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#markowicz — Public Fediverse posts

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  1. Le début du dernier billet d’André Markowicz sur Facebook.

    Monsieur

    Depuis février 2022, et même avant, le pouvoir russe se refusait à prononcer le nom de Zélensky, sinon en l’accompagnant de toutes sortes d’épithètes de nature, du genre de « bouffon » (j’ai fait une chronique sur ce mot, quand il a été utilisé non plus seulement par les propagandistes poutiniens mais par Trump – qui est le propagandiste en chef, comme nous savons), d’usurpateur (parce qu’il a dépassé ses années de mandat – pour les raisons que nous savons aussi, et qui ne dépendent pas du tout de lui), ou, pour parler en général du gouvernement ukrainien, de « bande de drogués et de néonazis » (et nous nous souvenons de l’obsession pour sa supposée consommation de cocaïne, reprise jusqu’à plus soif par les poutiniens du monde entier, qu’ils soient de droite ou, – ils le pensent, pour certains, – de gauche). Ne voilà-t-il pas que, d’abord Poutine lui-même, puis Peskov, son porte-parole, viennent, à l’occasion du 9 mai, lui donner du « Monsieur Zélensky » (Gospodine Zélensky). La presse ukrainienne n’a pas manqué de souligner ce changement.

    Pour la première fois, avec ce mot « Monsieur » (employé sans insultes à la suite), et alors même que des types comme Ouchakov – qui fait partie du premier cercle de la diplomatie russe – continuent de dire que, de toute façon, il faudra bien que l’Ukraine évacue l’ensemble du Donbass (mais, je le remarque, sans parler de la province de Zaporijia), Poutine envisage des pourparlers de paix qui « mettent fin à la guerre ». – Non que je me fasse une quelconque illusion sur son désir de paix. Pas du tout. Et je ne dis pas non plus qu’il est en train de capituler. Ce qui se passe est d’un autre ordre : pour la première fois, dans le discours russe, j’entends comme une hésitation. Comme quelque chose, si ce n’est d’apeuré, du moins de retenu. C’est cela, me semble-t-il, qui est nouveau, – indépendamment du fait, je le répète encore, de savoir si ce désir est sincère (il ne l’est absolument pas). Personne ne parle encore de concessions russes, de retrait des troupes, ou je ne sais pas. Il y a juste ça : « monsieur Zélensky », prononcé devant des journalistes sur la Place rouge après les « célébrations » de ce 9 mai décidément désastreux pour son prestige.

    #Markowicz #AndreMarkowicz #Ukraine