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#levelorendheureux — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #levelorendheureux, aggregated by home.social.

  1. Présentation de Batty

    Oui, mes vélos ont des noms. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai la chance de pouvoir dire « mes » vélos et donc plutôt que de dire « mon » vélo il faut bien que je puisse désigner celui que je souhaite évoquer. Ensuite parce que plusieurs ont la même couleur, alors je ne peux pas dire « le vélo vert », ça ne fonctionne pas. Je pourrais toujours dire « le gravel » ou « le single » mais c’est tellement impersonnel et c’est bien là le plus important : ces vélos ne sont pas que des objets pour moi, ce sont des sources permanentes de sensations et d’émotions, iels ont leur caractère, leurs défauts et leurs qualités. Alors simplement dire « mon » vélo cela ne fonctionne pas.

    Vous connaissez déjà #libellule que vous avez toujours vu ici depuis le début. C’est mon gravel, mon vélo de voyage, mon vélo d’aventure et c’est bien le thème de ce blog. Elle a donc toute sa place ici. Vous avez aperçu ici ou #delicieux le single qui m’a sauvé de long mois sans vélo pendant la convalescence de Libellule et qui permet quelques balades forts sympathiques (et c’est toujours dans le thème du blog, bien sûr).

    Je vous présente donc #batty #NewBikeDay

    Batty n’est pas un vélo de voyage mais un vélo d’endurance pour les sorties longues. J’ai en effet constaté lors des mes #dodecaudax que le gravel n’était vraiment pas le vélo le plus adapté en terme de performance. C’est tout à fait idéal pour voyager, flâner, quitter les routes et parcourir tous ces chemins que j’aime tant.

    Mais j’ai aussi envie d’un peu plus de performance en longue distance sur route (et un projet 🫢).

    Alors je regardais d’un œil distrait ce qui se fait et dans quel budget et un collègue est tombé la semaine dernière sur une promo à laquelle je n’aurais pas fait attention. J’ai tourné la fiche technique dans tous les sens et ce vélo cochait bien plus de cases que ce que je n’avais imaginé m’offrir dans ce budget : carbone, dérailleur électrique, double plateau, belle cassette, frein hydro pour les principales. J’espérai des pneus plus épais, c’est tout (et le carbone m’inquiète un peu). Mais j’étais surtout parti pour une plus vieille occasion, peut-être acier ou titane. Alors j’ai craqué.

    C’est un Ridley Fenix SLIC Rival AXS. Un vélo belge, ce pays continue inlassablement de peupler mes aventures à vélo.

    Il est temps de l’essayer mais je n’ai pas trop de doute.

    Émile Zola a dit : « J’aime la bicyclette pour l’oubli qu’elle donne. J’ai beau marcher, je pense. À bicyclette, je vais dans le vent, je ne pense plus, et rien n’est d’un aussi délicieux repos. » (Les Annales politiques et littéraires, 12 juillet 1896)

    #LeVeloRendHeureux

    (article d’origine : Présentation de Batty)

    #batty #delicieux #dodecaudax #LeVeloRendHeureux #libellule #NewBikeDay
  2. Dodécaudax #pasouf mars

    J’étais décidé à ne pas partir trop tard. Le retour à minuit du #dodecaudax précédent n’était pas idéal, même si j’aime bien rouler de nuit. Départ 6h ! Aller. Et puis je ne suis pas DU TOUT du matin, alors, en toute confiance, j’ai réglé le réveil pour 6h45. Cherchez pas la logique. J’ai mangé des pâtes, je me suis couché tôt et finalement mon corps m’a bien réveillé à 5h, ça m’étonne toujours quand ça fait ça. Et à 6h j’étais bien parti. Objectif être rentré pour 19h.

    La météo n’est pas géniale. Je m’attendais évidemment au froid en janvier et février, mais il va aussi y avoir du vent. Ça fait quoi 5 m/s ? Dans le dos, ça devrait aller ?

    Bon, pas tant que ça. J’ai les jambes lourdes, j’ai la tête rentrée dans les épaules, je n’avance pas. Départ par la vallée de la Bièvre puis montée sur le plateau de Saclay, franchissement de l’Yvette, ce début de trace est familier et se passe bien. Il va y avoir un peu de dénivelé, 8 ou 9 grosses buttes prévues, ne pas râler tout de suite 🙂

    Je ne sors la tête des épaules qu’au bout d’1h30. Un peu pas trop envie d’être là mais le premier des très nombreux châteaux, de cette sortie, celui de Janvry, montre le bout de son nez alors j’essaye de trouver un peu d’intérêt à la grisaille.

    Cette vieille pompe à essence m’a bien fait sourire.

    Me voici arrivé vraiment à la campagne. Cela m’amuse toujours d’être quelque part si prêt de Paris et définitivement au milieu des champs.

    Cette trace doit être sympa en été mais cela ne m’empêche pas de commencer à apprécié le moment. J’en profite pour valider quelques tuiles hors trajectoire et passer par une belle descente #gravel sur un chemin d’une ancienne voie romaine.

    50 km, il n’est que 8h50. Je n’ai pas l’habitude d’avoir déjà fait autant aussi tôt. Est-ce pour cela que j’hallucine en voyant des portes au milieu de rien ?

    Malgré tout que je n’ai pas le rythme et je lutte un peu. Est-ce trop tôt justement ? Bah, non, juste je ne suis pas en super forme et le vent permanent, qui m’est pour l’instant globalement favorable, ne me donne pas l’effet « je suis en forme aujourd’hui ».

    Je passe devant une stèle créée suite à un accident d’avion lors d’un meeting. Je l’ai vu de loin car elle brillait (malgré l’absence de soleil), c’est triste tout ça…

    Cela ne fait que 60 km et mon genou gauche commence à être douloureux. Lors de la sortie précédente, c’était sur les 50 derniers kilomètres. Je m’inquiète un peu. Je gobe un paracétamol que j’avais sur moi. Dopage ? Oui, peut-être. Je n’ai pas envie d’avoir mal, et je commence à avoir un petit creux, il est temps d’une pause.

    Kilomètre 80, je passe devant une boulangerie. Pause sandwich et « petit flan » délicieux 😉 Je suis bien content d’avoir pris une doudoune. Je me couvre tout en essayant de rester autant que possible à l’abri du vent glacial pendant cette pause.

    J’en profite pour passer à la pharmacie et prendre un ibuprofène car la douleur n’a pas baissé. On en parle ? Est-ce grave de prendre un antalgique ? Je ne suis pas du tout familier de cela, j’ai un peu l’impression de tricher. Et d’un autre côté je ne veux pas me blesser et je n’ai rien vraiment à prouver. Qu’en dites-vous ?

    Toujours renfrogné (ce qui ne me quittera pas de la journée il faut le dire), je vise le prochain château, celui de Fleury-en-Bière.

    Je trouve ça vraiment sympa tous ces châteaux et ça raconte beaucoup de la richesse de cette région. Tiens, je vous mets les quatre suivants d’un coup : Milly la Forêt, Courances, Gillevoisin et Courson (désolé pour la poubelle bleue sur la vue)

    À part ça, le Gâtinais c’est vraiment joli, gentiment vallonné et verdoyant. Certains villages sont superbement entretenus et les petites routes semblent tout à fait convenir à la pratique du vélo ce qui n’empêche pas quelques passages par les champs #StatsHunters fait toujours cet effet là.

    Je suis maintenant sur le retour, et ça fait du bien de commencer les 100km à midi et pas à 17h 😁 Je découvre le long d’une piste cyclable dans les bois de Milly-la-Forêt une sculpture géante très surprenante : Le Cyclop. J’ai très envie de revenir visiter ce site lorsque cela sera ouvert.

    Il est plus de 17h. Cela fait 5h que j’ai le vent bien, bien, de face. L’impression de donner 1500W et d’avancer à 12km/h. J’exagère ? Vous croyez ?

    Je sais maintenant que 5 m/s ça fait 20 km/h, et très certainement plus en rafale. Alors certes, 1500W, non, mais l’effet est terrible.

    Dernière pause avant de rentrer, un gros flan ce coup-ci 😅 (nettement moins bon que le petit il faut l’avouer)

    Et puis se sera le déroulé à travers la vallée de l’Yvette, une petite bière au Ar Skewell avec des copains, passage par la station de lavage pour une #libellule toute propre et fin de journée !

    Il est 21h environ quand j’arrive chez moi, je suis très content de cette journée, le 200km en moins de 13h validerait un BRM (il va falloir que j’en fasse des vrais un jour). Vivement avril ?

    Le Strava pour les curieuses et les curieux.

    #LeVeloRendHeureux

    (Article d’origine avec beaucoup de photos : Dodécaudax #pasouf mars)

    #dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #libellule #pasouf #StatsHunters

  3. Dodécaudax #pasouf Janvier

    (attention roman)

    L’idée idiote

    Des envies de défis cette année… Je n’ai pas le niveau, ce n’est pas très raisonnable, je n’ai pas forcément le temps pour ça. Et pourtant… Et si… Et si je me tentais un #Dodécaudax ? Évidemment à la mode #pasouf !

    Mais quel est donc cet objet étrange ? Le Dodécaudax est l’idée de réaliser une sortie d’au moins 200 km par mois pendant 12 mois. J’ai déjà fait des 200, 7 pour être précis, et en particulier 3 pendant la #RATN qui a été la raison d’être de la création de ce blog, et un bien dur pour relier des frontières. Clairement c’est peu et on ne peut pas dire que ce soit ma spécialité.

    Et donc quoi de mieux que de commencer en ce mois de janvier ? Après tout, il faut bien commencer.

    La préparation

    Lundi je me décide (je suis graaaave organisé, je sais, des preuves plus bas). Je viens de regarder mon agenda, j’ai une journée de récupération du boulot à caser, ce sera mercredi à la place de ma journée de télétravail. Un collègue me fait judicieusement remarquer que la météo ne sera pas terrible, alors bon, ce sera mardi (organisé je vous dis).

    Quelques réflexions en cette veille de sortie.

    Quelle trace prendre ? Autant lier l’utile à l’agréable – si je peux dire – je vais en profiter pour agrandir si possible mon max square sur #statshunters. Cette stratégie a deux défauts majeurs. On ne peut pas trop rouler en gardant le nez en l’air car il ne faut pas rater de carré, et puis ça fait passer plus ou moins forcément par des chemins #gravel ou des zones pas folichonnes. Notez bien que j’adore ça, mais dans la boue que je vais nécessairement trouver sur mon chemin, est-ce une bonne idée pour un 200 ?

    Autre réflexion, quel équipement sur le vélo ? J’ai dû récemment changer un câble et une gaine de frein, donc démonter les prolongateurs. Il est tard, je ne les remets pas. Et j’emporte quoi, comment ? Flemme de tout changer, je garde les sacoches, je ne les replace pas par la sacoche de selle et pas de food pouch. Aller, ça ira bien comme ça avec un vélo de 25 kg, non ?

    Et comment je m’habille ? Ah, oui, ça c’est important. Demain il fera entre -2°C et +9°C. Pas extrême mais je vais passer au moins 13h dehors (spoiler alerte : non, plus) donc prudence. D’expérience, je transpire et l’humidité est l’ennemi de la chaleur alors surtout ne pas trop se couvrir. Mon t-shirt manches longues en mérinos premier prix de D4 et le coupe vent pour le corps, ça suffira. En haut, bonnet en laine et tour de coup pour bien masquer la nuque, les oreilles, la bouche et le nez. Aux mains, gants de soie en sous-gant et des gants épais. Cuissard, pantalon. Chaussette vaguement étanche en bambou et grosses chaussures (Shimano MW7). En vrai, à part les sous-gants et les chaussettes, je suis comme ça tous les jours en ce moment. Je prends un rechange de chaussettes (classiques en laine si jamais j’ai les pieds trempés ou pour compléter), un autre tour de coup, un t-shirt technique Uniqlo (que je sais trop chaud en temps normal) et une doudoune si vraiment. Et pantalon de pluie. Et gilet jaune.

    Et quelques outils. Et de l’eau. Et la batterie du téléphone. Et puis des lampes de secours. Et puis des chambres à air, hein. Et puis des trucs qui trainent par là.

    Bon aller ça suffit, au lit !

    La réalisation (ça va être long)

    8h je m’extirpe du lit. 0,5°C. Du brouillard. Cette journée commence bien 😁 On ne peut pas dire que l’accueil du monde soit très favorable en ce matin trop tôt (pour moi c’est tôt).

    Un petit dèj basique, je m’habille. 8h30, je pars.

    Les 35 premiers kilomètres seront en direction de Jouars-Pontchartrain. Le chemin suit un parcours plusieurs fois pratiqué à vélo ou en courant (pour le tout début). Presque plat, pas de surprise. Je ne peux pas dire que je profite du paysage car le brouillard est très présent, mais je suis content de constater qu’après les deux premiers kilomètres, je n’ai pas froid. J’aime bien cette ambiance feutrée.

    La circulation matinale me permet quelques sautes bouchons, j’avoue, c’est toujours un plaisir, y compris dans la traversée de Jouy qui est toujours aussi délicate car totalement dépourvue d’infrastructure routière et souvent chargée en automobilistes pressés. Je dois l’avouer, ce matin, la patience était de mise et ces derniers ont bien intégré que me doubler pour se retrouver bloqué au feu est vain. Cela fait du bien.

    Virage vers les Loges en Josas et grimpette sur le plateau. Décidément pas froid, je sens que je vais apprécier les montées. D’ailleurs, tient, ça va grimper sur le parcours ? Pas la moindre idée ! Je me suis focalisé sur les tuiles, pas sur le D+ (organisation sans faille, la totale).

    Le brouillard ne se lève pas et l’hiver nous offre quelques sculptures de plantes givrées en complément d’avion bien connu de certain·e·s et tout aussi givré.

    Elle n’est pas belle ma Libellule devant ce champs invisible ?

    Je perds pas mal de temps à faire ces quelques photos, les gants sont pas super compatibles tactile – disons que ça marchotte mais j’ai des gros doigts – alors hop, roulons. La journée va être longue, on accélère (pas vraiment) vers la première tuile à valider. Traversée de Guyancourt sur des autoroutes à vélo bien large et en bonne état, arrivée à Trappes sans encombre mais que cette piste totalement défoncée en bord de N10 est fatigante, c’est contrastée.

    Globalement, d’ailleurs, parle-t-on des infras cyclables ? C’est varié, de totalement inexistantes à très bien réalisées. Je pense que « c’est mieux qu’avant » mais il y a beaucoup à faire quand même. En particulier en matière de continuité cyclable. Il y a quand même beaucoup, beaucoup, de discontinuité, et quand la continuité existe il faut trop souvent être devin pour savoir que, ah, tient, c’est sur l’autre trottoir ou, ah, non, rien pendant 370 mètres mais et après c’est top, ou encore, plus rien, là, tout d’un coup et hop jette-toi sur la nationale… Sur le critère un enfant de « 8 ans est autonome », globalement c’est au mieux du 5/20. Au mieux.

    Reprenons.

    Évidemment cette première tuile est en bas d’une descente, mais remonter tient chaud, c’est bien. Surtout que je quitte la direction ouest pour me diriger plein nord et l’inconnu (l’aventure ? 😉). Des nouvelles tuiles, des nouvelles routes. Ça avance tranquillement. On monte (pas que sur la carte) Neuphle-le-Château, petit détour tuile, puis Thiverval et petit chemin mignon entre les arbres.

    Contournement du camp militaire de Frileuse, le bien nommé aujourd’hui, et me voici au bout d’un champs à Crespière pour chopper une tuile.

    11h20, 50 km. La météo ne se dégrade pas mais ne s’arrange pas encore. Jolie vue n’est-ce pas ? C’était bien bien glissant. J’ai un peu froid aux pieds, c’est tout. C’est gérable. Le reste pas de soucis. Ça me rassure beaucoup. Faut pas mollir et je repars à travers bois. Si j’ai trouvé le champs glissant, la route forestière est défoncée. Il y a bien un panneau qui interdit les véhicules motorisés « sauf riverain », ça fait beaucoup de riverains je trouve. C’est à ça que servent les SUV ?

    Kilomètre 70, Les Mureaux, un des rares ponts pour traverser la Seine, et on attaque la rive droite. Et attaquer, c’est le bon terme, ça grimpe et ça va grimper pendant 7 km vers Évecquemont puis Menucourt.

    Il est 13h30, 2h pour faire 20 km, il est temps de faire une pause. Je trouve un lieu de restauration rapide / pizza / etc… qui fait aussi des pâtes, parfait, c’est exactement ce dont j’ai besoin.

    J’ai enlevé mon coupe-vent, il est trempé de sueur, mon t-shirt également. Je pose le coupe-vent à l’envers en espérant qu’il sèche un peu et je me recouvre de ma doudoune. Le restaurant n’est pas assez chauffé malgré le four à pizza, je me refroidis petit à petit. D’après l’appli météo il faut 2°C dehors et tout le monde a gardé sa veste à l’intérieur. Mauvais plan. Je mange lentement pour ne pas me blinder le bide mais je me mets doucement à trembler au fur et à mesure que la digestion commence. Pas bon. Je fini et je change de crèmerie pour le dessert du cycliste acheté dans la boutique voisine.

    Il fait beaucoup plus chaud ici et, avec l’accord de la vendeuse, je mange mon flan debout dans la boulangerie histoire de me sentir un peu mieux.

    14h. Je me change, range la doudoune – je sais que j’aurai trop chaud si je la garde – remets le coupe-vent humide et c’est reparti. Les premiers mètres sont horribles. Les mains se glacent instantanément car les gants étaient humides également, je frissonne beaucoup et j’essaye surtout de me détendre. Les mains sont douloureuses du froid, je m’inquiète beaucoup.

    À peine 5 km plus tard, je suis réchauffé et je n’ai plus mal aux mains. Grand soulagement. Seuls les pieds restent légèrement sensibles. Je passe devant la gare RER de Cergy-le-Haut. Ne pas penser qu’il suffirait de grimper dans le train. Ne SURTOUT PAS y penser 😂

    Juste après, c’est l’Axe Majeur à Cergy-Pontoise. J’étais déjà passé mais en bas, c’est joli d’en haut aussi malgré le ciel tout gris.

    15h10, 100km. 6h40 depuis le départ, quasi #pasouf.

    De 90 à 120 km, je traverse une zone que j’ai dû quadriller pour passer par toutes les tuiles. Dans ces cas là, pas de miracle, c’est au choix des champs, de la zone commerciale, de la grosse route, de la zone industrielle.… Bref, pas le choix. Alors je vais être honnête, ce ne sont pas les paysages que je photographie le plus mais parfois cela a une certaine esthétique que j’apprécie vraiment.

    Le ciel s’est un peu dégagé, le soleil est même visible par moment. Je suis revenu à des températures corporelles tout à fait supportables, presque agréable finalement (sans exagérer, vraiment). Même si Komoot m’a fait passé par un truc totalement inutilisable (ne JAMAIS suivre les petits trais verts sur Komoot), j’ai bavardé un peu avec un gars qui squatte dans un champ et qui m’a confirmé que, en gros, ça pourrait passer en vélo.

    Et puis après ce joli gymnase, c’est varié !

    Je traverse à nouveau un secteur dont j’ai déjà exploré les tuiles, cela me permet d’être plus détendu sur la trace et en plus les routes sont agréables. C’est même assez mignon cette banlieue, Taverny, Saint-Leu-la-Forêt, Margency, et puis là, paf, sans prévenir, au 130ème kilomètre, à Montmorency, une côte à 13% (approximatif), 30% ressentis (au moins). Nan, clairement, j’ai poussé, pas possible de franchir ça 🤣

    Il est 17h. Komoot m’a encore fait passé par un endroit misérable, un chemin oublié de presque tous, sauf de ceux qui s’en servent de décharge et qui débouche derrière un chantier de construction en terre fraichement retournée, dans lequel je peux rentrer car les palissades sont éclatées, et dont je fini par sortir par une barrière ouverte.

    Je vais passer 5 bonnes minutes avec un bout de bois à désembourber les cales pour pouvoir clipser à nouveau, et j’ai éparpillé de la boue partout avec mes roues. Ok j’ai validé la tuile, à la suivante !

    J’enchaine à la pire heure – la sortie du boulot, de l’école, etc… – la traversé de Sarcelles, Garge-lès-Gonesse et Arnouville. Ce n’est pas hyper joyeux, ça klaxonne pas mal, les gens sont fatigués de leur journée. Et il n’y a aucune infra cyclable. J’essaye de rouler sans trop gêner mais je n’ai pas le choix. Je me mets un peu la pression – ou je ressens un peu de pression ? – toujours est-il que j’arrive sur ce rond-point et…

    La nuit est là, l’humidité est bien tombée, le froid revient, la route est glissante, mes pneus sont toujours gras de mon passage dans le chantier, ça descend légèrement. Je ne vous fais pas un dessin. Patatra dans le rond-point, j’ai fini les 4 fers en l’air. Pas de danger, les automobilistes s’arrêtent, ne descendent pas de leur véhicule mais les femmes dans les voitures 1 et 3 s’enquièrent de mon état. Je vais bien, même pas mal, rien de cassé ni moi ni le vélo.

    Passons.

    Je ne suis qu’au kilomètre 140 et j’ai deux tuiles délicates, l’une dans un parking de magasin, il est fermé mais je fais quelques tours dedans, c’est ok, et l’autre au bout d’un chemin vaguement visible sur streetview, qui n’est pas sur les cartes, le long de l’autoroute A1. J’ai bien noté qu’il y avait une voie de bus en site privé et je n’ai pas du tout l’intention de rouler de dessus, mais en parallèle, j’ai l’impression qu’il y a un truc. De fait c’est une voie d’accès au chantier de la ligne 17 vers la future gare de Gonesse, au milieu de strictement rien.

    150 km, 18h40, les principales difficultés envisagées pour les tuiles sont levées. Mais il me reste quand même 60km et ça fait 10h que je suis à vélo. C’est pas de tout repos la chasse aux tuiles sur un 200 en hiver 😅

    Je repars direction Tremblay-en-France avec un micro détour par un lieu célèbre pour les deux roues, certes motorisés. J’ai eu le plaisir de venir y tourner à plusieurs reprises mais c’est la première fois que j’y passe à vélo.

    Sur l’interminable piste cyclable qui longe les pistes de Roissy, je sens quand même la lassitude. Je commence à avoir de sérieuses douleurs aux main, en particulier à gauche, et le moindre mouvent me donne une décharge électrique fort désagréable. Mais pourquoi n’ai-je pas remis les prolongateurs ? Quel idiot…

    Je commence aussi à avoir faim, la barre de céréale avalée quelques kilomètres plus tôt n’est pas suffisante et les pâtes de ce midi sont loin. La traversée de Mitry-Mory me fait passer devant une pizzéria. Un petit tour pour vérifier les alternatives, et ce sera la pause diner.

    Je ne m’attarde pas. Quand je remonte sur le vélo, j’ai les mêmes sensation que ce midi, en particulier les mains qui picotent très fort avec le froid mais fort de l’expérience précédente, je ne suis pas inquiet et ça passe en 10/15 minutes.

    Il est tant de valider ma dernière tuile et de rejoindre les bords du canal de l’Ourcq à Villepinte au niveau de la gare de RER du Vert-Galant (le-dit RER me ramenant chez moi directement, j’ai dit NE PAS Y PENSER)…

    S’enchaine alors le monotone retour vers Paris sur la piste le long du canal, blindée de racines et de ralentisseurs inutiles, inévitables et totalement inconfortable après 190 km à vélo et un popotin peu enclin à se faire malmener. La Villette, quel enfer aussi, mais c’est joli après.

    Et arrive enfin ce 200ème kilomètre, atteint au pied de la rue Saint-Jacques que j’ai grimpée tout doucement.

    Je l’ai fait, je suis vraiment content.

    Je suis à deux pas du bureau, il me reste donc exactement un #velotaf pour rentrer, autant dire que c’est confortable de ne pas se poser de question sur un parcours totalement maitrisé (et pas du tout celui proposé par Komoot). 23h passé de quelques minutes je rentre enfin chez moi.

    La conclusion

    Rhaaa ce fut difficile et pas de tout repos ! J’ai eu du mal à me lever ce matin et ce soir le corps est endolori (et là il est 3h du mat c’est complètement stupide). La chute n’a pas eu de conséquence, en revanche j’ai eu un gros problème de frottements à l’aine et au pubis, je suis bien brulé, il faut que je trouve une solution (et merci la crème cicatrisante). Et quelle idée de ne pas avoir remis les prolongateurs ! Purée je les ai toute l’année et là, quand ce sera bien utile, pouf, ils sont chez moi (or-ga-nisé, je l’ai dit, et pas très malin, voire franchement idiot, voilà.). Il faut aussi que je résolve un problème de faux contact sur ma batterie externe. J’ai galéré à maintenir la charge du téléphone qui, par cette température, refusait de charger au-delà de 80% et qui perdait 50% en 5 minutes non branché… Je suis assez content de ma résistance au froid, bien meilleure que le téléphone, finalement pas vraiment gênant à part après les deux pauses casse-croute (et que je suis content de ne pas avoir fait cette sortie aujourd’hui avec la pluie qui est tombée toute la fin de journée !).

    Suis-je motivé pour février ? Est-ce que cela valait le coup d’y passer presque 15h ? On verra le temps venu, la forme, la météo, etc… Mais il va bien falloir, maintenant que c’est lancé, non ?

    En tout cas je suis très content de cette longue journée. Au final, un max square qui passe à 30×30, une plus grande distance qui gagne 1 km à 214 km, et un premier mois de Dodécaudax atteint. Je crois que je vais classer ce billet dans la catégorie #ultra (surtout qu’il est ultra long !)

    Retrouvez la trace sur Strava. Y’a même des PR !

    Moralité ?

    Mélanger un 200 en hiver et les tuiles, ce n’était pas le plus reposant, et ce même sans aucune crevaison ! Finalement, cette sortie, #UnPeuOuf ?

    Dans le doute, une seule morale : #LeVeloRendHeureux 😉

    (aller, au lit)

    #brm #dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #pasouf #RATN #RATNGX #StatsHunters #ultra #unPeuOuf #Velotaf

  4. The best of yesterday’s e-mountain bike ride at sunset 🤩

    That made me forget the one-hour bushwhacking in the thick forest where I pruned my way through 250 meters (out of 500 or so) of brambles, broom and giant ferns!

    #BikeTooter #LeVeloRendHeureux #vttae #eMTB #vtt23 #DailyExercise #mosstodon #LaCreuse

  5. I made a 45-second music video compiling the photos I took today during my adventurous tour around Saint-Goussaud and Arrènes. #MerciKomoot

    ↔️ 20 km (out of 37 planned), ⏱️ 1:20 in movement (out of 2:45 elapsed), ↗️ 420 m (out of a lot more planned 😆)

    sports-tracker.com/workout/cor

    #BikeTooter #LeVeloRendHeureux #vttae #eMTB #vtt23 #DailyExercise #LaCreuse

  6. I made a one-minute video with chill music, compiling the videos @danield and I took today during the wonderful ride around Escragnolles, the Lachens mountain, La Bastide, Séranon

    ↔️ 79 km, ⏱️ 4:11, ↗️ 1110 m, ↘️ 2150 m

    komoot.com/tour/1679526801

    #BikeTooter #LeVeloRendHeureux #vttae #eMTB #vtt06 #vtt83 #DailyExercise