#levelorendheureux — Public Fediverse posts
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Présentation de Batty
Oui, mes vélos ont des noms. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai la chance de pouvoir dire « mes » vélos et donc plutôt que de dire « mon » vélo il faut bien que je puisse désigner celui que je souhaite évoquer. Ensuite parce que plusieurs ont la même couleur, alors je ne peux pas dire « le vélo vert », ça ne fonctionne pas. Je pourrais toujours dire « le gravel » ou « le single » mais c’est tellement impersonnel et c’est bien là le plus important : ces vélos ne sont pas que des objets pour moi, ce sont des sources permanentes de sensations et d’émotions, iels ont leur caractère, leurs défauts et leurs qualités. Alors simplement dire « mon » vélo cela ne fonctionne pas.
Vous connaissez déjà #libellule que vous avez toujours vu ici depuis le début. C’est mon gravel, mon vélo de voyage, mon vélo d’aventure et c’est bien le thème de ce blog. Elle a donc toute sa place ici. Vous avez aperçu ici ou là #delicieux le single qui m’a sauvé de long mois sans vélo pendant la convalescence de Libellule et qui permet quelques balades forts sympathiques (et c’est toujours dans le thème du blog, bien sûr).
Je vous présente donc #batty #NewBikeDay
Batty n’est pas un vélo de voyage mais un vélo d’endurance pour les sorties longues. J’ai en effet constaté lors des mes #dodecaudax que le gravel n’était vraiment pas le vélo le plus adapté en terme de performance. C’est tout à fait idéal pour voyager, flâner, quitter les routes et parcourir tous ces chemins que j’aime tant.
Mais j’ai aussi envie d’un peu plus de performance en longue distance sur route (et un projet 🫢).
Alors je regardais d’un œil distrait ce qui se fait et dans quel budget et un collègue est tombé la semaine dernière sur une promo à laquelle je n’aurais pas fait attention. J’ai tourné la fiche technique dans tous les sens et ce vélo cochait bien plus de cases que ce que je n’avais imaginé m’offrir dans ce budget : carbone, dérailleur électrique, double plateau, belle cassette, frein hydro pour les principales. J’espérai des pneus plus épais, c’est tout (et le carbone m’inquiète un peu). Mais j’étais surtout parti pour une plus vieille occasion, peut-être acier ou titane. Alors j’ai craqué.
C’est un Ridley Fenix SLIC Rival AXS. Un vélo belge, ce pays continue inlassablement de peupler mes aventures à vélo.
Il est temps de l’essayer mais je n’ai pas trop de doute.
Émile Zola a dit : « J’aime la bicyclette pour l’oubli qu’elle donne. J’ai beau marcher, je pense. À bicyclette, je vais dans le vent, je ne pense plus, et rien n’est d’un aussi délicieux repos. » (Les Annales politiques et littéraires, 12 juillet 1896)(article d’origine : Présentation de Batty)
#batty #delicieux #dodecaudax #LeVeloRendHeureux #libellule #NewBikeDay -
Présentation de Batty
Oui, mes vélos ont des noms. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai la chance de pouvoir dire « mes » vélos et donc plutôt que de dire « mon » vélo il faut bien que je puisse désigner celui que je souhaite évoquer. Ensuite parce que plusieurs ont la même couleur, alors je ne peux pas dire « le vélo vert », ça ne fonctionne pas. Je pourrais toujours dire « le gravel » ou « le single » mais c’est tellement impersonnel et c’est bien là le plus important : ces vélos ne sont pas que des objets pour moi, ce sont des sources permanentes de sensations et d’émotions, iels ont leur caractère, leurs défauts et leurs qualités. Alors simplement dire « mon » vélo cela ne fonctionne pas.
Vous connaissez déjà #libellule que vous avez toujours vu ici depuis le début. C’est mon gravel, mon vélo de voyage, mon vélo d’aventure et c’est bien le thème de ce blog. Elle a donc toute sa place ici. Vous avez aperçu ici ou là #delicieux le single qui m’a sauvé de long mois sans vélo pendant la convalescence de Libellule et qui permet quelques balades forts sympathiques (et c’est toujours dans le thème du blog, bien sûr).
Je vous présente donc #batty #NewBikeDay
Batty n’est pas un vélo de voyage mais un vélo d’endurance pour les sorties longues. J’ai en effet constaté lors des mes #dodecaudax que le gravel n’était vraiment pas le vélo le plus adapté en terme de performance. C’est tout à fait idéal pour voyager, flâner, quitter les routes et parcourir tous ces chemins que j’aime tant.
Mais j’ai aussi envie d’un peu plus de performance en longue distance sur route (et un projet 🫢).
Alors je regardais d’un œil distrait ce qui se fait et dans quel budget et un collègue est tombé la semaine dernière sur une promo à laquelle je n’aurais pas fait attention. J’ai tourné la fiche technique dans tous les sens et ce vélo cochait bien plus de cases que ce que je n’avais imaginé m’offrir dans ce budget : carbone, dérailleur électrique, double plateau, belle cassette, frein hydro pour les principales. J’espérai des pneus plus épais, c’est tout (et le carbone m’inquiète un peu). Mais j’étais surtout parti pour une plus vieille occasion, peut-être acier ou titane. Alors j’ai craqué.
C’est un Ridley Fenix SLIC Rival AXS. Un vélo belge, ce pays continue inlassablement de peupler mes aventures à vélo.
Il est temps de l’essayer mais je n’ai pas trop de doute.
Émile Zola a dit : « J’aime la bicyclette pour l’oubli qu’elle donne. J’ai beau marcher, je pense. À bicyclette, je vais dans le vent, je ne pense plus, et rien n’est d’un aussi délicieux repos. » (Les Annales politiques et littéraires, 12 juillet 1896)(article d’origine : Présentation de Batty)
#batty #delicieux #dodecaudax #LeVeloRendHeureux #libellule #NewBikeDay -
Je mesure la chance immense que j'ai de pouvoir me rendre à vélo au boulot, quel bonheur au quotidien. Et là je transpire autant que si je pédalais 🙄
#LeVeloRendHeureux -
Tourmagne Jour 6
Quelle journée ! Oh là là ! Beau temps, parcours splendide, paysages magnifiques et, oh, un peu de D+
Ça commence par Charroux. En distance j’aurai pu pousser hier soir et la trace n’était pas trop piègeuse. En hébergement pas de camping donc je suis content de mon choix.
Le village est très mignon et je soupçonne très visité en période estivale (plein d’artisanats et de salons de thé 😁). Et on me guide vers Clermont-Ferrand, plein sud (et pleine herbe)
Rien de notable jusqu’à Ebreuil où j’arrive vers midi et je respecte la consigne : je mange et j’approvisionne.
Et ensuite commence la montée. Ressenti 80% gravel, parfois facile, d’autres fois engagé mais toujours aussi beau. V’là la carte postale 😉
Faites du vélo qu’on vous dit !
Bon après des fois c’est dur. Et des fois c’est très dur parce que ça grimpe sa maman dans des cailloux qui glissent sous la roue ou dans la boue (et là y’a pas de photo).
Mais je suis content je passe partout. Et je suis très content d’être passé en 34×36 même sans tester juste avant le départ (je vais vérifier si je peux mettre un 32 devant…)
(je mange pendant la rédaction de ce billet je viens de finir mes carottes et presque la bière)
On voit même des arbres remarquables : quel tilleul !
Enfin bref ça ne fait que monter et être beau. Arrive une vue correcte du Puy-de-Dome, avec la lune et des montgolfières. Je pile, je prends la photo. Content.
Et puis je me souviens d’une sculpture sur le parcours, un truc original, mais où. Je regarde la trace, les photos postées par d’autres, tient ça doit être juste à côté. Et… Je tourne la tête et oui je suis juste devant. Sans les montgolfières je le ratais 🤣 Mais chut ?
Un dernier col, tradition stickers et plaisir d’y voir un bien connu de la communauté cycliste bruxelloise.
La journée touche à sa fin avec le Puy-de-Dome en point d’orgue et sous plusieurs angles.
J’attaque un grand moment de plaisir avec 10km pleine balle en descente (avec je le rappelle un seul frein). Je kiffe et la vue sur la ville est chouette.
Petit tour en centre ville pour voir la cathédrale de prêt.
Et directionle camping. Ah, non, pas ce soir 😁
J’ai vue sur la gare et j’ai passé 20 min sous la douche chaude et je vais dormir dans un lit.
Donc vraiment une très belle journée.
Je commence à avoir une petite idée de la suite, continuer le #tourmagne et vendredi prendre un train qui va me ramener à Lyon d’où je partirai samedi après midi.
En attendant demain, pharmacie pour la crève (et test covid ?) et vélociste pour la vis de dérailleur (et peut être des plaquettes, d’habitude j’ai un jeu d’avance mais j’ai dépanné une collègue et j’ai oublié de refaire le stock, crétin) Donc la journée devrait être plus calme.
En attendant, dodo dans un lit 😁
(article d’origine avec toujours plus de photos : Tourmagne Jour 6)
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Tourmagne Jour 3
Ouf, enfin une journée normale ! Enfin, presque mais en tout cas je n’ai rien cassé, je n’ai ps dû faire les courses, je n’ai PAS DU TOUT pris la pluie. Bref j’ai « juste » fait du vélo 😊
C’est mignon mais c’est très vide. Heureusement la boulangère a compris et propose un petit déjeuner, ce qui évite de commencer la journée le ventre vide.
Ce n’est pas la formule idéale pour faire du sport mais va trouver du salé le matin. Des fois je regrette le pad thaï au petit dèj.
La trace commence par aller voir les 7 écluses d’en haut. Bref ça grimpe un peu.
Ça faisait longtemps que je voulais passer ici, c’est sympathique mais ça fait beaucoup de chemin pour pas grand chose 😁
Objectif déjeuner à Sancerre et diner à Nevers, tenter de rattraper un peu de retard.
Rien de particulier jusque là, j’ai du mal dans certaines grimpettes et je suis très méfiant dans les descentes.
Avec un seul frein je dois freiner fort de l’avant et sur le terrain très très gras, j’ai très peur de glisser.
La trace confirme ses côtés gravel, même si c’est gras-gravel 😁
Et Sancerre est bien sur un sommet, et un autre avant permet d’en avoir une belle vue.
Ici ils doivent entretenir la vigne avec un baudrier !
J’ai discuté avec un vigneron, vendanges pourries à cause de la grêle. Dur métier.
La dernière ligne droite vers Sancerre est, heu, verticale ? Dans des gros gros cailloux, j’ai craqué quelques mètres avant le sommet (et heureusement il y avait beaucoup de tessons de bouteilles)
J’ai trouvé une chouette boulangerie en centre ville et j’ai bien déjeuner. J’ai aussi tenter de faire sécher ma serviette mais peine perdue.
Aller c’est reparti en profitant de la vue.
La trace passe par un ancien chemin de fer qui emprunte trois viaducs, je kiffe ! Et même si ce n’est pas évident sur les photos, le ciel se dégage, ça fait du bien.
À partir de là on rejoint la Loire à vélo. Je m’attendais à un truc vicieux mais non, je vais pouvoir tracer jusqu’à la Charité-sur-Loire.
Ou pas…
Je croise un couple de cyclistes d’un certain age, lui assis au sol. Oh oh… Une troisième personne tente de les assister mais les cyclistes sont anglais et elle ne parle pas la langue. Rien de très grave heureusement, le monsieur s’est laissé emporter hors de la route bombée et à glissé dans l’herbe grasse. Pas de malaise ou de perte de connaissance. En tombant il s’est ouvert le crâne (en fait la monture de ses lunettes lui a fait une belle entaille à la tempe) et surtout une méchante entaille sur la main. Ils attendent les secours depuis 20 minutes. Je décide de rester, au soulagement de l’autre personne.
Au final j’ai passé près d’une heure avec eux et je ne suis parti qu’après m’être assuré que la dame savait où allait son compagnon (près de 80 ans !) et comment le rejoindre alors qu’elle devait encore aller au camping déposer son vélo (l’autre pris gentiment en charge par les pompiers qui l’ont déposé au camping, champions).
Bref ce n’est pas tout mais go Nevers.
18h00 en gros j’arrive à la Charité et…. Je me tâte : solliciter des copains tout proche mais ça ajoute facile 20km, continuer mais 40 km très gravel on dirait. Ou se dire foutu pour foutu, repose toi 😄
Choix trois. Ça me permet de prendre le temps de sécher ma tente, totalement trempée à monter/démonter sous la pluie et de manger chaud.
Une binouse, un bon gros plat dz pâtes et un moelleux chocolat. Et tout le tempsnde rédiger cette note.
Bref une journée à vélo normale sur le #tourmagne
(article d’origine avec d’autres photos : Tourmagne Jour 3)
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Tourmagne Jour 2
Faut-il réellement tirer un bilan de cette journée ? Je vais essayer…
Je n’avance pas et ça me mine le moral. J’ai été chat noir c’est sûr avec 5 problèmes qui m’ont fait perdre des heures, mais je sens bien, au-delà de la météo, que le moral n’est pas tout à fait là.
Il faut se rendre à l’évidence, à ce rythme je ne finirai pas le #tourmagne. Une fois que c’est dit, tâchons de voir le positif.
La trace est superbe, vraiment gravel comme j’aime à faire des détours inutiles pour chopper le petit chemin (pourri). Avec la pluie, le chemin est d’ailleurs bien glissant et bien gras. Mais c’est ce type de trace que je voulais.
N’empêche que ça donne quand même envie d’être là au début de l’été plutôt qu’au début de l’hiver 😁
Je m’amuse, et je râle, c’est toujours agréable de voyager et dans tous les cas #LeVeloRendHeureux
Et les paysages sont chouettes aussi, mêmes avec les bords de canaux parfois monotones, les villages et villes se laissent découvrir. Et la campagne permet toujours des rencontres (faut zoomer).
À propos de rencontres, à chaque arrêt j’ai croisé des personnes sympas. Un anglais à vélo qui vient de Calais et va au moins à San Sebastien, les gars de la boutique, des passants avec qui j’ai bavardé. Ça fait du bien.
Bref, je fais un voyage à vélo et je vois de belles choses.
J’ai démonté la tente sous la pluie, j’ai monté la tente sous la pluie et demain il pleut. J’irai voir les 7 écluses sous la pluie alors.
Aller, dodo.
(article d’origine avec d’autres photos : Tourmagne Jour 2)
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Quel bonheur de faire du #velo surtout avec un vélo atypique comme le G Line de chez #Brompton, cela invite à la discussion !
Encore un monsieur qui est venu me voir, intrigué, par ce modèle. Il est possesseur d'un modèle classique (C Line).
On a parlé pendant 10 minutes de vélo et de la pratique dans Paris : quel plaisir 😍
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"De toute façon, la grasse matinée, c'est surfait" dit-il en grimpant sur son vélo pour attraper le train de 8h00, constatant que personne dans le quartier n'a ouvert ses volets.
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Croiser un cycliste sur un vélo titane d'aspect familier, parler immédiatement de @Biclounette 😁La personne m'informe, joviale, que c'est son deuxième et qu'il est pour son fils, il fait le convoyage
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Dodécaudax #pasouf Janvier
(attention roman)
L’idée idiote
Des envies de défis cette année… Je n’ai pas le niveau, ce n’est pas très raisonnable, je n’ai pas forcément le temps pour ça. Et pourtant… Et si… Et si je me tentais un #Dodécaudax ? Évidemment à la mode #pasouf !
Mais quel est donc cet objet étrange ? Le Dodécaudax est l’idée de réaliser une sortie d’au moins 200 km par mois pendant 12 mois. J’ai déjà fait des 200, 7 pour être précis, et en particulier 3 pendant la #RATN qui a été la raison d’être de la création de ce blog, et un bien dur pour relier des frontières. Clairement c’est peu et on ne peut pas dire que ce soit ma spécialité.
Et donc quoi de mieux que de commencer en ce mois de janvier ? Après tout, il faut bien commencer.
La préparation
Lundi je me décide (je suis graaaave organisé, je sais, des preuves plus bas). Je viens de regarder mon agenda, j’ai une journée de récupération du boulot à caser, ce sera mercredi à la place de ma journée de télétravail. Un collègue me fait judicieusement remarquer que la météo ne sera pas terrible, alors bon, ce sera mardi (organisé je vous dis).
Quelques réflexions en cette veille de sortie.
Quelle trace prendre ? Autant lier l’utile à l’agréable – si je peux dire – je vais en profiter pour agrandir si possible mon max square sur #statshunters. Cette stratégie a deux défauts majeurs. On ne peut pas trop rouler en gardant le nez en l’air car il ne faut pas rater de carré, et puis ça fait passer plus ou moins forcément par des chemins #gravel ou des zones pas folichonnes. Notez bien que j’adore ça, mais dans la boue que je vais nécessairement trouver sur mon chemin, est-ce une bonne idée pour un 200 ?
Autre réflexion, quel équipement sur le vélo ? J’ai dû récemment changer un câble et une gaine de frein, donc démonter les prolongateurs. Il est tard, je ne les remets pas. Et j’emporte quoi, comment ? Flemme de tout changer, je garde les sacoches, je ne les replace pas par la sacoche de selle et pas de food pouch. Aller, ça ira bien comme ça avec un vélo de 25 kg, non ?
Et comment je m’habille ? Ah, oui, ça c’est important. Demain il fera entre -2°C et +9°C. Pas extrême mais je vais passer au moins 13h dehors (spoiler alerte : non, plus) donc prudence. D’expérience, je transpire et l’humidité est l’ennemi de la chaleur alors surtout ne pas trop se couvrir. Mon t-shirt manches longues en mérinos premier prix de D4 et le coupe vent pour le corps, ça suffira. En haut, bonnet en laine et tour de coup pour bien masquer la nuque, les oreilles, la bouche et le nez. Aux mains, gants de soie en sous-gant et des gants épais. Cuissard, pantalon. Chaussette vaguement étanche en bambou et grosses chaussures (Shimano MW7). En vrai, à part les sous-gants et les chaussettes, je suis comme ça tous les jours en ce moment. Je prends un rechange de chaussettes (classiques en laine si jamais j’ai les pieds trempés ou pour compléter), un autre tour de coup, un t-shirt technique Uniqlo (que je sais trop chaud en temps normal) et une doudoune si vraiment. Et pantalon de pluie. Et gilet jaune.
Et quelques outils. Et de l’eau. Et la batterie du téléphone. Et puis des lampes de secours. Et puis des chambres à air, hein. Et puis des trucs qui trainent par là.
Bon aller ça suffit, au lit !
La réalisation (ça va être long)
8h je m’extirpe du lit. 0,5°C. Du brouillard. Cette journée commence bien 😁 On ne peut pas dire que l’accueil du monde soit très favorable en ce matin trop tôt (pour moi c’est tôt).
Un petit dèj basique, je m’habille. 8h30, je pars.
Les 35 premiers kilomètres seront en direction de Jouars-Pontchartrain. Le chemin suit un parcours plusieurs fois pratiqué à vélo ou en courant (pour le tout début). Presque plat, pas de surprise. Je ne peux pas dire que je profite du paysage car le brouillard est très présent, mais je suis content de constater qu’après les deux premiers kilomètres, je n’ai pas froid. J’aime bien cette ambiance feutrée.
La circulation matinale me permet quelques sautes bouchons, j’avoue, c’est toujours un plaisir, y compris dans la traversée de Jouy qui est toujours aussi délicate car totalement dépourvue d’infrastructure routière et souvent chargée en automobilistes pressés. Je dois l’avouer, ce matin, la patience était de mise et ces derniers ont bien intégré que me doubler pour se retrouver bloqué au feu est vain. Cela fait du bien.
Virage vers les Loges en Josas et grimpette sur le plateau. Décidément pas froid, je sens que je vais apprécier les montées. D’ailleurs, tient, ça va grimper sur le parcours ? Pas la moindre idée ! Je me suis focalisé sur les tuiles, pas sur le D+ (organisation sans faille, la totale).
Le brouillard ne se lève pas et l’hiver nous offre quelques sculptures de plantes givrées en complément d’avion bien connu de certain·e·s et tout aussi givré.
Elle n’est pas belle ma Libellule devant ce champs invisible ?
Je perds pas mal de temps à faire ces quelques photos, les gants sont pas super compatibles tactile – disons que ça marchotte mais j’ai des gros doigts – alors hop, roulons. La journée va être longue, on accélère (pas vraiment) vers la première tuile à valider. Traversée de Guyancourt sur des autoroutes à vélo bien large et en bonne état, arrivée à Trappes sans encombre mais que cette piste totalement défoncée en bord de N10 est fatigante, c’est contrastée.
Globalement, d’ailleurs, parle-t-on des infras cyclables ? C’est varié, de totalement inexistantes à très bien réalisées. Je pense que « c’est mieux qu’avant » mais il y a beaucoup à faire quand même. En particulier en matière de continuité cyclable. Il y a quand même beaucoup, beaucoup, de discontinuité, et quand la continuité existe il faut trop souvent être devin pour savoir que, ah, tient, c’est sur l’autre trottoir ou, ah, non, rien pendant 370 mètres mais et après c’est top, ou encore, plus rien, là, tout d’un coup et hop jette-toi sur la nationale… Sur le critère un enfant de « 8 ans est autonome », globalement c’est au mieux du 5/20. Au mieux.
Reprenons.
Évidemment cette première tuile est en bas d’une descente, mais remonter tient chaud, c’est bien. Surtout que je quitte la direction ouest pour me diriger plein nord et l’inconnu (l’aventure ? 😉). Des nouvelles tuiles, des nouvelles routes. Ça avance tranquillement. On monte (pas que sur la carte) Neuphle-le-Château, petit détour tuile, puis Thiverval et petit chemin mignon entre les arbres.
Contournement du camp militaire de Frileuse, le bien nommé aujourd’hui, et me voici au bout d’un champs à Crespière pour chopper une tuile.
11h20, 50 km. La météo ne se dégrade pas mais ne s’arrange pas encore. Jolie vue n’est-ce pas ? C’était bien bien glissant. J’ai un peu froid aux pieds, c’est tout. C’est gérable. Le reste pas de soucis. Ça me rassure beaucoup. Faut pas mollir et je repars à travers bois. Si j’ai trouvé le champs glissant, la route forestière est défoncée. Il y a bien un panneau qui interdit les véhicules motorisés « sauf riverain », ça fait beaucoup de riverains je trouve. C’est à ça que servent les SUV ?
Kilomètre 70, Les Mureaux, un des rares ponts pour traverser la Seine, et on attaque la rive droite. Et attaquer, c’est le bon terme, ça grimpe et ça va grimper pendant 7 km vers Évecquemont puis Menucourt.
Il est 13h30, 2h pour faire 20 km, il est temps de faire une pause. Je trouve un lieu de restauration rapide / pizza / etc… qui fait aussi des pâtes, parfait, c’est exactement ce dont j’ai besoin.
J’ai enlevé mon coupe-vent, il est trempé de sueur, mon t-shirt également. Je pose le coupe-vent à l’envers en espérant qu’il sèche un peu et je me recouvre de ma doudoune. Le restaurant n’est pas assez chauffé malgré le four à pizza, je me refroidis petit à petit. D’après l’appli météo il faut 2°C dehors et tout le monde a gardé sa veste à l’intérieur. Mauvais plan. Je mange lentement pour ne pas me blinder le bide mais je me mets doucement à trembler au fur et à mesure que la digestion commence. Pas bon. Je fini et je change de crèmerie pour le dessert du cycliste acheté dans la boutique voisine.
Il fait beaucoup plus chaud ici et, avec l’accord de la vendeuse, je mange mon flan debout dans la boulangerie histoire de me sentir un peu mieux.
14h. Je me change, range la doudoune – je sais que j’aurai trop chaud si je la garde – remets le coupe-vent humide et c’est reparti. Les premiers mètres sont horribles. Les mains se glacent instantanément car les gants étaient humides également, je frissonne beaucoup et j’essaye surtout de me détendre. Les mains sont douloureuses du froid, je m’inquiète beaucoup.
À peine 5 km plus tard, je suis réchauffé et je n’ai plus mal aux mains. Grand soulagement. Seuls les pieds restent légèrement sensibles. Je passe devant la gare RER de Cergy-le-Haut. Ne pas penser qu’il suffirait de grimper dans le train. Ne SURTOUT PAS y penser 😂
Juste après, c’est l’Axe Majeur à Cergy-Pontoise. J’étais déjà passé mais en bas, c’est joli d’en haut aussi malgré le ciel tout gris.
15h10, 100km. 6h40 depuis le départ, quasi #pasouf.
De 90 à 120 km, je traverse une zone que j’ai dû quadriller pour passer par toutes les tuiles. Dans ces cas là, pas de miracle, c’est au choix des champs, de la zone commerciale, de la grosse route, de la zone industrielle.… Bref, pas le choix. Alors je vais être honnête, ce ne sont pas les paysages que je photographie le plus mais parfois cela a une certaine esthétique que j’apprécie vraiment.
Le ciel s’est un peu dégagé, le soleil est même visible par moment. Je suis revenu à des températures corporelles tout à fait supportables, presque agréable finalement (sans exagérer, vraiment). Même si Komoot m’a fait passé par un truc totalement inutilisable (ne JAMAIS suivre les petits trais verts sur Komoot), j’ai bavardé un peu avec un gars qui squatte dans un champ et qui m’a confirmé que, en gros, ça pourrait passer en vélo.
Et puis après ce joli gymnase, c’est varié !
Je traverse à nouveau un secteur dont j’ai déjà exploré les tuiles, cela me permet d’être plus détendu sur la trace et en plus les routes sont agréables. C’est même assez mignon cette banlieue, Taverny, Saint-Leu-la-Forêt, Margency, et puis là, paf, sans prévenir, au 130ème kilomètre, à Montmorency, une côte à 13% (approximatif), 30% ressentis (au moins). Nan, clairement, j’ai poussé, pas possible de franchir ça 🤣
Il est 17h. Komoot m’a encore fait passé par un endroit misérable, un chemin oublié de presque tous, sauf de ceux qui s’en servent de décharge et qui débouche derrière un chantier de construction en terre fraichement retournée, dans lequel je peux rentrer car les palissades sont éclatées, et dont je fini par sortir par une barrière ouverte.
Je vais passer 5 bonnes minutes avec un bout de bois à désembourber les cales pour pouvoir clipser à nouveau, et j’ai éparpillé de la boue partout avec mes roues. Ok j’ai validé la tuile, à la suivante !
J’enchaine à la pire heure – la sortie du boulot, de l’école, etc… – la traversé de Sarcelles, Garge-lès-Gonesse et Arnouville. Ce n’est pas hyper joyeux, ça klaxonne pas mal, les gens sont fatigués de leur journée. Et il n’y a aucune infra cyclable. J’essaye de rouler sans trop gêner mais je n’ai pas le choix. Je me mets un peu la pression – ou je ressens un peu de pression ? – toujours est-il que j’arrive sur ce rond-point et…
La nuit est là, l’humidité est bien tombée, le froid revient, la route est glissante, mes pneus sont toujours gras de mon passage dans le chantier, ça descend légèrement. Je ne vous fais pas un dessin. Patatra dans le rond-point, j’ai fini les 4 fers en l’air. Pas de danger, les automobilistes s’arrêtent, ne descendent pas de leur véhicule mais les femmes dans les voitures 1 et 3 s’enquièrent de mon état. Je vais bien, même pas mal, rien de cassé ni moi ni le vélo.
Passons.
Je ne suis qu’au kilomètre 140 et j’ai deux tuiles délicates, l’une dans un parking de magasin, il est fermé mais je fais quelques tours dedans, c’est ok, et l’autre au bout d’un chemin vaguement visible sur streetview, qui n’est pas sur les cartes, le long de l’autoroute A1. J’ai bien noté qu’il y avait une voie de bus en site privé et je n’ai pas du tout l’intention de rouler de dessus, mais en parallèle, j’ai l’impression qu’il y a un truc. De fait c’est une voie d’accès au chantier de la ligne 17 vers la future gare de Gonesse, au milieu de strictement rien.
150 km, 18h40, les principales difficultés envisagées pour les tuiles sont levées. Mais il me reste quand même 60km et ça fait 10h que je suis à vélo. C’est pas de tout repos la chasse aux tuiles sur un 200 en hiver 😅
Je repars direction Tremblay-en-France avec un micro détour par un lieu célèbre pour les deux roues, certes motorisés. J’ai eu le plaisir de venir y tourner à plusieurs reprises mais c’est la première fois que j’y passe à vélo.
Sur l’interminable piste cyclable qui longe les pistes de Roissy, je sens quand même la lassitude. Je commence à avoir de sérieuses douleurs aux main, en particulier à gauche, et le moindre mouvent me donne une décharge électrique fort désagréable. Mais pourquoi n’ai-je pas remis les prolongateurs ? Quel idiot…
Je commence aussi à avoir faim, la barre de céréale avalée quelques kilomètres plus tôt n’est pas suffisante et les pâtes de ce midi sont loin. La traversée de Mitry-Mory me fait passer devant une pizzéria. Un petit tour pour vérifier les alternatives, et ce sera la pause diner.
Je ne m’attarde pas. Quand je remonte sur le vélo, j’ai les mêmes sensation que ce midi, en particulier les mains qui picotent très fort avec le froid mais fort de l’expérience précédente, je ne suis pas inquiet et ça passe en 10/15 minutes.
Il est tant de valider ma dernière tuile et de rejoindre les bords du canal de l’Ourcq à Villepinte au niveau de la gare de RER du Vert-Galant (le-dit RER me ramenant chez moi directement, j’ai dit NE PAS Y PENSER)…
S’enchaine alors le monotone retour vers Paris sur la piste le long du canal, blindée de racines et de ralentisseurs inutiles, inévitables et totalement inconfortable après 190 km à vélo et un popotin peu enclin à se faire malmener. La Villette, quel enfer aussi, mais c’est joli après.
Et arrive enfin ce 200ème kilomètre, atteint au pied de la rue Saint-Jacques que j’ai grimpée tout doucement.
Je l’ai fait, je suis vraiment content.
Je suis à deux pas du bureau, il me reste donc exactement un #velotaf pour rentrer, autant dire que c’est confortable de ne pas se poser de question sur un parcours totalement maitrisé (et pas du tout celui proposé par Komoot). 23h passé de quelques minutes je rentre enfin chez moi.
La conclusion
Rhaaa ce fut difficile et pas de tout repos ! J’ai eu du mal à me lever ce matin et ce soir le corps est endolori (et là il est 3h du mat c’est complètement stupide). La chute n’a pas eu de conséquence, en revanche j’ai eu un gros problème de frottements à l’aine et au pubis, je suis bien brulé, il faut que je trouve une solution (et merci la crème cicatrisante). Et quelle idée de ne pas avoir remis les prolongateurs ! Purée je les ai toute l’année et là, quand ce sera bien utile, pouf, ils sont chez moi (or-ga-nisé, je l’ai dit, et pas très malin, voire franchement idiot, voilà.). Il faut aussi que je résolve un problème de faux contact sur ma batterie externe. J’ai galéré à maintenir la charge du téléphone qui, par cette température, refusait de charger au-delà de 80% et qui perdait 50% en 5 minutes non branché… Je suis assez content de ma résistance au froid, bien meilleure que le téléphone, finalement pas vraiment gênant à part après les deux pauses casse-croute (et que je suis content de ne pas avoir fait cette sortie aujourd’hui avec la pluie qui est tombée toute la fin de journée !).
Suis-je motivé pour février ? Est-ce que cela valait le coup d’y passer presque 15h ? On verra le temps venu, la forme, la météo, etc… Mais il va bien falloir, maintenant que c’est lancé, non ?
En tout cas je suis très content de cette longue journée. Au final, un max square qui passe à 30×30, une plus grande distance qui gagne 1 km à 214 km, et un premier mois de Dodécaudax atteint. Je crois que je vais classer ce billet dans la catégorie #ultra (surtout qu’il est ultra long !)
Retrouvez la trace sur Strava. Y’a même des PR !
Moralité ?
Mélanger un 200 en hiver et les tuiles, ce n’était pas le plus reposant, et ce même sans aucune crevaison ! Finalement, cette sortie, #UnPeuOuf ?
Dans le doute, une seule morale : #LeVeloRendHeureux 😉
(aller, au lit)
#brm #dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #pasouf #RATN #RATNGX #StatsHunters #ultra #unPeuOuf #Velotaf
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The best of yesterday’s e-mountain bike ride at sunset 🤩
That made me forget the one-hour bushwhacking in the thick forest where I pruned my way through 250 meters (out of 500 or so) of brambles, broom and giant ferns!
#BikeTooter #LeVeloRendHeureux #vttae #eMTB #vtt23 #DailyExercise #mosstodon #LaCreuse
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I made a 45-second music video compiling the photos I took today during my adventurous tour around Saint-Goussaud and Arrènes. #MerciKomoot
↔️ 20 km (out of 37 planned), ⏱️ 1:20 in movement (out of 2:45 elapsed), ↗️ 420 m (out of a lot more planned 😆)
https://www.sports-tracker.com/workout/coraliemercier/66a162dad33853431cb66534
#BikeTooter #LeVeloRendHeureux #vttae #eMTB #vtt23 #DailyExercise #LaCreuse
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I made a one-minute video with chill music, compiling the videos @danield and I took today during the wonderful ride around Escragnolles, the Lachens mountain, La Bastide, Séranon
↔️ 79 km, ⏱️ 4:11, ↗️ 1110 m, ↘️ 2150 m
https://www.komoot.com/tour/1679526801
#BikeTooter #LeVeloRendHeureux #vttae #eMTB #vtt06 #vtt83 #DailyExercise
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CW: Eye-contact
2023-2024 update to my sports year in smile(s)
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#BikeTooter #LeVeloRendHeureux #vttae #eMTB #vtt06 #DailyExercise
Back on the saddle after two full weeks off the bike. It felt good and it was wicked pretty 🤩
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📻 Pourquoi est-on plus heureux à vélo ? - La question philo - Charles Pépin
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#LeVeloRendHeureux #BikeTooter #vttae #eMTB
Me, today.
Photo by @danield -
CW: Nourriture sur un vélo
Bien pratique : le vélo de @aaaabbbb qui a servi de table basse toute la soirée 😂
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Découvrir de nouvelles façons de prendre du plaisir à deux roues en pratiquant une autre forme de roulage : pourquoi pas le VTT de descente.
Accompagné de mes trois grands ados, nous venons de passer 6 jours sur les pistes des 7 Laux. Comme nous découvrions la discipline tous les 4, nous avons fait le choix d’un stage de 5 jours chez Easy Riders et d’une journée libre.
Grand bien nous a pris tellement nous étions ignorant de la discipline. Cours collectif de 8 personnes, nous avons appris les bases des positions, freinages, virages et sauts.
Les pistes graduées comme en ski par difficulté, nous avons dévalé très prudemment les premiers virages de la première piste verte. Premières sensations sans repère.
Remontée en télésiège, nous profitons d’une vue splendide et d’une météo légèrement plus fraîche que dans la vallée. C’est aussi l’occasion de se détendre et de se reposer des efforts.
Les sauts se font plus hauts (passants de 2cm à 12cm peut-être 😁), les virages de plus en plus relevés et serrés et les ados attaquent même les différents modules de saut des pistes rouges pour leur et mon plus grand plaisir (moi je n’ai pas tout osé).
Au final une semaine très enrichissante, plein de techniques de pilotages qui serviront peut-être au quotidien et, de façon certaine, énormément de plaisir.
#LeVeloRendHeureux
https://www.promenades-a-bicyclette.fr/2023/08/22/une-semaine-de-vtt/
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CW: Eye-contact
My sports year in smiles(*)
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(*) a friend of mine pointed out how truly happy I look. She’s right! Sport has been good for me.