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#20souvenirs20jours — Public Fediverse posts

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  1. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 20 : le fédiverse commence pour moi...

    Je publie le lien vers Friendica où vous pourrez trouver cette publication, trop longue pour Mastodon (même pour nous !) : friends.gayfr.social/display/b

    Petit coup de pub, lien vers notre portail de présentation et d’accès multilingue : gayfr.online

    Ainsi s’achève ce défi ! Pas facile, il aura fallu chercher en soi pour partager des moments variés, certains agréables, d’autres un peu moins : ça aussi, c’est la vie. Dommage que l’on n’ait pas eu plus de contributions, on espère qu’il y aura plus d’inspiration pour le prochain défi #1jour1kif que l’on lancera pour le mois de juin ! D’ici là, prenez soin de vous ; et au plaisir de vous lire…

    #20souvenirs20jours #gayfr #doublemars

  2. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 19 : ma famille.

    J'ai eu la chance d'avoir une enfance heureuse et une famille aimante, et même si tout n'aura pas été rose, j'en garde un très bon souvenir.

    Tous les étés, vacances en famille en Angleterre et deux semaines à la plage. Pas toujours baignade, mais de bons moments à jouer dans le sable.

    Cette photo illustre déjà mon indépendance, certains diront mon asociabilité...

    #20souvenirs20jours #gayfr #doublemars

  3. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 18 : accident.

    … parce que les souvenirs, ce n’est pas toujours agréable. Mais en fait, là, bien que j’aie dépassé le demi-siècle, je n’ai eu qu’à en déplorer deux, et sans conséquences graves.

    Le premier était sur un trajet assez long, Bordeaux – Lyon, et à l’époque c’était essentiellement de la RN (Route Nationale), à l’époque où ce n’était pas encore une RD, au moins sur les deux premiers tiers du trajet. Le soir et proche de l’hiver, une visibilité moyenne, mais bien sûr totalement sobre. Entre Brive-la Gaillarde et Tulle, là où la route tourne, une très fugace léthargie me fit probablement assoupir une seconde, guère plus, mais quand je rouvris les yeux, je crus voir dans un virage une plaque de verglas (qui n’existait probablement pas).

    Je braque un peu brusquement comme quand on se réveille brutalement, pars trop à gauche, contrebraque dans l’autre sens, et je me retrouve en tête-à-queue, la voiture épousant la barrière de sécurité et suivant la route mais en marche arrière (alors que j’étais en quatrième, quelque chose avait dû lâcher). Je finis par m’immobiliser au milieu de la route, faisant barrage sur ma voie, mais fort heureusement cette route n’était guère fréquentée à cette heure. Une voiture qui arrivait loin derrière moi me vit, s’arrêta et put protéger le passage avec ses warnings. Je sortis du véhicule, un peu sonné mais sans dégât physique, et je finis la soirée en attendant la dépanneuse qui me ramena également jusqu’à la gare. Inutile de préciser, la voiture (empruntée à mon père) était foutue. Mais aucun blessé ni autre séquelle, alors tout allait bien, le principal était sauvé.

    Le second accident était plus banal : un tournant à un feu à gauche avec peu de visibilité sur la voie en sens inverse séparée par un terre-plein et des arbres cachant la vue, un véhicule en sens inverse arrivant un peu trop vite (et voulant probablement éviter le rouge), je le vois alors que je suis engagé mais malgré une accélération de dernière minute, il me chope par l’arrière. Pareil, pas de dégât physique, mais la voiture était également fortement abîmée sur l’aile et le train arrière, de sorte qu’une éventuelle réparation dépasserait largement sa valeur vénale. Le constat fut fait en toute amabilité et je payai même le café au mec, finalement à quoi bon s’énerver, ce n’était que de la ferraille et cela n’aurait pas servi à grand-chose, le mal était fait.

    Tout ça très bénin en fin de compte, et c’est tant mieux bien sûr ! La voiture, c’est dangereux… mais malheureusement, dans le monde dans lequel on évolue avec de moins en moins de trains et de gares desservies et des lignes de bus trop peu fournies en dehors des grandes agglomérations, les politiques favorisent la voiture implicitement (tout en l’interdisant de plus en plus en ville). A se demander même s’ils ne préféreraient pas nous immobiliser, ces politiques qui roulent avec chauffeur ou volent en jet… Mais je m’égare !

    #20souvenirs20jours #gayfr #doublemars

  4. #20jours20souvenirs - Jour 17 - L'affaire Dutroux et la marche blanche

    Août 1996


    Ce sont les vacances d'été mais l'heure n'est pas à l'insouciance dans le royaume de Belgique...

    Arrêtés le 13 août, Marc Dutroux et Michèle Martin sont arrêtés dans le cadre de l'enquête sur les disparitions de Laeticia Delhez et Sabine Dardenne.

    Le 15 août, Dutroux passe aux aveux et les enquêteurs retrouvent les deux jeunes filles dans une cache de sa maison à Marcinelle. Deux jours plus tard, ils retrouvent les corps de Julie et Mélissa, deux petites filles enlevées par Dutroux dans une autre propriété de Dutroux à Sars-la-Buissière, elles sont mortes de faim mais le comble de l'horreur n'est pas encore atteint, début septembre, ce sont les restes d'An et Eefje qui sont retrouvé dans une troisième propriété appartenant au monstre.

    La population belge est sous le choc et la confiance envers le monde politique et judiciaire au plus bas et l'on peut comprendre... et justement, la population veut comprendre comment il est possible que des faits aussi atroces ait pu se produire sans que personne ne se rende compte de rien et surtout que des perquisitions avaient déjà eu lieu auparavant...

    Il y a une explication à cela qui sera mise en évidence dans le rapport de la commission d'enquête : mauvaise communication entre les gendarmerie, police judiciaire et communale, nombreux dysfonctionnement, gentil euphémisme pour parler de guerre des polices... La conséquence, sera la disparition de la gendarmerie en 2001 et son intégration à la nouvelle police fédérale.

    20 octobre 1996


    Les tensions sont vives dans la population et les remous dans l'instruction de cette affaire... Pas moins de trente témoins disparaîtront de manière curieuse... et le juge d'instruction Connerotte se voit retirer l'affaire à la demande de l'avocate de Dutroux. Il lui est reproché d'avoir assister à un souper spaghettis en soutien aux parents de Julie et Mélissa.

    Une marche blanche est annoncée pour le dimanche 20 octobre et la mobilisation sera au-delà de toute attente! Il est impossible de dire avec précision combien de personnes y ont participé; on parle de plus de trois cents mille personnes. La seule chose qui soit certaine, c'est que soixante mille billets de trains spéciaux ont été vendu et la SNCB a estimé à l'époque qu'au moins cent vingt mille personnes ont pris le train pour se rendre à Bruxelles ce dimanche.

    Un service de dimanche inoubliable!


    A cette époque, j'étais speaker à Bruxelles-Midi et était de service ce dimanche là de 14 à 22 heures. J'habitais à Liège à cette époque et avait pris le décision de prendre le train plus tôt et bien m'en a pris car les trains étaient déjà bien bondés... Il y avait un train spécial prévu et j'ai été trouver le collègue conducteur qui m'a autorisé à prendre place dans le poste de conduite de la 27 pour que je puisse arriver à l'heure au boulot...

    A la sortie de Leuven, dans l'ancienne configuration à deux voies, il y avait la courbe assez serrée d'Herent, même les yeux fermés, on la reconnaissait mais là n'est pas le sujet... qui dit courbe, dit mauvaise visibilité et au moment où l'on sort de cette courbe voilà un gaillard enveloppé dans un grand drap blanc (l'image me revient en tête à chaque fois que j'évoque ce souvenir!) qui traverse les voies devant nous! Le conducteur provoque un freinage et heureusement, le gaillard ne s'est pas pris les pieds dans les rails ou son drap mais il a du sentir le vent dans le dos!

    Excepté cet incident, marquant mais heureusement sans conséquence, je suis arrivé à Bruxelles-Midi vers 13 h 30, bien à temps pour le service qui allait être hors du commun... car une fois la marche arrivée à son terme, il fallait ramener toute cette foule chez elle...

    La gare du midi était pleine comme jamais et très vite, la circulation des trains a été désorganisée. Il y avait tant de monde que l'embarquement durait beaucoup plus longtemps et ce même si les rames étaient renforcées à leur maximum...

    A un moment donné, je me contentais d'annoncer qu'un train pour telle destination avec tels arrêts allait arriver telle voie, sans plus mentionner d'heure de départ, c'était devenu un détail insignifiant tout comme s'il s'agissait d'un IC, d'un IR ou d'un L...

    Je ne me souviens plus trop bien mais la situation s'est améliorée en début de soirée seulement, vers 19 heures dans mon souvenir... et totalement rétablie lorsque je repris le train à 22 h 50 pour rentrer chez moi après une journée éprouvante!

    C'est l'unique fois dans ma carrière que notre chef nous a adressé collectivement une lettre de félicitation et un dixième de primes en plus pour tous ceux qui étaient de service ce jour-là. Cela m'a fait plaisir comme aux autres, dire le contraire serait mentir mais j'étais fier d'avoir rendu ce service à la population dans le cadre de mon job.

    Un traumatisme encore présent


    Aujourd'hui encore, en me remémorant ces événements pour ce billet, l'émotion est toujours aussi vive... tout comme lorsque je passais à Charleroi et voyais la façade de cette maison de Marcinelle (juste derrière la gare du Sud) depuis la fenêtre du train en venant de Namur... Imaginer ce qui s'était déroulé là était au-delà de tout entendement...

    Le procès et la condamnation de Dutroux et de ses complices n'a pas tout à fait apaisé la population... Lorsque Michèle Martin, l'ex-femme de Dutroux a été libérée et a trouvé refuge auprès d'une communauté religieuse, il y eut d'énormes protestations de la part de la population du coin... Dutroux, lui, est toujours en prison et chaque fois que sa demande de libération conditionnelle est demandée, elle est refusée, jusqu'ici du moins...

    A la suite de cette affaire, Child Focus a été mise sur pieds. L'association est active dans le signalement des disparitions inquiétantes et est active dans la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants Site officiel

    Cette affaire a aussi inspiré la série Ennemi public.

    Quelques liens


    #souvenirs #20souvenirs20jours #1jour1souvenir #1jour1archive #histoire contemporaine #affaires criminelles

  5. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 17 : le tour du monde en 14 jours.

    Beaucoup moins héroïque que celui que fit Philéas Fogg, même si c'était à une période où je voyageais beaucoup, je me souviens de ce tour du monde professionnel.

    En effet, j'habitais alors à Tokyo, et ce voyage à étapes me conduisit toujours vers l'Ouest, sans me retourner : un vrai tour du monde, donc.

    Le trajet principal (sans les étapes) : Tokyo - Paris - Rio - Tokyo. Et heureusement je voyageais en classe business, et je peux vous dire que ça change tout.

    Le Tokyo - Paris, je le connaissais, je le pratiquais souvent à l'époque, environ 11 heures de mémoire car on survolait la Sibérie par le chemin le plus court (la rotondité de la Terre surprend parfois).

    Le Paris - Rio, un vol direct également, à peu près la même durée de vol d'ailleurs. J'aimais bien aller là-bas, même pour le boulot l'ambiance était limite vacancière, beau temps et bel hôtel en bordure de plage, soir en terrasse à Copacabana... De bons moments.

    Le vol le plus long fut celui du retour pour moi : 28 heures escales comprises, Rio de Janeiro via São Paulo et Los Angeles ! On ne se rend pas forcément compte mais Rio et Tokyo sont aux antipodes.

    Quand je faisais de tels voyages, j'aimais être à l'aise et je portais un short très court et des sandales. Cela ne m'avait jamais posé de souci, mais à São Paulo on me refusa l'entrée du salon (pas assez bien habillé pour la classe business !) Mieux encore, alors que j'attendais dans l'aéroport la correspondance, une employée de la compagnie Varig qui me recherchait, me trouva finalement pour m'intimer de couvrir ces jambes... Et n'ayant pas de pantalon avec moi (ils étaient dans les bagages en soute) je dus sous son accompagnement acheter un pantalon dans un des magasins de l'aéroport.

    Ce fut le seul vrai événement de ce long vol à étapes, je pus me rhabiller "normalement" à Los Angeles pour finir mon trajet et arriver sain et sauf chez moi à Tokyo.

    Un voyage dont je me souviens car même si je connais ces villes pour y avoir habité ou y être allé plusieurs fois, faire un tel voyage en un temps si court n'était pas courant.

    Bien sûr, rattraper le décalage horaire prit un peu de temps...

    Je vous joins quelques photos emblématiques de ces villes, même si elles ne sont pas de ce même voyage. Mais je sais que les publications avec photos sont plus appréciées !

    #gayfr #20souvenirs20jours #Paris #Rio #Tokyo

  6. #20jours20souvenirs - Jour 16 - Rencontre impromptue à Montmartre en 1996

    Avant la mise en service des Thalys entre Bruxelles-Midi et Paris-Nord, il y avait eu toute une série de marches pré-commerciales où le personnel des chemins de fer servait de cobayes.

    Je fis partie d'une de ces marches, l'aller se faisant en seconde et le retour en première ou inversement. Le but de ces marches pré-commerciales était de préparer le personnel de bord et du catering pour qu'il soit prêt lors de la mise en service en juin de la même année. Le thalys allait révolutionner le voyage en train entre les deux capitales puisqu'il ne faudrait plus qu'une heure vingt au lieu de trois heures pour effectuer le trajet. Les deux capitales devenaient la banlieue l'une de l'autre en quelque sorte!

    Un temps de trajet pour trois cents kilomètres à comparer avec l'heure nécessaire pour effectuer Liège - Bruxelles distantes de seulement cent kilomètres... et à comparer avec les trois heures nécessaires pour relier Luxembourg à Bruxelles... pour un peu plus de deux cents kilomètres...

    Arrivés à Paris, nous avions quartier libre et avec quelques autres collègues, nous avons fait un peu de tourisme et notamment visité Montmartre.

    Et voilà que tout d'un coup, nous apercevons des caméras qui filment une dame sur les marches de Montmartre. Nous nous approchons un peu et bientôt nous découvrons qu'il s'agit de la télévision allemande, la ZDF en l’occurrence, qui filme et la dame qui chante est... Mireille Mathieu!

    Il faut savoir que Mireille Mathieu était et est encore très populaire en Allemagne et qu'elle a sorti pas mal d'albums où elle chante en allemand et cela depuis le début de sa carrière dans les années 1960!

    Un de mes collègues a obtenu un autographe sur son libre-parcours (c'est tout ce qu'il avait sur lui comme bout de papier).

    Si la rencontre avait lieu aujourd'hui, cela aurait sans doute été plutôt une demande de selfie, autres temps, autres mœurs...

    Dans ma carrière, j'ai eu l'occasion de croiser dans les trains que je desservaient quelques hommes ou femmes politiques, journalistes de la RTBF et aussi Philippe Geluck quand il revenait à Ottignies.

    Et dans la première partie de ma carrière, lorsque j'étais speaker, je me souviens d'avoir émis une annonce personnelle à l'adresse du musicien Manu Dibango et de l'annonce en présence d'Helmut Kohl sur le quai du premier Thalys vers Köln. :smile:

    #20souvenirs20jours #1jour1archive #1jour1souvenir #souvenirs

  7. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 16 : le premier.

    Ce défi, c’est aussi l’occasion de se demander : mais quel est mon premier souvenir ? Celui dont mon cerveau se souvient, et pas seulement ce qu’on m’a raconté après ?

    J’en ai deux en tête, et je pense que le premier est celui-là : bébé ou très jeune en tous cas, j’avais escaladé la table où se trouvait le fer à repasser encore chaud qu’y avait laissé ma mère, et comme à cet âge on touche tout… Je me suis brûlé la main, bien sûr. Pas gravement, mais j’ai le souvenir de cet épisode, confus dans ma tête mais bien là.

    Le second, probablement un peu plus tard, je m’en souviens probablement par l’intention que j’y avais mise : jaloux de l’attention que mon petit frère avait captée à mon détriment et dont je détenais jusqu’alors l’exclusivité égoïste, je trouvais subtile et plaisante l’idée d’accrocher une cible sur la porte de la chambre où il dormait, afin d’y tirer les fléchettes de mon pistolet-jouet avec l’espoir stupide de le réveiller par le bruit. Ma feinte innocence ne trompa pas ma mère quand elle s’en aperçut, bien sûr…

    Curieux et innocent, les qualités d’un jeune enfant…

    #gayfr #20souvenirs20jours

  8. #20jours20souvenirs - Jour 15 - Mon unique vol long courrier

    Jusqu'ici, je n'ai pris que deux fois l'avion et une seule fois sur un long courrier et cette unique expérience ne me laisse, aujourd'hui encore, qu'un souvenir mitigé. Et comme vous pouvez vous en douter, tout ne s'est pas déroulé sans quelques petits couacs (ma marque de fabrique!)

    Bref, retour en octobre 1999, la frénésie d'un éventuel bug de l'an 2000 occupe pas mal l'info. Pour ma part, j'ai un ami qui fait un post-doctorat (un stage, le plus souvent à l'étranger, après une licence à l'Université) à San Diego et je suis invité à lui rendre visite. Avec les horaires et les manques de personnel (déjà à l'époque), je ne parviens qu'à obtenir dix jours de congés... Mieux que rien et sans doute suffisant me dis-je car les USA, ce n'est pas la première destination à laquelle je pense pour des vacances au loin; le Japon ou l'Asie en général m'aurait sans doute davantage motivé!

    Ceci étant posé, un froid matin d'octobre, je rejoins l'aéroport de Bruxelles-Zaventem avec un service de taxi spécial "aéroport" car au milieu de la nuit, il n'y a pas de trains pour y aller.

    Premier enregistrement auprès du guichet de British Airways (je ne voulais pas de compagnie américaine surtout après les péripéties que mon ami avait vécues à New York... ) et premiers problèmes... Je dois fournir une adresse sur place... Je n'ai pas réservé d'hôtel puisqu'il est prévu de faire du camping)... A l'époque, pas de smartphone pour envoyer vite fait un courriel... Finalement, je mentionne l'adresse de sa colocation que j'avais par bonheur dans mes notes préparatoire à ce voyage...

    Me voici donc prêt à prendre place à bord d'un petit avion pour rejoindre l'aéroport de Gatwick à London où j'aurai une attente de plusieurs heures avant de prendre le vol British Airways pour San Diego avec escale à Phoenix.

    Je me souviendrai toute ma vie du premier décollage et du bruit infernal du moteur! Une sensation de flottement aussi... Me voici en l'air et l'avion est peu fréquenté et j'ai donc de la place, je reçois un box breakfast et dans la nuit,je ne vois que les lumières de l'autoroute de la mer jusqu'à ce que nous arrivions à la côte et la lumière ne reviendra qu'à l'approche de London... une énorme masse lumineuse dans un environnement assez sombre... Premier décalage horaire aussi... léger certes.

    Commence l'attente, la longue, très longue attente... Finalement, mon vol est enfin annoncé. Je me dirige à travers de longs couloirs qui semblent sans fin... J'arrive à la dernière porte croyais-je, à tort! Et là, très fièrement, comme si j'avais réussi une épreuve incroyable, je tends ma carte d'embarquement pour le vol vers San Diego. La charmante dame qui était au contrôle me regarde et me pose la question si je vais à San Diego. Je lui réponds que oui, en effet et là, elle m'annonce que c'est la porte d'embarquement pour Charlotte... Interloqué, je ne comprends pas et je lui demande où se trouve alors la porte en question (je ne me souviens plus du numéro). Elle m'indique alors un petit couloir que je n'avais pas vu et qui y mène!

    Le second avion est évidemment plus gros et bien plus peuplé! Deuxième erreur commise le matin : avoir choisi une place côté fenêtre... et évidemment, j'ai deux voisins et l'espace est fort étroit (et pourtant je ne suis pas bien grand)... L'hôtesse me donne une couverture et je ne comprends pas pourquoi... je ne tarderai pas à saisir toute l'utilité de l'objet incongru au premier abord!

    Nous décollons enfin et coincé entre les deux gaillards et le hublot, je sens que le voyage va être long, très long (au propre comme au figuré). Ainsi débute un voyage de dix heures... Je me dis que je vais pouvoir voir plein de choses par le hublot mais lorsque le pilote nous annonce que nous survolons l'Ecosse, tout ce que je peux voir, ce sont des nuages... des nuages et encore des nuages... J'avais remarqué que nous montions très au nord pour atteindre le continent américain par le Canada...

    Ainsi, nous passâmes au large du Groenland, ça je m'en souviens parfaitement et survolons ensuite ces territoires canadiens du grand nord qui semblent déchiquetés... jusqu'à ce qu'apparaisse un drapeau américain sur l'écran, symbolisant l'entrée aux USA...

    Il faut encore remplir une série de documents où l'on demande si l'on transporte de la drogue (véridique!) et encore plus surréaliste, pour moi, si l'on importe des aliments... Je tombe des nues! J'avais justement dans ma valise deux ou trois paquets de biscuits de chez nous pour mon ami qui était en manque de nos douceurs! L'hôtesse me rassure car un moment, j'ai cru que j'allais être refoulé pour ça... avec les ricains, on ne sait jamais à quoi s'attendre... Il faut dire que j'avais encore en tête le film terrible American History X que j'avais vu au cinéma peu avant le départ de mon ami... (le cerveau fait de curieux amalgames, je sais!)

    Retour au voyage... Je n'ai pas encore osé quitter mon siège et ne me sens pas forcément détendu... en deux mots : j'en ai marre de ce vol! Et la suite n'est guère plus réjouissante : les Rocky Mountains pendant je ne sais combien de temps et rien à voir à part des sommets enneigés... pas une ville, rien...

    A un moment, émerge un carré de civilisation dans un désert, c'est Phoenix, notre unique escale en route... Nous tournons et tournons autour de cette ville, et enfin, après une demi-heure, nous entamons la descente; le gars derrière moi vomit et j'ai failli en faire autant à cause de lui mais il n'en fut rien, heureusement...

    Une fois sur plancher des vaches, on doit se rendre aux Customs et Immigration... J'ai mon passeport (l'unique que j'ai jamais eu d'ailleurs) et attends dans la file... Mon tour arrive, les deux gaillards présents me posent deux ou trois questions et ont l'air franchement laxistes... tant mieux quelque part... ils apposent un cachet m'autorisant à rester aux USA entre Octobre 1999 et Janvier... 1999! Le bug de l'an 2000 a sévit sur un cachet manuel! Je ne m'en rends compte qu'un peu plus loin... et me voilà obligé de refaire la file... Et là, stupéfaction, v'la t-i pas que le gaillard gribouille sur le 1999 et indique 2000 à la main... Là, mon inquiétude est montée à un maximum! Je commençais déjà à regretter de m'être embarqué dans cette aventure!

    Après ça, il faut récupérer les bagages et remonter dans l'avion pour le dernier bout du voyage... Evidemment, je ne vois pas mon bagage... et l'on nous presse de remonter dans l'avion... Je ne peux quand même pas laisser mon bagage là... même si l'on m'assure qu'il sera acheminé par un autre vol... Je crois que sur le moment même, j'étais à deux doigts de rester là et de faire demi-tour! Et croyez-moi, loin de chez vous, dans un pays que vous ne connaissez pas et où vous ne connaissez personne à l'exception de celui à qui vous rendez visite, on ne se sent pas particulièrement à l'aise! On peut comprendre ce que ressentent les migrants qui fuient guerres et famines... Tout paraît hostile!

    Heureusement, au moment où j'allais me résigner à rejoindre l'avion sans mon bagage, le voici qui apparaît! Ouf!

    L'avion est bien plus vide et enfin, j'ai de la place, enfin! Il ne reste qu'une demi-heure de vol pour rejoindre enfin San Diego.

    L'arrivée à San Diego me restera aussi en mémoire pour le côté surréaliste de l'avion qui survole bien bas les bâtiments de la ville... On a l'impression qu'on va accrocher quelque chose!

    Là, il n'y aura aucun contrôle supplémentaire et mon bagage arrivera assez vite...

    Il est 15 heures là-bas mais le milieu de la nuit en Belgique... mais je ne me sens pas encore très fatigué... curieuse machine que le corps humain!

    Pour le retour, j'avais opté pour un vol de nuit et cette fois, j'ai pris une place côté couloir. Pas question de me faire avoir une seconde fois! Et ce fut la meilleure décision de ce voyage car j'avais à mes côté deux américains obèses! Le jet lag a été plus dur à supporter au retour, par contre... Reculer dans le temps, c'est OK mais avancer, ça l'est moins!

    Un souvenir mitigé donc... et cette expérience ne m'a pas donné envie de reprendre l'avion pour un long voyage et d'ailleurs, je ne l'ai jamais repris qu'une seule fois, et encore ce n'était pas mon choix premier, pour aller au Danemark... L'ami qui m'accompagnait ne voulait pas passer la nuit dans un train... et prétendait que ça lui coûtait beaucoup plus cher et j'ai fini par céder... mais depuis lors, les avions, je les vois juste voler dans le ciel et ça me suffit!

    #souvenirs #1jour1archive #1jour1souvenir #20souvenirs20jours #voyages

  9. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 15 : road trip.

    Ayant beaucoup voyagé, je ne souhaite pas vous saouler pour ce hashtag, mais je m’arrête sur un des voyages qui me laisse de mes meilleurs souvenirs : la Californie.

    C’était en 2016. Un trajet probablement assez classique mais que j’avais (comme d’habitude) minutieusement préparé, en quatre étapes principales.

    Première étape : San Francisco. Nous étions au mois d’août mais contrairement à ce que nous montrent les films, brume et air océanique avec une température de 17 degrés ! Je ne crains pas le frais sur les jambes mais dans mon potishort / sandales je trouvais quand même l’air vif. Le fameux pont du Golden Gate ne s’est découvert que quelques minutes en repartant, après la visite de l’incontournable Lombard Street et de Chinatown.

    Seconde étape : au cœur du Parc National de Yosemite. Déjà plus chaud, mais en prenant de la hauteur les températures étaient agréables. La montée révèle un paysage que connaissent tous les anciens afficionados de macOS. De très beaux paysages montagneux, frais, des séquoias puis des lacs de l’autre côté.

    Troisième étape : la Vallée de la Mort. Passé le lac Mono et ses concrétions rocheuses, un paysage désertique et étouffant de chaleur, plus de 48 degrés (Celsius) en journée ! Paysages grandioses mais sortie en soirée (le panorama de Dante’s View est époustouflant) puis très tôt le matin (lever 4h00) pour profiter de la fraîcheur relative (plus de 32 degrés quand même). L’impression d’être en dehors du monde vivant.

    Quatrième étape : Carmel. Une ville connue pour son maire d’une époque passée (prénom Clint) et qui est propre comme un sou neuf. Mais une température à nouveau très modérée et un temps brumeux pour cette ville océanique, pas vraiment question de se baigner ! La Route 1 le long de la côte est spectaculaire elle aussi, mais déjà certaines sections de la forêt voisine étaient fermées aux randonneurs à cause d’incendies de forêt proches.

    Retour enfin à SFO, la route longeant la Silicon Valley avec des panneaux vers des villes emblématique de la BigTech et une température à nouveau élevée (dépassant les 30 degrés) dès que l’on s’éloignait un peu de la côte derrière les collines qui la bordent.

    Une sorte de road trip américain comme on les aime, plus de 2 000 km en dix jours, et un des souvenirs des paysages les plus variés de mes voyages.

    #gayfr #20souvenirs20jours #1jour1souvenir #UnJourUnSouvenir #TravelPhotography #TravelPhoto #California #Californie

  10. #20jours20souvenirs - Jour 14 - Deux mille onze

    Deux mille onze, curieux titre me direz-vous? Comme chacun je suppose, il y a une année dans notre vie qui marque un basculement, un bouleversement, un changement de paradigme... Deux mille onze fut cette année particulière pour moi... Une drôle d'année, une Annus horribilis pourrait-on dire!

    # Six janvier #

    La veille, j'avais reçu comme cadeau un nouvel appareil photo (que je possède toujours et qui fonctionne toujours d'ailleurs) et j'avais encore fait quelques photos à Arlon pour le tester. L'hiver 2010-2011 avait été particulièrement rude avec beaucoup de neige.

    Vue sur la campagne arlonaise depuis la Knippchen encore sous un manteau blanc

    Il est très tôt lorsque je me mets en marche pour aller au dépôt; je fais le service 002 qui commence à 3 heures 30. Je n'ai pas loin pour aller de chez moi au dépôt. Ce matin là, le redoux a commencé et il pleut mais sur un sol bien gelé encore... J'use d'une prudence de sioux pour éviter de glisser et tomber... Je passe le premier coin sans encombre... Un peu plus loin, le trottoir est assez bien dégagé mais mal éclairé... Un instant de distraction et "bardaf, c'est l'embardée"! Tout va très vite... lorsque je reprends mes esprits, mon parapluie à la main droite, étalé sur le sol sur le dos, je vois mon pied droit qui est à 45 degré vers la droite... Le choc le fait se redresser mais je comprends de suite que je n'irai pas plus loin... J'appelle donc le dépôt pour signaler que je vais devoir me rendre à l'hôpital... qui n'est qu'à cinq minutes de chez moi... J'avais un ami qui avait passé quelques jours pour les fêtes et qui heureusement avait son GSM allumé... Je l'ai appelé et il est venu me chercher pour me ramener jusqu'en bas de chez moi pour attendre au sec l'ambulance...

    Arrivé aux urgences, l'urgentiste a enlevé ma bottine de sécurité et même avant la radio, il était acquis que c'était les ligaments qui avaient tout pris... Restait à savoir si j'allais être opéré en urgence, je finis donc la nuit sur un lit d'hôpital et le matin, le chirurgien passa pour m'annoncer qu'on m’opérerait le lendemain... Je fus ramené en ambulance en emportant une paire de béquille, le pied bandé et interdiction de le poser au sol!

    Le vendredi, je fus donc opéré à dix-neuf heures (au lieu de midi!) et là, le chirurgien m'expliqua que les lésions étaient très graves et... très rares! (Une spécialité chez moi!) et que pour le même prix, j'aurais pu me retrouver entre quatre planches... En effet, en tombant à la renverse, j'aurais pu cogner fort sur le sol avec le crâne mais heureusement, mon sac à dos à amorti la chute (et je n'ai même pas explosé la machine de contrôle, une sorte de grosse tablette informatique...).

    L'ami qui était chez moi, a prévenu mes parents qui ont été, comme à leur habitude en-dessous de tout... Pour ma mère, je n'étais pas le seul à qui cela arrive et elle n'est pas venue une seule fois me rendre visite pendant les deux mois de convalescence... quant à mon père, on aurait cru que c'était lui qui était gravement blessé...

    Bref, le samedi, je suis rentré chez moi avec deux longues vis dans la patte et un plâtre pour tenir tout en place et permettre la régénération des ligaments...

    Là, j'ai fait l'expérience de se déplacer en chaise roulante... et des multiples difficultés que cela engendre.

    On me retirera les vis le jour de mon anniversaire en mars... et ensuite commença la longue rééducation...

    Fin du premier acte.

    Deux avril


    Toujours avec une béquille mais étant à nouveau en état de marcher un peu, je faisais ma première sortie sous le soleil du printemps à Bullay dans la vallée de la Moselle allemande. C'est aussi ce jour-là, que j'appris que l'ami qui était là le six janvier, était à l'hôpital pour une péritonite aiguë et cela aurait pu très mal se terminer si sa mère ne s'était pas énervée contre les urgentistes qui refusaient de faire un scanner... A une heure près, il serait ressorti les pieds devant!

    Vue sur Alf depuis Bullay sur les rives de la Moselle

    J'essayai tant que faire se peut de profiter de cette belle journée et me rendis le lendemain à Bruxelles pour lui rendre visite à l’hôpital universitaire...

    Fin du second acte.

    Pâques


    Visite de mes parents et de ma marraine (qui depuis quelques mois a du accepter que mes parents s'installent chez elle, elle n'a pas vraiment eu le choix... et je regrette encore aujourd'hui de ne pas avoir été plus ferme à l'époque car je savais que ça finirait mal!

    L'ambiance est électrique... Je décide d'aller faire un tour dans Arlon même si j'ai encore du mal à marcher... A un moment, mes parents prennent de l'avance, se souciant peu de ma marraine et moi-même... Las, on s'arrête sur un banc et là, ma marraine, qui est aussi ma grand-mère maternelle, me raconte ce qui se passe... Il s'agit carrément de maltraitance, pas physique heureusement, et d'extorsion... Je lui parle de "Respect seniors" qui peut l'aider mais il faut que la demande vienne d'elle-même...

    Quelques semaines plus tard, alors que je fais quelques courses lorsque je reçois un appel du centre d'aide sociale où une assistante sociale m'annonce que ma marraine est devant elle, complètement démolie psychologiquement... Inutile de dire que mon sang bout. J'explique à l'assistante sociale ce qu'il y a lieu de faire et là très vite les choses vont s'enchaîner. Quelques jours plus tard, nous nous rendons chez son généraliste (qui est aussi celui de mes parents) avec une assistante sociale de "Respect seniors" mais lui, ne voit pas de problème particulier et ne veut pas se mouiller de peur de mal se mettre avec mes parents... La situation va continuer à se dégrader jusqu'à ce lundi matin... J'étais pour le weekend à Köln et avais donné à ma marraine le numéro d'un ami à Liège qu'elle pouvait appeler en cas de problème car je sentais la crise arriver à grands pas... Il n'est pas huit heures du matin qu'il m'appelle pour me signifier que mes parents ont mis ma marraine à la porte de chez elle!

    Je reviens dare dare à Liège (heureusement, j'ai pu attraper un ICE pour gagner du temps...

    Ma marraine avait pu se réfugier et recevoir à manger chez ma belle-sœur qui habite tout près... Je ne suis pas du genre à m'énerver rapidement mais attention à la marmite qui bout surtout que j'apprends que ma mère, la mère de ma grand-mère, a refusé de donner un verre d'eau sous prétexte que ma marraine ne voulait pas donner sa carte de banque...

    Mes parents se comportent, comme toujours en victimes alors qu'ils sont les bourreaux mais cette fois, je décide de ne pas laisser les choses en l'état et décide de porter plainte. Jamais je n'aurais cru devoir arriver à une telle extrémité... et évidemment, la police n'y a vu qu'un conflit de génération...

    Restait à trouver une solution d'urgence pour ma grand-mère dont tous les effets avaient été empaquetés par ma mère et posé sur son lit. Par l'entremise de mon ami qui connaissait un médecin qui officiait à l'hôpital de la commune, nous pûmes mettre en sécurité ma marraine le temps qu'une place soit préparée au home tout proche.

    Mes parents ont été convoqué par la police pour la forme mais pour ma part, ils faisaient dorénavant partie des personnes infréquentables!

    Fin du troisième acte.

    Neuf novembre


    Petit à petit, la vie a repris son cours, j'ai pu reprendre le travail, avec restrictions, à partir de juin et progressivement, j'ai repris mon activité sportive favorite : la randonnée.

    Ce jour-là, la météo est maussade mais rien d'étonnant pour novembre. La brume est épaisse et je vois à peine où me mène la randonnée du jour autour de Clervaux.

    Lors d'une balade autour de Clervaux

    Sur les hauteur de Clervaux, au Grand-Duché de Luxembourg, est établie une abbaye bénédictine faisant partie de la congrégation de Solesmes dans la Sarthe. Les moines sont français pour la plupart mais il y aussi quelques belges et luxembourgeois. Chassés en 1901 de France, ils se réfugient au Luxembourg mais seront aussi chassés pendant la seconde guerre mondiale et devront chercher refuge en Belgique.

    L'histoire de l'abbaye peut être consultée ici

    J'arrive sur l'heure de midi et visite la petite exposition sur l'abbaye qui se trouve dans la crypte. Là est diffusé un CD de chants grégoriens et je vois dans une des vitrines que ce CD est disponible au magasin. Celui-ci ouvre à 14 heures après le repas de midi. Il est 13 heures 30 et je décide d'attendre mais dehors il fait bien frais, je rentre donc dans l'église abbatiale.

    Intérieur de l'église abbatiale de l'abbaye Saint-Maurice sur les hauteurs de la petite cité
    Comme dans toute église, il y règne un calme particulier et encore plus lorsque l'abbaye est située sur les hauteurs et qu'il n'y a que des bois tout alentour. Je ferme les yeux quelques minutes et profite du peu de chaleur qui vient du chauffage par le sol.

    Un vrai moment de sérénité et où je me sens bien pour la première fois depuis longtemps.

    A 14 heures, j'entre donc dans le magasin pour acheter le CD en question et là, le Frère Dominique, qui tient la boutique quand le moine attitré est absent pour d'autres tâches, est du genre causant. Il me demande alors d'où je viens et je lui explique que je suis d'Arlon mais originaire de la région liégeoise. Et là, il me dit que lui aussi et il s'avère que nous étions originaire de la même commune!

    Me voilà reparti vers le centre de Clervaux, le cœur un peu plus léger après tous ces mois stressants... et cette abbaye allait jouer un rôle important dans les mois et années qui suivent mais ça c'est une autre histoire!

    Fin du quatrième acte.

    Décembre


    Voilà une année bien particulière qui s'achève... Je passerai les fêtes au boulot et c'est très bien comme ça.

    Une idée me trotte en tête depuis ma visite à l'abbaye de Clervaux et cette étrange rencontre avec le Frère Dominique. Je me dis que j'irais bien passer quelques jours au printemps dans cette abbaye mais bon, la religion et moi, ça fait deux... J'ai bien été baptisé pour la forme mais je n'ai pas fait de communion... mais est-ce que cela a vraiment de l'importance? L'abbaye accueille chacun dans le respect des convictions de chacun.

    L'année s'achève sur un questionnement sur le sens de la vie et des épreuves que l'on subit... du pourquoi de celles-ci et pourquoi, comme d'autres, je n'ai pas une famille unie et aimante... Cette question, je me la posais déjà depuis que je suis gosse car je n'ai pas eu des parents très aimants malgré que je n'ai jamais été source de problèmes scolaires ou autres pour eux...

    Vue sur Arlon avec les clochers de Saint-Donat à gauche et Saint-Martin au centre, au coucher du soleil

    A suivre...

    Toutes les photos de cet article ont été prises en 2011

    #souvenirs #20jours20souvenirs #20souvenirs20jours

  11. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 14 : garde à vous !

    Je remonte le temps aujourd’hui, pour parler de mon service militaire. Et oui, je suis de cette génération qui a connu cette période en France !

    N’exagérons pas : un mois de classes dans un régiment militaire, puis onze mois dans une entreprise car telle était la formule que j’avais réussi à décrocher.

    Ce mois m’a laissé de bons souvenirs. Départ par le train-couchettes direction Nice, arrêt aux Arcs pour rejoindre le régiment d’artillerie à Draguignan. Dans le sud, donc. Un parfum d’aventures et aussi d’appréhension, car le sport et la chose militaire sont deux domaines dont je suis toujours resté très éloigné.

    J’étais dans une unité où tous les autres membres étaient également dans ma situation : autrement dit, nous étions tous là pour un mois seulement, et ça changeait tout d’avoir ça en tête. Et nous étions du coup traités comme tels, des gens de passage et avec une discipline toute adaptée.

    Il y eut bien des moments un peu sportifs. Notamment une sortie de deux jours, que je pris comme une randonnée (avec un sac à dos lourd toutefois), mais que certains supportèrent mal à cause des chaussures mal adaptées à leur taille. Deux durent interrompre la sortie et être ramenés en camion à cause de l’état de leurs pieds, ils eurent le droit d’être traités respectueusement de « petites bites » par la hiérarchie et furent affectés au nettoyage des chiottes du BU (travaux qui s’apparentent aux écuries d’Augias). Pour passer la nuit, il fallut monter des tentes avec du bois trouvés en forêt en guise de pieux : c’était en août, et quiconque connaît la région provençale, la taille et le craquant du petit bois que l’on y trouve, la sécheresse de la terre dure, comprendra que nous décidâmes finalement de dormir à la belle étoile (d’autant qu’il faisait chaud !). Les tours de garde, réveil à chaque heure du suivant, s’interrompirent quelque part pendant la nuit…

    Nous eûmes également une « 96 », par le jeu du jeudi férié et du pont qui nous était accordé. Direction Sainte-Maxime et la plage…

    Oui, cette période fut finalement un bon moment. Je gardai même un copain de cette époque, mais la vie finit par nous séparer et je ne l’ai pas revu depuis trente ans, malgré une tentative de reconnexion depuis, sans succès.

    #20souvenirs20jours

  12. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 13 : au boulot !

    Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler boulot. Ce souvenir date de quelques années maintenant, avec l’idée que j’initiai de réaliser un dossier pour participer à un séminaire international. Une idée peut-être audacieuse, mais qui aboutit à une sélection et à l’opportunité d’aller présenter dans une grande capitale européenne devant des pairs de tous pays.

    Organisé avec le faste qui s’impose à ce type de manifestation, préparé avec mon management qui s’est investi parce que cela apportait de la visibilité, j’argumentai et obtins d’être accompagné de ma petite équipe dans ce déplacement de quelques jours.

    Forcément stressant, le point d’orgue fut la présentation minutée devant un amphi de plusieurs centaines de personnes, avec une mise en scène digne d’un jeu télévisé : nous étions trois à nous succéder et avions exactement dix minutes pour présenter et convaincre, car le gagnant du prix serait élu par l’audience. Exactement, car le chrono se met en route au moment où l’on commence à parler, et on est impitoyablement coupé quand il atteint 00:00.

    J’avais bien répété, et tins exactement le temps convenu. Et j’avais également préparé une chute, qui m’avait semblée un tantinet osée devant un parterre aussi professionnel, mais que mon chef de l’époque m’avait encouragé à utiliser néanmoins. Pas écrite, mais uniquement parlée, comme une boutade de fin. Je crois pouvoir dire qu’elle fut décisive, car après certains spectateurs m’en parlèrent.

    Ce fut donc un succès et nous emportâmes la victoire. La récompense était de taille : une poignée de mains, et un trophée symbolique. Mais je dois dire que cela influa positivement sur la suite de mon parcours professionnel, me permit d’avoir plus de relations en dehors de mon cercle habituel immédiat, et me donna un peu plus confiance en moi.

    Aujourd’hui le soufflé est retombé et cela fait partie du passé. Néanmoins un des souvenirs forts du boulot.

    #20souvenirs20jours

  13. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 12 : mon premier train.

    Oui, ça paraît futile. Mais je n'étais déjà plus si jeune quand j'ai pris le train pour la première fois (peut-être 16 ans ?), et je m'en souviens.

    Pas précisément, non, mais c'était la première fois que je faisais un trajet significatif seul. Qu'une cinquantaine de kilomètres, pour monter à la capitale régionale d'alors (Marseille), mais seul.

    Et si je ne me souviens pas des détails de ce voyage dans un train régional (j'ai beaucoup pris le train depuis), je me souviens du sentiment que j'éprouvai alors : la liberté.

    Liberté de voyager seul, sans être véhiculé par un parent. Liberté des horaires (dans une certaine limite). Voire, liberté de la destination, pour peu que j'aie assez d'argent.

    Bien sûr, par nature je restait assez stressé de rater mon arrêt (pourtant, Marseille est un terminus). Et au retour, j'étais à la gare au moins une demi-heure avant l'heure de départ. Mais je me souviens de cette ouverture des perspectives, toute nouvelle pour moi.

    Depuis, les choses ont bien évolué, en bien (le TGV à raccourci certaines distances) comme en mal (fermeture de nombreuses lignes secondaires, qualité des dessertes).

    Mais le train reste mon ami, bien plus que le bus. Il a un côté rassurant, ses rails le guident vers une destination certaine. Plus que moi.

    #gayfr #20souvenirs20jours #train #trains

  14. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 11 : chant.

    Alors oui, j'aime chanter. J'aime la musique, je m'en suis repu depuis mon enfance. Et j'aime reprendre en chantant des mélodies, j'ai une bonne mémoire des paroles et une oreille assez exacte, aussi je pense ne pas trop mal m'en sortir, et je prends plaisir à fredonner des chansons entières, que ce soit Brel, Hotel California, Bohemian Rhapsody ou tant d'autres que je connais par cœur.

    Mais mon souvenir d'aujourd'hui remonte à l'école primaire. Pendant une chorale d'enfants où nous nous entraînions, la maîtresse m'avait interrompu en me disant que je chantais mal. Fort, peut-être, mais mal... on ne dit pas ça à un enfant, surtout sur ce ton.

    Du coup ça m'a dissuadé définitivement de faire du chant dans une chorale, ce que j'aurais probablement aimé faire.

    C'est idiot. Mais l'influence que peuvent avoir certain(e)s imbéciles se croyant détenteur du savoir et gardien du pouvoir absolu de clouer le bec et les rêves des enfants innocents.

    J'en reste un peu frustré, même si j'ai dépassé ça à mon âge. Mais je m'en souviens encore.

    #gayfr #20souvenirs20jours

  15. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 10 : félins.

    Je couple avec un #chamedi ! Parce que c'est le jour, et aussi pour donner plus de visibilité à notre défi. C'est dommage, peu de participants... Le thème ne vous inspire peut-être pas, ou c'est tout le fédiverse qui se ramollit ?

    Quoiqu'il en soit, j'aime les chats. Leur caractère, leur indépendance, le bonheur qu'ils procurent... et leur beauté féline, leur démarche gracieuse.

    C'est un peu masochiste de ma part car j'y suis modérément allergique. Mais ils m'ont toujours accompagné dans la vie. Paradoxalement, je n'en ai jamais possédé aucun, ils étaient (et est toujours) à un membre de ma famille.

    Mais ceux qui aiment les chats savent qu'on ne les possède pas et que c'est en fait l'inverse.

    Voici successivement ceux qui m'ont accompagné depuis quarante ans (avec quelques trous entre), il me manque juste celle qui m'a accompagné quand j'étais enfant.

    Tous et toutes bien plus que des souvenirs.

    #gayfr #20souvenirs20jours #caturday #CatsOfMastodon #CatsOfFediverse

  16. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 9 : concert des Cranberries, novembre 2012.

    Je vais rarement aux concerts. Mais celui-ci passant près de chez moi avec un groupe que j'adore, je ne voulais pas le manquer.

    Les Cranberries, une forme de rock irlandais, cette Irlande dont j'aime aussi la musique traditionnelle.

    Vous connaissez forcément leur tube interplanétaire « Zombie ». Mais ils en ont fait bien d'autres. Malheureusement la chanteuse Dolores O'Riordan, à la voix si particulière, est décédée depuis. Je reproduis ici sa photo prise sur le Web (je n'ai pas pris de photo pendant le concert lui-même).

    Un bon moment, un bon concert. Si je devais regretter quelque chose, ce serait juste le manque d'interaction avec la salle ce jour-là, mais ce n'est pas bien grave.

    #gayfr #20souvenirs20jours #Cranberries

  17. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 8 : hanami.

    Encore le Japon ! Et c'est la saison.

    Hanami, c'est allez voir les fleurs 🌸 au Japon, sakura pour être précis, les cerisiers en fleurs.

    C'est beau, c'est éphémère et pour les Japonais cette dernière qualité fait partie de la beauté.

    C'est aussi une affaire sérieuse : à la TV, on suit sur les nouvelles nationales la progression de la vague qui balaye le pays du sud au nord en un mois.

    Et au boulot, j'ai vécu ça : chaque équipe fait son hanami festif le soir, sous les cerisiers et autour de bière. Et ça commence dès 8h du matin, le premier va poser la bâche bleue et monter la garde pour réserver la place ; chaque heure, un nouveau membre de l'équipe le relaiera, jusqu'au soir où tout le monde s'y retrouvera.

    Et ça marque le début du printemps. Une fois seulement, j'ai eu la chance de voir ce spectacle sous la neige. Malheureusement, c'est de plus en plus tôt au fil des années...

    Un moment important et célébré de la vie du Japon. La Nature y côtoie la modernité.

    Toutes les photos sont prises au cœur de Tokyo (si cette notion a un sens).

    #gayfr #20souvenirs20jours #BloomScrolling #ILoveJapan #JapanLovers #Japan #Japon #Hanami #Sakura

  18. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 7 : le bois sans feuilles.

    Le souvenir du jour sera celui de la bonne chère. Plus exactement celui d’un restaurant triple-étoilé (c’est un sujet en ce moment) près de Roanne.

    Une réservation avec finalement pas tant d’avance que ça (ça doit dépendre des jours). Le nouveau restaurant (qui a remplacé celui du centre-ville, devenu brasserie) est dans la nature, au bord d’un village, et bordé par un jardin potager et aromatique où certains des ingrédients utilisés dans la cuisine sont cultivés. A l’arrivée, accueil par le maître d’hôtel et visite traditionnelle préalable de la cuisine : un espace immense et rutilant, avec plein de chefs et marmitons.

    Le restaurant lui-même est très lumineux avec verrières sur jardin. Plusieurs menus, des plats aux noms champêtres ou élaborés qui ne révèlent pas toujours leur composition, mais je fais confiance et je prends celui à neufs plats et vins en accompagnement aux bons choix du sommelier. Une expérience gustative inoubliable, à la fois traditionnelle mais aussi un peu orientale sur certains plats avec des mélanges de goûts modernes ou plus audacieux, et un souvenir à la hauteur des attentes (et du prix !)

    Mon seul restaurant de ce standing (j’avais fait auparavant deux étoiles, et depuis, plusieurs une étoile), et je ne regrette pas. Probablement que j’en essaierai un autre dans un avenir plus ou moins proche. Et il ne faudra pas comparer, chacun ayant sa personnalité !

    #gayfr #20souvenirs20jours

  19. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 6 : aller-simple pour Miyakejima ?

    Aujourd’hui nous retournons au Japon, encore dans les années 2000 (normal, c’est à ce moment-là que j’y vivais), sans me souvenir de la date exacte.

    Pour un week-end, la promesse était alléchante : aller observer et nager avec des dauphins. Départ de Tokyo, direction l’archipel d’Izu au sud, embarquement vendredi soir (après le boulot) et la nuit sur le bateau, qui mettait plusieurs heures à arriver au petit matin. Après avoir contemplé les grandes salles communes pleines de monde de ce bateau que je qualifierai de moyen en taille, je choisis finalement de coucher sur le pont (c’était en été et il faisait chaud), dans le sac de couchage emporté pour l’occasion. Réveil en toute humidité, avec les embruns toute la nuit…

    Accostage sur l’île volcanique de Miyakejima, direction le ryokan (hôtel japonais) et un petit-déjeuner assez généreux avant de repartir pour la plongée. Pas forcément une bonne idée, après une nuit (moyenne) passée sur un bateau, quand on n’a pas le pied marin comme moi…

    Le frêle esquif qui nous emmena au point de plongée tanguait généreusement… Au point que je dus rendre ce petit-déjeuner. Après cela alla mieux, et la plongée fut quant à elle à la hauteur de ses promesses, les dauphins étaient au rendez-vous et s’approchaient volontiers du petit groupe de plongeurs que nous formions. Au Japon, tout se passe toujours comme prévu…

    Le reste de la journée était libre, balade au centre du volcan qui formait le point culminant de l’île. Une nature silencieuse, presque trop, prémices de ce qui allait arriver un peu plus tard ? Le retour se passa sans encombre et j’arrivai à Tokyo dimanche soir, comme prévu.

    Deux jours plus tard, sur les chaînes TV nationales, on voyait l’île de Miyakejima, où j’avais donc couché ce même week-end, évacuée et une éruption de cendres couvrir l’île tout entière. Les images étaient impressionnantes, une poussière gris-noir ayant tout recouvert. C’était même assez traumatisant avec le recul. Depuis, plusieurs autres éruptions ont eu lieu dans cette chaîne volcanique encore très active.

    #gayfr #20souvenirs20jours #Japan #Japon #ILoveJapan #JapanLovers

  20. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 5 : passage à l'an 2000.

    Le souvenir du jour sera pour une date précise : le 31 décembre 1999, le soir.

    J’étais au Japon à cette époque, nous étions donc quasiment les premiers du monde, fuseau horaire aidant, à passer à l’an 2000. Et étant dans l’informatique, nous étions scrutés : qu’allait-il se passer ? Les avions allaient-ils tomber du ciel ? Les téléphones se mettre tous à sonner ou au contraire tomber en sommeil profond ? Le monde que nous connaissions allait-il finir ?

    Nous nous préparions au fameux « bug de l’an 2000 », comme les médias l’appelaient, depuis plus d’un an. De quoi s’agissait-il ? Tous ces vieux systèmes informatiques utilisant un codage de la date qui n’avait pas forcément prévu de passer le siècle. Et pour cause : certains avaient déjà à l’époque plus de vingt ans, ce qui dans le domaine de l’informatique est énorme. Il avait donc fallu tout regarder, déjà connaître les systèmes utilisés, puis rentrer dedans (avec certains mal ou pas documentés, sur des technologies que les nouveaux ne connaissaient plus). Et avec plein de consultants qui ont pu faire un peu leur beurre.

    L’ambiance au bureau était bonne, tout le monde ou presque était réquisitionné mais finalement content et excité d’être là, et vers 23h30 la tension montait… Modérément cependant, l’Australie nous avait juste précédé et ils semblaient toujours vivants. In fine, quand la minute fatidique passa, ce fut un non-évènement, et le soulagement fut palpable : les Japonais prennent leur devoir professionnel très au sérieux. Nous pûmes rassurer les suivants sur la liste des fuseaux horaires, et tout se passa finalement bien.

    Un évènement artificiel pour l’Humanité (car ce passage à l’an 2000 n’est qu’une convention applicable à notre calendrier grégorien) mais qui aurait pu avoir des conséquences physiques importantes, du fait de notre dépendance déjà à l’informatique (mais plus forte encore aujourd’hui). Et il ne s’est finalement rien passé de notable. Avait-on gaspillé toute cette énergie de préparation au pire ? Ou bien était-ce justement parce que cette énergie a été mise que l’on a évité les problèmes ? Je ne sais pas répondre exactement, et les analyses divergent.

    Ce qui est sûr, c’est que certains des systèmes qui nous inquiétaient alors sont toujours en service aujourd’hui… On appelle ça la dette technique, ça coûte cher mais on a vraiment du mal à s’en débarrasser. Et moins on y touche, mieux on se porte.

    #gayfr #20souvenirs20jours #y2k

  21. #20jours20souvenirs - Jour - 4 - 1993 - Innocents, Infidèles et Carré!

    Dans ma vie, je n’ai pas souvent été au concert, six ou sept fois tout au plus et encore plutôt après mes quarante ans. Il faut dire que les endroits confinés et très peuplés, ça me met un peu mal à l’aise.

    J’étais entré dans la vingtaine, lorsque le groupe de J.P. Nataf, les Innocents connaissaient leurs premiers succès avec «Un homme extraordinaire » et « l’autre Finistère ». Je ne sais dire pourquoi mais j’ai tout de suite accroché à cette voix particulière.

    Mais à la même époque, il y avait un groupe qui s’appelait « les Infidèles» qui chantaient des choses plus rock dont ce succès «Les larmes des maux» et c’est là que se produisit l’improbable ! Je crus acheter un ticket pour un concert des « Innocents » et j’avais acheté un ticket pour un concert des « Infidèles » !

    Le pire, c’est que c’est le soir lorsque j’arrivais à la salle de concert qui se trouvait dans la discothèque du centre ville de Liège qui s’appellait « La Chapelle », un haut lieu de la vie nocturne liégeoise en plein centre-ville. Des groupes comme OMD, Madness et même les Simple Minds s’y sont produits ainsi que les grandes figures du rock belge : TC Matic, le groupe de notre Arno national, Jo Lemaire et Flouze, Front 242, … Si vous voulez revivre l’histoire de ce lieu, j’ai déniché un bel article sur le web.

    Bref, quel ne fut pas ma gène lorsque je me rendis compte de ma méprise mais bon, puisque j’étais là, autant profiter du concert, les Infidèles n’étaient pas mes favoris mais j’aimais bien quand-même et je ne regrette pas car le concert était très bon !

    Puisque j’en suis à évoquer la vie nocturne à Liège, allons faire un tour dans le Carré.
    Quand il m’arrivait, rarement, de sortir en ville le vendredi soir, j’aimais bien aller dans un petit café sympa du carré qui s’appelait le « bric à brac » (si j’ai bon souvenir).

    L’endroit était décoré de vieilles pochettes de 45 tours des années 1950 et 1960 et le décor était cosy avec des fauteuils bien confortables et il n’y en avait pas deux les mêmes. Il y avait un petit côté Saint-Germain des Prés dans cet endroit en plein cœur de la cité ardente. On y entendait Gréco, Gainsbourg, Barbara, Reggiani, Delpech, Ferrat, Ferré … Bref de la chanson française classique que j’appréciais beaucoup déjà à l’époque.

    C’est un vrai bonheur que d’avoir eu la chance de connaître cette époque où avec le recul, tout paraissait simple alors que ce ne l’était pas toujours… mais il en souvent ainsi avec les souvenirs et le « bon vieux temps » qu’on a tendance à idéaliser…

    Un monde parfait… comme le chantaient les innocents…

    Pour illustrer cet article, une reprise (que j’ignorais jusqu’il y a cinq minutes) plutôt réussie de « Que Marianne était jolie» de Michel Delpech par les Innocents en 2016 et bien sûr «Des larmes des maux des Infidèles» !

    youtube.com/watch?v=WzWx72Q722…

    youtube.com/watch?v=kiFqsqousg…

    Quelques liens


    #20souvenirs20jours #souvenirs #1jour1souvenir

  22. Le défi #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager.

    Jour 4 : arnaque à Miami Beach.

    Non, ce n'est pas le titre d'un mauvais roman. Mais simplement une anecdote qui paraît amusante après quelque temps : ce sont aussi ça, les souvenirs !

    C'était en 2015. Miami Beach est une commune en Floride, et au risque de vous surprendre, elle est toute proche de Miami, et sur le front de mer. Les façades sont art déco et j'avais choisi de dormir là plutôt qu'en ville que j'imaginais étouffante en été (et je n'ai d'ailleurs pas visité Miami, je suis parti dans les Keys et les Everglades après, mais c'est une autre histoire).

    Flânant sur le front de mer devant les terrasses alignées, les touristes attablés sirotant d'immenses cocktails colorés en terrasse, mis en confiance par une serveuse Française qui se dit d'Aix-en-Provence m'incitera à m'asseoir et à commander un de ces beaux cocktails.

    J'aurais dû me méfier : pas de prix sur la carte. Et quand la douloureuse arrive, ce n'est pas moins de 55 $ qui me sont facturés. J'aurais peut-être pu protester plus vigoureusement, mais en vacances et avec encore le décalage horaire dans les pattes, j'ai laissé tomber. D'ailleurs, si j'avais eu la curiosité de regarder avant sur l'un des sites connus, j'aurais vu que l'arnaque est courante et que je ne m'en tirais pas si mal.

    Ma seule vengeance fut la suivante : j'avais amené avec moi des pièces de 5 cents et moins en grand nombre, accumulées de voyages professionnels antérieurs et que je comptais écouler progressivement. J'ai tout utilisé sur ce coup, j'ai pris le temps de compter et de compléter ce qui manquait avec des billets.

    En partant je regardais avec satisfaction le serveur qui comptait avec peine la mitraille. Il n'y était peut-être pour rien, quoique...

    Comme je sais que vous aimez les photos, en voici trois sur ce front de mer : la terrasse incriminée est parmi elles, mais je ne me souviens plus de laquelle il s'agissait. Je suis sûr cependant que toutes font pareil.

    Bref, si vous vous trouvez là un jour, évitez : piège à touristes ! Si prévisible bien sûr, mais à ce point... d'autant que les tarifs ont bien dû augmenter depuis dix ans.

    *EDIT* J'ai retrouvé une photo du cocktail en cause, je l'ai rajoutée.

    #gayfr #20souvenirs20jours #1jour1souvenir #UnJourUnSouvenir #TravelPhotography #TravelPhoto #Floride #Florida #MiamiBeach

  23. Participez au nouveau défi : #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, publiez un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager. À votre initiative !

    Mettez le hashtag pour pouvoir repartager plus facilement ! Ouvert à tous, commencez quand vous voulez...

    Pas facile, je sais ! Mais c'est le sens d'un défi...

    #gayfr #20souvenirs20jours

  24. Suite du nouveau défi : #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager. À votre initiative !

    Jour 3 : un groupe de plein air près de Tokyo.

    C'était en 1999 ou 2000, il faisait chaud dans mon souvenir, et je tombe sur ce groupe multi-ethnique jouant et chantant en plein air, ce n'était pas très courant au Japon. Je m'arrête à l'ombre pour finalement écouter jusqu'au bout. Et j'achète un CD (les plus anciens comprendront).

    Ce CD, je l'aurai ensuite écouté toutes les semaines pendant des années. À la fois un peu mélancolique et parfaitement adapté à une forme de solitude qu'on a en tant qu'étranger vivant au Japon, mais empreint de sérénité, invitant au voyage mental, il m'a accompagné. Et aujourd'hui encore, ses mélodies et chansons évoquent cette période finalement la plus heureuse de ma vie.

    Le groupe s'appelle Bobin du prénom de son chanteur, j'ai retrouvé sur YouTube l'essentiel de cet album « Samsara» que je partage avec vous. Je n'avais pas pris de photos à l'époque.

    Un souvenir futile, un moment court, mais une impression durable.

    Lien YT vers les chansons de cet album : m.youtube.com/channel/UCnhqIxS

    #gayfr #20souvenirs20jours #music #musique #MastoMusic #MastoMusique

  25. Suite du nouveau défi : #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager. À votre initiative !

    Jour 2 : mon premier ordinateur.

    C'était un Oric-1, acheté en 1984.

    J'avais découvert un premier ordinateur au collège. Ça m'avait plu : une machine qui faisait ce qu'on lui disait de faire, pas besoin de la convaincre ni d'argumenter !

    Mon ordinateur utilisait une TV cathodique en noir et blanc (pas les moyens pour la couleur) et des specs. de rêve : CPU 8 bits à 1 MHz, 16 ko de mémoire RAM, un mode haute résolution à 240 x 200 pixels et une sauvegarde sur cassette audio (magnétophone non fourni).

    Je n'ai pas pris de photo personnelle alors je vous montre une photo trouvee sur le Web. L'ordinateur est entièrement inclus dans le clavier.

    Ça peut paraître trivial comme souvenir mais ça aura finalement façonné ma vie future : j'ai publié des programmes en Basic, orienté mes études puis ma vie professionnelle sur ces technologies. Et aujourd'hui encore ce réseau social en est une manifestation !

    Que de temps passé depuis, plus de quarante ans. Mais un souvenir marquant pour moi.

    #gayfr #20souvenirs20jours #ordi #oric1

  26. Participez au nouveau défi : #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager. À votre initiative !

    Mettez le hashtag pour pouvoir repartager plus facilement ! Ouvert à tous, commencez quand vous voulez...

    On a débuté doucement aujourd'hui, à suivre avec vous, participez nombreux !

    #gayfr #20souvenirs20jours

  27. Bonjour à tous,

    Sur une idée originale de @Davidistooting je vous propose un défi : #20jours20souvenirs !

    Pendant 20 jours, un souvenir fort, plaisant, mémorable, marquant, que vous souhaitez partager. À votre initiative !

    Mettez le hashtag pour pouvoir repartager plus facilement ! Ouvert à tous, commencez quand vous voulez.

    Jour 1 : l'ascension du Mont Fuji.

    Faite en l'an 2000, le 5 septembre précisément, selon les canons : départ 22h00 pour être au rendez-vous du lever du soleil vers 4h30 du matin, à 3 776 mètres d'altitude.

    Une super expérience à la fin de l'été, tout sauf solitaire (plutôt une procession)... « Tout Japonais doit faire cette ascension une fois dans sa vie. Seul le fou la fera deux fois. »

    Je la referais volontiers.

    #gayfr #20souvenirs20jours #1jour1souvenir #UnJourUnSouvenir #TravelPhotography #TravelPhoto #TravelThursday #Japon #Japan #ILoveJapan #JapanLovers

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