#francoisdewendel — Public Fediverse posts
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@Acermendax Les autres archives d’époque croisées par #AnnieLacroixRiz au sujet de la #synarchie (nom que s’est donné depuis au moins 1922 un noyau du grand capital français d’initialement 12 personnes (11 connues seulement), et allant jusqu’à une « liste de membres » policière, de ou postérieure à août 1943, comptant 364 synarques et sous-synarques. Qui furent les commanditaires de la poigne fasciste réunie dans #LaCagoule), ces archives donc, sont principalement étudiées dans son livre Le Choix de la défaite dont je vous ai déjà parlé par mél à l’ #Astec, ce sont les suivantes :
- Les archives du Secrétariat général de la Police, F/7 n°15343 : « #Synarchie : études, rapports, coupures de presse, 1941-1948 » aux #ArchivesNationales ;
- Les rapports de guerre étatsuniens sur la synarchie, 1942-1943 déclassifiés en 1947 dans le livre « Our Vichy Gamble » (Notre jeu à Vichy) par #WilliamLeonardLanger (chef de la Research and Analysis Branch de l’ #OSS (Office of Strategic Services)), où il cite les rapports de #WilliamLeahy (ambassadeur à #Vichy) et de #AnthonyJosephDrexelBiddle Jr. (ambassadeur auprès de divers pays occupés représentés à #Londres).
- Le « rapport officiel de fin de mandat d’Occupation de la #France sur la #synarchie », 1944, par #ElmarMichel (chef de la section économique du Militärbefehlshaber in Frankreich) ;
- Le seul énorme (359 cotes) dossier W3, 222, aux #ArchivesNationales, composé de trois microfilms dont un volume « Lehideux-synarchie » – d’une série d’enquêtes ouvertes à l’origine non pas sur la #collaboration mais sur l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’État ou #trahison, punie de la peine de mort, conformément à l’article 75 du Code pénal, c’est-à-dire précisément sur le #complot contre la République et l’intelligence avec l’ennemi de la #synarchie – que #AnnieLacroixRiz n’a dépouillé qu’après la rédaction du Choix de la défaite, et qui démontre avec éclat, sur la base de la correspondance d’Occupation, l’existence et le rôle tentaculaire de la #synarchie.
- L’article de #HenriDuMoulinDeLabarthète (sous le pseudonyme de #PhilippeMagne, chef de cabinet civil du maréchal #Pétain en 1940-41) : « La synarchie française », joint au rapport de « l’inspecteur spécial » de la PJ #Vilatte, chargé à la #Libération de l’enquête « sur la #synarchie »
- Et enfin, le journal « Une saison gâtée : journal de la Guerre et de l’Occupation. 1939-1945 », du grand banquier #CharlesRist, établi, présenté et annoté en 1983 par #JeanNoëlJeanneney (historien à l’ #IEP de Paris (encore lui @RichardMonvoisin ! décidément JNJ ne s’est pas chargé que de brosser #FrancoisDeWendel …)) puisque #AnnieLacroixRiz y a notamment relevé rien de moins que l’aveu accablant de #complot suivant (à l’entrée du 18 décembre 1942, p. 321) :
[Raphaël] Alibert, d’accord avec les gens du #CSAR [Comité secret d’action révolutionaire dit « la Cagoule »] et financé par les synarques de la #BanqueWorms, préparait un coup de force. On s’était entendu avec #Hitler pour que celui-ci, intervenant au bon moment, assure le succès de l’affaire et, se posant en arbitre, impose ses conditions.
Vu le niveau de preuve accablant des archives d’époque, Le Choix aborde aussi des témoignages à postériori mais tout aussi accablants, comme celui dans « Hauts fonctionnaires sous l’Occupation », 1996, des… hauts fonctionnaires (et grands banquiers) #FrançoisBlochLainé et #ClaudeGruson :
tous deux dialoguent sur « la “synarchie” », #Gruson cite « #PierrePucheu, lequel faisait partie de l’équipe de #Barnaud », et demande : « Mais comment #Barnaud lui-même avait-il été nommé là ? » Par la #BanqueWorms, répliquent les vieux amis : #BlochLainé évoque « des groupes actifs, devenus complices, dont un avait, me semble-t-il, ses attaches à la #BanqueWorms » ; « il est possible que la #BanqueWorms ait “poussé” #Barnaud », ajoute #Gruson. Le terme « #synarchie » que #Gruson a employé sans critique génère une note sur « le mythe », abordé par #BlochLainé après quelques mots sur les déjeuners de la banque. Seconde étape, funeste à la thèse du mythe, 23 pages plus loin : « Cette prise du pouvoir par une minorité qui mijotait depuis longtemps, mais qui n’a eu sa chance que grâce à la défaite, a tout brouillé. C’est cette minorité qui a réanimé sans difficulté l’ #antisémitisme, l’ #antimaçonnisme, l’ #anticommunisme, sous le couvert de l’État dont nous étions les agents, dont nous n’avions pas suivi la partie émigrée à #Londres »
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@Acermendax Les autres archives d’époque croisées par #AnnieLacroixRiz au sujet de la #synarchie (nom que s’est donné depuis au moins 1922 un noyau du grand capital français d’initialement 12 personnes (11 connues seulement), et allant jusqu’à une « liste de membres » policière, de ou postérieure à août 1943, comptant 364 synarques et sous-synarques. Qui furent les commanditaires de la poigne fasciste réunie dans #LaCagoule), ces archives donc, sont principalement étudiées dans son livre Le Choix de la défaite dont je vous ai déjà parlé par mél à l’ #Astec, ce sont les suivantes :
- Les archives du Secrétariat général de la Police, F/7 n°15343 : « #Synarchie : études, rapports, coupures de presse, 1941-1948 » aux #ArchivesNationales ;
- Les rapports de guerre étatsuniens sur la synarchie, 1942-1943 déclassifiés en 1947 dans le livre « Our Vichy Gamble » (Notre jeu à Vichy) par #WilliamLeonardLanger (chef de la Research and Analysis Branch de l’ #OSS (Office of Strategic Services)), où il cite les rapports de #WilliamLeahy (ambassadeur à #Vichy) et de #AnthonyJosephDrexelBiddle Jr. (ambassadeur auprès de divers pays occupés représentés à #Londres).
- Le « rapport officiel de fin de mandat d’Occupation de la #France sur la #synarchie », 1944, par #ElmarMichel (chef de la section économique du Militärbefehlshaber in Frankreich) ;
- Le seul énorme (359 cotes) dossier W3, 222, aux #ArchivesNationales, composé de trois microfilms dont un volume « Lehideux-synarchie » – d’une série d’enquêtes ouvertes à l’origine non pas sur la #collaboration mais sur l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’État ou #trahison, punie de la peine de mort, conformément à l’article 75 du Code pénal, c’est-à-dire précisément sur le #complot contre la République et l’intelligence avec l’ennemi de la #synarchie – que #AnnieLacroixRiz n’a dépouillé qu’après la rédaction du Choix de la défaite, et qui démontre avec éclat, sur la base de la correspondance d’Occupation, l’existence et le rôle tentaculaire de la #synarchie.
- L’article de #HenriDuMoulinDeLabarthète (sous le pseudonyme de #PhilippeMagne, chef de cabinet civil du maréchal #Pétain en 1940-41) : « La synarchie française », joint au rapport de « l’inspecteur spécial » de la PJ #Vilatte, chargé à la #Libération de l’enquête « sur la #synarchie »
- Et enfin, le journal « Une saison gâtée : journal de la Guerre et de l’Occupation. 1939-1945 », du grand banquier #CharlesRist, établi, présenté et annoté en 1983 par #JeanNoëlJeanneney (historien à l’ #IEP de Paris (encore lui @RichardMonvoisin ! décidément JNJ ne s’est pas chargé que de brosser #FrancoisDeWendel …)) puisque #AnnieLacroixRiz y a notamment relevé rien de moins que l’aveu accablant de #complot suivant (à l’entrée du 18 décembre 1942, p. 321) :
[Raphaël] Alibert, d’accord avec les gens du #CSAR [Comité secret d’action révolutionaire dit « la Cagoule »] et financé par les synarques de la #BanqueWorms, préparait un coup de force. On s’était entendu avec #Hitler pour que celui-ci, intervenant au bon moment, assure le succès de l’affaire et, se posant en arbitre, impose ses conditions.
Vu le niveau de preuve accablant des archives d’époque, Le Choix aborde aussi des témoignages à postériori mais tout aussi accablants, comme celui dans « Hauts fonctionnaires sous l’Occupation », 1996, des… hauts fonctionnaires (et grands banquiers) #FrançoisBlochLainé et #ClaudeGruson :
tous deux dialoguent sur « la “synarchie” », #Gruson cite « #PierrePucheu, lequel faisait partie de l’équipe de #Barnaud », et demande : « Mais comment #Barnaud lui-même avait-il été nommé là ? » Par la #BanqueWorms, répliquent les vieux amis : #BlochLainé évoque « des groupes actifs, devenus complices, dont un avait, me semble-t-il, ses attaches à la #BanqueWorms » ; « il est possible que la #BanqueWorms ait “poussé” #Barnaud », ajoute #Gruson. Le terme « #synarchie » que #Gruson a employé sans critique génère une note sur « le mythe », abordé par #BlochLainé après quelques mots sur les déjeuners de la banque. Seconde étape, funeste à la thèse du mythe, 23 pages plus loin : « Cette prise du pouvoir par une minorité qui mijotait depuis longtemps, mais qui n’a eu sa chance que grâce à la défaite, a tout brouillé. C’est cette minorité qui a réanimé sans difficulté l’ #antisémitisme, l’ #antimaçonnisme, l’ #anticommunisme, sous le couvert de l’État dont nous étions les agents, dont nous n’avions pas suivi la partie émigrée à #Londres »
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@Acermendax Les autres archives d’époque croisées par #AnnieLacroixRiz au sujet de la #synarchie (nom que s’est donné depuis au moins 1922 un noyau du grand capital français d’initialement 12 personnes (11 connues seulement), et allant jusqu’à une « liste de membres » policière, de ou postérieure à août 1943, comptant 364 synarques et sous-synarques. Qui furent les commanditaires de la poigne fasciste réunie dans #LaCagoule), ces archives donc, sont principalement étudiées dans son livre Le Choix de la défaite dont je vous ai déjà parlé par mél à l’ #Astec, ce sont les suivantes :
- Les archives du Secrétariat général de la Police, F/7 n°15343 : « #Synarchie : études, rapports, coupures de presse, 1941-1948 » aux #ArchivesNationales ;
- Les rapports de guerre étatsuniens sur la synarchie, 1942-1943 déclassifiés en 1947 dans le livre « Our Vichy Gamble » (Notre jeu à Vichy) par #WilliamLeonardLanger (chef de la Research and Analysis Branch de l’ #OSS (Office of Strategic Services)), où il cite les rapports de #WilliamLeahy (ambassadeur à #Vichy) et de #AnthonyJosephDrexelBiddle Jr. (ambassadeur auprès de divers pays occupés représentés à #Londres).
- Le « rapport officiel de fin de mandat d’Occupation de la #France sur la #synarchie », 1944, par #ElmarMichel (chef de la section économique du Militärbefehlshaber in Frankreich) ;
- Le fonds W3 du procès en Haute-Cour des ministres de #Vichy, [1914]-1960, , dont une W3, 222, #Lehideux-synarchie (qu’ #AnnieLacroixRiz n’avait pas encore dépouillé à la rédaction du Choix de la défaite) ;
- Le seul énorme (359 cotes) dossier W3, 222, aux #ArchivesNationales, composé de trois microfilms dont un volume « Lehideux-synarchie » – d’une série d’enquêtes ouvertes à l’origine non pas sur la #collaboration mais sur l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’État ou #trahison, punie de la peine de mort, conformément à l’article 75 du Code pénal, c’est-à-dire précisément sur le #complot contre la République et l’intelligence avec l’ennemi de la #synarchie – que #AnnieLacroixRiz n’a dépouillé qu’après la rédaction du Choix de la défaite, et qui démontre avec éclat, sur la base de la correspondance d’Occupation, l’existence et le rôle tentaculaire de la #synarchie.
- L’article de #HenriDuMoulinDeLabarthète (sous le pseudonyme de #PhilippeMagne, chef de cabinet civil du maréchal #Pétain en 1940-41) : « La synarchie française », joint au rapport de « l’inspecteur spécial » de la PJ #Vilatte, chargé à la #Libération de l’enquête « sur la #synarchie »
- Et enfin, le journal « Une saison gâtée : journal de la Guerre et de l’Occupation. 1939-1945 », du grand banquier #CharlesRist, établi, présenté et annoté en 1983 par #JeanNoëlJeanneney (historien à l’ #IEP de Paris (encore lui @RichardMonvoisin ! décidément JNJ ne s’est pas chargé que de brosser #FrancoisDeWendel …)) puisque #AnnieLacroixRiz y a notamment relevé rien de moins que l’aveu accablant de #complot suivant (à l’entrée du 18 décembre 1942, p. 321) :
[Raphaël] Alibert, d’accord avec les gens du #CSAR [Comité secret d’action révolutionaire dit « la Cagoule »] et financé par les synarques de la #BanqueWorms, préparait un coup de force. On s’était entendu avec #Hitler pour que celui-ci, intervenant au bon moment, assure le succès de l’affaire et, se posant en arbitre, impose ses conditions.
Vu le niveau de preuve accablant des archives d’époque, Le Choix aborde aussi des témoignages à postériori mais tout aussi accablants, comme celui dans « Hauts fonctionnaires sous l’Occupation », 1996, des… hauts fonctionnaires (et grands banquiers) #FrançoisBlochLainé et #ClaudeGruson :
tous deux dialoguent sur « la “synarchie” », #Gruson cite « #PierrePucheu, lequel faisait partie de l’équipe de #Barnaud », et demande : « Mais comment #Barnaud lui-même avait-il été nommé là ? » Par la #BanqueWorms, répliquent les vieux amis : #BlochLainé évoque « des groupes actifs, devenus complices, dont un avait, me semble-t-il, ses attaches à la #BanqueWorms » ; « il est possible que la #BanqueWorms ait “poussé” #Barnaud », ajoute #Gruson. Le terme « #synarchie » que #Gruson a employé sans critique génère une note sur « le mythe », abordé par #BlochLainé après quelques mots sur les déjeuners de la banque. Seconde étape, funeste à la thèse du mythe, 23 pages plus loin : « Cette prise du pouvoir par une minorité qui mijotait depuis longtemps, mais qui n’a eu sa chance que grâce à la défaite, a tout brouillé. C’est cette minorité qui a réanimé sans difficulté l’ #antisémitisme, l’ #antimaçonnisme, l’ #anticommunisme, sous le couvert de l’État dont nous étions les agents, dont nous n’avions pas suivi la partie émigrée à #Londres »
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@Acermendax Les autres archives d’époque croisées par #AnnieLacroixRiz au sujet de la #synarchie (nom que s’est donné depuis au moins 1922 un noyau du grand capital français d’initialement 12 personnes (11 connues seulement), et allant jusqu’à une « liste de membres » policière, de ou postérieure à août 1943, comptant 364 synarques et sous-synarques. Qui furent les commanditaires de la poigne fasciste réunie dans #LaCagoule), ces archives donc, sont principalement étudiées dans son livre Le Choix de la défaite dont je vous ai déjà parlé par mél à l’ #Astec, ce sont les suivantes :
- Les archives du Secrétariat général de la Police, F/7 n°15343 : « #Synarchie : études, rapports, coupures de presse, 1941-1948 » aux #ArchivesNationales ;
- Les rapports de guerre étatsuniens sur la synarchie, 1942-1943 déclassifiés en 1947 dans le livre « Our Vichy Gamble » (Notre jeu à Vichy) par #WilliamLeonardLanger (chef de la Research and Analysis Branch de l’ #OSS (Office of Strategic Services)), où il cite les rapports de #WilliamLeahy (ambassadeur à #Vichy) et de #AnthonyJosephDrexelBiddle Jr. (ambassadeur auprès de divers pays occupés représentés à #Londres).
- Le « rapport officiel de fin de mandat d’Occupation de la #France sur la #synarchie », 1944, par #ElmarMichel (chef de la section économique du Militärbefehlshaber in Frankreich) ;
- Le seul énorme (359 cotes) dossier W3, 222, aux #ArchivesNationales, composé de trois microfilms dont un volume « Lehideux-synarchie » – d’une série d’enquêtes ouvertes à l’origine non pas sur la #collaboration mais sur l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’État ou #trahison, punie de la peine de mort, conformément à l’article 75 du Code pénal, c’est-à-dire précisément sur le #complot contre la République et l’intelligence avec l’ennemi de la #synarchie – que #AnnieLacroixRiz n’a dépouillé qu’après la rédaction du Choix de la défaite, et qui démontre avec éclat, sur la base de la correspondance d’Occupation, l’existence et le rôle tentaculaire de la #synarchie.
- L’article de #HenriDuMoulinDeLabarthète (sous le pseudonyme de #PhilippeMagne, chef de cabinet civil du maréchal #Pétain en 1940-41) : « La synarchie française », joint au rapport de « l’inspecteur spécial » de la PJ #Vilatte, chargé à la #Libération de l’enquête « sur la #synarchie »
- Et enfin, le journal « Une saison gâtée : journal de la Guerre et de l’Occupation. 1939-1945 », du grand banquier #CharlesRist, établi, présenté et annoté en 1983 par #JeanNoëlJeanneney (historien à l’ #IEP de Paris (encore lui @RichardMonvoisin ! décidément JNJ ne s’est pas chargé que de brosser #FrancoisDeWendel …)) puisque #AnnieLacroixRiz y a notamment relevé rien de moins que l’aveu accablant de #complot suivant (à l’entrée du 18 décembre 1942, p. 321) :
[Raphaël] Alibert, d’accord avec les gens du #CSAR [Comité secret d’action révolutionaire dit « la Cagoule »] et financé par les synarques de la #BanqueWorms, préparait un coup de force. On s’était entendu avec #Hitler pour que celui-ci, intervenant au bon moment, assure le succès de l’affaire et, se posant en arbitre, impose ses conditions.
Vu le niveau de preuve accablant des archives d’époque, Le Choix aborde aussi des témoignages à postériori mais tout aussi accablants, comme celui dans « Hauts fonctionnaires sous l’Occupation », 1996, des… hauts fonctionnaires (et grands banquiers) #FrançoisBlochLainé et #ClaudeGruson :
tous deux dialoguent sur « la “synarchie” », #Gruson cite « #PierrePucheu, lequel faisait partie de l’équipe de #Barnaud », et demande : « Mais comment #Barnaud lui-même avait-il été nommé là ? » Par la #BanqueWorms, répliquent les vieux amis : #BlochLainé évoque « des groupes actifs, devenus complices, dont un avait, me semble-t-il, ses attaches à la #BanqueWorms » ; « il est possible que la #BanqueWorms ait “poussé” #Barnaud », ajoute #Gruson. Le terme « #synarchie » que #Gruson a employé sans critique génère une note sur « le mythe », abordé par #BlochLainé après quelques mots sur les déjeuners de la banque. Seconde étape, funeste à la thèse du mythe, 23 pages plus loin : « Cette prise du pouvoir par une minorité qui mijotait depuis longtemps, mais qui n’a eu sa chance que grâce à la défaite, a tout brouillé. C’est cette minorité qui a réanimé sans difficulté l’ #antisémitisme, l’ #antimaçonnisme, l’ #anticommunisme, sous le couvert de l’État dont nous étions les agents, dont nous n’avions pas suivi la partie émigrée à #Londres »
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@Acermendax Les autres archives d’époque croisées par #AnnieLacroixRiz au sujet de la #synarchie (nom que s’est donné depuis au moins 1922 un noyau du grand capital français d’initialement 12 personnes (11 connues seulement), et allant jusqu’à une « liste de membres » policière, de ou postérieure à août 1943, comptant 364 synarques et sous-synarques. Qui furent les commanditaires de la poigne fasciste réunie dans #LaCagoule), ces archives donc, sont principalement étudiées dans son livre Le Choix de la défaite dont je vous ai déjà parlé par mél à l’ #Astec, ce sont les suivantes :
- Les archives du Secrétariat général de la Police, F/7 n°15343 : « #Synarchie : études, rapports, coupures de presse, 1941-1948 » aux #ArchivesNationales ;
- Les rapports de guerre étatsuniens sur la synarchie, 1942-1943 déclassifiés en 1947 dans le livre « Our Vichy Gamble » (Notre jeu à Vichy) par #WilliamLeonardLanger (chef de la Research and Analysis Branch de l’ #OSS (Office of Strategic Services)), où il cite les rapports de #WilliamLeahy (ambassadeur à #Vichy) et de #AnthonyJosephDrexelBiddle Jr. (ambassadeur auprès de divers pays occupés représentés à #Londres).
- Le « rapport officiel de fin de mandat d’Occupation de la #France sur la #synarchie », 1944, par #ElmarMichel (chef de la section économique du Militärbefehlshaber in Frankreich) ;
- Le fonds W3 du procès en Haute-Cour des ministres de #Vichy, [1914]-1960, , dont une W3, 222, #Lehideux-synarchie (qu’ #AnnieLacroixRiz n’avait pas encore dépouillé à la rédaction du Choix de la défaite) ;
- Le seul énorme (359 cotes) dossier W3, 222, aux #ArchivesNationales, composé de trois microfilms dont un volume « Lehideux-synarchie » – d’une série d’enquêtes ouvertes à l’origine non pas sur la #collaboration mais sur l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’État ou #trahison, punie de la peine de mort, conformément à l’article 75 du Code pénal, c’est-à-dire précisément sur le #complot contre la République et l’intelligence avec l’ennemi de la #synarchie – que #AnnieLacroixRiz n’a dépouillé qu’après la rédaction du Choix de la défaite, et qui démontre avec éclat, sur la base de la correspondance d’Occupation, l’existence et le rôle tentaculaire de la #synarchie.
- L’article de #HenriDuMoulinDeLabarthète (sous le pseudonyme de #PhilippeMagne, chef de cabinet civil du maréchal #Pétain en 1940-41) : « La synarchie française », joint au rapport de « l’inspecteur spécial » de la PJ #Vilatte, chargé à la #Libération de l’enquête « sur la #synarchie »
- Et enfin, le journal « Une saison gâtée : journal de la Guerre et de l’Occupation. 1939-1945 », du grand banquier #CharlesRist, établi, présenté et annoté en 1983 par #JeanNoëlJeanneney (historien à l’ #IEP de Paris (encore lui @RichardMonvoisin ! décidément JNJ ne s’est pas chargé que de brosser #FrancoisDeWendel …)) puisque #AnnieLacroixRiz y a notamment relevé rien de moins que l’aveu accablant de #complot suivant (à l’entrée du 18 décembre 1942, p. 321) :
[Raphaël] Alibert, d’accord avec les gens du #CSAR [Comité secret d’action révolutionaire dit « la Cagoule »] et financé par les synarques de la #BanqueWorms, préparait un coup de force. On s’était entendu avec #Hitler pour que celui-ci, intervenant au bon moment, assure le succès de l’affaire et, se posant en arbitre, impose ses conditions.
Vu le niveau de preuve accablant des archives d’époque, Le Choix aborde aussi des témoignages à postériori mais tout aussi accablants, comme celui dans « Hauts fonctionnaires sous l’Occupation », 1996, des… hauts fonctionnaires (et grands banquiers) #FrançoisBlochLainé et #ClaudeGruson :
tous deux dialoguent sur « la “synarchie” », #Gruson cite « #PierrePucheu, lequel faisait partie de l’équipe de #Barnaud », et demande : « Mais comment #Barnaud lui-même avait-il été nommé là ? » Par la #BanqueWorms, répliquent les vieux amis : #BlochLainé évoque « des groupes actifs, devenus complices, dont un avait, me semble-t-il, ses attaches à la #BanqueWorms » ; « il est possible que la #BanqueWorms ait “poussé” #Barnaud », ajoute #Gruson. Le terme « #synarchie » que #Gruson a employé sans critique génère une note sur « le mythe », abordé par #BlochLainé après quelques mots sur les déjeuners de la banque. Seconde étape, funeste à la thèse du mythe, 23 pages plus loin : « Cette prise du pouvoir par une minorité qui mijotait depuis longtemps, mais qui n’a eu sa chance que grâce à la défaite, a tout brouillé. C’est cette minorité qui a réanimé sans difficulté l’ #antisémitisme, l’ #antimaçonnisme, l’ #anticommunisme, sous le couvert de l’État dont nous étions les agents, dont nous n’avions pas suivi la partie émigrée à #Londres »
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@RichardMonvoisin probablement rien s'il n'y est pas contraint par une crise d'actualité, certainement rien de convaincant vu les archives accablantes sur #FrançoisDeWendel, et encore moins un mea culpa vu ses précédentes persistances dans les crises précédentes, notamment en 2011 après son aval à une « célébration nationale » de #LouisFerdinandCéline et en 2018 après son aval à une « commémoration nationale » de #CharlesMaurras, dont il avait confié la rédaction de la notice à #OlivierDard, historien notoirement connu comme proche de l' #ActionFrançaise.
Ainsi #JeanNoëlJeanneney s'est-il simplement abstenu de répondre à #EmmanuelLaurentin qui lui demandait pourquoi cette notice de « commémoration » de #CharlesMaurras ne rappelait pas son antisémitisme.
En effet, cette notice « oubliait » son antisémitisme viscéral et létal (sous l’ #Occupation) et certifiait son statut intangible d’« antiallemand », mensonges longuement dénoncés par #AnnieLacroixRiz dans Symptôme de la fascisation : Apparences et réalités de la commémoration de Charles Maurras :#CharlesMaurras, symbole de la réaction cléricalo-monarchiste, de la haine contre « la Gueuse », « les métèques » et les « rouges », et de l’antisémitisme « français » : faut-il rappeler qu’il participa à la Ligue d’ #ActionFrançaise dès sa naissance, 1898 (et à sa revue éponyme, fondée en juillet 1899) déchaînée contre #AlfredDreyfus, arcboutée contre la révision du procès du capitaine et vouée à la préservation de « l’honneur de l’armée » ?
[...]
Last, but not least, l’« antinazi » #Maurras avait, dès décembre 1942, peu après l’installation des Allemands à #Lyon, reçu de la section lyonnaise de « la #Gestapo », autorité de tutelle directe désormais, autorisation du « renouvellement [du] port d’arme » qu’il avait sollicité et obtenu de #Bousquet (autre « germanophobe et antinazi »?) pour lui-même et toute la direction de l’ #ActionFrançaise. Les Allemands l’appréciaient fort, non seulement pour sa délation et sa prose publique contre les rouges, les juifs, les gaullistes, les francs-maçons, etc., mais aussi pour son « attitude anti-anglaise et anti-américaine dans ses articles de journaux ». Ils lui accordèrent volontiers, en octobre 1943, « le renouvellement [annuel de ce] port d’arme »[25]. Car, chacun le sait, l’occupant allemand distribuait libéralement les permis de port d’armes aux « germanophobes et antinazis », pour leur permettre de libérer leur patrie au plus tôt, à #Lyon et ailleurs.
Tentative de désinformation historique qui n'a valu à #JeanNoëlJeanneney aucune critique ni sanction de la part de #FrançoiseNyssen, alors ministre de la Culture :Le travail et l’expertise des membres du Haut-comité ne sont évidemment pas en cause.
Mais bon, il faut dire que #JeanNoëlJeanneney est un #HistorienDuConsensus très « compréhensif » :Qu’on écoute l’échange distingué, sur le thème « Être député sous la #TroisièmeRépublique » du 21 juillet 2012, entre #JeanNoëlJeanneney, responsable de l’émission « #ConcordanceDesTemps » sur #FranceCulture et héraut, comme tout l’ #IEP, de « l’autonomie du politique », et #JeanGarrigues, professeur à l’université d’Orléans et président du Comité d’histoire parlementaire et politique, pour mesurer l’interdit académique qui pèse sur l’arrosage politique patronal : « la collusion » ou « la proximité des députés avec le monde des affaires », qui eût dû, au vu des archives, constituer l’essentiel du sujet, ne fut qu’effleurée.
L’auditeur fut rassuré au surplus par l’affirmation de l’invité que, si la question s’était –à peine – posée alors, il y avait en revanche aujourd’hui des « garde-fous » (54). « Garde-fous » que contredit le dossier, un moment émergé, bientôt enterré, de la corruption de syndicats, d’universitaires, publicistes, hommes politiques, etc., pour un montant « 16,5 millions d’euros, retirés en liquide du compte de l’ #UIMM entre 2000 et 2007 » par #DenisGautierSauvagnac, délégué par le syndicat patronal à « la fluidification des relations sociales » (55). -
@RichardMonvoisin
Rien à voir avec le sujet de cette émission en particulier, mais à propos de son producteur #JeanNoëlJeanneney je trouve quand même important de connaître cette critique de sa pratique d'historien par #AnnieLacroixRiz :– On a évoqué les archives ? Moi je vais parler de Jean-Noël Jeanneney, je vais vous donner un exemple de deux pratiques historiques. Dans sa thèse sur #FrançoisDeWendel, il se voit confronté à un moment à une source qui montre que #FrançoisDeWendel soutient des organisations fascistes ou que le #ComitéDesForges dont il est le président, c'est-à-dire la grosse organisation de la sidérurgie, qui est en quelque sorte la force dominante, non seulement de la société, mais des gouvernements, je dirais de l'ensemble français, donc ce #ComitéDesForges possède des journaux, et que notamment d'ailleurs le #ComitéDesForges possède #LeTemps qui est considéré comme, par ailleurs, la voie officieuse du Quai D'Orsay. Il a des sources qui le lui disent. Et il oppose à ces sources une déclaration de 1946 de #FrançoisDeWendel disant : « Non non mais tout ça est faux ! ». Il choisit. Mais un historien ne peux pas choisir quand il a plusieurs sources...
https://youtu.be/c7_KzTgM7LM?t=1084
– Il choisit la dénégation contre la preuve.
– Voilà. Quand vous avez des sources, beaucoup de sources concordantes, et je peux vous dire pour connaître bien les sources de l'intérieur, les sources de la préfecture de police, qu'on ne peut pas se tromper sur des dizaines de courriers concordants, sur le rôle de #Wendel en matière de soutien des organisations fascistes et en matière de contrôle de la presse. Non, nous ne sommes pas libres, nous, historiens vis-à-vis des sources. Et c'est cette liberté vis-à-vis des sources depuis 30 ans, nourrie par une campagne sur l'idiotie positiviste des crétins qui passent leur temps aux archives alors que nos grands historiens n'ont pas besoin d'y aller, c'est ceci qui a généré un brouillage des pistes.
Voir la thèse de #JeanNoëlJeanneney « François de Wendel en République - L'argent et le pouvoir (1914-1940) », Sixième partie - UNE PUISSANCE INSTALLÉE. CHAPITRE II - D’autres claviers. 1929-1932. 1. Le rachat du « Temps » sur la Z-Library (via Tor).Enfin, l’opération restera aussi secrète que possible, Louis Mill figurant officiellement, aux yeux du public et de la rédaction, le propriétaire des actions Hébrard
[...]
« Rien ne permet de dire, écrit Wendel à ce propos quinze ans plus
tard, que si cette opération avait été soumise à l’ensemble des Forges et des Houillères, il se serait trouvé une unanimité pour la réaliser (22. Lettre à Goedorp du 4 mars 1946 citée)… »
[...]
Et s’il est excessif d’affirmer, comme fait Jacques Chastenet, que « jamais Wendel par la suite n’exerça aucune pression sur lui (28) » — on en verra plus loin quelques exemples éclatants (29), et surtout lorsqu’il s’agira de contrer Peyerimhoff (30. Une note de police du 14 mars 1932 est ici intéressante, parce qu’elle évoque à juste titre les dissentiments qui existent entre Wendel et Peyerimhoff, mais elle en exagère la portée pratique au journal. Il y aurait accord entre les deux Comités sur l’indépendance à laisser au Temps en politique étrangère, mais désaccord sur l’intérieur. Les Houillères voudraient que le Temps, en liaison avec Tardieu, gardât la tradition Hébrard « en ménageant les hommes politiques susceptibles d’être demain à la tête du gouvernement ». Les Forges souhaiteraient au contraire une offensive très violente aux prochaines élections contre les leaders des partis de gauche… (APP, dossier « Temps », 2100-488).) —, il est vrai qu’il s’en tiendra assez généralement à la réserve ainsi promise dès les origines mêmes du duumvirat.
Au demeurant ces restrictions importent peu pour le développement de son image dans une opinion publique plus que jamais persuadée que le Comité des forges est le seul maître du Temps, et que Wendel y règne sans partage au nom des « munitionnaires (31) ».
Il faut dire qu’en choisissant de siéger rue de Madrid et en chargeant Lambert-Ribot des négociations avec Hébrard sur les modifications des statuts, le consortium n’a rien fait pour décourager de telles interprétations. Et dès l’Assemblée générale extraordinaire du 10 décembre, où François- Albert, ancien ministre radical et actionnaire du Temps, dénonce lesnouveaux maîtres du journal (32), la légende peut prendre son vol — avant qu’au cours des mois et des années qui suivent la presse de gauche se charge de la diffuser (33). -
CW: Attentes d’avril 1944 de l'historien et résistant Marc Bloch
#Histoire #France #DrôleDeGuerre
« Le jour viendra […] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés.
Les responsabilités des militaires français ne peuvent se séparer sur ce point de celles
- des politiciens comme [Pierre] #Laval [(digne héritier de #Millerand par la corruption et par l’objectif, « soulever en France un formidable mouvement de fascisme, qui balaierait toute la gauche »)],
- des journalistes comme [Fernand de] #Brinon [(« agent actif d’une politique de rapprochement avec l’Allemagne [nazie] »)],
- des hommes d’affaires comme ceux du Creusot [(ie. le #ComitéDesForges de France , dirigé par un des régents de la #BanqueDeFrance, #FrançoisDeWendel)],
- des hommes de main comme les agitateurs du 6 février [1934, début de la « seconde vague » du fascisme français, par une émeute contre le Parlement],
mais si elles ne sont pas les seules elles n’en apparaissent que comme plus dangereuses et plus coupables pour s’être laissé entraîner dans ce vaste ensemble. »
— #MarcBloch, avril 1944, Cahiers politiques n° 8, « À propos d’un livre trop peu connu », L’étrange défaite, p. 253, servant d’exergue au Choix de la défaite, d’ #AnnieLacroixRiz, dont le dépouillage extensif des archives intérieures et étrangères confirme les responsabilités de ceux cités, mais en change la hiérarchie :
Plus que les militaires pourtant, les hommes d’affaires de moins de « 200 familles », renouant avec #Thiers et #Bazaine, guidèrent la « haute trahison », « taxinomie » contemporaine selon le dictionnaire Robert de 2004 : « Intelligence avec une puissance étrangère ou ennemie, en vue ou en cours de #guerre. »