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#dodecaudax — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #dodecaudax, aggregated by home.social.

  1. Présentation de Batty

    Oui, mes vélos ont des noms. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai la chance de pouvoir dire « mes » vélos et donc plutôt que de dire « mon » vélo il faut bien que je puisse désigner celui que je souhaite évoquer. Ensuite parce que plusieurs ont la même couleur, alors je ne peux pas dire « le vélo vert », ça ne fonctionne pas. Je pourrais toujours dire « le gravel » ou « le single » mais c’est tellement impersonnel et c’est bien là le plus important : ces vélos ne sont pas que des objets pour moi, ce sont des sources permanentes de sensations et d’émotions, iels ont leur caractère, leurs défauts et leurs qualités. Alors simplement dire « mon » vélo cela ne fonctionne pas.

    Vous connaissez déjà #libellule que vous avez toujours vu ici depuis le début. C’est mon gravel, mon vélo de voyage, mon vélo d’aventure et c’est bien le thème de ce blog. Elle a donc toute sa place ici. Vous avez aperçu ici ou #delicieux le single qui m’a sauvé de long mois sans vélo pendant la convalescence de Libellule et qui permet quelques balades forts sympathiques (et c’est toujours dans le thème du blog, bien sûr).

    Je vous présente donc #batty #NewBikeDay

    Batty n’est pas un vélo de voyage mais un vélo d’endurance pour les sorties longues. J’ai en effet constaté lors des mes #dodecaudax que le gravel n’était vraiment pas le vélo le plus adapté en terme de performance. C’est tout à fait idéal pour voyager, flâner, quitter les routes et parcourir tous ces chemins que j’aime tant.

    Mais j’ai aussi envie d’un peu plus de performance en longue distance sur route (et un projet 🫢).

    Alors je regardais d’un œil distrait ce qui se fait et dans quel budget et un collègue est tombé la semaine dernière sur une promo à laquelle je n’aurais pas fait attention. J’ai tourné la fiche technique dans tous les sens et ce vélo cochait bien plus de cases que ce que je n’avais imaginé m’offrir dans ce budget : carbone, dérailleur électrique, double plateau, belle cassette, frein hydro pour les principales. J’espérai des pneus plus épais, c’est tout (et le carbone m’inquiète un peu). Mais j’étais surtout parti pour une plus vieille occasion, peut-être acier ou titane. Alors j’ai craqué.

    C’est un Ridley Fenix SLIC Rival AXS. Un vélo belge, ce pays continue inlassablement de peupler mes aventures à vélo.

    Il est temps de l’essayer mais je n’ai pas trop de doute.

    Émile Zola a dit : « J’aime la bicyclette pour l’oubli qu’elle donne. J’ai beau marcher, je pense. À bicyclette, je vais dans le vent, je ne pense plus, et rien n’est d’un aussi délicieux repos. » (Les Annales politiques et littéraires, 12 juillet 1896)

    #LeVeloRendHeureux

    (article d’origine : Présentation de Batty)

    #batty #delicieux #dodecaudax #LeVeloRendHeureux #libellule #NewBikeDay
  2. Dodecaux novembre (raté)

    Comme trop souvent, le temps file et le dernier week-end du mois est déjà là et il faut faire un 200. La météo prévue n’est pas extra, vent fort sud, sud ouest, un peu de pluie. L’idée est donc d’aller vers le nord et de rentrer en train. Direction Amiens, et petite pression, dernier train vers 20h30.

    Réveil théorique 6h15. Je veux être parti à 7h, ça me laisse 13h de trajet, ça devrait laisser de la marge.

    Réveil réel 6h08, cool ! Encore quelques minutes avant que ça sonne…

    7h15. Ah, tient, j’ai raté un truc… Bon je suis en retard. La traversée de Paris aux heures de pointe n’arrange rien. Mais que j’aime toujours cette ville 😊

    Je prends tout de même le temps d’une photo de #libellule devant cette belle tour.

    Porte Maillot, je constate que mon pneu arrière est mou… Je n’aime pas… Regonflage et croisement de doigts. La traversée de la banlieue nord se poursuit. Je fais quelques détours tuiles #statshunters, on ne se refait pas. Et puis non, l’arrière est trop mou à nouveau.

    25 minutes de perdues 😢 Le temps est compté et il se met à pleuvoir. Je repars dans le val d’Oise et traverse la forêt de Montmorency. C’est beau. Ça glisse pas mal sous l’eau mais il faut bien que je me fasse un peu de gravel. Bon, cette côte m’a calmé qund même.

    La pluie devient intense, je suis trempé. Trop tard pour le pantalon et j’enfile aussi les mapa par dessus les gants déjà trop mouillés. Que faire ? Je continue encore. Si à 14h je n’ai pas fait 100km je serai trop juste.

    13h30. J’ai trop froid. 85 km. Je suis trempé. Il y a une gare à 25 minutes et un ter pour gare du nord dans 40 min… À l’inverse j’ai de plus en plus de risque de me frigorifier et de rater le train à Amiens.Ah, oui, j’ai aussi une méchante rage de dents qui consomme un peu d’énergie.

    Aller stop. Je décide de ne pas aller plus loin, tant pis pour le #dodecaudax, direction la gare de Méru et retour à la maison.

    Dans le train je me réchauffe un peu, et je suis bien content d’avoir pris cette décision. Il faut que ca reste du plaisir. Et savoir renoncer est important aussi 😊

    Les courants d’air à la descente à Gare du Nord me glacent instantanément. J’ai un temps pensé finir à vélo, mais non, je file vers le RER. Je prends le temps de passer un t-shirt sec et d’enfiler ma doudoune au lieu du coupe vent détrempé (prévoyant ? 😋). Je ne peux rien pour les jambes et les pieds mais ça va mieux.

    Je n’ai pas de regret, la partie de trace faite était vraiment sympathique et malgré tout j’ai passé un bon moment pendant ces 90km. Je ferai à nouveau ce Paris Amiens.

    Le Strava pour les curieuses et les curieux.

    (article d’origine : Dodecaux novembre (raté))

    #dodecaudax #libellule #StatsHunters

  3. Dodécaudax #pasouf mai (et BRM)

    Dans le compte rendu du 200 du mois dernier, j’ai promis une surprise. Hé bien la voici : le 200 de mai a été fait pendant le BRM 200 Gravel des Pommes de Terre Salées. Les personnes les plus assidues se souviendront de ma tentative de l’année dernière qui s’était soldée par la rupture du cadre de #libellule et donc mon abandon au 150ᵉ kilomètre.

    Mais je ne vais pas rester sur un échec ? Et puis y’a un #dodecaudax à ne pas rater non plus !

    Arrivé en soirée, on se pose calmement. L’ambiance est bonne et l’accueil chaleureux. La nuit sur place (honnêtement, toujours avec une organisation bancale), j’ai bien dormi dans les vestiaires. Le réveil pour un départ à 6h est bien trop tôt mais #libellule éclaire délicatement la pièce pour nous.

    C’est pourtant avec une certaine angoisse que je m’aligne sur la ligne de départ : vais-je finir ? Quels problèmes vais-je avoir ? Est-ce que je serai dans les délais (13h30 max) ? Vais-je dépasser les 150 km (ma limite de l’année dernière) ? Faut-il vraiment grimper la butte des Châtaigniers dès le départ ??

    Ah, quand même, c’est sympa ce lever de soleil sur la Seine.

    CP1, kilomètre 10. La petite troupe grimpe doucement la colline. L’année dernière j’étais parti seul en avance. Cette année, je me suis dit que j’essaierai de rouler à plusieurs. Bon, je ne voulais pas grimper, mais c’est tellement beau Paris et encore plus de là-haut, j’adore.

    Descente de la butte et je prends le rythme des autres, pendant… 2 km ?! Et là, patatras. Plus de changement de vitesse arrière. Je passe, je reviens, je teste, rien à faire, ça monte, ça ne descend pas.

    (insérer ici une liste d’exclamation plus ou moins vulgaires mais surtout plus – vous avez l’idée – exprimant à la fois le désarroi, la colère et l’incompréhension)

    Le désarroi car, comme rappelé en début d’article, j’ai cassé le vélo l’année dernière, alors décidément cette épreuve ne me réussi pas. La colère car je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça. Et de l’incompréhension sur ce vélo que j’utilise tous les jours, que j’ai révisé dans la semaine. Vraiment je ne comprends pas.

    Je teste, je touche, je démonte. Le câble n’est pas cassé (j’avais un secours !), je vire le cache cocotte, je tire sur le câble et, d’un coup, un truc se décoince. J’ai une vague idée d’où, petite lubrification du mécanisme à prévoir. Je remonte, réglage approximatif du dérailleur, je repars.

    J’aime bien la photo devant les troncs d’arbre, mais 20 minutes perdues dès le départ, autant dire que j’ai perdu totalement le groupe qui est loin devant.

    La tête dans le guidon, je repars. Enfin dans le guidon mais pas trop, je sais que je n’ai pas de frein, mais ça ce n’est pas une surprise, je n’arrive pas à trouver une solution 🙂 Et puis je connais un peu le parcours alors j’attends certains passages avec impatience.

    À propos du parcours, petit aveu. Il y avait le choix entre la version de l’année dernière, sur laquelle j’ai vraiment galéré car dans la boue, et une version un peu plus facile. Je dois admettre que j’ai préféré assurer avec la plus facile.

    C’est un peu après Auvers-sur-Oise que je retrouve la sortie d’un bois que j’avais beaucoup aimé.

    Kilomètre 74, j’arrive au CP2, il est 10h30 et j’ai réussi à rattraper une partie de l’équipe (même si j’imagine que certains sont sur le parcours B plus difficile). Petite photo devant la boulangerie. Je suis un peu en retard sur mon planning de 18km/h mais la réparation n’a pas aidé. J’ai une petite soif en mangeant mon sandwich et. Ah, tient, j’ai perdu un bidon sur le côté. MAIS HEU ! C’est quoi cette sortie encore ??

    Pas grave, j’ai mon petit mouton fétiche qui me soutient le moral.

    Pas le temps de niaiser, direction le joli village de Gerberoy via des chemins gravels comme promis et à travers des jolis champs et photo du CP3 au kilomètre 104.

    12h30, 6h30 de route. Je suis à la moitié du temps et à la moitié du trajet. Ok, c’est toujours faisable. Faut pas trainer et je ne profite pas trop du village.

    Grosse descente gravier cailloux et en bas rivière. Ah, non, je ne passe pas à gué ! Sur le côté un grosse pierre fait office de pont. En face, un troupeau de vaches me regardent. Impatientes que je glisse du caillou avec mes chaussures pas du tout adaptées. Mais non 😁 Déçues les vaches ?

    Je sors de là, petite côte qui pique et en haut une branche me fouette le mollet. Une fois. Deux fois. Trois fois. Keskispasse ? Ah, une petite branche sur le pneu. Ah, non, une petite branche avec UNE SALETÉ D’ÉPINE DANS LE PNEU !!! On voit bien le petit trou dans le pneu tout neuf qui a percé la CAA toute neuve. Mais j’ai pas de bol moi 😭

    15/20 minutes plus tard, je repars, je fonce vers le café du vélo jaune, 124km, CP4. 14h20. Pause pipi à la superbe halte vélo (qui est sur la route Paris-Londres) et, ben, je repars, hein, y’a un délai limite.

    La route est belle, c’est agréable. La route ? Oui, enfin le chemin, là, sous l’arbre. Dans l’herbe. Bref, la route quoi.

    Et au sommet d’une côte supplémentaire, enfin, j’arrive au kilomètre 150. J’ai conjuré le sort ! Et devant moi l’inconnu. En vrai, pas si engageant cet inconnu 🙂

    Il est 16h, il me reste 50 km et 3h30. 3h si je veux prévoir un autre soucis. Il faut donc rouler à plus de 15km/h forcément sinon ça ne passera pas.

    Car, oui, pardon, j’ai oublié de vous parler d’un « détail » : un #pdvdfsm de folie ! Alors je ne suis pas celui qui en a le plus souffert (les copains et copines du 200km et du 400km route l’ont eu de face si longtemps !) mais ça n’aide pas quand même.

    Alors je fonce tête baissée et ne me focalise que sur le CP suivant dans 30 km.

    Alternance de chemins chaotiques, routes défoncées ou bitumes parfaits. C’est vraiment très très varié.

    CP5, Base de lancement des V1, 180km. Ce site est surprenant ! Mais je ne prends pas le temps. 17h50. Il reste 22 km, ça va le faire.

    CP6, dernier CP, à Briga, une ancienne ville gallo-romaine. Immense mais en vrai pas grand chose à voir.

    Kilomètre 190, 18h30. J’ai 1h pour faire 12 km et essentiellement de la descente. Ça va le faire mais je ne chôme pas tout en appréciant enfin l’arrivée sur les hauteurs du Tréport et Mers-les-Bains en ayant vue sur la mer (là-bas tout au fond sous le ciel tout gris).

    Final. 201,94 km. 2211m de D+. 11h13 de pédalage, 13h10 de trajet (donc 40 minutes de bobo et 1h20 de pause). Bref je suis content et j’ai un #BRM validé et une belle médaille jaune.

    L’accueil est dans le vent et le froid, mais des boissons, des sandwichs et des gâteaux. Tout le monde parle, se félicite ou console les héros et héroïnes qui ont fait la distance et n’ont pas abandonné mais arrive un poil trop tard et pour lesquels c’est vraiment dur pour le moral.

    Une pizza chacun et au lit sans trop trainer. S’assoir soulage, se relever est douloureux. Dormir se fera d’une traite et sans rêve.

    Le lendemain plus de vent ni de pluie, le contraste entre les deux photos parle de lui-même.

    Nous trainons un peu en ville, bien polluée par « Le Grand Embouteillage » un défilé de voitures anciennes (mais ce nom ! c’est pas possible) et direction la gare. L’hypothèse d’un autre embouteillage de vélos dans le train nous inquiète une peu.

    Et ça n’a pas raté. Mais grâce à une bonne organisation et à une équipe SNCF très compréhensible, nous voici avec 14 vélos bien rangés (près d’une quarantaine en tout dans le train) en route vers Paris via Beauvais. Un vrai beau #MonVeloDansLeTrain !

    Et voilà. 5/12 pour le Dodecaudax et mon premier BRM validé. Un gros week-end. Des choses à corriger, d’autres à mieux comprendre. Toujours des progrès à faire mais forcément plein d’expérience acquise.

    Le Strava pour les curieuses et les curieux.

    (Article d’origine : Dodécaudax #pasouf mai (et BRM) avec plein de photos en plus)

    Fediverse

    #Brm #dodecaudax #libellule #MonVeloDansLeTrain #pasouf #pdvdfsm