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Dodécaudax #pasouf mai (et BRM)
Dans le compte rendu du 200 du mois dernier, j’ai promis une surprise. Hé bien la voici : le 200 de mai a été fait pendant le BRM 200 Gravel des Pommes de Terre Salées. Les personnes les plus assidues se souviendront de ma tentative de l’année dernière qui s’était soldée par la rupture du cadre de #libellule et donc mon abandon au 150ᵉ kilomètre.
Mais je ne vais pas rester sur un échec ? Et puis y’a un #dodecaudax à ne pas rater non plus !
Arrivé en soirée, on se pose calmement. L’ambiance est bonne et l’accueil chaleureux. La nuit sur place (honnêtement, toujours avec une organisation bancale), j’ai bien dormi dans les vestiaires. Le réveil pour un départ à 6h est bien trop tôt mais #libellule éclaire délicatement la pièce pour nous.
C’est pourtant avec une certaine angoisse que je m’aligne sur la ligne de départ : vais-je finir ? Quels problèmes vais-je avoir ? Est-ce que je serai dans les délais (13h30 max) ? Vais-je dépasser les 150 km (ma limite de l’année dernière) ? Faut-il vraiment grimper la butte des Châtaigniers dès le départ ??
Ah, quand même, c’est sympa ce lever de soleil sur la Seine.
CP1, kilomètre 10. La petite troupe grimpe doucement la colline. L’année dernière j’étais parti seul en avance. Cette année, je me suis dit que j’essaierai de rouler à plusieurs. Bon, je ne voulais pas grimper, mais c’est tellement beau Paris et encore plus de là-haut, j’adore.
Descente de la butte et je prends le rythme des autres, pendant… 2 km ?! Et là, patatras. Plus de changement de vitesse arrière. Je passe, je reviens, je teste, rien à faire, ça monte, ça ne descend pas.
(insérer ici une liste d’exclamation plus ou moins vulgaires mais surtout plus – vous avez l’idée – exprimant à la fois le désarroi, la colère et l’incompréhension)
Le désarroi car, comme rappelé en début d’article, j’ai cassé le vélo l’année dernière, alors décidément cette épreuve ne me réussi pas. La colère car je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça. Et de l’incompréhension sur ce vélo que j’utilise tous les jours, que j’ai révisé dans la semaine. Vraiment je ne comprends pas.
Je teste, je touche, je démonte. Le câble n’est pas cassé (j’avais un secours !), je vire le cache cocotte, je tire sur le câble et, d’un coup, un truc se décoince. J’ai une vague idée d’où, petite lubrification du mécanisme à prévoir. Je remonte, réglage approximatif du dérailleur, je repars.
J’aime bien la photo devant les troncs d’arbre, mais 20 minutes perdues dès le départ, autant dire que j’ai perdu totalement le groupe qui est loin devant.
La tête dans le guidon, je repars. Enfin dans le guidon mais pas trop, je sais que je n’ai pas de frein, mais ça ce n’est pas une surprise, je n’arrive pas à trouver une solution 🙂 Et puis je connais un peu le parcours alors j’attends certains passages avec impatience.
À propos du parcours, petit aveu. Il y avait le choix entre la version de l’année dernière, sur laquelle j’ai vraiment galéré car dans la boue, et une version un peu plus facile. Je dois admettre que j’ai préféré assurer avec la plus facile.
C’est un peu après Auvers-sur-Oise que je retrouve la sortie d’un bois que j’avais beaucoup aimé.
Kilomètre 74, j’arrive au CP2, il est 10h30 et j’ai réussi à rattraper une partie de l’équipe (même si j’imagine que certains sont sur le parcours B plus difficile). Petite photo devant la boulangerie. Je suis un peu en retard sur mon planning de 18km/h mais la réparation n’a pas aidé. J’ai une petite soif en mangeant mon sandwich et. Ah, tient, j’ai perdu un bidon sur le côté. MAIS HEU ! C’est quoi cette sortie encore ??
Pas grave, j’ai mon petit mouton fétiche qui me soutient le moral.
Pas le temps de niaiser, direction le joli village de Gerberoy via des chemins gravels comme promis et à travers des jolis champs et photo du CP3 au kilomètre 104.
12h30, 6h30 de route. Je suis à la moitié du temps et à la moitié du trajet. Ok, c’est toujours faisable. Faut pas trainer et je ne profite pas trop du village.
Grosse descente gravier cailloux et en bas rivière. Ah, non, je ne passe pas à gué ! Sur le côté un grosse pierre fait office de pont. En face, un troupeau de vaches me regardent. Impatientes que je glisse du caillou avec mes chaussures pas du tout adaptées. Mais non 😁 Déçues les vaches ?
Je sors de là, petite côte qui pique et en haut une branche me fouette le mollet. Une fois. Deux fois. Trois fois. Keskispasse ? Ah, une petite branche sur le pneu. Ah, non, une petite branche avec UNE SALETÉ D’ÉPINE DANS LE PNEU !!! On voit bien le petit trou dans le pneu tout neuf qui a percé la CAA toute neuve. Mais j’ai pas de bol moi 😭
15/20 minutes plus tard, je repars, je fonce vers le café du vélo jaune, 124km, CP4. 14h20. Pause pipi à la superbe halte vélo (qui est sur la route Paris-Londres) et, ben, je repars, hein, y’a un délai limite.
La route est belle, c’est agréable. La route ? Oui, enfin le chemin, là, sous l’arbre. Dans l’herbe. Bref, la route quoi.
Et au sommet d’une côte supplémentaire, enfin, j’arrive au kilomètre 150. J’ai conjuré le sort ! Et devant moi l’inconnu. En vrai, pas si engageant cet inconnu 🙂
Il est 16h, il me reste 50 km et 3h30. 3h si je veux prévoir un autre soucis. Il faut donc rouler à plus de 15km/h forcément sinon ça ne passera pas.
Car, oui, pardon, j’ai oublié de vous parler d’un « détail » : un #pdvdfsm de folie ! Alors je ne suis pas celui qui en a le plus souffert (les copains et copines du 200km et du 400km route l’ont eu de face si longtemps !) mais ça n’aide pas quand même.
Alors je fonce tête baissée et ne me focalise que sur le CP suivant dans 30 km.
Alternance de chemins chaotiques, routes défoncées ou bitumes parfaits. C’est vraiment très très varié.
CP5, Base de lancement des V1, 180km. Ce site est surprenant ! Mais je ne prends pas le temps. 17h50. Il reste 22 km, ça va le faire.
CP6, dernier CP, à Briga, une ancienne ville gallo-romaine. Immense mais en vrai pas grand chose à voir.
Kilomètre 190, 18h30. J’ai 1h pour faire 12 km et essentiellement de la descente. Ça va le faire mais je ne chôme pas tout en appréciant enfin l’arrivée sur les hauteurs du Tréport et Mers-les-Bains en ayant vue sur la mer (là-bas tout au fond sous le ciel tout gris).
Final. 201,94 km. 2211m de D+. 11h13 de pédalage, 13h10 de trajet (donc 40 minutes de bobo et 1h20 de pause). Bref je suis content et j’ai un #BRM validé et une belle médaille jaune.
L’accueil est dans le vent et le froid, mais des boissons, des sandwichs et des gâteaux. Tout le monde parle, se félicite ou console les héros et héroïnes qui ont fait la distance et n’ont pas abandonné mais arrive un poil trop tard et pour lesquels c’est vraiment dur pour le moral.
Une pizza chacun et au lit sans trop trainer. S’assoir soulage, se relever est douloureux. Dormir se fera d’une traite et sans rêve.
Le lendemain plus de vent ni de pluie, le contraste entre les deux photos parle de lui-même.
Nous trainons un peu en ville, bien polluée par « Le Grand Embouteillage » un défilé de voitures anciennes (mais ce nom ! c’est pas possible) et direction la gare. L’hypothèse d’un autre embouteillage de vélos dans le train nous inquiète une peu.
Et ça n’a pas raté. Mais grâce à une bonne organisation et à une équipe SNCF très compréhensible, nous voici avec 14 vélos bien rangés (près d’une quarantaine en tout dans le train) en route vers Paris via Beauvais. Un vrai beau #MonVeloDansLeTrain !
Et voilà. 5/12 pour le Dodecaudax et mon premier BRM validé. Un gros week-end. Des choses à corriger, d’autres à mieux comprendre. Toujours des progrès à faire mais forcément plein d’expérience acquise.
Le Strava pour les curieuses et les curieux.
(Article d’origine : Dodécaudax #pasouf mai (et BRM) avec plein de photos en plus)
Fediverse
#Brm #dodecaudax #libellule #MonVeloDansLeTrain #pasouf #pdvdfsm
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Dodécaudax #pasouf mars
J’étais décidé à ne pas partir trop tard. Le retour à minuit du #dodecaudax précédent n’était pas idéal, même si j’aime bien rouler de nuit. Départ 6h ! Aller. Et puis je ne suis pas DU TOUT du matin, alors, en toute confiance, j’ai réglé le réveil pour 6h45. Cherchez pas la logique. J’ai mangé des pâtes, je me suis couché tôt et finalement mon corps m’a bien réveillé à 5h, ça m’étonne toujours quand ça fait ça. Et à 6h j’étais bien parti. Objectif être rentré pour 19h.
La météo n’est pas géniale. Je m’attendais évidemment au froid en janvier et février, mais il va aussi y avoir du vent. Ça fait quoi 5 m/s ? Dans le dos, ça devrait aller ?
Bon, pas tant que ça. J’ai les jambes lourdes, j’ai la tête rentrée dans les épaules, je n’avance pas. Départ par la vallée de la Bièvre puis montée sur le plateau de Saclay, franchissement de l’Yvette, ce début de trace est familier et se passe bien. Il va y avoir un peu de dénivelé, 8 ou 9 grosses buttes prévues, ne pas râler tout de suite 🙂
Je ne sors la tête des épaules qu’au bout d’1h30. Un peu pas trop envie d’être là mais le premier des très nombreux châteaux, de cette sortie, celui de Janvry, montre le bout de son nez alors j’essaye de trouver un peu d’intérêt à la grisaille.
Cette vieille pompe à essence m’a bien fait sourire.
Me voici arrivé vraiment à la campagne. Cela m’amuse toujours d’être quelque part si prêt de Paris et définitivement au milieu des champs.
Cette trace doit être sympa en été mais cela ne m’empêche pas de commencer à apprécié le moment. J’en profite pour valider quelques tuiles hors trajectoire et passer par une belle descente #gravel sur un chemin d’une ancienne voie romaine.
50 km, il n’est que 8h50. Je n’ai pas l’habitude d’avoir déjà fait autant aussi tôt. Est-ce pour cela que j’hallucine en voyant des portes au milieu de rien ?
Malgré tout que je n’ai pas le rythme et je lutte un peu. Est-ce trop tôt justement ? Bah, non, juste je ne suis pas en super forme et le vent permanent, qui m’est pour l’instant globalement favorable, ne me donne pas l’effet « je suis en forme aujourd’hui ».
Je passe devant une stèle créée suite à un accident d’avion lors d’un meeting. Je l’ai vu de loin car elle brillait (malgré l’absence de soleil), c’est triste tout ça…
Cela ne fait que 60 km et mon genou gauche commence à être douloureux. Lors de la sortie précédente, c’était sur les 50 derniers kilomètres. Je m’inquiète un peu. Je gobe un paracétamol que j’avais sur moi. Dopage ? Oui, peut-être. Je n’ai pas envie d’avoir mal, et je commence à avoir un petit creux, il est temps d’une pause.
Kilomètre 80, je passe devant une boulangerie. Pause sandwich et « petit flan » délicieux 😉 Je suis bien content d’avoir pris une doudoune. Je me couvre tout en essayant de rester autant que possible à l’abri du vent glacial pendant cette pause.
J’en profite pour passer à la pharmacie et prendre un ibuprofène car la douleur n’a pas baissé. On en parle ? Est-ce grave de prendre un antalgique ? Je ne suis pas du tout familier de cela, j’ai un peu l’impression de tricher. Et d’un autre côté je ne veux pas me blesser et je n’ai rien vraiment à prouver. Qu’en dites-vous ?
Toujours renfrogné (ce qui ne me quittera pas de la journée il faut le dire), je vise le prochain château, celui de Fleury-en-Bière.
Je trouve ça vraiment sympa tous ces châteaux et ça raconte beaucoup de la richesse de cette région. Tiens, je vous mets les quatre suivants d’un coup : Milly la Forêt, Courances, Gillevoisin et Courson (désolé pour la poubelle bleue sur la vue)
À part ça, le Gâtinais c’est vraiment joli, gentiment vallonné et verdoyant. Certains villages sont superbement entretenus et les petites routes semblent tout à fait convenir à la pratique du vélo ce qui n’empêche pas quelques passages par les champs #StatsHunters fait toujours cet effet là.
Je suis maintenant sur le retour, et ça fait du bien de commencer les 100km à midi et pas à 17h 😁 Je découvre le long d’une piste cyclable dans les bois de Milly-la-Forêt une sculpture géante très surprenante : Le Cyclop. J’ai très envie de revenir visiter ce site lorsque cela sera ouvert.
Il est plus de 17h. Cela fait 5h que j’ai le vent bien, bien, de face. L’impression de donner 1500W et d’avancer à 12km/h. J’exagère ? Vous croyez ?
Je sais maintenant que 5 m/s ça fait 20 km/h, et très certainement plus en rafale. Alors certes, 1500W, non, mais l’effet est terrible.
Dernière pause avant de rentrer, un gros flan ce coup-ci 😅 (nettement moins bon que le petit il faut l’avouer)
Et puis se sera le déroulé à travers la vallée de l’Yvette, une petite bière au Ar Skewell avec des copains, passage par la station de lavage pour une #libellule toute propre et fin de journée !
Il est 21h environ quand j’arrive chez moi, je suis très content de cette journée, le 200km en moins de 13h validerait un BRM (il va falloir que j’en fasse des vrais un jour). Vivement avril ?
Le Strava pour les curieuses et les curieux.
(Article d’origine avec beaucoup de photos : Dodécaudax #pasouf mars)
#dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #libellule #pasouf #StatsHunters
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Dodécaudax #pasouf Février
Retenter ou ne pas retenter ? Après l’échec de la tentative de la semaine dernière, j’avoue que j’étais hésitant à me relancer. J’ai eu le temps de retaper le vélo, et en particulier l’éclairage, j’ai eu des nouveau pneus mais un peu superstitieux je ne les ai pas changé. J’ai hésité jusqu’à jeudi, et puis la semaine était calme au boulot. C’eut-été dommage de ne pas se relancer, alors, hop, j’ai posé mon vendredi, 28 février, dernier jour du mois : c’est parti pour le #dodecaudax ! Même trace, direction Provins. La météo s’annonce fraîche mais sèche. Départ 7h, ce sera parfait.
Départ 9h, c’est bien aussi, non ? Oui, parce que je me suis décidé un peu trop confiant, je me suis levé un peu tard (j’ai trainé la veille et manger un excellent ramen pas du tout adapté à un effort le lendemain), et puis voilà, quoi, je ne suis pas du matin non plus.
L’itinéraire est le même que la semaine dernière, donc je ne vais pas re-décrire les bords de Marne, ça reste joli et il fait beau et pas trop froid, je roule plutôt bien. L’air est sec, une petite gorgé d’eau au bout d’un peu plus d’une heure, c’est important, il faut bien s’hydrater. Ah, oui, et avec quoi ? Mais quelle tête en l’air !! Je n’ai même pas pensé à prendre les bidons 🙄 Petite halte supérette, mini sandwich pas bon pour remettre un peu d’énergie et c’est reparti
La route s’enchaîne et pour tout dire je m’ennuie un peu. De longues, très longues lignes droites, des champs, un temps qui devient gris et plus froid, je manque de motivation, alors je pédale sans trop regarder autour de moi.
Petit côté positif, la RD15 que je rejoins au niveau de Amilis et qui a été transformée entre Coulomiers et Provins en chaussidou géante. Bon, aucun conducteur ne sait bien se positionner sur cette route (tout le monde roule à cheval sur la partie cyclable en permanence plutôt que rouler au milieu), mais c’est très agréable d’être ainsi sur un axe « protégé » (par de la peinture, mais bon quand même). Cette route est belle mais paradoxalement, impossible de trouver des informations touristiques à son sujet. Seule trace d’une carte et d’un projet global dans le PlanVélo77 (pdf, ça vaut le coup de le lire).
J’approche petit à petit de Provins mais je sens la fatigue venir. Un peu fier, je ne veux pas faire de pause, j’approche des 100 km et le chrono n’est pas si mal. Je les atteins en 5h15 en comptant les pauses pour l’eau ce matin, quelques photos et pauses pipi sur la route. Bref, je suis content de cette « performance » (à mon niveau), bien aidé par un vent qui te fait dire « je suis en forme aujourd’hui » 😁 (et je redoutais le retour, mais ce fut ok).
Dix minutes plus tard, j’aperçois une église et ce qui ressemble à un abri bus à peine à l’écart de la route, léger détour en me disant que je mettrai à l’abri du vent facilement. En fait, il y a un muret, je bois, je finis le demi sandwich pas bon et je m’allonge pour une sieste dont je serai sorti 20 minutes plus tard par le bruit de la chute du vélo à cause du vent.
Cette pause m’a bien requinqué et finalement 15 minutes plus tard j’entre à Provins. À l’horizon deux monuments se détachent.
La ville est vraiment jolie. J’y entre par les remparts au nord-est de la ville (ça grimpouille) et découvre la tour César et la Collégiale Saint-Quiriace. Des maisons à colombage, une architecture conservée et bien entretenue, cela donne envie de revenir. Je pense que cela doit être noir de monde l’été, donc peut-être en avril ?
Longue pause repas au chinois du coin, seul à servir à 16h. Je m’installe prêt du radiateur qui me permet de me réchauffer et de faire sécher mes gants qui deviennent humides avec la transpiration. 16h30 je repars en faisant un petit tour dans le bas de la ville. Je passe dans la gare, un train part dans 9 min pour gare de l’Est. L’espace d’un instant j’y pense, mais non, le temps de gérer un coup de fil et retour sur la route.
Mais qui se lance sur un 100 km à 17h ?
Je m’intéresse un peu plus au paysage, un poil plus charmant. La traversée de Saint-Loup-de-Naud me fait découvrir un très joli village.
La nuit arrive et les paysages monotones des champs en repos hivernal se colorent des couleurs flamboyantes du coucher de soleil. Ce moment entre chien et loup est un vrai plaisir visuel qui ferait oublier les kilomètres parcourus.
19h00, pause sous un abri bus. Le banc est trop court pour s’allonger. Un peu trop en centre ville pour y passer la nuit mais j’ai eu des réminiscences d’une recherche de coin tranquille lors de la #ratn (c’était bien quand même).
Aller, il ne faut pas mollir, il commence à être tard.
20h00 j’arrive à Yèbles, extrémité est du Chemin des Roses, la voie verte qui emprunte l’ancien tracé de la voie ferrée reliant Verneuil-l’Étang à la gare de Paris-Bastille. Je l’ai déjà empruntée lors d’une sortie en octobre, De la Tégéval au Chemin des Roses, alors je vais abréger ce récit. Juste dire qu’il reste 50 km à faire et que se taper 25 km de #gravel bien gras et bien glissant dans le noir total après 170 km de route, c’était, hum… Amusant ? En tout cas, très content de faire cela avec mon phare tout juste réparé.
Pause à la pizzeria pour reprendre des forces. Le patron me regarde arrivé les yeux interrogateurs, puis écarquillés à l’écoute de ma journée. D’une certaine façon cela fait plaisir d’être un peu fou dans le regard des autres 😊
Je compte les heures et les kilomètres restants.
21h54 : 34 km
22h45 : J’en ai fait 200 !! #dodecaudax de février validé
23h20 : je viens de grimper la côte à Athis-Mons, j’en avais peur mais c’est monté tout seul. Je suis sous Orly, encore 10 km
23h55 : arrivé. 220 km au total.Aaah ! Je suis content. Une douche, un peu de pommade bien placée, un anti-inflammatoire (genou gauche douloureux depuis environ 50/60 km) et AU LIT !
Quelques tuiles #statshunters en plus, un #maxride augmenté, 12h de roulage (15h au total, j’ai fait la sieste aussi, ça compte !), pas si mal, non ? (Strava)
(Article d’origine : Dodécaudax #pasouf Février)
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Du 200 route au 100 un peu gravel
Il y a des signes qu’il faut parfois prendre le temps d’accepter…
Vendredi matin, j’ai pris le temps de gonfler mes pneus qui étaient un peu mous. Samedi doit être une grande journée de roulage, ce sera ça de fait. De 1 bar à 3 bars, j’ai bien senti la différence et même si le confort diminue, c’est tout de même bien plus efficace. Efficacité qui se perdit petit à petit sur le trajet du boulot, il fallait se rendre à l’évidence, 3 bars sur un pneu rincé apportent aussi plus de crevaison 😑
Vendredi soir, donc, avant de rentrer chez moi, opération réparation. Il est tard, presque tout le monde est parti, je mets un grand carton dans le hall d’entrée (moquetté) et je démonte pour mettre une rustine. Tout se passe sans encombre jusqu’au regonflage qu’il faut faire à une bonne pression tout de même pour refaire claquer le pneu #tubeless ready sur la jante.
Et BAAAAAAAM !!!
Oui « BAAAAAAAM !!! » pas « Clac, clac ! » comme je m’y attendais : la chambre à air venait d’éclater (et de m’éclater les tympans). Légère panique pour les collègues toujours présentes dans les locaux que j’ai dû rassurer sur l’origine de l’explosion. Ce sera donc changement de CAA (et acouphènes passagers).
Premier signe qu’il ne fallait pas y aller.
Arrivé à l’appart, je décide de replacer les prolongateurs. Samedi doit être une grande journée de roulage, ce sera plus confortable et ils m’ont manqués en janvier. Préparation du reste du vélo et de mes affaires pour la sortie, dernier coup d’œil à la trace, nous partons à deux direction Provins où je ne suis jamais allé.
6h30, le réveil pique un peu, je finis le plat de pâtes de la veille histoire d’avoir un peu de sucre lent dans le ventre, 7h15 c’est parti.
7h20 impossible de changer de vitesse. Je m’arrête en bas de chez moi et constate que je suis un idiot : j’ai écrasé mes gaines de freins et de dérailleur en remettant l’un des prolongateurs !
Deuxième signe qu’il ne fallait pas y aller.
Demi tour et retour à l’appart pour une réparation qui ne se fera pas sur le pouce. Il faut enlever la guidoline, changer les gaines et les câbles, régler frein et dérailleur. Bref, sans trop de motivation, il m’aura fallut 1h30 pour tout faire (gaine de frein seulement raccourcie, j’avais un peu de rab) et ranger avant de repartir.
9h30, c’est un peu tard pour se lancer dans une grande journée de roulage de 200 km, non ? Bah, on verra, direction Provins en allant rattraper les bords de Marne. Je n’ai que très peu parcouru ce secteur alors je profite. On rejoint la confluence avec la Seine (Chinagora), court circuit pour le pas faire le tour de Saint-Maure-des-Fossés et je découvre les jolies maisons de Le Perreux-sur-Marne. À Bry-sur-Marne, on quitte le bord de la rivière direction Champs-sur-Marne.
Je constate que ma lampe ne fonctionne pas. Elle est alimentée par une dynamo moyeux et devrait être allumée en permanence. Je tripote les fils en roulant et il y a bien un faux contact. Hummm. Il est tard, on décide de s’arrêter pour déjeuner, j’examine la lampe de plus prêt et l’un des fils me reste dans les mains, sectionné. J’ai bien une lampe de secours, mais on n’a roulé que 35 km, il reste facilement 12h de vélo, donc on va forcément rouler plus de 6h de nuit et je ne suis pas sûr que ma lampe tienne aussi longtemps.
Troisième signe qu’il ne fallait pas y aller.
On se pose au jap’ du coin et on regarde nos solutions. On peut toujours aller jusqu’à Provins et rentrer en train… Sauf que :
Pas de retour en train après 20h car navette en bus… Ah ah ah, ce gag.
Quatrième signe : nous n’irons pas à Provins, ce sera une moins grande journée de roulage.
Changement de plan, un peu de #Komoot et de #StreetView sur un coin de table et on se dessine une trace qui va jusque chez Mickey par la route, en faire le tour tout en rond et retour complet par les bords de Marne. Ça va être un peu gravel, ça changera 😊
Tout ceci se fait avec une météo agréable, petites pluies éparses et beau soleil parfois chaud. La promenade est vraiment sympa et comme elle a été particulièrement raccourcie, cela laisse du temps pour flâner et prendre quelques photos et caresser des moutons…
La trace nous fait rejoindre la V4 du côte de Marne & Gondoire du #rerv et c’est juste le paradis du vélo ! Une alternance de voie cyclables splendides et larges, de chaussidoux ou de vélorues. Une réalisation exemplaire qui fait dire que « quand on veut on peut ! » Nous l’emprunterons sur plusieurs kilomètres jusqu’à Val d’Europe (qui est pourtant le paradis consumériste de la voiture). Il y a même des panneaux d’explication des différentes installations pour les usagers non habitués.
Bon c’est pas pour autant que l’on ne s’y est pas fait doubler, mais à la décharge de l’automobiliste, la vélorue était très large et permettait un dépassement sécurisé.
Après Mickey, retour par les bords de Marne, pas toujours hyper roulants (voir pas du tout agréable), une belle chute dans la boue, des statues étranges et un arbre magnifique. Pas grand chose à dire, la balade est douce et c’est un bon samedi après-midi à vélo que nous faisons.
Retour sur Paris, on profite de toutes les bateaux et les personnes qui font de l’aviron, des splendides maisons (en particulier je découvre la promenade Yvette Horner à Nogent-sur-Marne) et nous voici enfin sous le fameux « pont moche » franchement pas si moche d’un certain point de vue.
Retour à l’appart en étant passé par la station de lavage pour décrasser montures et chaussures.
Au final une sortie de 117 km #pasouf mais bien sympathique (Strava).
Bon, c’est pas tout, mais pour le #dodecaudax, je fais comment ?
(Article d’origine : du 200 route au 100 un peu gravel)
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Dodécaudax #pasouf Janvier
(attention roman)
L’idée idiote
Des envies de défis cette année… Je n’ai pas le niveau, ce n’est pas très raisonnable, je n’ai pas forcément le temps pour ça. Et pourtant… Et si… Et si je me tentais un #Dodécaudax ? Évidemment à la mode #pasouf !
Mais quel est donc cet objet étrange ? Le Dodécaudax est l’idée de réaliser une sortie d’au moins 200 km par mois pendant 12 mois. J’ai déjà fait des 200, 7 pour être précis, et en particulier 3 pendant la #RATN qui a été la raison d’être de la création de ce blog, et un bien dur pour relier des frontières. Clairement c’est peu et on ne peut pas dire que ce soit ma spécialité.
Et donc quoi de mieux que de commencer en ce mois de janvier ? Après tout, il faut bien commencer.
La préparation
Lundi je me décide (je suis graaaave organisé, je sais, des preuves plus bas). Je viens de regarder mon agenda, j’ai une journée de récupération du boulot à caser, ce sera mercredi à la place de ma journée de télétravail. Un collègue me fait judicieusement remarquer que la météo ne sera pas terrible, alors bon, ce sera mardi (organisé je vous dis).
Quelques réflexions en cette veille de sortie.
Quelle trace prendre ? Autant lier l’utile à l’agréable – si je peux dire – je vais en profiter pour agrandir si possible mon max square sur #statshunters. Cette stratégie a deux défauts majeurs. On ne peut pas trop rouler en gardant le nez en l’air car il ne faut pas rater de carré, et puis ça fait passer plus ou moins forcément par des chemins #gravel ou des zones pas folichonnes. Notez bien que j’adore ça, mais dans la boue que je vais nécessairement trouver sur mon chemin, est-ce une bonne idée pour un 200 ?
Autre réflexion, quel équipement sur le vélo ? J’ai dû récemment changer un câble et une gaine de frein, donc démonter les prolongateurs. Il est tard, je ne les remets pas. Et j’emporte quoi, comment ? Flemme de tout changer, je garde les sacoches, je ne les replace pas par la sacoche de selle et pas de food pouch. Aller, ça ira bien comme ça avec un vélo de 25 kg, non ?
Et comment je m’habille ? Ah, oui, ça c’est important. Demain il fera entre -2°C et +9°C. Pas extrême mais je vais passer au moins 13h dehors (spoiler alerte : non, plus) donc prudence. D’expérience, je transpire et l’humidité est l’ennemi de la chaleur alors surtout ne pas trop se couvrir. Mon t-shirt manches longues en mérinos premier prix de D4 et le coupe vent pour le corps, ça suffira. En haut, bonnet en laine et tour de coup pour bien masquer la nuque, les oreilles, la bouche et le nez. Aux mains, gants de soie en sous-gant et des gants épais. Cuissard, pantalon. Chaussette vaguement étanche en bambou et grosses chaussures (Shimano MW7). En vrai, à part les sous-gants et les chaussettes, je suis comme ça tous les jours en ce moment. Je prends un rechange de chaussettes (classiques en laine si jamais j’ai les pieds trempés ou pour compléter), un autre tour de coup, un t-shirt technique Uniqlo (que je sais trop chaud en temps normal) et une doudoune si vraiment. Et pantalon de pluie. Et gilet jaune.
Et quelques outils. Et de l’eau. Et la batterie du téléphone. Et puis des lampes de secours. Et puis des chambres à air, hein. Et puis des trucs qui trainent par là.
Bon aller ça suffit, au lit !
La réalisation (ça va être long)
8h je m’extirpe du lit. 0,5°C. Du brouillard. Cette journée commence bien 😁 On ne peut pas dire que l’accueil du monde soit très favorable en ce matin trop tôt (pour moi c’est tôt).
Un petit dèj basique, je m’habille. 8h30, je pars.
Les 35 premiers kilomètres seront en direction de Jouars-Pontchartrain. Le chemin suit un parcours plusieurs fois pratiqué à vélo ou en courant (pour le tout début). Presque plat, pas de surprise. Je ne peux pas dire que je profite du paysage car le brouillard est très présent, mais je suis content de constater qu’après les deux premiers kilomètres, je n’ai pas froid. J’aime bien cette ambiance feutrée.
La circulation matinale me permet quelques sautes bouchons, j’avoue, c’est toujours un plaisir, y compris dans la traversée de Jouy qui est toujours aussi délicate car totalement dépourvue d’infrastructure routière et souvent chargée en automobilistes pressés. Je dois l’avouer, ce matin, la patience était de mise et ces derniers ont bien intégré que me doubler pour se retrouver bloqué au feu est vain. Cela fait du bien.
Virage vers les Loges en Josas et grimpette sur le plateau. Décidément pas froid, je sens que je vais apprécier les montées. D’ailleurs, tient, ça va grimper sur le parcours ? Pas la moindre idée ! Je me suis focalisé sur les tuiles, pas sur le D+ (organisation sans faille, la totale).
Le brouillard ne se lève pas et l’hiver nous offre quelques sculptures de plantes givrées en complément d’avion bien connu de certain·e·s et tout aussi givré.
Elle n’est pas belle ma Libellule devant ce champs invisible ?
Je perds pas mal de temps à faire ces quelques photos, les gants sont pas super compatibles tactile – disons que ça marchotte mais j’ai des gros doigts – alors hop, roulons. La journée va être longue, on accélère (pas vraiment) vers la première tuile à valider. Traversée de Guyancourt sur des autoroutes à vélo bien large et en bonne état, arrivée à Trappes sans encombre mais que cette piste totalement défoncée en bord de N10 est fatigante, c’est contrastée.
Globalement, d’ailleurs, parle-t-on des infras cyclables ? C’est varié, de totalement inexistantes à très bien réalisées. Je pense que « c’est mieux qu’avant » mais il y a beaucoup à faire quand même. En particulier en matière de continuité cyclable. Il y a quand même beaucoup, beaucoup, de discontinuité, et quand la continuité existe il faut trop souvent être devin pour savoir que, ah, tient, c’est sur l’autre trottoir ou, ah, non, rien pendant 370 mètres mais et après c’est top, ou encore, plus rien, là, tout d’un coup et hop jette-toi sur la nationale… Sur le critère un enfant de « 8 ans est autonome », globalement c’est au mieux du 5/20. Au mieux.
Reprenons.
Évidemment cette première tuile est en bas d’une descente, mais remonter tient chaud, c’est bien. Surtout que je quitte la direction ouest pour me diriger plein nord et l’inconnu (l’aventure ? 😉). Des nouvelles tuiles, des nouvelles routes. Ça avance tranquillement. On monte (pas que sur la carte) Neuphle-le-Château, petit détour tuile, puis Thiverval et petit chemin mignon entre les arbres.
Contournement du camp militaire de Frileuse, le bien nommé aujourd’hui, et me voici au bout d’un champs à Crespière pour chopper une tuile.
11h20, 50 km. La météo ne se dégrade pas mais ne s’arrange pas encore. Jolie vue n’est-ce pas ? C’était bien bien glissant. J’ai un peu froid aux pieds, c’est tout. C’est gérable. Le reste pas de soucis. Ça me rassure beaucoup. Faut pas mollir et je repars à travers bois. Si j’ai trouvé le champs glissant, la route forestière est défoncée. Il y a bien un panneau qui interdit les véhicules motorisés « sauf riverain », ça fait beaucoup de riverains je trouve. C’est à ça que servent les SUV ?
Kilomètre 70, Les Mureaux, un des rares ponts pour traverser la Seine, et on attaque la rive droite. Et attaquer, c’est le bon terme, ça grimpe et ça va grimper pendant 7 km vers Évecquemont puis Menucourt.
Il est 13h30, 2h pour faire 20 km, il est temps de faire une pause. Je trouve un lieu de restauration rapide / pizza / etc… qui fait aussi des pâtes, parfait, c’est exactement ce dont j’ai besoin.
J’ai enlevé mon coupe-vent, il est trempé de sueur, mon t-shirt également. Je pose le coupe-vent à l’envers en espérant qu’il sèche un peu et je me recouvre de ma doudoune. Le restaurant n’est pas assez chauffé malgré le four à pizza, je me refroidis petit à petit. D’après l’appli météo il faut 2°C dehors et tout le monde a gardé sa veste à l’intérieur. Mauvais plan. Je mange lentement pour ne pas me blinder le bide mais je me mets doucement à trembler au fur et à mesure que la digestion commence. Pas bon. Je fini et je change de crèmerie pour le dessert du cycliste acheté dans la boutique voisine.
Il fait beaucoup plus chaud ici et, avec l’accord de la vendeuse, je mange mon flan debout dans la boulangerie histoire de me sentir un peu mieux.
14h. Je me change, range la doudoune – je sais que j’aurai trop chaud si je la garde – remets le coupe-vent humide et c’est reparti. Les premiers mètres sont horribles. Les mains se glacent instantanément car les gants étaient humides également, je frissonne beaucoup et j’essaye surtout de me détendre. Les mains sont douloureuses du froid, je m’inquiète beaucoup.
À peine 5 km plus tard, je suis réchauffé et je n’ai plus mal aux mains. Grand soulagement. Seuls les pieds restent légèrement sensibles. Je passe devant la gare RER de Cergy-le-Haut. Ne pas penser qu’il suffirait de grimper dans le train. Ne SURTOUT PAS y penser 😂
Juste après, c’est l’Axe Majeur à Cergy-Pontoise. J’étais déjà passé mais en bas, c’est joli d’en haut aussi malgré le ciel tout gris.
15h10, 100km. 6h40 depuis le départ, quasi #pasouf.
De 90 à 120 km, je traverse une zone que j’ai dû quadriller pour passer par toutes les tuiles. Dans ces cas là, pas de miracle, c’est au choix des champs, de la zone commerciale, de la grosse route, de la zone industrielle.… Bref, pas le choix. Alors je vais être honnête, ce ne sont pas les paysages que je photographie le plus mais parfois cela a une certaine esthétique que j’apprécie vraiment.
Le ciel s’est un peu dégagé, le soleil est même visible par moment. Je suis revenu à des températures corporelles tout à fait supportables, presque agréable finalement (sans exagérer, vraiment). Même si Komoot m’a fait passé par un truc totalement inutilisable (ne JAMAIS suivre les petits trais verts sur Komoot), j’ai bavardé un peu avec un gars qui squatte dans un champ et qui m’a confirmé que, en gros, ça pourrait passer en vélo.
Et puis après ce joli gymnase, c’est varié !
Je traverse à nouveau un secteur dont j’ai déjà exploré les tuiles, cela me permet d’être plus détendu sur la trace et en plus les routes sont agréables. C’est même assez mignon cette banlieue, Taverny, Saint-Leu-la-Forêt, Margency, et puis là, paf, sans prévenir, au 130ème kilomètre, à Montmorency, une côte à 13% (approximatif), 30% ressentis (au moins). Nan, clairement, j’ai poussé, pas possible de franchir ça 🤣
Il est 17h. Komoot m’a encore fait passé par un endroit misérable, un chemin oublié de presque tous, sauf de ceux qui s’en servent de décharge et qui débouche derrière un chantier de construction en terre fraichement retournée, dans lequel je peux rentrer car les palissades sont éclatées, et dont je fini par sortir par une barrière ouverte.
Je vais passer 5 bonnes minutes avec un bout de bois à désembourber les cales pour pouvoir clipser à nouveau, et j’ai éparpillé de la boue partout avec mes roues. Ok j’ai validé la tuile, à la suivante !
J’enchaine à la pire heure – la sortie du boulot, de l’école, etc… – la traversé de Sarcelles, Garge-lès-Gonesse et Arnouville. Ce n’est pas hyper joyeux, ça klaxonne pas mal, les gens sont fatigués de leur journée. Et il n’y a aucune infra cyclable. J’essaye de rouler sans trop gêner mais je n’ai pas le choix. Je me mets un peu la pression – ou je ressens un peu de pression ? – toujours est-il que j’arrive sur ce rond-point et…
La nuit est là, l’humidité est bien tombée, le froid revient, la route est glissante, mes pneus sont toujours gras de mon passage dans le chantier, ça descend légèrement. Je ne vous fais pas un dessin. Patatra dans le rond-point, j’ai fini les 4 fers en l’air. Pas de danger, les automobilistes s’arrêtent, ne descendent pas de leur véhicule mais les femmes dans les voitures 1 et 3 s’enquièrent de mon état. Je vais bien, même pas mal, rien de cassé ni moi ni le vélo.
Passons.
Je ne suis qu’au kilomètre 140 et j’ai deux tuiles délicates, l’une dans un parking de magasin, il est fermé mais je fais quelques tours dedans, c’est ok, et l’autre au bout d’un chemin vaguement visible sur streetview, qui n’est pas sur les cartes, le long de l’autoroute A1. J’ai bien noté qu’il y avait une voie de bus en site privé et je n’ai pas du tout l’intention de rouler de dessus, mais en parallèle, j’ai l’impression qu’il y a un truc. De fait c’est une voie d’accès au chantier de la ligne 17 vers la future gare de Gonesse, au milieu de strictement rien.
150 km, 18h40, les principales difficultés envisagées pour les tuiles sont levées. Mais il me reste quand même 60km et ça fait 10h que je suis à vélo. C’est pas de tout repos la chasse aux tuiles sur un 200 en hiver 😅
Je repars direction Tremblay-en-France avec un micro détour par un lieu célèbre pour les deux roues, certes motorisés. J’ai eu le plaisir de venir y tourner à plusieurs reprises mais c’est la première fois que j’y passe à vélo.
Sur l’interminable piste cyclable qui longe les pistes de Roissy, je sens quand même la lassitude. Je commence à avoir de sérieuses douleurs aux main, en particulier à gauche, et le moindre mouvent me donne une décharge électrique fort désagréable. Mais pourquoi n’ai-je pas remis les prolongateurs ? Quel idiot…
Je commence aussi à avoir faim, la barre de céréale avalée quelques kilomètres plus tôt n’est pas suffisante et les pâtes de ce midi sont loin. La traversée de Mitry-Mory me fait passer devant une pizzéria. Un petit tour pour vérifier les alternatives, et ce sera la pause diner.
Je ne m’attarde pas. Quand je remonte sur le vélo, j’ai les mêmes sensation que ce midi, en particulier les mains qui picotent très fort avec le froid mais fort de l’expérience précédente, je ne suis pas inquiet et ça passe en 10/15 minutes.
Il est tant de valider ma dernière tuile et de rejoindre les bords du canal de l’Ourcq à Villepinte au niveau de la gare de RER du Vert-Galant (le-dit RER me ramenant chez moi directement, j’ai dit NE PAS Y PENSER)…
S’enchaine alors le monotone retour vers Paris sur la piste le long du canal, blindée de racines et de ralentisseurs inutiles, inévitables et totalement inconfortable après 190 km à vélo et un popotin peu enclin à se faire malmener. La Villette, quel enfer aussi, mais c’est joli après.
Et arrive enfin ce 200ème kilomètre, atteint au pied de la rue Saint-Jacques que j’ai grimpée tout doucement.
Je l’ai fait, je suis vraiment content.
Je suis à deux pas du bureau, il me reste donc exactement un #velotaf pour rentrer, autant dire que c’est confortable de ne pas se poser de question sur un parcours totalement maitrisé (et pas du tout celui proposé par Komoot). 23h passé de quelques minutes je rentre enfin chez moi.
La conclusion
Rhaaa ce fut difficile et pas de tout repos ! J’ai eu du mal à me lever ce matin et ce soir le corps est endolori (et là il est 3h du mat c’est complètement stupide). La chute n’a pas eu de conséquence, en revanche j’ai eu un gros problème de frottements à l’aine et au pubis, je suis bien brulé, il faut que je trouve une solution (et merci la crème cicatrisante). Et quelle idée de ne pas avoir remis les prolongateurs ! Purée je les ai toute l’année et là, quand ce sera bien utile, pouf, ils sont chez moi (or-ga-nisé, je l’ai dit, et pas très malin, voire franchement idiot, voilà.). Il faut aussi que je résolve un problème de faux contact sur ma batterie externe. J’ai galéré à maintenir la charge du téléphone qui, par cette température, refusait de charger au-delà de 80% et qui perdait 50% en 5 minutes non branché… Je suis assez content de ma résistance au froid, bien meilleure que le téléphone, finalement pas vraiment gênant à part après les deux pauses casse-croute (et que je suis content de ne pas avoir fait cette sortie aujourd’hui avec la pluie qui est tombée toute la fin de journée !).
Suis-je motivé pour février ? Est-ce que cela valait le coup d’y passer presque 15h ? On verra le temps venu, la forme, la météo, etc… Mais il va bien falloir, maintenant que c’est lancé, non ?
En tout cas je suis très content de cette longue journée. Au final, un max square qui passe à 30×30, une plus grande distance qui gagne 1 km à 214 km, et un premier mois de Dodécaudax atteint. Je crois que je vais classer ce billet dans la catégorie #ultra (surtout qu’il est ultra long !)
Retrouvez la trace sur Strava. Y’a même des PR !
Moralité ?
Mélanger un 200 en hiver et les tuiles, ce n’était pas le plus reposant, et ce même sans aucune crevaison ! Finalement, cette sortie, #UnPeuOuf ?
Dans le doute, une seule morale : #LeVeloRendHeureux 😉
(aller, au lit)
#brm #dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #pasouf #RATN #RATNGX #StatsHunters #ultra #unPeuOuf #Velotaf