#regards — Public Fediverse posts
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@ZeSeb29 #Regards, #Politis et #Médiapart, sous leurs vernis rouges, ont toujours été les médias des socio-libéraux. Ils font mine de critiquer le PS mais finissent toujours à l'approche de chaque élection par nous répéter que la meilleure manière pour la gauche de gauche de gagner, c'est de s'allier à la droite (#PS / #PP). Il va falloir que le peuple de gauche se réveille sur la réalité de ces médias de la bourgeoisie bohème, donc bien de la bourgeoisie !
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Le beau mec du jour par lagaylife.fr #noiretblanc #bluejeans #regards #hotpecs #beauxmecs
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Tiens tiens, encore une découverte de la désinformation des pseudos médias de gauche que sont #Médiapart, #Politis, #Regards, #Massiet, #Victorovitch ... Cette fois-ci, sur le processus de la Primaire Populaire.
La vidéo complète pour tout comprendre sur les dessous de cette farce : https://peertube.dc.pini.fr/w/9HTvNV9HuDbFQT884Erc2A
Et, pour ceux qui n'ont pas le temps, quelques capsules sur l'arnaque de ces médias d'investigation de "gôche" :
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#GRK0126 #VIDEO #Documentaire #Regards #Palestine #Colonialisme #IditAVRAHAMI #NoamSHEIZAF
HÉBRON, PALESTINE, la fabrique de l'occupation
Idit Avrahami & Noam Sheizaf (2023, Medalia prod.)
VOstFR/720p:https://mega.nz/file/ZEomULAa#bBXDTABkR9L-_3WyhJQcvOsgQE6EjgFzvjoSuanbksQPrésentation:
Hébron est la plus grande ville de Cisjordanie avec ses 215 000 habitants palestiniens. Au cœur de la ville : 800 colons israéliens et 17 unités de l'armée de l’État hébreu pour assurer leur sécurité et contrôler la population palestinienne.
Au bout de la rue, on trouve le tombeau des Patriarches où serait enterré Abraham (pour les juifs) ou Ibrahim (pour les musulmans), leur ancêtre commun. Les uns et les autres y viennent en pèlerinage.
Hébron est devenue l'une des zones les plus ségréguées, contrôlées et surveillées du Moyen-Orient.
C’est aussi l’un des endroits les plus filmés au monde. Grâce à ces images et à des entretiens avec les commandants militaires d'Hébron, Hébron, Palestine, la fabrique de l’occupation raconte l'histoire d'un lieu qui est à la fois un microcosme de l'ensemble du conflit et un site d'essai pour les méthodes de contrôle qu'Israël met en œuvre dans l'ensemble de la Cisjordanie.==============
Idit Avrahami et Noam Sheizaf sont deux scénaristes et réalisateurs israéliens.
Convaincus que les films peuvent aider à changer le monde pour un mieux, ils voient le leur comme un appel à l’urgence d’une nouvelle pensée, fondée sur l’égalité des droits, le respect et la coopération des peuples pour un avenir meilleur.Noam Sheizaf est un journaliste et éditeur indépendant. Il a été le directeur exécutif fondateur et le rédacteur en chef du magazine +972. Avant de rejoindre +972, il a travaillé pour le journal local Ha-ir de Tel-Aviv, Ynet, et le quotidien Maariv.
Leur documentaire est devenu l’une des cibles du nouveau gouvernement israélien. Annulations de projections, campagne de diffamation en ligne contre les réalisateurs : les attaques contre le film se sont amplifiées. Les réalisateurs sont accusés par le gouvernement de salir Israël et de nuire à la réputation de l’armée.
En 52 minutes, leur récit implacable a pourtant le grand mérite de nous éclairer sur les sources d’un conflit qui semble plus inextricable que jamais. Il va même bien au-delà et nous amène à réfléchir sur l’avenir de nos démocraties. Pour les réalisateurs de ce film, Hébron montre ce qui se produit lorsque les institutions échouent, lorsque la loi cède à la force, lorsque l’extrémisme religieux devient une arme politique et lorsque l’égalité civique cède le pas à la domination ethnique.
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#GRK0093 #Regards #Tangentes #Punk #Histoire #GillesBERTIN
TRENTE ANS DE CAVALE, ma vie de punk
Gilles Bertin (2019, Robert Laffont)
iBouquin:https://mega.nz/file/ZdoCHZzD#qsHmnV2j7rdAPENB14mtwP6qLc0B7m1rvrx4CQrhJ7k
Si t'as les moyens:
https://www.lisez.com/livre-grand-format/trente-ans-de-cavale/9782221203590Résumé:
Toulouse, le 26 avril 1988.
Déguisés en gendarmes, une improbable équipe de braqueurs – punks, anarchistes et toxicomanes – dévalisent les coffres de la Brink’s. Butin :
11,7 millions de francs, sans un coup de feu. La plupart des malfaiteurs seront interpellés et condamnés, sauf Gilles Bertin, chanteur de Camera Silens, groupe phare de la scène punk-rock française du début des années 1980.
Espagne, Portugal, sa cavale va durer trente ans…
Barcelone, le 18 novembre 2016.
Après avoir serré dans ses bras sa compagne et son fils âgé de cinq ans, Gilles Bertin quitte son domicile barcelonais à l’aube.
Direction Toulouse où il a rendez-vous avec son avocat pour se rendre à la justice.===============
Gilles Bertin (1965-2019)
fonde en 1980 le groupe punk «Camera Silens» dont le nom est inspiré par les cellules d’isolement dans lesquelles étaient enfermés les membres de la Fraction Armée Rouge. S’ensuivent des années de musique, de défonce à l’héroïne dans des squats, d’anarchie et de vols… Il est un des cerveaux du légendaire braquage de la Brinks. C’était le 26 avril 1988...
Bilan : 11,7 millions de francs (1,8 millions d’euros) et pas un coup de feu.
La plupart des malfaiteurs sont interpellés et condamnés, sauf Gilles Bertin qui réussit à s’enfuir. Sa cavale va durer près de trente ans. Personne n’imagine alors qu’il a refait sa vie à quelques centaines de kilomètres de là, dans une banlieue populaire de Barcelone.Alors que tout le monde le croyait mort des suites du sida ou d’un règlement de compte, il réapparait à Toulouse 30 ans plus tard, en novembre 2016 pour être jugé. La Cour d’Assises le condamne à cinq ans de prison avec sursis. Aujourd’hui il se reconstruit une vie entre celle qu’il a commencée il y a 30 ans et celle qu’il a abandonnée en cavale.
Il est encore adolescent lorsque ses parents fonctionnaires déménagent dans la région bordelaise. Après avoir décroché un CAP de tourneur fraiseur, il quitte le domicile familial le jour de sa majorité pour s’installer dans un squat à Bordeaux. Il s'investit alors dans le mouvement punk ,au début des années 1980. Il fonde un groupe de punk rock, Camera Silens, Il est bassiste et chanteur du groupe, qui bénéficie d'un succès important dans la scène punk, oï et rock alternatif. Sa personnalité marque les membres de Bérurier Noir, qui s'en inspirent dans les textes de Concerto pour détraqués. Il devient parallèlement toxicomane puis séropositif. Petit à petit, parallèlement à la carrière artistique du groupe, Gilles Bertin tombe dans la délinquance et les braquages. Le groupe continue sans lui à partir de 1986. Son fils aîné, Loris naît en 1986.
Le 27 avril 1988, Gilles Bertin participe au cambriolage du dépôt toulousain de la Brink’s. Il est accompagné d’une dizaine de braqueurs, qui pour la plupart, ont déjà commis plusieurs attaques de banque, dont à Limoges le 26 octobre 1987 l'enlèvement d'un vigile de la société de transport de fonds SPS. Cette expérience leur permet de s'introduire dans les locaux de l'entreprise pour dévaliser les coffres. Ils abandonneront leur otage ficelé dans une grange puis alerteront par un appel ironique la presse locale sur sa position. Le mode opératoire sophistiqué dans sa préparation (enlèvement, interrogatoire contradictoire, faux uniformes, etc.) ne correspond en rien à l'action d'un banditisme traditionnel. Le braquage a tout de même nécessité deux ans de préparation. 11 751 316 francs (soit 3,1 million d’euros 2020) ont été dérobés ce jour-là, sans que fût tiré le moindre coup de feu avec toutefois l'enlèvement et la séquestration dans un local loué et aménagé à cet effet des couples de deux des dispatcheurs de la société Brink's. Ceux-ci subissant un interrogatoire musclé tant physiquement que psychologiquement afin de dévoiler la procédure d'introduction dans l'entreprise. La majeure partie du butin n’a jamais été retrouvée.
Dès l'arrivée de la police, un témoin évoquant les «yeux d'un bleu remarquable» de l'un des auteurs a conduit à son identification immédiate et par la suite celle de l'ensemble de l'équipe qui se révélait être un amalgame d'artistes, militants d'extrême gauche, anciens membres de l'ETA. La police lance l’«opération sangria», et tous les participants sont rapidement appréhendés dans les deux ans suivant le braquage, sauf Gilles Bertin qui échappe aux policiers espagnols et français à l'aéroport de Barcelone en utilisant la technique de la «contre filature». Pourtant, il est celui qui a été formellement identifié malgré les soins pris pour nettoyer le studio toulousain dans lequel il avait séjourné en oubliant que sur des documents papiers les empreintes papillaires peuvent être relevées. Visé par un mandat d’arrêt international, il part en Espagne, vers la Costa Brava puis au Portugal où il ouvre avec sa compagne un magasin de disques dédié au rock alternatif et indépendant. En 1992, il est déclaré mort par le tribunal.
En 1995, il tombe malade, atteint du sida. Il survit grâce à la trithérapie. Il revient à Barcelone au début des années 2000, où il reprend le bar de ses beaux-parents. Pendant 28 ans, il a ainsi plusieurs identités, la plus fréquemment utilisée étant Didier Ballet.
Parallèlement, l’instruction de l’affaire s'enlise et dure seize ans. Elle est renvoyée devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, en décembre 2004. Il est à cette occasion condamné par contumace à dix ans ferme.Après la naissance en 2011 de son deuxième fils, Tiago, avec sa compagne Cécilia, Gilles Bertin décide de sortir de la clandestinité et se rendre à la justice. Il passe la frontière et se rend à Toulouse pour se livrer le 16 novembre 2016. Le procès de Gilles Bertin s'ouvre le 6 juin 2018 à la cour d'assises de la Haute-Garonne. Il risque une peine de 20 ans de réclusion. Mais il est finalement condamné à cinq ans de prison avec sursis, l’avocat général reconnaissant «le bon comportement de l’accusé» et sa démarche de se rendre volontairement à la justice, huit ans avant la prescription de sa condamnation.
En février 2019, Gilles Bertin publie aux Éditions Robert Laffont une autobiographie, intitulée Trente ans de cavale, ma vie de punk.
Après de longues procédures pour obtenir de nouveau sa carte d'identité française, il l'obtient le 2 août 2019. Le 7 novembre 2019, il meurt à Barcelone (Espagne) des suites du sida après avoir passé plusieurs semaines dans le coma.
#RiP❤️
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🇫🇷 Quand le nouveau numéro de la revue EPIC arrive dans la boîte aux lettres, tout peut s'arrêter. C'est à chaque fois la découverte de #photographes, de #regards, mais aussi de #textes, car la revue manie la typographie et les mots avec autant de maestria que les images. @photography -
#GRK0051 #Regards #Shoah #RobertANTELME
L'Espèce humaine [1947]
Robert Antelme (Gallimard, 1975)
iBouquin:https://mega.nz/file/5EwQhRpI#0_q-xbTJrwbaptnO5BmqFqJF0SkMXlxMG1BtUhE9nRY
Si t'as les moyens:
https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Tel/L-Espece-humainePrésentation:
« Quand l'homme en est réduit à l'extrême dénuement du besoin, quand il devient "celui qui mange les épluchures", l'on s'aperçoit qu'il est réduit à lui-même, et l'homme se découvre comme celui qui n'a besoin de rien d'autre que le besoin pour, niant ce qui le nie, maintenir le rapport humain dans sa primauté. Il faut ajouter que le besoin alors change, qu'il se radicalise au sens propre, qu'il n'est plus qu'un besoin aride, sans jouissance, sans contenu, qu'il est rapport nu à la vie nue et que le pain que l'on mange répond immédiatement à l'exigence du besoin, de même que le besoin est immédiatement le besoin de vivre. Levinas, dans diverses analyses, a montré que le besoin était toujours en même temps jouissance. Mais ce que nous rencontrons maintenant dans l'expérience d'Antelme qui fut celle de l'homme réduit à l'irréductible, c'est le besoin radical, qui ne me rapporte plus à moi-même, à la satisfaction de moi-même, mais à l'existence humaine pure et simple, vécue comme manque au niveau du besoin. Et sans doute s'agit-il encore d'une sorte d'égoïsme, et même du plus terrible égoïsme, mais d'un égoïsme sans ego, où l'homme, acharné à survivre, attaché d'une manière qu'il faut dire abjecte à vivre et à toujours vivre, porte cet attachement comme l'attachement impersonnel à la vie, et porte ce besoin comme le besoin qui n'est plus le sien propre, mais le besoin vide et neutre en quelque sorte, ainsi virtuellement celui de tous. "Vivre, dit-il à peu près, c'est alors tout le sacré." »
(Maurice Blanchot)==========
Robert Antelme (1917 - 1990)
est un écrivain, poète et résistant français.En 1939, il épouse Marguerite Duras qui travaille alors pour une maison d'édition. Leur premier enfant, un garçon, meurt à la naissance en 1942.
Robert Antelme a publié sur les camps un livre de grande portée, L'Espèce humaine, en 1947. Le livre fut peu lu et presque oublié. Il est dédié à Marie Louise, sa sœur morte en déportation. Robert Antelme y montre des déportés qui conservent leur conscience face aux "pires cruautés humaines".
Après la guerre, il continue donc un travail discret dans les milieux littéraires, collabore aux Les Temps modernes et milite au Parti communiste français, dont il est exclu en 1956, après la répression par les troupes du pacte de Varsovie de l'insurrection de Budapest.
Pendant la guerre d'Algérie, Robert Antelme est signataire du Manifeste des 121.
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#GRK0039 #HxC #Regards #StevenBLUSH
American Hardcore : Une histoire tribale
Steven Blush (Camion Blanc, 2010)
iBouquin:https://mega.nz/file/BNZTxJ4T#ahgbQNuEQdR2EFCT47yr7CbEQF1LSEAsb4ZHidTKQyI
Si t'as les moyens:
http://www.camionblanc.com/detail-livre-american-hardcore-une-histoire-tribale-213.phpPrésentation:
Avant cette histoire orale retranscrite par Steven Blush, la scène Hardcore n'avait jamais bénéficié d'une rétrospective digne de ce nom. Deuxième génération du punk rock exclusivement américaine, son heure de gloire a duré de 1980 à 1986. La parole est ici donnée à ses personnages principaux, au profil varié, mais toujours provocateurs : banlieusards inadaptés, pacifistes Straight Edge végétariens et anti-drogue, ou amateurs de violence physique pure. Toutes les scènes majeures sont abordées, de la Californie du Sud à New York en passant par Washington D.C. et le Texas. Le texte est accompagné de nombreuses photographies - notamment d'Edward Colver et de Karen O'Sullivan - et complété par des flyers, des logos, et des couvertures de disques, ainsi que d'une importante discographie. Cette histoire tribale ne fait pas que dresser le portrait d'une scène influente. Ses instantanés sociaux provocateurs révèlent le désespoir d'une période particulière de l'histoire américaine.==========
Préface:
Hardcore Über AllesLa scène Hardcore américaine, comme beaucoup d’autres dans des styles musicaux différents, a quelque peu été oubliée au profit de ses rejetons. Pendant longtemps, certains groupes pourtant au cœur de la scène ont été catégorisés de façon distincte : les Dead Kennedys de Jello Biafra étaient un groupe de « punk américain », ou Black Flag était « le groupe d’Henry Rollins », comme si la personnalité des chanteurs respectifs prenait le pas sur le groupe en lui-même ainsi que sur son environnement culturel et musical.
Car la scène Hardcore va bien au-delà de ça. Circonscrite par Steven Blush aux années 1980 à 1986, le bouillonnement qui a agité cette sous-culture (devenue pour le coup une véritable contre-culture) a marqué d’une empreinte indélébile l’underground. Rarement un mouvement musical aura atteint une telle intensité au point de devenir un mouvement organisé et codifié par ses propres membres… Et ce malgré une diversité de points de vue bien souvent étonnante. Fédéré autour d’une musique ultra-rapide et vindicative portée par des paroles engagées, les extrêmes s’y sont côtoyés. Notamment deux styles marquants, car les plus visibles : une mouvance skinhead, inspirée par le mouvement britannique de la fin des années 60, mais n’ayant plus grand-chose à voir avec cette première incarnation. Les protagonistes n’en ayant gardé que le crâne rasé, les bottes de combat, la vindicte et un vague sentiment d’appartenance à la working class. Plus grand-chose à voir avec les amateurs de rocksteady, d’early reggae et de northern soul de la perfide Albion, mais lorgnant plutôt vers la Oi ! de Sham 69 ou d’Angelic Upstart, combinée avec la déflagration du premier album des Ramones et de la première vague stoogienne.Puis, typiquement américaine, la mouvance Straight Edge a de quoi interpeller par ses caractéristiques inédites. Ou comment des gamins issus de cellules familiales en lambeaux, n’ayant donc pas été confrontés à une autorité parentale, se sont créé des règles de vie drastiques. Fondé à la base sur le jeune âge des participants – étant donc dans l’impossibilité de consommer de l’alcool – le credo s’est transformé en un style de vie revendiqué sans drogue, sans alcool, sans sexe, et végétarien pour certains (base du mouvement Vegan). Ce régime n’excluant pas la violence, bien entendu. Cette dernière était même l’une des composantes essentielles des concerts et de la vie Hardcore. Violence intérieure, lors des concerts, avec confrontation physique dans la fosse et sur scène, plus ou moins assumée selon la personne interrogée, et violence extérieure, en opposition aux agressions du mainstream. La période n’étant pas vraiment à la tolérance, le look agressif et revendicatif des gamins de la scène avait tout pour déplaire aux membres des communautés étudiantes, sportifs (bien sous tout rapport ; en apparence, peut-être), ou aux rednecks de l’Amérique profonde.
Et entre ces extrêmes évoluaient aussi des amateurs de musique, dont l’auteur de ce livre, Steven Blush, activiste de la scène de DC, non affilié aux catégories évoquées ci-dessus. Entre anarchisme militant pour certains (l’anti-establishment des Dead Kennedys n’a de secrets pour personne – la carrière ultérieure de Jello Biafra est là pour le prouver) et conservatisme plus que douteux pour d’autres, le spectre politique était, lui aussi, particulièrement étendu.
Six ans de frénésie et de combat, pour faire vivre un réseau totalement autonome, faire circuler disques et cassettes auto-produits, tenter de fédérer les scènes des différents états, et jouer partout où il était humainement possible. Il en reste comme témoignage des disques extraordinaires – d’autres un peu moins essentiels – les entretiens retranscrits dans ces pages, et des centaines de flyers et affiches hand made.*1L’influence de la scène Hardcore américaine sur les années à venir aura été déterminante. On assiste dans ce livre à la fin du punk, à la naissance du Hardcore, à sa chute, puis au développement d’autres styles : les débuts du death rock, du proto grunge et les balbutiements de l’alternatif. Il en reste aussi la construction d’un réseau underground qui, même si sa pérennité peut être périlleuse, n’a de cesse de démontrer que la volonté d’une poignée de gamins a permis à un courant musical et social de naître, de vivre et de mourir.
Dom Franceschi
[email protected][*1 Le lecteur pourra se reporter aux superbes ouvrages Fucked Up + Photocopied (Brian Ray Turcotte et Christopher T. Miller, Gingko Press/Kill Your Idols, 1999) et Punk Is Dead, Punk Is Everything (Brian Ray Turcotte, Gingko Press/Kill Your Idols, 2007), qui compilent flyers et affiches. (N.d.T)]
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#GRK0038 #Punk #Regards #VOTO
Chair Punk
VOTO (2018, Fauves)
iBouquin:https://mega.nz/file/lEIVRKLR#h_RBi_RYP48VHbJg1DHh1T_1ydszAEJRywOaFCS0Wp8
Si t'as les moyens:
https://www.fauves-editions.fr/livre-chair_punk_voto-9791030200966-68788.htmlPrésentation:
Impossible d’imaginer dans les années 1980 que la vague punk allait éclabousser tous les rivages culturels du siècle suivant. Difficile d’admettre qu’une poignée de réfractaires allait finir par bouleverser l’ensemble des comportements artistiques.Extrait du livre:
« J’ai seize ans en 1977. Le mouvement punk m’embarque. Si les Sex Pistols et les Ramones ouvrent le chemin, les anonymes sont les véritables piliers du mouvement. Inadaptés, soldats perdus, perturbateurs des faubourgs, chanteurs freluquets, roitelet de la fontaine, prennent la parole à mes côtés pour exprimer nos parcours jamais relatés. En remontant les veines de mes souvenirs parisiens, je me souviens de mes groupes fétiches : Lucrate Milk, Les Endimanchés, Bérurier Noir, Les Négresses Vertes et La Mano Negra.Les premiers punks se sont faits avoir par l’industrie du disque, mais la deuxième génération dresse des réseaux dynamiques, composent des autoproductions révolutionnaires et monte des labels indépendants sous la dynamique du fameux : « Do it yourself ». Alors que les autres jeunesses se rangent derrière une idôle, un King ou un Boss, les punks arrachent l’individu à sa condition prévisible pour lui redonner le contrôle de sa propre création. Le «No Future» des anciens se transforme alors en « Yes Future ». Dire que ce mouvement qui démarre dans une bousculade incarne la relève la plus vigoureuse du rock. »
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VOTO
passe trente ans dans la presse.
Il réalise des documentaires au sein de sa propre boîte de production.
Il continue d’écrire et filmer des parcours et des histoires.
https://voto.website -
« Nous avons besoin d'une gauche unie pour lutter contre la destruction de l'école publique »
En cette rentrée des classes, l'enseignante et historienne @laurencedecock1 est l'invitée de #LaMidinale #regards
https://youtu.be/J2pvYaul_2g -
Pierre #Bourdieu n’est pas mort : les travaux du sociologue nourrissent encore la pensée critique et ses propos conservent toute leur force à notre époque. Thierry Discepolo, @EditionsAgone, l’a fait parler pour #regards.
Une interview posthume à lire juste ici👇
http://www.regards.fr/publications/revue/57-deuxieme-semestre-2022/article/regards-deuxieme-semestre-2022 -
A l'occasion de la réédition de "Lettre à une enseignante" par les élèves de l'école de Barbiana aux Editions Agone, l'historienne @laurencedecock1 , autrice de la préface de l'ouvrage, est l'invitée de #LaMidinale de #Regards .
https://youtu.be/R1rAqMHvKp4 -
Jancovici… une imposture écologique ?
#Reporterre #Mediapart #Regards #LaMuleDuPape
> Pour les auteurs de cette tribune, parmi lesquels Attac et le réseau Sortir du nucléaire, l’industrie d’État qu’est le nucléaire tente d’imposer ses « avantages » pour préserver le climat, au prix d’informations souvent tronquées, approximatives ou mensongères. Au centre de ce travail de réhabilitation, les auteurs désignent Jean-Marc Jancovici et ses réseaux.