ukrainiens et à cause des restrictions imposées par les autorités russes (la disparition, aujourd’hui quasi complète, de tout internet indépendant n’est qu’un aspect des choses).
Le chaos monte, très vite. Comment Poutine le gèrera-t-il, ce chaos ?...
Pour l’instant, officiellement, il l’ignore. Il ne pourra plus l’ignorer longtemps.
2/2
-
Pour inaugurer mes publis de textes longs sur Eldritch, voici le dernier post d’ André Markowicz sur son Facebook, que certains radicalement anti-Meta rechichent à aller lire sur Facebook…
Les événements s’accélèrent du côté de la Russie. – En Crimée, les autorités, mafieuses (au sens précis du mot) nommées par Poutine dès 2014 ont décrété que la vente d’essence était interdite sur l’ensemble du territoire, c’est-à-dire qu’il n’y a plus d’essence du tout pour les particuliers. Qu’elle ne serait délivrée qu’aux « forces qui veillent à la sécurité », c’est-à-dire, en gros, aux pompiers et à l’armée, et, là encore, c’est une chose surprenante, parce que l’armée est censée avoir ses propres approvisionnements. Le fait est que non, du moins en Crimée.
Ce qui s’est passé, c’est que toutes les routes, – absolument toutes – sont devenues impraticables : tous les ponts qui relient la Crimée au continent (du côté ukrainienà ont été bombardés. Les Russes se sont mis à utiliser des bacs et des ferries : nous avons appris qu’ils n’en avaient, en tout et pour tout, que sept, et cinq de ces ferries sont, aujourd’hui, détruits, – toujours à la suite des attaques de drones, comme ont été détruits tous les lieux de stockage (sur tous les ports). Il existe une seule route, sur le territoire de l’Ukraine occupée, reliant la Russie à la Crimée, mais, donc, le pont a été gravement endommagé, et tout le long de cette route (une voie rapide, à l'origine, en fait, est jonché de carcasses de camions, parce que l’Ukraine la contrôle du début à la fin, par les drones. Les camionneurs l’appellent aujourd’hui, je l’ai appris, « la route de la mort » (et ils n’ont pas tort).
La Crimée est donc devenue une île sous blocus, d’autant que le pont de Kertch, le fleuron de la gloire poutinienne, n’accepte que les voitures privées, là encore à la suite des attaques, au camion piégé, qu’il a subies, et par crainte d’autres attaques, c’est-à-dire qu’il ne sert plus à rien du point de vue énergétique. – Mais les files des voitures qui veulent quitter la Crimée ne font que s’allonger.
❦
La disparition de l’essence a d’ores et déjà des conséquences très claires. La région vit sous couvre-feu. Tout doit être fermé à huit heures du soir, il n’y a pas d’éclairage public pendant la nuit, – je ne vais pas énumérer toutes les mesures prises, mais l’effet est limpide : soudain, en l’espace de, quoi, un ou deux mois, ce qui est arrivé pour l’ensemble de la population de la Crimée, c’est la guerre. Et une guerre dont tout le monde comprend qu’elle sera très très sérieuse.
La question n’est plus aujourd’hui de rigoler sur les touristes russes qui pleurent dans leurs vidéos en disant que leurs vacances sont gâchées (même si le fait que les vacances soient gâchées est très loin d’être anecdotique pour une région dont le tourisme est une part importante des recettes globales). D’ores et déjà, dans toute une série de villes (dont la liste est, bien sûr, destinée à s’étendre), les coupures d’électricité sont officielles : on coupe pendant trois heures pour laisser d’autres villes recharger les batteries. – Cela signifie une interruption des transports publics (et je ne sais pas comment sont équipés les hôpitaux).
Ces conditions vont s’approcher de celles qu’une majorité d’Ukrainiens ont connues après les bombardements sur les centrales électriques, pendant les quatre ans et plus que dure la guerre déclenchée par Poutine. – Donc, oui, la guerre est là : sans les bombardements sur les civils, bien sûr, mais la fiction d’une vie normale a volé en éclats.
1/2
-
Pour inaugurer mes publis de textes longs sur Eldritch, voici le dernier post d’ André Markowicz sur son Facebook, que certains radicalement anti-Meta rechichent à aller lire sur Facebook…
Les événements s’accélèrent du côté de la Russie. – En Crimée, les autorités, mafieuses (au sens précis du mot) nommées par Poutine dès 2014 ont décrété que la vente d’essence était interdite sur l’ensemble du territoire, c’est-à-dire qu’il n’y a plus d’essence du tout pour les particuliers. Qu’elle ne serait délivrée qu’aux « forces qui veillent à la sécurité », c’est-à-dire, en gros, aux pompiers et à l’armée, et, là encore, c’est une chose surprenante, parce que l’armée est censée avoir ses propres approvisionnements. Le fait est que non, du moins en Crimée.
Ce qui s’est passé, c’est que toutes les routes, – absolument toutes – sont devenues impraticables : tous les ponts qui relient la Crimée au continent (du côté ukrainienà ont été bombardés. Les Russes se sont mis à utiliser des bacs et des ferries : nous avons appris qu’ils n’en avaient, en tout et pour tout, que sept, et cinq de ces ferries sont, aujourd’hui, détruits, – toujours à la suite des attaques de drones, comme ont été détruits tous les lieux de stockage (sur tous les ports). Il existe une seule route, sur le territoire de l’Ukraine occupée, reliant la Russie à la Crimée, mais, donc, le pont a été gravement endommagé, et tout le long de cette route (une voie rapide, à l'origine, en fait, est jonché de carcasses de camions, parce que l’Ukraine la contrôle du début à la fin, par les drones. Les camionneurs l’appellent aujourd’hui, je l’ai appris, « la route de la mort » (et ils n’ont pas tort).
La Crimée est donc devenue une île sous blocus, d’autant que le pont de Kertch, le fleuron de la gloire poutinienne, n’accepte que les voitures privées, là encore à la suite des attaques, au camion piégé, qu’il a subies, et par crainte d’autres attaques, c’est-à-dire qu’il ne sert plus à rien du point de vue énergétique. – Mais les files des voitures qui veulent quitter la Crimée ne font que s’allonger.
❦
La disparition de l’essence a d’ores et déjà des conséquences très claires. La région vit sous couvre-feu. Tout doit être fermé à huit heures du soir, il n’y a pas d’éclairage public pendant la nuit, – je ne vais pas énumérer toutes les mesures prises, mais l’effet est limpide : soudain, en l’espace de, quoi, un ou deux mois, ce qui est arrivé pour l’ensemble de la population de la Crimée, c’est la guerre. Et une guerre dont tout le monde comprend qu’elle sera très très sérieuse.
La question n’est plus aujourd’hui de rigoler sur les touristes russes qui pleurent dans leurs vidéos en disant que leurs vacances sont gâchées (même si le fait que les vacances soient gâchées est très loin d’être anecdotique pour une région dont le tourisme est une part importante des recettes globales). D’ores et déjà, dans toute une série de villes (dont la liste est, bien sûr, destinée à s’étendre), les coupures d’électricité sont officielles : on coupe pendant trois heures pour laisser d’autres villes recharger les batteries. – Cela signifie une interruption des transports publics (et je ne sais pas comment sont équipés les hôpitaux).
Ces conditions vont s’approcher de celles qu’une majorité d’Ukrainiens ont connues après les bombardements sur les centrales électriques, pendant les quatre ans et plus que dure la guerre déclenchée par Poutine. – Donc, oui, la guerre est là : sans les bombardements sur les civils, bien sûr, mais la fiction d’une vie normale a volé en éclats.
1/2
-
Pour inaugurer mes publis de textes longs sur Eldritch, voici le dernier post d’ André Markowicz sur son Facebook, que certains radicalement anti-Meta rechichent à aller lire sur Facebook…
Les événements s’accélèrent du côté de la Russie. – En Crimée, les autorités, mafieuses (au sens précis du mot) nommées par Poutine dès 2014 ont décrété que la vente d’essence était interdite sur l’ensemble du territoire, c’est-à-dire qu’il n’y a plus d’essence du tout pour les particuliers. Qu’elle ne serait délivrée qu’aux « forces qui veillent à la sécurité », c’est-à-dire, en gros, aux pompiers et à l’armée, et, là encore, c’est une chose surprenante, parce que l’armée est censée avoir ses propres approvisionnements. Le fait est que non, du moins en Crimée.
Ce qui s’est passé, c’est que toutes les routes, – absolument toutes – sont devenues impraticables : tous les ponts qui relient la Crimée au continent (du côté ukrainienà ont été bombardés. Les Russes se sont mis à utiliser des bacs et des ferries : nous avons appris qu’ils n’en avaient, en tout et pour tout, que sept, et cinq de ces ferries sont, aujourd’hui, détruits, – toujours à la suite des attaques de drones, comme ont été détruits tous les lieux de stockage (sur tous les ports). Il existe une seule route, sur le territoire de l’Ukraine occupée, reliant la Russie à la Crimée, mais, donc, le pont a été gravement endommagé, et tout le long de cette route (une voie rapide, à l'origine, en fait, est jonché de carcasses de camions, parce que l’Ukraine la contrôle du début à la fin, par les drones. Les camionneurs l’appellent aujourd’hui, je l’ai appris, « la route de la mort » (et ils n’ont pas tort).
La Crimée est donc devenue une île sous blocus, d’autant que le pont de Kertch, le fleuron de la gloire poutinienne, n’accepte que les voitures privées, là encore à la suite des attaques, au camion piégé, qu’il a subies, et par crainte d’autres attaques, c’est-à-dire qu’il ne sert plus à rien du point de vue énergétique. – Mais les files des voitures qui veulent quitter la Crimée ne font que s’allonger.
❦
La disparition de l’essence a d’ores et déjà des conséquences très claires. La région vit sous couvre-feu. Tout doit être fermé à huit heures du soir, il n’y a pas d’éclairage public pendant la nuit, – je ne vais pas énumérer toutes les mesures prises, mais l’effet est limpide : soudain, en l’espace de, quoi, un ou deux mois, ce qui est arrivé pour l’ensemble de la population de la Crimée, c’est la guerre. Et une guerre dont tout le monde comprend qu’elle sera très très sérieuse.
La question n’est plus aujourd’hui de rigoler sur les touristes russes qui pleurent dans leurs vidéos en disant que leurs vacances sont gâchées (même si le fait que les vacances soient gâchées est très loin d’être anecdotique pour une région dont le tourisme est une part importante des recettes globales). D’ores et déjà, dans toute une série de villes (dont la liste est, bien sûr, destinée à s’étendre), les coupures d’électricité sont officielles : on coupe pendant trois heures pour laisser d’autres villes recharger les batteries. – Cela signifie une interruption des transports publics (et je ne sais pas comment sont équipés les hôpitaux).
Ces conditions vont s’approcher de celles qu’une majorité d’Ukrainiens ont connues après les bombardements sur les centrales électriques, pendant les quatre ans et plus que dure la guerre déclenchée par Poutine. – Donc, oui, la guerre est là : sans les bombardements sur les civils, bien sûr, mais la fiction d’une vie normale a volé en éclats.
1/2
-
Pour inaugurer mes publis de textes longs sur Eldritch, voici le dernier post d’ André Markowicz sur son Facebook, que certains radicalement anti-Meta rechichent à aller lire sur Facebook…
Les événements s’accélèrent du côté de la Russie. – En Crimée, les autorités, mafieuses (au sens précis du mot) nommées par Poutine dès 2014 ont décrété que la vente d’essence était interdite sur l’ensemble du territoire, c’est-à-dire qu’il n’y a plus d’essence du tout pour les particuliers. Qu’elle ne serait délivrée qu’aux « forces qui veillent à la sécurité », c’est-à-dire, en gros, aux pompiers et à l’armée, et, là encore, c’est une chose surprenante, parce que l’armée est censée avoir ses propres approvisionnements. Le fait est que non, du moins en Crimée.
Ce qui s’est passé, c’est que toutes les routes, – absolument toutes – sont devenues impraticables : tous les ponts qui relient la Crimée au continent (du côté ukrainienà ont été bombardés. Les Russes se sont mis à utiliser des bacs et des ferries : nous avons appris qu’ils n’en avaient, en tout et pour tout, que sept, et cinq de ces ferries sont, aujourd’hui, détruits, – toujours à la suite des attaques de drones, comme ont été détruits tous les lieux de stockage (sur tous les ports). Il existe une seule route, sur le territoire de l’Ukraine occupée, reliant la Russie à la Crimée, mais, donc, le pont a été gravement endommagé, et tout le long de cette route (une voie rapide, à l'origine, en fait, est jonché de carcasses de camions, parce que l’Ukraine la contrôle du début à la fin, par les drones. Les camionneurs l’appellent aujourd’hui, je l’ai appris, « la route de la mort » (et ils n’ont pas tort).
La Crimée est donc devenue une île sous blocus, d’autant que le pont de Kertch, le fleuron de la gloire poutinienne, n’accepte que les voitures privées, là encore à la suite des attaques, au camion piégé, qu’il a subies, et par crainte d’autres attaques, c’est-à-dire qu’il ne sert plus à rien du point de vue énergétique. – Mais les files des voitures qui veulent quitter la Crimée ne font que s’allonger.
❦
La disparition de l’essence a d’ores et déjà des conséquences très claires. La région vit sous couvre-feu. Tout doit être fermé à huit heures du soir, il n’y a pas d’éclairage public pendant la nuit, – je ne vais pas énumérer toutes les mesures prises, mais l’effet est limpide : soudain, en l’espace de, quoi, un ou deux mois, ce qui est arrivé pour l’ensemble de la population de la Crimée, c’est la guerre. Et une guerre dont tout le monde comprend qu’elle sera très très sérieuse.
La question n’est plus aujourd’hui de rigoler sur les touristes russes qui pleurent dans leurs vidéos en disant que leurs vacances sont gâchées (même si le fait que les vacances soient gâchées est très loin d’être anecdotique pour une région dont le tourisme est une part importante des recettes globales). D’ores et déjà, dans toute une série de villes (dont la liste est, bien sûr, destinée à s’étendre), les coupures d’électricité sont officielles : on coupe pendant trois heures pour laisser d’autres villes recharger les batteries. – Cela signifie une interruption des transports publics (et je ne sais pas comment sont équipés les hôpitaux).
Ces conditions vont s’approcher de celles qu’une majorité d’Ukrainiens ont connues après les bombardements sur les centrales électriques, pendant les quatre ans et plus que dure la guerre déclenchée par Poutine. – Donc, oui, la guerre est là : sans les bombardements sur les civils, bien sûr, mais la fiction d’une vie normale a volé en éclats.
1/2
-
Pour inaugurer mes publis de textes longs sur Eldritch, voici le dernier post d’ André Markowicz sur son Facebook, que certains radicalement anti-Meta rechichent à aller lire sur Facebook…
Les événements s’accélèrent du côté de la Russie. – En Crimée, les autorités, mafieuses (au sens précis du mot) nommées par Poutine dès 2014 ont décrété que la vente d’essence était interdite sur l’ensemble du territoire, c’est-à-dire qu’il n’y a plus d’essence du tout pour les particuliers. Qu’elle ne serait délivrée qu’aux « forces qui veillent à la sécurité », c’est-à-dire, en gros, aux pompiers et à l’armée, et, là encore, c’est une chose surprenante, parce que l’armée est censée avoir ses propres approvisionnements. Le fait est que non, du moins en Crimée.
Ce qui s’est passé, c’est que toutes les routes, – absolument toutes – sont devenues impraticables : tous les ponts qui relient la Crimée au continent (du côté ukrainienà ont été bombardés. Les Russes se sont mis à utiliser des bacs et des ferries : nous avons appris qu’ils n’en avaient, en tout et pour tout, que sept, et cinq de ces ferries sont, aujourd’hui, détruits, – toujours à la suite des attaques de drones, comme ont été détruits tous les lieux de stockage (sur tous les ports). Il existe une seule route, sur le territoire de l’Ukraine occupée, reliant la Russie à la Crimée, mais, donc, le pont a été gravement endommagé, et tout le long de cette route (une voie rapide, à l'origine, en fait, est jonché de carcasses de camions, parce que l’Ukraine la contrôle du début à la fin, par les drones. Les camionneurs l’appellent aujourd’hui, je l’ai appris, « la route de la mort » (et ils n’ont pas tort).
La Crimée est donc devenue une île sous blocus, d’autant que le pont de Kertch, le fleuron de la gloire poutinienne, n’accepte que les voitures privées, là encore à la suite des attaques, au camion piégé, qu’il a subies, et par crainte d’autres attaques, c’est-à-dire qu’il ne sert plus à rien du point de vue énergétique. – Mais les files des voitures qui veulent quitter la Crimée ne font que s’allonger.
❦
La disparition de l’essence a d’ores et déjà des conséquences très claires. La région vit sous couvre-feu. Tout doit être fermé à huit heures du soir, il n’y a pas d’éclairage public pendant la nuit, – je ne vais pas énumérer toutes les mesures prises, mais l’effet est limpide : soudain, en l’espace de, quoi, un ou deux mois, ce qui est arrivé pour l’ensemble de la population de la Crimée, c’est la guerre. Et une guerre dont tout le monde comprend qu’elle sera très très sérieuse.
La question n’est plus aujourd’hui de rigoler sur les touristes russes qui pleurent dans leurs vidéos en disant que leurs vacances sont gâchées (même si le fait que les vacances soient gâchées est très loin d’être anecdotique pour une région dont le tourisme est une part importante des recettes globales). D’ores et déjà, dans toute une série de villes (dont la liste est, bien sûr, destinée à s’étendre), les coupures d’électricité sont officielles : on coupe pendant trois heures pour laisser d’autres villes recharger les batteries. – Cela signifie une interruption des transports publics (et je ne sais pas comment sont équipés les hôpitaux).
Ces conditions vont s’approcher de celles qu’une majorité d’Ukrainiens ont connues après les bombardements sur les centrales électriques, pendant les quatre ans et plus que dure la guerre déclenchée par Poutine. – Donc, oui, la guerre est là : sans les bombardements sur les civils, bien sûr, mais la fiction d’une vie normale a volé en éclats.
1/2
-
« Maxime Kalachnikov, lui, a parlé de « kiévisation ». C’est-à-dire, explique-t-il, que Moscou est ouverte aux bombes, comme Kiev... Et que c’est la première fois qu’il y a attaque en miroir.
« Ce que ne dit pas ce salopard, c’est que la Russie, depuis le début de la guerre, ne cible pas seulement les raffineries ou les centrales électriques, mais les immeubles civils (et je ne parle des monuments historiques, – il y faudrait plusieurs chroniques), et que le régime de celui que Lavrov qualifie de terroriste, Zélensky, ne fait pas la guerre aux femmes et aux enfants. »
3/3
-
« Maxime Kalachnikov, lui, a parlé de « kiévisation ». C’est-à-dire, explique-t-il, que Moscou est ouverte aux bombes, comme Kiev... Et que c’est la première fois qu’il y a attaque en miroir.
« Ce que ne dit pas ce salopard, c’est que la Russie, depuis le début de la guerre, ne cible pas seulement les raffineries ou les centrales électriques, mais les immeubles civils (et je ne parle des monuments historiques, – il y faudrait plusieurs chroniques), et que le régime de celui que Lavrov qualifie de terroriste, Zélensky, ne fait pas la guerre aux femmes et aux enfants. »
3/3
-
« Maxime Kalachnikov, lui, a parlé de « kiévisation ». C’est-à-dire, explique-t-il, que Moscou est ouverte aux bombes, comme Kiev... Et que c’est la première fois qu’il y a attaque en miroir.
« Ce que ne dit pas ce salopard, c’est que la Russie, depuis le début de la guerre, ne cible pas seulement les raffineries ou les centrales électriques, mais les immeubles civils (et je ne parle des monuments historiques, – il y faudrait plusieurs chroniques), et que le régime de celui que Lavrov qualifie de terroriste, Zélensky, ne fait pas la guerre aux femmes et aux enfants. »
3/3
-
Les Moscovites ont compris que l’Ukraine ne cible pas les civils :
« Les gens se comportent comme s’ils étaient au spectacle. Dans les vidéos que j’ai vues, je n'entends pas de malédictions lancées contre les Ukrainiens. J’entends toutes sortes d’obscénités, comme quoi nous sommes « fucked » (avec des variantes lexicales), et je vois surtout ça : l’ébahissement. – La guerre est là. Mais, là, à Moscou, avec ces images de drones, cette autre évidence : oui, la guerre est là. Mais elle n’est pas contre nous, – les habitants. Elle est contre l’usine (c’est-à-dire, contre l’appareil de l’État). »
2/3
-
Les Moscovites ont compris que l’Ukraine ne cible pas les civils :
« Les gens se comportent comme s’ils étaient au spectacle. Dans les vidéos que j’ai vues, je n'entends pas de malédictions lancées contre les Ukrainiens. J’entends toutes sortes d’obscénités, comme quoi nous sommes « fucked » (avec des variantes lexicales), et je vois surtout ça : l’ébahissement. – La guerre est là. Mais, là, à Moscou, avec ces images de drones, cette autre évidence : oui, la guerre est là. Mais elle n’est pas contre nous, – les habitants. Elle est contre l’usine (c’est-à-dire, contre l’appareil de l’État). »
2/3
-
Les Moscovites ont compris que l’Ukraine ne cible pas les civils :
« Les gens se comportent comme s’ils étaient au spectacle. Dans les vidéos que j’ai vues, je n'entends pas de malédictions lancées contre les Ukrainiens. J’entends toutes sortes d’obscénités, comme quoi nous sommes « fucked » (avec des variantes lexicales), et je vois surtout ça : l’ébahissement. – La guerre est là. Mais, là, à Moscou, avec ces images de drones, cette autre évidence : oui, la guerre est là. Mais elle n’est pas contre nous, – les habitants. Elle est contre l’usine (c’est-à-dire, contre l’appareil de l’État). »
2/3
-
Pour se remettre d’avoir écouté JLM parler de l’Ukraine, il faut lire Markowicz, lire ce qu’il écrit sur l’Ukraine et sur la Russie. Mélenchon devrait lire parfois Markowicz, mais il ne le fera pas, je sais bien.
Il faudrait lire tous les derniers billets de Marckowicz, depuis celui du 11 juin, par exemple. Il faut lire au moins le dernier, sur la « kiévisation » de Moscou, publié ce matin :
1/3
-
Pour se remettre d’avoir écouté JLM parler de l’Ukraine, il faut lire Markowicz, lire ce qu’il écrit sur l’Ukraine et sur la Russie. Mélenchon devrait lire parfois Markowicz, mais il ne le fera pas, je sais bien.
Il faudrait lire tous les derniers billets de Marckowicz, depuis celui du 11 juin, par exemple. Il faut lire au moins le dernier, sur « kiévisation » de Moscou, publié ce matin :
1/3
-
Pour se remettre d’avoir écouté JLM parler de l’Ukraine, il faut lire Markowicz, lire ce qu’il écrit sur l’Ukraine et sur la Russie. Mélenchon devrait lire parfois Markowicz, mais il ne le fera pas, je sais bien.
Il faudrait lire tous les derniers billets de Marckowicz, depuis celui du 11 juin, par exemple. Il faut lire au moins le dernier, sur la « kiévisation » de Moscou, publié ce matin :
1/3
-
Le début du dernier billet d’André Markowicz sur Facebook.
Monsieur
Depuis février 2022, et même avant, le pouvoir russe se refusait à prononcer le nom de Zélensky, sinon en l’accompagnant de toutes sortes d’épithètes de nature, du genre de « bouffon » (j’ai fait une chronique sur ce mot, quand il a été utilisé non plus seulement par les propagandistes poutiniens mais par Trump – qui est le propagandiste en chef, comme nous savons), d’usurpateur (parce qu’il a dépassé ses années de mandat – pour les raisons que nous savons aussi, et qui ne dépendent pas du tout de lui), ou, pour parler en général du gouvernement ukrainien, de « bande de drogués et de néonazis » (et nous nous souvenons de l’obsession pour sa supposée consommation de cocaïne, reprise jusqu’à plus soif par les poutiniens du monde entier, qu’ils soient de droite ou, – ils le pensent, pour certains, – de gauche). Ne voilà-t-il pas que, d’abord Poutine lui-même, puis Peskov, son porte-parole, viennent, à l’occasion du 9 mai, lui donner du « Monsieur Zélensky » (Gospodine Zélensky). La presse ukrainienne n’a pas manqué de souligner ce changement.
Pour la première fois, avec ce mot « Monsieur » (employé sans insultes à la suite), et alors même que des types comme Ouchakov – qui fait partie du premier cercle de la diplomatie russe – continuent de dire que, de toute façon, il faudra bien que l’Ukraine évacue l’ensemble du Donbass (mais, je le remarque, sans parler de la province de Zaporijia), Poutine envisage des pourparlers de paix qui « mettent fin à la guerre ». – Non que je me fasse une quelconque illusion sur son désir de paix. Pas du tout. Et je ne dis pas non plus qu’il est en train de capituler. Ce qui se passe est d’un autre ordre : pour la première fois, dans le discours russe, j’entends comme une hésitation. Comme quelque chose, si ce n’est d’apeuré, du moins de retenu. C’est cela, me semble-t-il, qui est nouveau, – indépendamment du fait, je le répète encore, de savoir si ce désir est sincère (il ne l’est absolument pas). Personne ne parle encore de concessions russes, de retrait des troupes, ou je ne sais pas. Il y a juste ça : « monsieur Zélensky », prononcé devant des journalistes sur la Place rouge après les « célébrations » de ce 9 mai décidément désastreux pour son prestige.
-
Le début du dernier billet d’André Markowicz sur Facebook.
Monsieur
Depuis février 2022, et même avant, le pouvoir russe se refusait à prononcer le nom de Zélensky, sinon en l’accompagnant de toutes sortes d’épithètes de nature, du genre de « bouffon » (j’ai fait une chronique sur ce mot, quand il a été utilisé non plus seulement par les propagandistes poutiniens mais par Trump – qui est le propagandiste en chef, comme nous savons), d’usurpateur (parce qu’il a dépassé ses années de mandat – pour les raisons que nous savons aussi, et qui ne dépendent pas du tout de lui), ou, pour parler en général du gouvernement ukrainien, de « bande de drogués et de néonazis » (et nous nous souvenons de l’obsession pour sa supposée consommation de cocaïne, reprise jusqu’à plus soif par les poutiniens du monde entier, qu’ils soient de droite ou, – ils le pensent, pour certains, – de gauche). Ne voilà-t-il pas que, d’abord Poutine lui-même, puis Peskov, son porte-parole, viennent, à l’occasion du 9 mai, lui donner du « Monsieur Zélensky » (Gospodine Zélensky). La presse ukrainienne n’a pas manqué de souligner ce changement.
Pour la première fois, avec ce mot « Monsieur » (employé sans insultes à la suite), et alors même que des types comme Ouchakov – qui fait partie du premier cercle de la diplomatie russe – continuent de dire que, de toute façon, il faudra bien que l’Ukraine évacue l’ensemble du Donbass (mais, je le remarque, sans parler de la province de Zaporijia), Poutine envisage des pourparlers de paix qui « mettent fin à la guerre ». – Non que je me fasse une quelconque illusion sur son désir de paix. Pas du tout. Et je ne dis pas non plus qu’il est en train de capituler. Ce qui se passe est d’un autre ordre : pour la première fois, dans le discours russe, j’entends comme une hésitation. Comme quelque chose, si ce n’est d’apeuré, du moins de retenu. C’est cela, me semble-t-il, qui est nouveau, – indépendamment du fait, je le répète encore, de savoir si ce désir est sincère (il ne l’est absolument pas). Personne ne parle encore de concessions russes, de retrait des troupes, ou je ne sais pas. Il y a juste ça : « monsieur Zélensky », prononcé devant des journalistes sur la Place rouge après les « célébrations » de ce 9 mai décidément désastreux pour son prestige.
-
« Avec, d’une part, la haine – du monde entier – suscitée par sa politique et son attitude et, d’autre part, la disparition graduelle de la puissance américaine (que Trump ne fait qu'accélérer), Israël n’aura non seulement plus d’alliés, mais plus de débouchés commerciaux. Alors, que se passera-t-il ? A quoi lui servira sa bombe atomique ? Contre qui la lancera-t-il ? »
Moi aussi, je m’interroge vers quoi va Israël, et c’est une inquiétude, presqu’une panique. Toujours l’espoir que « ça change » – j’ai connu les années Oslo, les petites colombes de Plantu – mais cette « petite Espérance » devient tellement ténue.
2/3
-
« Avec, d’une part, la haine – du monde entier – suscitée par sa politique et son attitude et, d’autre part, la disparition graduelle de la puissance américaine (que Trump ne fait qu'accélérer), Israël n’aura non seulement plus d’alliés, mais plus de débouchés commerciaux. Alors, que se passera-t-il ? A quoi lui servira sa bombe atomique ? Contre qui la lancera-t-il ? »
Moi aussi, je m’interroge vers quoi va Israël, et c’est une inquiétude, presqu’une panique. Toujours l’espoir que « ça change » – j’ai connu les années Oslo, les petites colombes de Plantu – mais cette « petite Espérance » devient tellement ténue.
2/3
-
« Qui sème le vent… »
Des Russes en Ukraine aux Israéliens au Liban. Un post très sombre d’André Markowicz sur son Facebook.
J’al recopié à certains moments des posts entiers de Markowicz, et je ne le fais plus, je donne seulement le lien. Je regrette que ça soit sur FB qu’il s’exprime, mais c’est comme ça. Je recopie seulement un court extrait, vers la conclusion, au pouet suivant, parce que c’est une question que je me pose aussi.
1/3
-
« Qui sème le vent… »
Des Russes en Ukraine aux Israéliens au Liban. Un post très sombre d’André Markowicz sur son Facebook.
J’al recopié à certains moments des posts entiers de Markowicz, et je ne le fais plus, je donne seulement le lien. Je regrette que ça soit sur FB qu’il s’exprime, mais c’est comme ça. Je recopie seulement un court extrait, vers la conclusion, au pouet suivant, parce que c’est une question que je me pose aussi.
1/3
-
Right now, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Right now, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Right now, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Right now, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Right now, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
In 20 minutes, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
In 20 minutes, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
In 20 minutes, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
In 20 minutes, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
In 20 minutes, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Today, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Today, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Today, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Today, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Today, a #Markowicz's world premiere with Jakowicz #Beethoven #Moniuszko & #Puccini from #Warsaw https://www.worldconcerthall.com/en/schedule/a_markowiczs_world_premiere_with_jakowicz_beethoven_moniuszko__puccini_from_warsaw/87610/ #wch
-
Mais, dites, les ruines de l’Ukraine, c’est Zélensky qui les a provoquées ? Boutcha et les centaines (oui, les centaines, pas les dizaines, les centaines) d’autres massacres, ils ont été faits par qui ? Et les centres de torture, à travers tous les territoires occupés (là encore, des dizaines sont d’ores et déjà répertoriés), des centres de torture qui sont les répliques, trait pour trait, mais réellement, des centres de torture d’Assad, parce qu’ils ont été conçus par les mêmes personnes, construits par les mêmes personnes, avec les viols, systématiques, des femmes (les récits de ces tortures, il n’y a pas besoin de chercher longtemps pour les trouver), et l’état, invraisemblable, dans lequel les prisonniers ukrainiens sont rendus aux leurs (ces photos que Zélensky avait commencé à montrer à Trump et Vance, – mais, plus encore, aux journalistes, et donc au monde). Et les dizaines de milliers d’enfants « désukraïnisés », c’est-à-dire rééduqués pour en faire des « patriotes russes » (et cela, tout seul, suffit pour définir le caractère génocidaire de ce qui se passe là-bas), bref, j’y reviens toujours, la doctrine Serguéïvstev, que l’on voit à l’œuvre, point par point : destruction physique des élites, rééducation des populations pour leur faire comprendre qu’ils sont russes et maintien des régions dans un état de ruines dans lequel le seul moyen d’existence possible est « l’aide humanitaire » (la phrase était, je le rappelle (nous en parlons, Jean-Marc Adolphe et moi, depuis que nous avons vu ce texte, début avril 2022 : « il faut qu’ils apprennent à manger dans notre main »). Et donc, ça, est-ce que c’est bonnet blanc et blanc bonnet ?
L’Ukraine est loin d’être un pays parfait, – surtout maintenant, avec la haine nationaliste qui s’est tellement réveillée, avec la guerre et les questions du service militaire, avec la corruption, endémique, soviétique, et j’en passe, mais… il y a un mais : les prisonniers russes, est-ce que, quand ils sont échangés, ils ont l’air de sortir de Buchenwald ? Et, encore, est-ce l’Ukraine qui, en février 2022, a envahi la Russie ?
Sur cela, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas un mot. Juste, il n’en parle pas. Il continue de parler de l’équilibre des forces, et d’opposer deux systèmes, la Russie et l’Occident, en termes qui semblent géopolitiques. Ce faisant, il trahit l’essence même de l’engagement socialiste, qui est un humanisme. Non, Poutine et Zelensky, ce n’est pas la même chose. Il ne s’agit pas d’exalter les vertus des démocraties occidentales, il s’agit de tracer une limite, existentielle : dans les démocraties occidentales, si tu n’es pas d’accord avec le système, tu votes contre, tu manifestes contre, tu fais la grève, tu parles. Dans la Russie de Poutine, et dans les territoires occupés, si tu es contre, ou juste soupçonné d’être contre, – et si tu es une femme, tu es violée, systématiquement, jour après jour, tant que tu n’as signé tes aveux selon lesquels tu es une agente de la CIA et des bataillons Azov réunis, tu es détruit, jour après jour, et, pour qui n’est pas arrêté, tu dois vivre dans la peur et le mensonge. Oublier cette différence entre les deux systèmes, c’est, oui, favoriser la politique génocidaire du Kremlin. Passe encore que, cette politique génocidaire, elle soit défendue par Dupont-Aignan, Philippot ou Marine Le Pen (et il y a chez les LR un certain nombre de salopards semblables). Mais que ce soit ça, la ligne d’un mouvement qui se proclame de gauche, c’est inacceptable.
D’autant que, les exactions contre la population civile, LFI les dénonce quand il s’agit de ce qui se passe au Moyen-Orient. – J’ai perdu assez d’amis ici suite à mes chroniques sur la politique d’Israel, que j’ai dénoncée, grâce à un ami lecteur, dans Haaretz, pour ne pas avoir revenir dessus ici. Et, réellement, à la fin de cette chronique, je dis juste que l’attitude de LFI sur Gaza ne peut pas être traitée comme ça, au détour d’un paragraphe – j’en reparlerai, le moment venu. Non, ce que je veux dire pour finir, c’est qu’autant LFI dénonce ce qui se passe à Gaza (que je dénonce aussi, pas dans les mêmes termes), autant LFI se tait sur les exactions en Ukraine. Il y a des centaines de drapeaux palestiniens dans toutes les manifestations menées par LFI (même sur des sujets qui n’ont rien à voir), et pas un seul drapeau ukrainien. Comme si les droits humains, ou les valeurs humaines, n’étaient pas les mêmes dans un cas comme dans l’autre.
Et là encore, force m’est de constater une faillite, intellectuelle, politique et morale, de la France insoumise. Laquelle, dès lors, devrait changer de nom et enlever son « in ». Cette France insoumise-là est tout à fait soumise : à Poutine. Et cela, – je ne vois pas d’autre mot, – oui, c’est tragique.
3/3
-
Mais, dites, les ruines de l’Ukraine, c’est Zélensky qui les a provoquées ? Boutcha et les centaines (oui, les centaines, pas les dizaines, les centaines) d’autres massacres, ils ont été faits par qui ? Et les centres de torture, à travers tous les territoires occupés (là encore, des dizaines sont d’ores et déjà répertoriés), des centres de torture qui sont les répliques, trait pour trait, mais réellement, des centres de torture d’Assad, parce qu’ils ont été conçus par les mêmes personnes, construits par les mêmes personnes, avec les viols, systématiques, des femmes (les récits de ces tortures, il n’y a pas besoin de chercher longtemps pour les trouver), et l’état, invraisemblable, dans lequel les prisonniers ukrainiens sont rendus aux leurs (ces photos que Zélensky avait commencé à montrer à Trump et Vance, – mais, plus encore, aux journalistes, et donc au monde). Et les dizaines de milliers d’enfants « désukraïnisés », c’est-à-dire rééduqués pour en faire des « patriotes russes » (et cela, tout seul, suffit pour définir le caractère génocidaire de ce qui se passe là-bas), bref, j’y reviens toujours, la doctrine Serguéïvstev, que l’on voit à l’œuvre, point par point : destruction physique des élites, rééducation des populations pour leur faire comprendre qu’ils sont russes et maintien des régions dans un état de ruines dans lequel le seul moyen d’existence possible est « l’aide humanitaire » (la phrase était, je le rappelle (nous en parlons, Jean-Marc Adolphe et moi, depuis que nous avons vu ce texte, début avril 2022 : « il faut qu’ils apprennent à manger dans notre main »). Et donc, ça, est-ce que c’est bonnet blanc et blanc bonnet ?
L’Ukraine est loin d’être un pays parfait, – surtout maintenant, avec la haine nationaliste qui s’est tellement réveillée, avec la guerre et les questions du service militaire, avec la corruption, endémique, soviétique, et j’en passe, mais… il y a un mais : les prisonniers russes, est-ce que, quand ils sont échangés, ils ont l’air de sortir de Buchenwald ? Et, encore, est-ce l’Ukraine qui, en février 2022, a envahi la Russie ?
Sur cela, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas un mot. Juste, il n’en parle pas. Il continue de parler de l’équilibre des forces, et d’opposer deux systèmes, la Russie et l’Occident, en termes qui semblent géopolitiques. Ce faisant, il trahit l’essence même de l’engagement socialiste, qui est un humanisme. Non, Poutine et Zelensky, ce n’est pas la même chose. Il ne s’agit pas d’exalter les vertus des démocraties occidentales, il s’agit de tracer une limite, existentielle : dans les démocraties occidentales, si tu n’es pas d’accord avec le système, tu votes contre, tu manifestes contre, tu fais la grève, tu parles. Dans la Russie de Poutine, et dans les territoires occupés, si tu es contre, ou juste soupçonné d’être contre, – et si tu es une femme, tu es violée, systématiquement, jour après jour, tant que tu n’as signé tes aveux selon lesquels tu es une agente de la CIA et des bataillons Azov réunis, tu es détruit, jour après jour, et, pour qui n’est pas arrêté, tu dois vivre dans la peur et le mensonge. Oublier cette différence entre les deux systèmes, c’est, oui, favoriser la politique génocidaire du Kremlin. Passe encore que, cette politique génocidaire, elle soit défendue par Dupont-Aignan, Philippot ou Marine Le Pen (et il y a chez les LR un certain nombre de salopards semblables). Mais que ce soit ça, la ligne d’un mouvement qui se proclame de gauche, c’est inacceptable.
D’autant que, les exactions contre la population civile, LFI les dénonce quand il s’agit de ce qui se passe au Moyen-Orient. – J’ai perdu assez d’amis ici suite à mes chroniques sur la politique d’Israel, que j’ai dénoncée, grâce à un ami lecteur, dans Haaretz, pour ne pas avoir revenir dessus ici. Et, réellement, à la fin de cette chronique, je dis juste que l’attitude de LFI sur Gaza ne peut pas être traitée comme ça, au détour d’un paragraphe – j’en reparlerai, le moment venu. Non, ce que je veux dire pour finir, c’est qu’autant LFI dénonce ce qui se passe à Gaza (que je dénonce aussi, pas dans les mêmes termes), autant LFI se tait sur les exactions en Ukraine. Il y a des centaines de drapeaux palestiniens dans toutes les manifestations menées par LFI (même sur des sujets qui n’ont rien à voir), et pas un seul drapeau ukrainien. Comme si les droits humains, ou les valeurs humaines, n’étaient pas les mêmes dans un cas comme dans l’autre.
Et là encore, force m’est de constater une faillite, intellectuelle, politique et morale, de la France insoumise. Laquelle, dès lors, devrait changer de nom et enlever son « in ». Cette France insoumise-là est tout à fait soumise : à Poutine. Et cela, – je ne vois pas d’autre mot, – oui, c’est tragique.
3/3
-
Mais, dites, les ruines de l’Ukraine, c’est Zélensky qui les a provoquées ? Boutcha et les centaines (oui, les centaines, pas les dizaines, les centaines) d’autres massacres, ils ont été faits par qui ? Et les centres de torture, à travers tous les territoires occupés (là encore, des dizaines sont d’ores et déjà répertoriés), des centres de torture qui sont les répliques, trait pour trait, mais réellement, des centres de torture d’Assad, parce qu’ils ont été conçus par les mêmes personnes, construits par les mêmes personnes, avec les viols, systématiques, des femmes (les récits de ces tortures, il n’y a pas besoin de chercher longtemps pour les trouver), et l’état, invraisemblable, dans lequel les prisonniers ukrainiens sont rendus aux leurs (ces photos que Zélensky avait commencé à montrer à Trump et Vance, – mais, plus encore, aux journalistes, et donc au monde). Et les dizaines de milliers d’enfants « désukraïnisés », c’est-à-dire rééduqués pour en faire des « patriotes russes » (et cela, tout seul, suffit pour définir le caractère génocidaire de ce qui se passe là-bas), bref, j’y reviens toujours, la doctrine Serguéïvstev, que l’on voit à l’œuvre, point par point : destruction physique des élites, rééducation des populations pour leur faire comprendre qu’ils sont russes et maintien des régions dans un état de ruines dans lequel le seul moyen d’existence possible est « l’aide humanitaire » (la phrase était, je le rappelle (nous en parlons, Jean-Marc Adolphe et moi, depuis que nous avons vu ce texte, début avril 2022 : « il faut qu’ils apprennent à manger dans notre main »). Et donc, ça, est-ce que c’est bonnet blanc et blanc bonnet ?
L’Ukraine est loin d’être un pays parfait, – surtout maintenant, avec la haine nationaliste qui s’est tellement réveillée, avec la guerre et les questions du service militaire, avec la corruption, endémique, soviétique, et j’en passe, mais… il y a un mais : les prisonniers russes, est-ce que, quand ils sont échangés, ils ont l’air de sortir de Buchenwald ? Et, encore, est-ce l’Ukraine qui, en février 2022, a envahi la Russie ?
Sur cela, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas un mot. Juste, il n’en parle pas. Il continue de parler de l’équilibre des forces, et d’opposer deux systèmes, la Russie et l’Occident, en termes qui semblent géopolitiques. Ce faisant, il trahit l’essence même de l’engagement socialiste, qui est un humanisme. Non, Poutine et Zelensky, ce n’est pas la même chose. Il ne s’agit pas d’exalter les vertus des démocraties occidentales, il s’agit de tracer une limite, existentielle : dans les démocraties occidentales, si tu n’es pas d’accord avec le système, tu votes contre, tu manifestes contre, tu fais la grève, tu parles. Dans la Russie de Poutine, et dans les territoires occupés, si tu es contre, ou juste soupçonné d’être contre, – et si tu es une femme, tu es violée, systématiquement, jour après jour, tant que tu n’as signé tes aveux selon lesquels tu es une agente de la CIA et des bataillons Azov réunis, tu es détruit, jour après jour, et, pour qui n’est pas arrêté, tu dois vivre dans la peur et le mensonge. Oublier cette différence entre les deux systèmes, c’est, oui, favoriser la politique génocidaire du Kremlin. Passe encore que, cette politique génocidaire, elle soit défendue par Dupont-Aignan, Philippot ou Marine Le Pen (et il y a chez les LR un certain nombre de salopards semblables). Mais que ce soit ça, la ligne d’un mouvement qui se proclame de gauche, c’est inacceptable.
D’autant que, les exactions contre la population civile, LFI les dénonce quand il s’agit de ce qui se passe au Moyen-Orient. – J’ai perdu assez d’amis ici suite à mes chroniques sur la politique d’Israel, que j’ai dénoncée, grâce à un ami lecteur, dans Haaretz, pour ne pas avoir revenir dessus ici. Et, réellement, à la fin de cette chronique, je dis juste que l’attitude de LFI sur Gaza ne peut pas être traitée comme ça, au détour d’un paragraphe – j’en reparlerai, le moment venu. Non, ce que je veux dire pour finir, c’est qu’autant LFI dénonce ce qui se passe à Gaza (que je dénonce aussi, pas dans les mêmes termes), autant LFI se tait sur les exactions en Ukraine. Il y a des centaines de drapeaux palestiniens dans toutes les manifestations menées par LFI (même sur des sujets qui n’ont rien à voir), et pas un seul drapeau ukrainien. Comme si les droits humains, ou les valeurs humaines, n’étaient pas les mêmes dans un cas comme dans l’autre.
Et là encore, force m’est de constater une faillite, intellectuelle, politique et morale, de la France insoumise. Laquelle, dès lors, devrait changer de nom et enlever son « in ». Cette France insoumise-là est tout à fait soumise : à Poutine. Et cela, – je ne vois pas d’autre mot, – oui, c’est tragique.
3/3
-
Mais, dites, les ruines de l’Ukraine, c’est Zélensky qui les a provoquées ? Boutcha et les centaines (oui, les centaines, pas les dizaines, les centaines) d’autres massacres, ils ont été faits par qui ? Et les centres de torture, à travers tous les territoires occupés (là encore, des dizaines sont d’ores et déjà répertoriés), des centres de torture qui sont les répliques, trait pour trait, mais réellement, des centres de torture d’Assad, parce qu’ils ont été conçus par les mêmes personnes, construits par les mêmes personnes, avec les viols, systématiques, des femmes (les récits de ces tortures, il n’y a pas besoin de chercher longtemps pour les trouver), et l’état, invraisemblable, dans lequel les prisonniers ukrainiens sont rendus aux leurs (ces photos que Zélensky avait commencé à montrer à Trump et Vance, – mais, plus encore, aux journalistes, et donc au monde). Et les dizaines de milliers d’enfants « désukraïnisés », c’est-à-dire rééduqués pour en faire des « patriotes russes » (et cela, tout seul, suffit pour définir le caractère génocidaire de ce qui se passe là-bas), bref, j’y reviens toujours, la doctrine Serguéïvstev, que l’on voit à l’œuvre, point par point : destruction physique des élites, rééducation des populations pour leur faire comprendre qu’ils sont russes et maintien des régions dans un état de ruines dans lequel le seul moyen d’existence possible est « l’aide humanitaire » (la phrase était, je le rappelle (nous en parlons, Jean-Marc Adolphe et moi, depuis que nous avons vu ce texte, début avril 2022 : « il faut qu’ils apprennent à manger dans notre main »). Et donc, ça, est-ce que c’est bonnet blanc et blanc bonnet ?
L’Ukraine est loin d’être un pays parfait, – surtout maintenant, avec la haine nationaliste qui s’est tellement réveillée, avec la guerre et les questions du service militaire, avec la corruption, endémique, soviétique, et j’en passe, mais… il y a un mais : les prisonniers russes, est-ce que, quand ils sont échangés, ils ont l’air de sortir de Buchenwald ? Et, encore, est-ce l’Ukraine qui, en février 2022, a envahi la Russie ?
Sur cela, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas un mot. Juste, il n’en parle pas. Il continue de parler de l’équilibre des forces, et d’opposer deux systèmes, la Russie et l’Occident, en termes qui semblent géopolitiques. Ce faisant, il trahit l’essence même de l’engagement socialiste, qui est un humanisme. Non, Poutine et Zelensky, ce n’est pas la même chose. Il ne s’agit pas d’exalter les vertus des démocraties occidentales, il s’agit de tracer une limite, existentielle : dans les démocraties occidentales, si tu n’es pas d’accord avec le système, tu votes contre, tu manifestes contre, tu fais la grève, tu parles. Dans la Russie de Poutine, et dans les territoires occupés, si tu es contre, ou juste soupçonné d’être contre, – et si tu es une femme, tu es violée, systématiquement, jour après jour, tant que tu n’as signé tes aveux selon lesquels tu es une agente de la CIA et des bataillons Azov réunis, tu es détruit, jour après jour, et, pour qui n’est pas arrêté, tu dois vivre dans la peur et le mensonge. Oublier cette différence entre les deux systèmes, c’est, oui, favoriser la politique génocidaire du Kremlin. Passe encore que, cette politique génocidaire, elle soit défendue par Dupont-Aignan, Philippot ou Marine Le Pen (et il y a chez les LR un certain nombre de salopards semblables). Mais que ce soit ça, la ligne d’un mouvement qui se proclame de gauche, c’est inacceptable.
D’autant que, les exactions contre la population civile, LFI les dénonce quand il s’agit de ce qui se passe au Moyen-Orient. – J’ai perdu assez d’amis ici suite à mes chroniques sur la politique d’Israel, que j’ai dénoncée, grâce à un ami lecteur, dans Haaretz, pour ne pas avoir revenir dessus ici. Et, réellement, à la fin de cette chronique, je dis juste que l’attitude de LFI sur Gaza ne peut pas être traitée comme ça, au détour d’un paragraphe – j’en reparlerai, le moment venu. Non, ce que je veux dire pour finir, c’est qu’autant LFI dénonce ce qui se passe à Gaza (que je dénonce aussi, pas dans les mêmes termes), autant LFI se tait sur les exactions en Ukraine. Il y a des centaines de drapeaux palestiniens dans toutes les manifestations menées par LFI (même sur des sujets qui n’ont rien à voir), et pas un seul drapeau ukrainien. Comme si les droits humains, ou les valeurs humaines, n’étaient pas les mêmes dans un cas comme dans l’autre.
Et là encore, force m’est de constater une faillite, intellectuelle, politique et morale, de la France insoumise. Laquelle, dès lors, devrait changer de nom et enlever son « in ». Cette France insoumise-là est tout à fait soumise : à Poutine. Et cela, – je ne vois pas d’autre mot, – oui, c’est tragique.
3/3
-
Le deuxième point découle du premier. JLM, dénonçant les marchands de guerre, les belliqueux de toute sorte, en appelle à la paix maintenant, et au respect des traités internationaux. Ces deux points sont liés chez lui, et là est la faillite politique, –tragique. Si nous considérons qu’il faut respecter les traités internationaux (aujourd’hui mis à mal par Trump), force est de reconnaître que, ces traités, ce n’est pas l’OTAN, et ce n’est pas l’Ukraine qui les a violés. Alors que les traités de 1991 ont délimité les frontières de l’Ukraine – à l’époque acceptées sans réserve par la Fédération de Russie, – ils ont été violés constamment, par la Russie poutinienne : d’abord en 2008 en Géorgie (avec l’assentiment du monde, et, en premier pour l’Europe, celui de Sarkozy), puis, dès lors que l’agression contre la Géorgie passait comme une lettre à la poste, contre l’Ukraine – avec l’annexion de la Crimée (alors que les partis annexionnistes en Crimée avaient, aux élections précédentes, fait quelque chose comme 2% des voix), puis, dans une guerre active contre les provinces de l’Est de l’Ukraine. Nous savons aujourd’hui, il n’y a plus à y revenir, que la tactique dans les deux cas a été la même : ce sont des activistes (et, le fait est, là encore, avéré, des membres des mafias locales) qui se sont emparés du pouvoir avec l’aide active, concrète, immédiate de membres du FSB et de différents autres services russes (comme, par exemple, Guirkine – aujourd’hui en prison en Russie pour avoir critiqué la façon dont Poutine menait la guerre). Sauf qu’en Crimée, ça s’est passé sans bain de sang, sans résistance armée, et qu’au Donbass (et à Lougansk), il y a une réaction armée, – et une guerre. Bref, à chaque fois, les traités internationaux, Poutine s’est, pour rester poli, assis dessus. Comment imaginer que, d’un seul coup, arrivé à une position de force aussi indiscutable, il les accepterait ? Et lesquels, d’ailleurs ?… De nouveaux traités qui acteraient la partition de l’Ukraine et accepteraient l’annexion, interdisant au peuple ukrainien, dans l’avenir, par concensus légal, de se tourner ailleurs que vers l’Est – c’est-à-dire des traités qui violeraient des traités et la charte de l’ONU en tant que telle ?
Ce que je veux dire est qu’en appelant à la loi internationale et au respect des traités, JLM, dans les faits, concrètement, accepte le fait qu’ils n’existent que pour être violés. Cela, encore une fois, ce n’est pas seulement une faute, c’est tragique, parce que cela prive de son essence même le combat de la gauche qu’il porte. Si la loi est ineffective – si sa violation n’entraîne aucune conséquence – , alors, de fait, n’existe que le monde de Trump, – la loi du deal entre le fort et le faible.
C’est là que nous touchons, pour moi, à l’essentiel. – Dans plein de commentaires, dans plein de lettres que je reçois (j’en reçois, pour chaque chronique, un certain nombre pour ne pas dire un nombre certain, de gens que je ne connais pas pour la plupart du temps), et chez certains de mes amis (parce que j’ai des amis chez les partisans LFI, souvenirs d’autres combats), c’est qu’en fait, ils ne sont ni pour Zelensky ni pour Poutine, ni, surtout (le nom revient à chaque fois ou presque) pour Macron. Pour eux, les deux, Zelensky et Poutine, c’est blanc bonnet et bonnet blanc – et combien se précipitent pour diffuser les fake-news, russes, sur Zelensky, sa danse du ventre, ses achats immobiliers en Floride ou je ne sais plus où, bref, toutes ces saloperies montées par les trolls poutiniens et qui inondent la planète.
2/3
-
Le deuxième point découle du premier. JLM, dénonçant les marchands de guerre, les belliqueux de toute sorte, en appelle à la paix maintenant, et au respect des traités internationaux. Ces deux points sont liés chez lui, et là est la faillite politique, –tragique. Si nous considérons qu’il faut respecter les traités internationaux (aujourd’hui mis à mal par Trump), force est de reconnaître que, ces traités, ce n’est pas l’OTAN, et ce n’est pas l’Ukraine qui les a violés. Alors que les traités de 1991 ont délimité les frontières de l’Ukraine – à l’époque acceptées sans réserve par la Fédération de Russie, – ils ont été violés constamment, par la Russie poutinienne : d’abord en 2008 en Géorgie (avec l’assentiment du monde, et, en premier pour l’Europe, celui de Sarkozy), puis, dès lors que l’agression contre la Géorgie passait comme une lettre à la poste, contre l’Ukraine – avec l’annexion de la Crimée (alors que les partis annexionnistes en Crimée avaient, aux élections précédentes, fait quelque chose comme 2% des voix), puis, dans une guerre active contre les provinces de l’Est de l’Ukraine. Nous savons aujourd’hui, il n’y a plus à y revenir, que la tactique dans les deux cas a été la même : ce sont des activistes (et, le fait est, là encore, avéré, des membres des mafias locales) qui se sont emparés du pouvoir avec l’aide active, concrète, immédiate de membres du FSB et de différents autres services russes (comme, par exemple, Guirkine – aujourd’hui en prison en Russie pour avoir critiqué la façon dont Poutine menait la guerre). Sauf qu’en Crimée, ça s’est passé sans bain de sang, sans résistance armée, et qu’au Donbass (et à Lougansk), il y a une réaction armée, – et une guerre. Bref, à chaque fois, les traités internationaux, Poutine s’est, pour rester poli, assis dessus. Comment imaginer que, d’un seul coup, arrivé à une position de force aussi indiscutable, il les accepterait ? Et lesquels, d’ailleurs ?… De nouveaux traités qui acteraient la partition de l’Ukraine et accepteraient l’annexion, interdisant au peuple ukrainien, dans l’avenir, par concensus légal, de se tourner ailleurs que vers l’Est – c’est-à-dire des traités qui violeraient des traités et la charte de l’ONU en tant que telle ?
Ce que je veux dire est qu’en appelant à la loi internationale et au respect des traités, JLM, dans les faits, concrètement, accepte le fait qu’ils n’existent que pour être violés. Cela, encore une fois, ce n’est pas seulement une faute, c’est tragique, parce que cela prive de son essence même le combat de la gauche qu’il porte. Si la loi est ineffective – si sa violation n’entraîne aucune conséquence – , alors, de fait, n’existe que le monde de Trump, – la loi du deal entre le fort et le faible.
C’est là que nous touchons, pour moi, à l’essentiel. – Dans plein de commentaires, dans plein de lettres que je reçois (j’en reçois, pour chaque chronique, un certain nombre pour ne pas dire un nombre certain, de gens que je ne connais pas pour la plupart du temps), et chez certains de mes amis (parce que j’ai des amis chez les partisans LFI, souvenirs d’autres combats), c’est qu’en fait, ils ne sont ni pour Zelensky ni pour Poutine, ni, surtout (le nom revient à chaque fois ou presque) pour Macron. Pour eux, les deux, Zelensky et Poutine, c’est blanc bonnet et bonnet blanc – et combien se précipitent pour diffuser les fake-news, russes, sur Zelensky, sa danse du ventre, ses achats immobiliers en Floride ou je ne sais plus où, bref, toutes ces saloperies montées par les trolls poutiniens et qui inondent la planète.
2/3
-
Le deuxième point découle du premier. JLM, dénonçant les marchands de guerre, les belliqueux de toute sorte, en appelle à la paix maintenant, et au respect des traités internationaux. Ces deux points sont liés chez lui, et là est la faillite politique, –tragique. Si nous considérons qu’il faut respecter les traités internationaux (aujourd’hui mis à mal par Trump), force est de reconnaître que, ces traités, ce n’est pas l’OTAN, et ce n’est pas l’Ukraine qui les a violés. Alors que les traités de 1991 ont délimité les frontières de l’Ukraine – à l’époque acceptées sans réserve par la Fédération de Russie, – ils ont été violés constamment, par la Russie poutinienne : d’abord en 2008 en Géorgie (avec l’assentiment du monde, et, en premier pour l’Europe, celui de Sarkozy), puis, dès lors que l’agression contre la Géorgie passait comme une lettre à la poste, contre l’Ukraine – avec l’annexion de la Crimée (alors que les partis annexionnistes en Crimée avaient, aux élections précédentes, fait quelque chose comme 2% des voix), puis, dans une guerre active contre les provinces de l’Est de l’Ukraine. Nous savons aujourd’hui, il n’y a plus à y revenir, que la tactique dans les deux cas a été la même : ce sont des activistes (et, le fait est, là encore, avéré, des membres des mafias locales) qui se sont emparés du pouvoir avec l’aide active, concrète, immédiate de membres du FSB et de différents autres services russes (comme, par exemple, Guirkine – aujourd’hui en prison en Russie pour avoir critiqué la façon dont Poutine menait la guerre). Sauf qu’en Crimée, ça s’est passé sans bain de sang, sans résistance armée, et qu’au Donbass (et à Lougansk), il y a une réaction armée, – et une guerre. Bref, à chaque fois, les traités internationaux, Poutine s’est, pour rester poli, assis dessus. Comment imaginer que, d’un seul coup, arrivé à une position de force aussi indiscutable, il les accepterait ? Et lesquels, d’ailleurs ?… De nouveaux traités qui acteraient la partition de l’Ukraine et accepteraient l’annexion, interdisant au peuple ukrainien, dans l’avenir, par concensus légal, de se tourner ailleurs que vers l’Est – c’est-à-dire des traités qui violeraient des traités et la charte de l’ONU en tant que telle ?
Ce que je veux dire est qu’en appelant à la loi internationale et au respect des traités, JLM, dans les faits, concrètement, accepte le fait qu’ils n’existent que pour être violés. Cela, encore une fois, ce n’est pas seulement une faute, c’est tragique, parce que cela prive de son essence même le combat de la gauche qu’il porte. Si la loi est ineffective – si sa violation n’entraîne aucune conséquence – , alors, de fait, n’existe que le monde de Trump, – la loi du deal entre le fort et le faible.
C’est là que nous touchons, pour moi, à l’essentiel. – Dans plein de commentaires, dans plein de lettres que je reçois (j’en reçois, pour chaque chronique, un certain nombre pour ne pas dire un nombre certain, de gens que je ne connais pas pour la plupart du temps), et chez certains de mes amis (parce que j’ai des amis chez les partisans LFI, souvenirs d’autres combats), c’est qu’en fait, ils ne sont ni pour Zelensky ni pour Poutine, ni, surtout (le nom revient à chaque fois ou presque) pour Macron. Pour eux, les deux, Zelensky et Poutine, c’est blanc bonnet et bonnet blanc – et combien se précipitent pour diffuser les fake-news, russes, sur Zelensky, sa danse du ventre, ses achats immobiliers en Floride ou je ne sais plus où, bref, toutes ces saloperies montées par les trolls poutiniens et qui inondent la planète.
2/3
-
Le deuxième point découle du premier. JLM, dénonçant les marchands de guerre, les belliqueux de toute sorte, en appelle à la paix maintenant, et au respect des traités internationaux. Ces deux points sont liés chez lui, et là est la faillite politique, –tragique. Si nous considérons qu’il faut respecter les traités internationaux (aujourd’hui mis à mal par Trump), force est de reconnaître que, ces traités, ce n’est pas l’OTAN, et ce n’est pas l’Ukraine qui les a violés. Alors que les traités de 1991 ont délimité les frontières de l’Ukraine – à l’époque acceptées sans réserve par la Fédération de Russie, – ils ont été violés constamment, par la Russie poutinienne : d’abord en 2008 en Géorgie (avec l’assentiment du monde, et, en premier pour l’Europe, celui de Sarkozy), puis, dès lors que l’agression contre la Géorgie passait comme une lettre à la poste, contre l’Ukraine – avec l’annexion de la Crimée (alors que les partis annexionnistes en Crimée avaient, aux élections précédentes, fait quelque chose comme 2% des voix), puis, dans une guerre active contre les provinces de l’Est de l’Ukraine. Nous savons aujourd’hui, il n’y a plus à y revenir, que la tactique dans les deux cas a été la même : ce sont des activistes (et, le fait est, là encore, avéré, des membres des mafias locales) qui se sont emparés du pouvoir avec l’aide active, concrète, immédiate de membres du FSB et de différents autres services russes (comme, par exemple, Guirkine – aujourd’hui en prison en Russie pour avoir critiqué la façon dont Poutine menait la guerre). Sauf qu’en Crimée, ça s’est passé sans bain de sang, sans résistance armée, et qu’au Donbass (et à Lougansk), il y a une réaction armée, – et une guerre. Bref, à chaque fois, les traités internationaux, Poutine s’est, pour rester poli, assis dessus. Comment imaginer que, d’un seul coup, arrivé à une position de force aussi indiscutable, il les accepterait ? Et lesquels, d’ailleurs ?… De nouveaux traités qui acteraient la partition de l’Ukraine et accepteraient l’annexion, interdisant au peuple ukrainien, dans l’avenir, par concensus légal, de se tourner ailleurs que vers l’Est – c’est-à-dire des traités qui violeraient des traités et la charte de l’ONU en tant que telle ?
Ce que je veux dire est qu’en appelant à la loi internationale et au respect des traités, JLM, dans les faits, concrètement, accepte le fait qu’ils n’existent que pour être violés. Cela, encore une fois, ce n’est pas seulement une faute, c’est tragique, parce que cela prive de son essence même le combat de la gauche qu’il porte. Si la loi est ineffective – si sa violation n’entraîne aucune conséquence – , alors, de fait, n’existe que le monde de Trump, – la loi du deal entre le fort et le faible.
C’est là que nous touchons, pour moi, à l’essentiel. – Dans plein de commentaires, dans plein de lettres que je reçois (j’en reçois, pour chaque chronique, un certain nombre pour ne pas dire un nombre certain, de gens que je ne connais pas pour la plupart du temps), et chez certains de mes amis (parce que j’ai des amis chez les partisans LFI, souvenirs d’autres combats), c’est qu’en fait, ils ne sont ni pour Zelensky ni pour Poutine, ni, surtout (le nom revient à chaque fois ou presque) pour Macron. Pour eux, les deux, Zelensky et Poutine, c’est blanc bonnet et bonnet blanc – et combien se précipitent pour diffuser les fake-news, russes, sur Zelensky, sa danse du ventre, ses achats immobiliers en Floride ou je ne sais plus où, bref, toutes ces saloperies montées par les trolls poutiniens et qui inondent la planète.
2/3
-
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a commencé le 24 février 2022. Mais vous vous souvenez peut-être du discours de Poutine, trois jours avant. Un discours insupportable ! L’invasion ne faisait alors plus guère de doute. Mélenchon a très vite réagi au discours de Poutine sur son blog, et ce qu’il dit aujourd’hui, c’est ce qu’il disait déjà (tout ça, c’est la faute de l’Otan, etc.). C’est après ce billet de blog que j’ai annoncé que je ne voterai jamais pour JLM à un présidentielle. Mélenchon n’a pas changé, et il ne changera jamais. Voici ce qu’en dit André Markowicz.
Melenchon et l’Ukraine : trois points et puis un quatrième par André Markowicz sur son Facebook
J’avais dit dans ma dernière chronique que, depuis que Poutine s’était emparé de la Maison Blanche, c’était silence-radio de la part des Lfistes. De nombreux lecteurs m’ont écrit pour me faire remarquer que ce n’était pas vrai, et qu’il y avait eu des déclarations. Force m’est de reconnaître que j’ai eu tort, et je le reconnais bien volontiers. De même est-il factuellement faux de dire que LFI ne condamne pas l’invasion de l’Ukraine. Si. Pendant le débat sans vote lié à la situation crée par Trump – l’orateur de la France insoumise (qu’il me pardonne, je ne le connaissais pas du tout et, au moment où j’écris, j’ai oublié son nom – mais ça montre aussi qu’aucun des ténors du groupe parlementaire de la France insoumise n’a estimé utile de prendre la parole sur cette question, pourtant très grave), a répété deux fois l’expression « l’agression de la Russie contre l’Ukraine ». Dont acte. Au moment où j’écrivais, je n’avais pas lu la chronique de Jean-Luc Mélenchon, publiée sur son blog.
Cette chronique me semble essentielle, et, plutôt que d’en citer des extraits, je la mets, tout entière, en premier commentaire pour permettre à mes lecteurs de juger de ce que j’en dirai. Je dis qu’elle me semble essentielle, – au sens où elle résume la position de Jean-Luc Mélenchon sur tout le conflit et sur ses conséquences. Elle me paraît, à dire vrai, tragique, parce qu’elle montre une faillite politique, intellectuelle et morale de celui qui est, factuellement, le leader de la gauche française.
❦
Le premier point du texte de JLM est que finalement, – ce n’est pas dit explicitement, mais c’est dit – cette guerre, c’est une guerre provoquée par l’OTAN, et que Poutine a été comme contraint de se lancer dedans, à cause de la politique agressive des USA aux frontières de la Russie. – Il ne peut pas être question d’accepter l’Ukraine dans l’OTAN, parce que la Russie ne le permettra pas. – Cette position, qui est celle de JLM, n’est pas que la sienne : c’est, à vrai dire, la politique de l’OTAN elle-même, et de tous les leaders mondiaux. Non, la Russie ne peut pas permettre que l’OTAN soit à ses portes. – Pourtant, l’OTAN est aux portes de la Russie depuis un bout de temps, elle a intégré la Pologne (ancienne partie de l’empire russe), les pays baltes, et, aujourd’hui, la Suède et la Finlande (pays traditionnellement neutres) – et je ne parle pas de la Turquie. Mais la faillite intellectuelle de JLM me semble là : si nous partons du principe, fondamental, du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pourquoi la Russie, – un pays voisin – doit-elle dicter son avenir à l’Ukraine ? Acceptons-nous des exceptions à ce principe ? Et au nom de quoi ? Ou faisons-nous nôtres le récit de Moscou selon lequel, en général, l’Ukraine n’est pas un pays ? – Cela, encore une fois, ne concerne pas que LFI, mais force est de reconnaître que LFI adopte, contre ses propres principes, la position de la majorité. Cette position est la suivante : nous adoptons le point de vue de Moscou. (Dire que la guerre est provoquée par l’Ukraine, – ce que dit Trump, – c’est adopter non seulement le point de vue, mais le discours, les mots mêmes de Moscou.)
Si l’Ukraine veut adhérer à l’OTAN, ou, d’une autre façon, à l’UE, c’est son droit le plus strict, parce que les gens qui ont élu les dirigeants actuels de l’Ukraine – dans des élections que personne n’a remises en cause –, ils ont voté pour ça. Autre chose est de comprendre les conditions, économiques, sociales, de ces adhésions. Elles sont très importantes, mais secondaires. Le premier principe devrait être celui du droit des peuples.
1/3
-
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a commencé le 24 février 2022. Mais vous vous souvenez peut-être du discours de Poutine, trois jours avant. Un discours insupportable ! L’invasion ne faisait alors plus guère de doute. Mélenchon a très vite réagi au discours de Poutine sur son blog, et ce qu’il dit aujourd’hui, c’est ce qu’il disait déjà (tout ça, c’est la faute de l’Otan, etc.). C’est après ce billet de blog que j’ai annoncé que je ne voterai jamais pour JLM à une présidentielle. Mélenchon n’a pas changé, et il ne changera jamais. Voici ce qu’en dit André Markowicz.
Melenchon et l’Ukraine : trois points et puis un quatrième par André Markowicz sur son Facebook
J’avais dit dans ma dernière chronique que, depuis que Poutine s’était emparé de la Maison Blanche, c’était silence-radio de la part des Lfistes. De nombreux lecteurs m’ont écrit pour me faire remarquer que ce n’était pas vrai, et qu’il y avait eu des déclarations. Force m’est de reconnaître que j’ai eu tort, et je le reconnais bien volontiers. De même est-il factuellement faux de dire que LFI ne condamne pas l’invasion de l’Ukraine. Si. Pendant le débat sans vote lié à la situation crée par Trump – l’orateur de la France insoumise (qu’il me pardonne, je ne le connaissais pas du tout et, au moment où j’écris, j’ai oublié son nom – mais ça montre aussi qu’aucun des ténors du groupe parlementaire de la France insoumise n’a estimé utile de prendre la parole sur cette question, pourtant très grave), a répété deux fois l’expression « l’agression de la Russie contre l’Ukraine ». Dont acte. Au moment où j’écrivais, je n’avais pas lu la chronique de Jean-Luc Mélenchon, publiée sur son blog.
Cette chronique me semble essentielle, et, plutôt que d’en citer des extraits, je la mets, tout entière, en premier commentaire pour permettre à mes lecteurs de juger de ce que j’en dirai. Je dis qu’elle me semble essentielle, – au sens où elle résume la position de Jean-Luc Mélenchon sur tout le conflit et sur ses conséquences. Elle me paraît, à dire vrai, tragique, parce qu’elle montre une faillite politique, intellectuelle et morale de celui qui est, factuellement, le leader de la gauche française.
❦
Le premier point du texte de JLM est que finalement, – ce n’est pas dit explicitement, mais c’est dit – cette guerre, c’est une guerre provoquée par l’OTAN, et que Poutine a été comme contraint de se lancer dedans, à cause de la politique agressive des USA aux frontières de la Russie. – Il ne peut pas être question d’accepter l’Ukraine dans l’OTAN, parce que la Russie ne le permettra pas. – Cette position, qui est celle de JLM, n’est pas que la sienne : c’est, à vrai dire, la politique de l’OTAN elle-même, et de tous les leaders mondiaux. Non, la Russie ne peut pas permettre que l’OTAN soit à ses portes. – Pourtant, l’OTAN est aux portes de la Russie depuis un bout de temps, elle a intégré la Pologne (ancienne partie de l’empire russe), les pays baltes, et, aujourd’hui, la Suède et la Finlande (pays traditionnellement neutres) – et je ne parle pas de la Turquie. Mais la faillite intellectuelle de JLM me semble là : si nous partons du principe, fondamental, du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pourquoi la Russie, – un pays voisin – doit-elle dicter son avenir à l’Ukraine ? Acceptons-nous des exceptions à ce principe ? Et au nom de quoi ? Ou faisons-nous nôtres le récit de Moscou selon lequel, en général, l’Ukraine n’est pas un pays ? – Cela, encore une fois, ne concerne pas que LFI, mais force est de reconnaître que LFI adopte, contre ses propres principes, la position de la majorité. Cette position est la suivante : nous adoptons le point de vue de Moscou. (Dire que la guerre est provoquée par l’Ukraine, – ce que dit Trump, – c’est adopter non seulement le point de vue, mais le discours, les mots mêmes de Moscou.)
Si l’Ukraine veut adhérer à l’OTAN, ou, d’une autre façon, à l’UE, c’est son droit le plus strict, parce que les gens qui ont élu les dirigeants actuels de l’Ukraine – dans des élections que personne n’a remises en cause –, ils ont voté pour ça. Autre chose est de comprendre les conditions, économiques, sociales, de ces adhésions. Elles sont très importantes, mais secondaires. Le premier principe devrait être celui du droit des peuples.
1/3
-
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a commencé le 24 février 2022. Mais vous vous souvenez peut-être du discours de Poutine, trois jours avant. Un discours insupportable ! L’invasion ne faisait alors plus guère de doute. Mélenchon a très vite réagi au discours de Poutine sur son blog, et ce qu’il dit aujourd’hui, c’est ce qu’il disait déjà (tout ça, c’est la faute de l’Otan, etc.). C’est après ce billet de blog que j’ai annoncé que je ne voterai jamais pour JLM à un présidentielle. Mélenchon n’a pas changé, et il ne changera jamais. Voici ce qu’en dit André Markowicz.
Melenchon et l’Ukraine : trois points et puis un quatrième par André Markowicz sur son Facebook
J’avais dit dans ma dernière chronique que, depuis que Poutine s’était emparé de la Maison Blanche, c’était silence-radio de la part des Lfistes. De nombreux lecteurs m’ont écrit pour me faire remarquer que ce n’était pas vrai, et qu’il y avait eu des déclarations. Force m’est de reconnaître que j’ai eu tort, et je le reconnais bien volontiers. De même est-il factuellement faux de dire que LFI ne condamne pas l’invasion de l’Ukraine. Si. Pendant le débat sans vote lié à la situation crée par Trump – l’orateur de la France insoumise (qu’il me pardonne, je ne le connaissais pas du tout et, au moment où j’écris, j’ai oublié son nom – mais ça montre aussi qu’aucun des ténors du groupe parlementaire de la France insoumise n’a estimé utile de prendre la parole sur cette question, pourtant très grave), a répété deux fois l’expression « l’agression de la Russie contre l’Ukraine ». Dont acte. Au moment où j’écrivais, je n’avais pas lu la chronique de Jean-Luc Mélenchon, publiée sur son blog.
Cette chronique me semble essentielle, et, plutôt que d’en citer des extraits, je la mets, tout entière, en premier commentaire pour permettre à mes lecteurs de juger de ce que j’en dirai. Je dis qu’elle me semble essentielle, – au sens où elle résume la position de Jean-Luc Mélenchon sur tout le conflit et sur ses conséquences. Elle me paraît, à dire vrai, tragique, parce qu’elle montre une faillite politique, intellectuelle et morale de celui qui est, factuellement, le leader de la gauche française.
❦
Le premier point du texte de JLM est que finalement, – ce n’est pas dit explicitement, mais c’est dit – cette guerre, c’est une guerre provoquée par l’OTAN, et que Poutine a été comme contraint de se lancer dedans, à cause de la politique agressive des USA aux frontières de la Russie. – Il ne peut pas être question d’accepter l’Ukraine dans l’OTAN, parce que la Russie ne le permettra pas. – Cette position, qui est celle de JLM, n’est pas que la sienne : c’est, à vrai dire, la politique de l’OTAN elle-même, et de tous les leaders mondiaux. Non, la Russie ne peut pas permettre que l’OTAN soit à ses portes. – Pourtant, l’OTAN est aux portes de la Russie depuis un bout de temps, elle a intégré la Pologne (ancienne partie de l’empire russe), les pays baltes, et, aujourd’hui, la Suède et la Finlande (pays traditionnellement neutres) – et je ne parle pas de la Turquie. Mais la faillite intellectuelle de JLM me semble là : si nous partons du principe, fondamental, du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pourquoi la Russie, – un pays voisin – doit-elle dicter son avenir à l’Ukraine ? Acceptons-nous des exceptions à ce principe ? Et au nom de quoi ? Ou faisons-nous nôtres le récit de Moscou selon lequel, en général, l’Ukraine n’est pas un pays ? – Cela, encore une fois, ne concerne pas que LFI, mais force est de reconnaître que LFI adopte, contre ses propres principes, la position de la majorité. Cette position est la suivante : nous adoptons le point de vue de Moscou. (Dire que la guerre est provoquée par l’Ukraine, – ce que dit Trump, – c’est adopter non seulement le point de vue, mais le discours, les mots mêmes de Moscou.)
Si l’Ukraine veut adhérer à l’OTAN, ou, d’une autre façon, à l’UE, c’est son droit le plus strict, parce que les gens qui ont élu les dirigeants actuels de l’Ukraine – dans des élections que personne n’a remises en cause –, ils ont voté pour ça. Autre chose est de comprendre les conditions, économiques, sociales, de ces adhésions. Elles sont très importantes, mais secondaires. Le premier principe devrait être celui du droit des peuples.
1/3
-
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a commencé le 24 février 2022. Mais vous vous souvenez peut-être du discours de Poutine, trois jours avant. Un discours insupportable ! L’invasion ne faisait alors plus guère de doute. Mélenchon a très vite réagi au discours de Poutine sur son blog, et ce qu’il dit aujourd’hui, c’est ce qu’il disait déjà (tout ça, c’est la faute de l’Otan, etc.). C’est après ce billet de blog que j’ai annoncé que je ne voterai jamais pour JLM à une présidentielle. Mélenchon n’a pas changé, et il ne changera jamais. Voici ce qu’en dit André Markowicz.
Melenchon et l’Ukraine : trois points et puis un quatrième par André Markowicz sur son Facebook
J’avais dit dans ma dernière chronique que, depuis que Poutine s’était emparé de la Maison Blanche, c’était silence-radio de la part des Lfistes. De nombreux lecteurs m’ont écrit pour me faire remarquer que ce n’était pas vrai, et qu’il y avait eu des déclarations. Force m’est de reconnaître que j’ai eu tort, et je le reconnais bien volontiers. De même est-il factuellement faux de dire que LFI ne condamne pas l’invasion de l’Ukraine. Si. Pendant le débat sans vote lié à la situation crée par Trump – l’orateur de la France insoumise (qu’il me pardonne, je ne le connaissais pas du tout et, au moment où j’écris, j’ai oublié son nom – mais ça montre aussi qu’aucun des ténors du groupe parlementaire de la France insoumise n’a estimé utile de prendre la parole sur cette question, pourtant très grave), a répété deux fois l’expression « l’agression de la Russie contre l’Ukraine ». Dont acte. Au moment où j’écrivais, je n’avais pas lu la chronique de Jean-Luc Mélenchon, publiée sur son blog.
Cette chronique me semble essentielle, et, plutôt que d’en citer des extraits, je la mets, tout entière, en premier commentaire pour permettre à mes lecteurs de juger de ce que j’en dirai. Je dis qu’elle me semble essentielle, – au sens où elle résume la position de Jean-Luc Mélenchon sur tout le conflit et sur ses conséquences. Elle me paraît, à dire vrai, tragique, parce qu’elle montre une faillite politique, intellectuelle et morale de celui qui est, factuellement, le leader de la gauche française.
❦
Le premier point du texte de JLM est que finalement, – ce n’est pas dit explicitement, mais c’est dit – cette guerre, c’est une guerre provoquée par l’OTAN, et que Poutine a été comme contraint de se lancer dedans, à cause de la politique agressive des USA aux frontières de la Russie. – Il ne peut pas être question d’accepter l’Ukraine dans l’OTAN, parce que la Russie ne le permettra pas. – Cette position, qui est celle de JLM, n’est pas que la sienne : c’est, à vrai dire, la politique de l’OTAN elle-même, et de tous les leaders mondiaux. Non, la Russie ne peut pas permettre que l’OTAN soit à ses portes. – Pourtant, l’OTAN est aux portes de la Russie depuis un bout de temps, elle a intégré la Pologne (ancienne partie de l’empire russe), les pays baltes, et, aujourd’hui, la Suède et la Finlande (pays traditionnellement neutres) – et je ne parle pas de la Turquie. Mais la faillite intellectuelle de JLM me semble là : si nous partons du principe, fondamental, du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pourquoi la Russie, – un pays voisin – doit-elle dicter son avenir à l’Ukraine ? Acceptons-nous des exceptions à ce principe ? Et au nom de quoi ? Ou faisons-nous nôtres le récit de Moscou selon lequel, en général, l’Ukraine n’est pas un pays ? – Cela, encore une fois, ne concerne pas que LFI, mais force est de reconnaître que LFI adopte, contre ses propres principes, la position de la majorité. Cette position est la suivante : nous adoptons le point de vue de Moscou. (Dire que la guerre est provoquée par l’Ukraine, – ce que dit Trump, – c’est adopter non seulement le point de vue, mais le discours, les mots mêmes de Moscou.)
Si l’Ukraine veut adhérer à l’OTAN, ou, d’une autre façon, à l’UE, c’est son droit le plus strict, parce que les gens qui ont élu les dirigeants actuels de l’Ukraine – dans des élections que personne n’a remises en cause –, ils ont voté pour ça. Autre chose est de comprendre les conditions, économiques, sociales, de ces adhésions. Elles sont très importantes, mais secondaires. Le premier principe devrait être celui du droit des peuples.
1/3
-
Il est clair aujourd’hui que nous avons deux ennemis (évidemment trois – puisque la Chine est toujours en retrait). Deux ennemis : Poutine à l’Est, et Poutine à l’Ouest.
Est-il possible, dès lors, d’éviter une guerre globale ? – Si Poutine parvient à imposer, aujourd’hui, un cessez-le-feu en Ukraine, alors, clairement, non.
Pourquoi ?
Parce que la Russie a fait un effort de guerre absolument inouï et orienté plus de 40% de tout son budget, de toutes ses richesses nationales, vers la guerre, vers la fabrication de matériel de guerre. C’est-à-dire qu’elle ne peut pas s’arrêter. C’est juste que c’est comme une machine lancée sur une pente, – elle ne peut pas ne pas continuer, sans quoi tout s’effondre, parce que le chiffre de 40 % de budget militaire implique une ruine totale de l’économie civile, des infrastructures non liées à la guerre, et que le pays est, objectivement, en ruine. Et ceux qui disent que l’économie russe est florissante sont soit des menteurs soit des imbéciles, parce que, oui, si les chiffres de la croissance sont, de fait, positifs, là encore, cette croissance n’est liée qu’à la seule branche militaire. Si cette branche militaire s’arrête, pour cause de paix, tout s’arrête. – Et donc, il ne peut pas y avoir de paix. C’est trop tard pour qu’il y ait la paix.
D’autant que les propagandistes russes, et les officiels (comme Patrouchev, il y a une petite semaine), tous, répètent, depuis 2022 que l’Ukraine n’est qu’une « étape » (j’en avais fait une chronique dès le mois de mars 2022), et que le but n’est pas du tout l’Ukraine. Le but, énoncé, est simple : il s’agit de rétablir les frontières non pas de l’URSS mais de l’Empire russe (en gros, ce sont les mêmes), et donc, il est absolument évident, indiscutable – et indiscuté – que, si l’Ukraine est vaincue – c’est-à-dire si les démocraties occidentales le sont – les suivants sur la liste seront les pays baltes et la Moldavie, – sachant que la Géorgie est déjà conquise, par des élections frauduleuses, que l’Arménie est réduite à quia, et que le seul salut de l’Azerbaïdjan a été d’être englobé, factuellement, dans la grande Turquie d’Erdogan. Se pose la question des républiques d’Asie Centrale, qui sont sous protectorat chinois.
Les pays frontaliers de la Russie seront conquis militairement. Verrons-nous les chars de Poutine sous l’Arc-de-Triomphe ? Ça paraît peu probable. Non, il s’agira d’un effondrement politique, – économique, social, lié au triomphe des populismes, de droite comme de gauche (à propos, quel silence que celui de ces belles âmes LFIstes qui insultaient Zélensky au prétexte qu’il était un agent américain et que la Russie luttait contre les USA, qui opposaient, honteusement, Navalny à Assange, etc. etc… d’un seul coup, silence radio, ils ont comme disparu, pas un mot, maintenant que, Poutine et les USA, c’est la même chose). Et il y a assez de populistes, dans toute l’Europe occidentale, qui sont prêts à jouer les Doriot.
2/3
-
Il est clair aujourd’hui que nous avons deux ennemis (évidemment trois – puisque la Chine est toujours en retrait). Deux ennemis : Poutine à l’Est, et Poutine à l’Ouest.
Est-il possible, dès lors, d’éviter une guerre globale ? – Si Poutine parvient à imposer, aujourd’hui, un cessez-le-feu en Ukraine, alors, clairement, non.
Pourquoi ?
Parce que la Russie a fait un effort de guerre absolument inouï et orienté plus de 40% de tout son budget, de toutes ses richesses nationales, vers la guerre, vers la fabrication de matériel de guerre. C’est-à-dire qu’elle ne peut pas s’arrêter. C’est juste que c’est comme une machine lancée sur une pente, – elle ne peut pas ne pas continuer, sans quoi tout s’effondre, parce que le chiffre de 40 % de budget militaire implique une ruine totale de l’économie civile, des infrastructures non liées à la guerre, et que le pays est, objectivement, en ruine. Et ceux qui disent que l’économie russe est florissante sont soit des menteurs soit des imbéciles, parce que, oui, si les chiffres de la croissance sont, de fait, positifs, là encore, cette croissance n’est liée qu’à la seule branche militaire. Si cette branche militaire s’arrête, pour cause de paix, tout s’arrête. – Et donc, il ne peut pas y avoir de paix. C’est trop tard pour qu’il y ait la paix.
D’autant que les propagandistes russes, et les officiels (comme Patrouchev, il y a une petite semaine), tous, répètent, depuis 2022 que l’Ukraine n’est qu’une « étape » (j’en avais fait une chronique dès le mois de mars 2022), et que le but n’est pas du tout l’Ukraine. Le but, énoncé, est simple : il s’agit de rétablir les frontières non pas de l’URSS mais de l’Empire russe (en gros, ce sont les mêmes), et donc, il est absolument évident, indiscutable – et indiscuté – que, si l’Ukraine est vaincue – c’est-à-dire si les démocraties occidentales le sont – les suivants sur la liste seront les pays baltes et la Moldavie, – sachant que la Géorgie est déjà conquise, par des élections frauduleuses, que l’Arménie est réduite à quia, et que le seul salut de l’Azerbaïdjan a été d’être englobé, factuellement, dans la grande Turquie d’Erdogan. Se pose la question des républiques d’Asie Centrale, qui sont sous protectorat chinois.
Les pays frontaliers de la Russie seront conquis militairement. Verrons-nous les chars de Poutine sous l’Arc-de-Triomphe ? Ça paraît peu probable. Non, il s’agira d’un effondrement politique, – économique, social, lié au triomphe des populismes, de droite comme de gauche (à propos, quel silence que celui de ces belles âmes LFIstes qui insultaient Zélensky au prétexte qu’il était un agent américain et que la Russie luttait contre les USA, qui opposaient, honteusement, Navalny à Assange, etc. etc… d’un seul coup, silence radio, ils ont comme disparu, pas un mot, maintenant que, Poutine et les USA, c’est la même chose). Et il y a assez de populistes, dans toute l’Europe occidentale, qui sont prêts à jouer les Doriot.
2/3
-
Il est clair aujourd’hui que nous avons deux ennemis (évidemment trois – puisque la Chine est toujours en retrait). Deux ennemis : Poutine à l’Est, et Poutine à l’Ouest.
Est-il possible, dès lors, d’éviter une guerre globale ? – Si Poutine parvient à imposer, aujourd’hui, un cessez-le-feu en Ukraine, alors, clairement, non.
Pourquoi ?
Parce que la Russie a fait un effort de guerre absolument inouï et orienté plus de 40% de tout son budget, de toutes ses richesses nationales, vers la guerre, vers la fabrication de matériel de guerre. C’est-à-dire qu’elle ne peut pas s’arrêter. C’est juste que c’est comme une machine lancée sur une pente, – elle ne peut pas ne pas continuer, sans quoi tout s’effondre, parce que le chiffre de 40 % de budget militaire implique une ruine totale de l’économie civile, des infrastructures non liées à la guerre, et que le pays est, objectivement, en ruine. Et ceux qui disent que l’économie russe est florissante sont soit des menteurs soit des imbéciles, parce que, oui, si les chiffres de la croissance sont, de fait, positifs, là encore, cette croissance n’est liée qu’à la seule branche militaire. Si cette branche militaire s’arrête, pour cause de paix, tout s’arrête. – Et donc, il ne peut pas y avoir de paix. C’est trop tard pour qu’il y ait la paix.
D’autant que les propagandistes russes, et les officiels (comme Patrouchev, il y a une petite semaine), tous, répètent, depuis 2022 que l’Ukraine n’est qu’une « étape » (j’en avais fait une chronique dès le mois de mars 2022), et que le but n’est pas du tout l’Ukraine. Le but, énoncé, est simple : il s’agit de rétablir les frontières non pas de l’URSS mais de l’Empire russe (en gros, ce sont les mêmes), et donc, il est absolument évident, indiscutable – et indiscuté – que, si l’Ukraine est vaincue – c’est-à-dire si les démocraties occidentales le sont – les suivants sur la liste seront les pays baltes et la Moldavie, – sachant que la Géorgie est déjà conquise, par des élections frauduleuses, que l’Arménie est réduite à quia, et que le seul salut de l’Azerbaïdjan a été d’être englobé, factuellement, dans la grande Turquie d’Erdogan. Se pose la question des républiques d’Asie Centrale, qui sont sous protectorat chinois.
Les pays frontaliers de la Russie seront conquis militairement. Verrons-nous les chars de Poutine sous l’Arc-de-Triomphe ? Ça paraît peu probable. Non, il s’agira d’un effondrement politique, – économique, social, lié au triomphe des populismes, de droite comme de gauche (à propos, quel silence que celui de ces belles âmes LFIstes qui insultaient Zélensky au prétexte qu’il était un agent américain et que la Russie luttait contre les USA, qui opposaient, honteusement, Navalny à Assange, etc. etc… d’un seul coup, silence radio, ils ont comme disparu, pas un mot, maintenant que, Poutine et les USA, c’est la même chose). Et il y a assez de populistes, dans toute l’Europe occidentale, qui sont prêts à jouer les Doriot.
2/3
-
Il est clair aujourd’hui que nous avons deux ennemis (évidemment trois – puisque la Chine est toujours en retrait). Deux ennemis : Poutine à l’Est, et Poutine à l’Ouest.
Est-il possible, dès lors, d’éviter une guerre globale ? – Si Poutine parvient à imposer, aujourd’hui, un cessez-le-feu en Ukraine, alors, clairement, non.
Pourquoi ?
Parce que la Russie a fait un effort de guerre absolument inouï et orienté plus de 40% de tout son budget, de toutes ses richesses nationales, vers la guerre, vers la fabrication de matériel de guerre. C’est-à-dire qu’elle ne peut pas s’arrêter. C’est juste que c’est comme une machine lancée sur une pente, – elle ne peut pas ne pas continuer, sans quoi tout s’effondre, parce que le chiffre de 40 % de budget militaire implique une ruine totale de l’économie civile, des infrastructures non liées à la guerre, et que le pays est, objectivement, en ruine. Et ceux qui disent que l’économie russe est florissante sont soit des menteurs soit des imbéciles, parce que, oui, si les chiffres de la croissance sont, de fait, positifs, là encore, cette croissance n’est liée qu’à la seule branche militaire. Si cette branche militaire s’arrête, pour cause de paix, tout s’arrête. – Et donc, il ne peut pas y avoir de paix. C’est trop tard pour qu’il y ait la paix.
D’autant que les propagandistes russes, et les officiels (comme Patrouchev, il y a une petite semaine), tous, répètent, depuis 2022 que l’Ukraine n’est qu’une « étape » (j’en avais fait une chronique dès le mois de mars 2022), et que le but n’est pas du tout l’Ukraine. Le but, énoncé, est simple : il s’agit de rétablir les frontières non pas de l’URSS mais de l’Empire russe (en gros, ce sont les mêmes), et donc, il est absolument évident, indiscutable – et indiscuté – que, si l’Ukraine est vaincue – c’est-à-dire si les démocraties occidentales le sont – les suivants sur la liste seront les pays baltes et la Moldavie, – sachant que la Géorgie est déjà conquise, par des élections frauduleuses, que l’Arménie est réduite à quia, et que le seul salut de l’Azerbaïdjan a été d’être englobé, factuellement, dans la grande Turquie d’Erdogan. Se pose la question des républiques d’Asie Centrale, qui sont sous protectorat chinois.
Les pays frontaliers de la Russie seront conquis militairement. Verrons-nous les chars de Poutine sous l’Arc-de-Triomphe ? Ça paraît peu probable. Non, il s’agira d’un effondrement politique, – économique, social, lié au triomphe des populismes, de droite comme de gauche (à propos, quel silence que celui de ces belles âmes LFIstes qui insultaient Zélensky au prétexte qu’il était un agent américain et que la Russie luttait contre les USA, qui opposaient, honteusement, Navalny à Assange, etc. etc… d’un seul coup, silence radio, ils ont comme disparu, pas un mot, maintenant que, Poutine et les USA, c’est la même chose). Et il y a assez de populistes, dans toute l’Europe occidentale, qui sont prêts à jouer les Doriot.
2/3
-
Séries américaines par André Markowicz sur son Facebook
Ce qui me revient à l’esprit, c’est un feuilleton de science-fiction que j’avais vu je ne sais plus quand, – l’histoire d’une société humaine (je veux dire américaine, puisque le monde entier, pour les USA de la télé, et sans doute pas que pour la télé, a toujours été américain) qui est dirigée par des aliens et un groupe de collaborateurs humains, qui trouvent leur bénéfice à exercer un pouvoir de pacotille. – Que Trump est un « asset » , un agent, payé ou non, par Poutine, maintenant, je pense que c’est absolument clair, et qu’il n’existe pas, c’est aussi absolument clair, – je veux dire qu’il n’existe pas comme existence autonome, il est totalement, entièrement, la voix de son maître. Et c’est à ça que nous avons assisté, à la prise de pouvoir sur les USA par la Russie de Poutine, par les services de Poutine – sans coup férir, sans verser une goutte de sang russe sur le sol américain, les USA, ou plutôt sur tous les services vitaux de l’Etat fédéral, et, tout de suite, à l’effacement des traces de cette prise de pouvoir, puisque la première décision de l’attorney general, de la ministre de la Justice, nommée par Trump, a été de supprimer toutes les commissions liées, d’une façon ou d’une autre, au contrôle sur les influences étrangères aux USA, – oui, ça, c’était, si je comprends bien, sa première décision, le jour même de sa prise de fonction (j’allais dire de « pouvoir »). Oui, vraiment comme un feuilleton de science-fiction.
❦
J’ai été sidéré, évidemment, par la scène dans le Bureau Ovale, mais ce qui m’a sidéré le plus, ce n’est pas l’attitude de Trump et de Vance avec Zélensky, non – ce sont les insultes lancées par les deux accolytes contre Biden et Obama, le traitant de « stupide », et, dans le ton, je n’ai pas entendu le mot, mais c’était clair que ça voulait dire ça, de connard. Je n’avais jamais entendu un président en fonction, devant la presse nationale et internationale, et en présence d’un chef d’Etat étranger, traiter son prédesseur (qu’il pouvait haïr en privé, ça, c’est plus que fréquent) de crétin. Parce que la question n’est pas celle de la personne, mais de la fonction, et celle de l’État. Ce que disait cette haine ouverte, cette rage, écumante, contre Biden et Obama, est justement que, d’État, pour eux, il n’y en a pas. Il n’y en a plus, et que nous avions affaire à une scène de mafia, de rite d’aboubement, d’humiliation par lequel doivent passer tous ceux qui ont droit à une chaise sur le côté, – et il y a des chefs qui se sont fait insulter, et d’autres qui, d’une façon ou d’une autre, ont résisté. N’ont pas résisté, ou ont résisté le moins, ceux qui sont des hommes du sérail, des diplomates véritables, des hommes politiques, – et Macron a essayé de réagir, bien ou mal, peu importe en l’occurrence, mais il n’a pas laissé Trump dire tout ce qu’il voulait. Zélensky n’a rien laissé dire du tout. Il a cassé le rituel, en direct.
Bien sûr, il était en infériorité, – de toutes les façons, et aussi pour son anglais, mais, justement, c’est cette faiblesse, et cette fermeté, dans des circonstances pendant lesquelles, ce qui se jouait, c’était la vie de l’Ukraine (et sa vie même), – ce qu’il a montré, me semble-t-il, était une force et, je le dis, un héroïsme qui, oui, ont fait exploser Vance (Trump étant, par nature, hors jeu – Trump, encore une fois, n’existe pas, il est juste là pour être une baudruche des autres, les seuls qui comptent étant Musk et Vance), parce qu’il ne montrait pas de « reconnaissance » pour la puissance qui l’abandonnait et, en plus, le rançonnait pour prix de son abandon. Il ne venait pas baiser la main du « boss ». Ce qui a disparu, en l’espace de ces quelques minutes qu’a duré la réception dans le Bureau ovale, c’est l’État des USA. Pas seulement le sens de l’État. Non, l’appareil de l’État. Ce que Poutine a fait jouer à ses marionnettes, c’est la disparition, dans la haine et le ridicule, de la puissance américaine.
1/3
-
Séries américaines par André Markowicz sur son Facebook
Ce qui me revient à l’esprit, c’est un feuilleton de science-fiction que j’avais vu je ne sais plus quand, – l’histoire d’une société humaine (je veux dire américaine, puisque le monde entier, pour les USA de la télé, et sans doute pas que pour la télé, a toujours été américain) qui est dirigée par des aliens et un groupe de collaborateurs humains, qui trouvent leur bénéfice à exercer un pouvoir de pacotille. – Que Trump est un « asset » , un agent, payé ou non, par Poutine, maintenant, je pense que c’est absolument clair, et qu’il n’existe pas, c’est aussi absolument clair, – je veux dire qu’il n’existe pas comme existence autonome, il est totalement, entièrement, la voix de son maître. Et c’est à ça que nous avons assisté, à la prise de pouvoir sur les USA par la Russie de Poutine, par les services de Poutine – sans coup férir, sans verser une goutte de sang russe sur le sol américain, les USA, ou plutôt sur tous les services vitaux de l’Etat fédéral, et, tout de suite, à l’effacement des traces de cette prise de pouvoir, puisque la première décision de l’attorney general, de la ministre de la Justice, nommée par Trump, a été de supprimer toutes les commissions liées, d’une façon ou d’une autre, au contrôle sur les influences étrangères aux USA, – oui, ça, c’était, si je comprends bien, sa première décision, le jour même de sa prise de fonction (j’allais dire de « pouvoir »). Oui, vraiment comme un feuilleton de science-fiction.
❦
J’ai été sidéré, évidemment, par la scène dans le Bureau Ovale, mais ce qui m’a sidéré le plus, ce n’est pas l’attitude de Trump et de Vance avec Zélensky, non – ce sont les insultes lancées par les deux accolytes contre Biden et Obama, le traitant de « stupide », et, dans le ton, je n’ai pas entendu le mot, mais c’était clair que ça voulait dire ça, de connard. Je n’avais jamais entendu un président en fonction, devant la presse nationale et internationale, et en présence d’un chef d’Etat étranger, traiter son prédécesseur (qu’il pouvait haïr en privé, ça, c’est plus que fréquent) de crétin. Parce que la question n’est pas celle de la personne, mais de la fonction, et celle de l’État. Ce que disait cette haine ouverte, cette rage, écumante, contre Biden et Obama, est justement que, d’État, pour eux, il n’y en a pas. Il n’y en a plus, et que nous avions affaire à une scène de mafia, de rite d’aboubement, d’humiliation par lequel doivent passer tous ceux qui ont droit à une chaise sur le côté, – et il y a des chefs qui se sont fait insulter, et d’autres qui, d’une façon ou d’une autre, ont résisté. N’ont pas résisté, ou ont résisté le moins, ceux qui sont des hommes du sérail, des diplomates véritables, des hommes politiques, – et Macron a essayé de réagir, bien ou mal, peu importe en l’occurrence, mais il n’a pas laissé Trump dire tout ce qu’il voulait. Zélensky n’a rien laissé dire du tout. Il a cassé le rituel, en direct.
Bien sûr, il était en infériorité, – de toutes les façons, et aussi pour son anglais, mais, justement, c’est cette faiblesse, et cette fermeté, dans des circonstances pendant lesquelles, ce qui se jouait, c’était la vie de l’Ukraine (et sa vie même), – ce qu’il a montré, me semble-t-il, était une force et, je le dis, un héroïsme qui, oui, ont fait exploser Vance (Trump étant, par nature, hors jeu – Trump, encore une fois, n’existe pas, il est juste là pour être une baudruche des autres, les seuls qui comptent étant Musk et Vance), parce qu’il ne montrait pas de « reconnaissance » pour la puissance qui l’abandonnait et, en plus, le rançonnait pour prix de son abandon. Il ne venait pas baiser la main du « boss ». Ce qui a disparu, en l’espace de ces quelques minutes qu’a duré la réception dans le Bureau ovale, c’est l’État des USA. Pas seulement le sens de l’État. Non, l’appareil de l’État. Ce que Poutine a fait jouer à ses marionnettes, c’est la disparition, dans la haine et le ridicule, de la puissance américaine.
1/3
-
Séries américaines par André Markowicz sur son Facebook
Ce qui me revient à l’esprit, c’est un feuilleton de science-fiction que j’avais vu je ne sais plus quand, – l’histoire d’une société humaine (je veux dire américaine, puisque le monde entier, pour les USA de la télé, et sans doute pas que pour la télé, a toujours été américain) qui est dirigée par des aliens et un groupe de collaborateurs humains, qui trouvent leur bénéfice à exercer un pouvoir de pacotille. – Que Trump est un « asset » , un agent, payé ou non, par Poutine, maintenant, je pense que c’est absolument clair, et qu’il n’existe pas, c’est aussi absolument clair, – je veux dire qu’il n’existe pas comme existence autonome, il est totalement, entièrement, la voix de son maître. Et c’est à ça que nous avons assisté, à la prise de pouvoir sur les USA par la Russie de Poutine, par les services de Poutine – sans coup férir, sans verser une goutte de sang russe sur le sol américain, les USA, ou plutôt sur tous les services vitaux de l’Etat fédéral, et, tout de suite, à l’effacement des traces de cette prise de pouvoir, puisque la première décision de l’attorney general, de la ministre de la Justice, nommée par Trump, a été de supprimer toutes les commissions liées, d’une façon ou d’une autre, au contrôle sur les influences étrangères aux USA, – oui, ça, c’était, si je comprends bien, sa première décision, le jour même de sa prise de fonction (j’allais dire de « pouvoir »). Oui, vraiment comme un feuilleton de science-fiction.
❦
J’ai été sidéré, évidemment, par la scène dans le Bureau Ovale, mais ce qui m’a sidéré le plus, ce n’est pas l’attitude de Trump et de Vance avec Zélensky, non – ce sont les insultes lancées par les deux accolytes contre Biden et Obama, le traitant de « stupide », et, dans le ton, je n’ai pas entendu le mot, mais c’était clair que ça voulait dire ça, de connard. Je n’avais jamais entendu un président en fonction, devant la presse nationale et internationale, et en présence d’un chef d’Etat étranger, traiter son prédesseur (qu’il pouvait haïr en privé, ça, c’est plus que fréquent) de crétin. Parce que la question n’est pas celle de la personne, mais de la fonction, et celle de l’État. Ce que disait cette haine ouverte, cette rage, écumante, contre Biden et Obama, est justement que, d’État, pour eux, il n’y en a pas. Il n’y en a plus, et que nous avions affaire à une scène de mafia, de rite d’aboubement, d’humiliation par lequel doivent passer tous ceux qui ont droit à une chaise sur le côté, – et il y a des chefs qui se sont fait insulter, et d’autres qui, d’une façon ou d’une autre, ont résisté. N’ont pas résisté, ou ont résisté le moins, ceux qui sont des hommes du sérail, des diplomates véritables, des hommes politiques, – et Macron a essayé de réagir, bien ou mal, peu importe en l’occurrence, mais il n’a pas laissé Trump dire tout ce qu’il voulait. Zélensky n’a rien laissé dire du tout. Il a cassé le rituel, en direct.
Bien sûr, il était en infériorité, – de toutes les façons, et aussi pour son anglais, mais, justement, c’est cette faiblesse, et cette fermeté, dans des circonstances pendant lesquelles, ce qui se jouait, c’était la vie de l’Ukraine (et sa vie même), – ce qu’il a montré, me semble-t-il, était une force et, je le dis, un héroïsme qui, oui, ont fait exploser Vance (Trump étant, par nature, hors jeu – Trump, encore une fois, n’existe pas, il est juste là pour être une baudruche des autres, les seuls qui comptent étant Musk et Vance), parce qu’il ne montrait pas de « reconnaissance » pour la puissance qui l’abandonnait et, en plus, le rançonnait pour prix de son abandon. Il ne venait pas baiser la main du « boss ». Ce qui a disparu, en l’espace de ces quelques minutes qu’a duré la réception dans le Bureau ovale, c’est l’État des USA. Pas seulement le sens de l’État. Non, l’appareil de l’État. Ce que Poutine a fait jouer à ses marionnettes, c’est la disparition, dans la haine et le ridicule, de la puissance américaine.
1/3
-
Séries américaines par André Markowicz sur son Facebook
Ce qui me revient à l’esprit, c’est un feuilleton de science-fiction que j’avais vu je ne sais plus quand, – l’histoire d’une société humaine (je veux dire américaine, puisque le monde entier, pour les USA de la télé, et sans doute pas que pour la télé, a toujours été américain) qui est dirigée par des aliens et un groupe de collaborateurs humains, qui trouvent leur bénéfice à exercer un pouvoir de pacotille. – Que Trump est un « asset » , un agent, payé ou non, par Poutine, maintenant, je pense que c’est absolument clair, et qu’il n’existe pas, c’est aussi absolument clair, – je veux dire qu’il n’existe pas comme existence autonome, il est totalement, entièrement, la voix de son maître. Et c’est à ça que nous avons assisté, à la prise de pouvoir sur les USA par la Russie de Poutine, par les services de Poutine – sans coup férir, sans verser une goutte de sang russe sur le sol américain, les USA, ou plutôt sur tous les services vitaux de l’Etat fédéral, et, tout de suite, à l’effacement des traces de cette prise de pouvoir, puisque la première décision de l’attorney general, de la ministre de la Justice, nommée par Trump, a été de supprimer toutes les commissions liées, d’une façon ou d’une autre, au contrôle sur les influences étrangères aux USA, – oui, ça, c’était, si je comprends bien, sa première décision, le jour même de sa prise de fonction (j’allais dire de « pouvoir »). Oui, vraiment comme un feuilleton de science-fiction.
❦
J’ai été sidéré, évidemment, par la scène dans le Bureau Ovale, mais ce qui m’a sidéré le plus, ce n’est pas l’attitude de Trump et de Vance avec Zélensky, non – ce sont les insultes lancées par les deux accolytes contre Biden et Obama, le traitant de « stupide », et, dans le ton, je n’ai pas entendu le mot, mais c’était clair que ça voulait dire ça, de connard. Je n’avais jamais entendu un président en fonction, devant la presse nationale et internationale, et en présence d’un chef d’Etat étranger, traiter son prédécesseur (qu’il pouvait haïr en privé, ça, c’est plus que fréquent) de crétin. Parce que la question n’est pas celle de la personne, mais de la fonction, et celle de l’État. Ce que disait cette haine ouverte, cette rage, écumante, contre Biden et Obama, est justement que, d’État, pour eux, il n’y en a pas. Il n’y en a plus, et que nous avions affaire à une scène de mafia, de rite d’aboubement, d’humiliation par lequel doivent passer tous ceux qui ont droit à une chaise sur le côté, – et il y a des chefs qui se sont fait insulter, et d’autres qui, d’une façon ou d’une autre, ont résisté. N’ont pas résisté, ou ont résisté le moins, ceux qui sont des hommes du sérail, des diplomates véritables, des hommes politiques, – et Macron a essayé de réagir, bien ou mal, peu importe en l’occurrence, mais il n’a pas laissé Trump dire tout ce qu’il voulait. Zélensky n’a rien laissé dire du tout. Il a cassé le rituel, en direct.
Bien sûr, il était en infériorité, – de toutes les façons, et aussi pour son anglais, mais, justement, c’est cette faiblesse, et cette fermeté, dans des circonstances pendant lesquelles, ce qui se jouait, c’était la vie de l’Ukraine (et sa vie même), – ce qu’il a montré, me semble-t-il, était une force et, je le dis, un héroïsme qui, oui, ont fait exploser Vance (Trump étant, par nature, hors jeu – Trump, encore une fois, n’existe pas, il est juste là pour être une baudruche des autres, les seuls qui comptent étant Musk et Vance), parce qu’il ne montrait pas de « reconnaissance » pour la puissance qui l’abandonnait et, en plus, le rançonnait pour prix de son abandon. Il ne venait pas baiser la main du « boss ». Ce qui a disparu, en l’espace de ces quelques minutes qu’a duré la réception dans le Bureau ovale, c’est l’État des USA. Pas seulement le sens de l’État. Non, l’appareil de l’État. Ce que Poutine a fait jouer à ses marionnettes, c’est la disparition, dans la haine et le ridicule, de la puissance américaine.
1/3