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#anarchistfront — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #anarchistfront, aggregated by home.social.

  1. Auteur : Zargham (traduction automatique du farsi)
    Au cœur de ces événements, il ne s'agit pas d'une guerre au sens classique du terme, mais d'un effondrement total de l'ordre de part et d'autre de la frontière. Quand on parle de Khost, Paktia et Kunar, on parle de lieux où la frontière n'est pas une ligne, mais un couloir : un couloir pour la violence, le trafic d'armes, les mouvements de forces qui se font passer pour des talibans le matin et des milices pakistanaises la nuit. Ici, la gouvernance n'est qu'une farce amère.
    Les talibans affirment avoir tué 55 soldats pakistanais et pris le contrôle de 19 points de contrôle. Le Pakistan lance l'opération Ghazb-ul-Haq, ciblant Kaboul par des frappes aériennes. Mais penchons-nous sur le cœur du problème : une maison dans la province de Khost où dix enfants et une femme sont tués. Le Pakistan nie l'attaque. Les talibans promettent de riposter en temps voulu. Quand ce moment viendra-t-il ? Pour cette femme, ces dix enfants, ce moment n'arrivera jamais. Ils sont morts. Ils sont morts dans le vide entre deux démentis. Voilà la nature du pouvoir quand l'on est en absence de responsabilité.
    Ce qui se passe en Afghanistan sous le régime des talibans n'est pas un État failli, mais un exemple parfait de l'état naturel du pouvoir. Les talibans prétendent détenir le monopole de la violence légitime, mais ce monopole n'est qu'une illusion. La violence s'abat du ciel sans qu'ils puissent riposter. Elle est perpétrée dans les zones aveugles de leur territoire par des individus armés qui se réclament des talibans, sans aucun mécanisme de recours, de responsabilisation ou de justice. C'est l'état naturel du pouvoir : celui qui est le plus armé fait la loi. Et pendant ce temps, le plus armé des armés est celui qui se tient le plus loin, appuie sur le bouton et lance le drone…
    Mais permettez-moi de parler des prisons talibanes, qui reflètent parfaitement cette logique du pouvoir. Contrairement aux institutions pénitentiaires modernes, les prisons talibanes ne prétendent même pas réformer ou réhabiliter. Ce sont des espaces où l'on entrepose des corps ; des corps qui ne sont plus citoyens, plus des êtres humains, même plus des ennemis politiques, mais simplement de la matière première pour l'exhibition du pouvoir. Dans ces prisons, la notion de temps s'effondre. Pas de tribunal, pas de verdict, pas de temps. Une personne disparaît sur simple suspicion, simplement parce qu'elle est voisine d'un accusé, simplement parce qu'elle appartient à une tribu désobéissante. Mais cette disparition n'est pas de la même nature que les disparitions modernes où un nom est inscrit sur une liste. Il n'y a même pas ici la bureaucratie de la répression. Cette absence de bureaucratie, ce manque total d'enregistrement et de recensement, est en soi un choix : le choix de produire une terreur absolue. Un pouvoir qui dit : Je peux vous effacer comme si vous n'aviez jamais existé !
    Dans ce contexte de vide, les relations entre les tribus pachtounes se sont normalisées. Les talibans, eux-mêmes issus en grande partie du tissu tribal pachtoune, se trouvent aujourd'hui dans une position paradoxale : ils sont à la fois les représentants des tribus et leurs oppresseurs. Dans les régions où les tribus vivaient depuis des siècles avec leurs structures autonomes, les talibans ont ciblé non seulement leurs opposants politiques, mais l'ensemble de la structure sociale en imposant un ordre vertical et centralisé. Toute jirga formée sans leur supervision est perçue comme une menace. Tout homme blanc qui n'obéit pas inconditionnellement à l'Émirat islamique est considéré comme un traître. Les prisons regorgent donc de chefs tribaux dont le crime n'était pas de porter des armes, mais d'exercer une influence.
    Ces conflits entre les tribus et les talibans, à un niveau plus profond, dépassent la simple lutte pour le pouvoir politique. Ils opposent deux formes de violence organisée : la violence horizontale et diffuse des tribus, relativement autonomes depuis des siècles, et la violence verticale et concentrée, où les talibans promettent la souveraineté mais n’offrent que la domination. Les tribus constatent que les talibans n’apportent ni sécurité, ni justice, ni même la fierté ethnique promise. Ils n’ont apporté avec eux que prisons, impôts et un déluge de mort.
    Statistiques de la MANUA : d’octobre à décembre 2025, les attaques pakistanaises ont tué 15 civils et en ont blessé 13. Les enfants représentent plus de la moitié des victimes. Mais ces statistiques importent peu. Ce qui importe, c’est l’impunité. Les talibans sont au pouvoir, mais leur réaction se limite au déni et aux menaces verbales. Le Pakistan viole les règles talibanes, mais nie la réalité des attaques, comme si les enfants massacrés étaient le fruit de l’imagination collective. Les habitants de Khost sont pris au piège de ce vide : aucune institution, ni talibane ni pakistanaise, ne se soucie de leur sort. Dans cette région, la vie humaine est retombée dans sa forme la plus primitive et la plus crue : un morceau de viande sans maître, abandonné dans la nature.
    Les prisons représentent l'apogée de cette dépossession. Dans les prisons talibanes, la torture n'est ni une exception ni un moyen d'obtenir des informations ; elle est l'ordre naturel du pouvoir. Le corps du prisonnier devient une toile sur laquelle le pouvoir inscrit son message le plus immédiat : tu n'es rien. Ce message n'a besoin d'aucun langage, d'aucun tribunal, d'aucune sentence. Flagellations, amputations, enfermement dans des cellules souterraines sans lumière, tout cela fait partie d'un même langage ; un langage dont la grammaire est la douleur et le vocabulaire, la blessure. Dans cet espace, la frontière entre la vie et la mort n'est pas une ligne, mais un épais brouillard. Le prisonnier ignore s'il vivra aujourd'hui. Et c'est précisément cette ignorance, cette angoisse permanente, qui constitue le principal instrument du pouvoir.
    Voilà l’état naturel du pouvoir. Voilà ce que la critique anarchiste de l’État perçoit au cœur de ces montagnes et de ces plaines. Les talibans ont prouvé que le problème n’est pas tel ou tel État ; le problème réside dans le principe même du monopole de la violence. Un pouvoir qui s’appuie sur le monopole de la violence finit tôt ou tard par oublier toute responsabilité, et il ne reste plus que la violence débridée : une violence que tous utilisent et dont personne n’est tenu responsable. Sur le territoire taliban, la violence est omniprésente et personne n’en a le monopole. Ce n’est pas un slogan, c’est la réalité quotidienne de millions de personnes vivant entre les prisons que les talibans érigent et les bombes que le Pakistan largue…

    RE:https://anarchistfront.noblogs.org/post/2026/05/13/58098/%d8%ac%d9%86%d8%a7%d8%b2%d9%87%d9%87%d8%a7%db%8c-%d8%a8%db%8c-%d8%b5%d8%a7%d8%ad%d8%a8/
    #afghanistan #pakistan #taliban #frontanarchiste #anarchistfront
  2. Auteur : Zargham (traduction automatique du farsi)
    Au cœur de ces événements, il ne s'agit pas d'une guerre au sens classique du terme, mais d'un effondrement total de l'ordre de part et d'autre de la frontière. Quand on parle de Khost, Paktia et Kunar, on parle de lieux où la frontière n'est pas une ligne, mais un couloir : un couloir pour la violence, le trafic d'armes, les mouvements de forces qui se font passer pour des talibans le matin et des milices pakistanaises la nuit. Ici, la gouvernance n'est qu'une farce amère.
    Les talibans affirment avoir tué 55 soldats pakistanais et pris le contrôle de 19 points de contrôle. Le Pakistan lance l'opération Ghazb-ul-Haq, ciblant Kaboul par des frappes aériennes. Mais penchons-nous sur le cœur du problème : une maison dans la province de Khost où dix enfants et une femme sont tués. Le Pakistan nie l'attaque. Les talibans promettent de riposter en temps voulu. Quand ce moment viendra-t-il ? Pour cette femme, ces dix enfants, ce moment n'arrivera jamais. Ils sont morts. Ils sont morts dans le vide entre deux démentis. Voilà la nature du pouvoir quand l'on est en absence de responsabilité.
    Ce qui se passe en Afghanistan sous le régime des talibans n'est pas un État failli, mais un exemple parfait de l'état naturel du pouvoir. Les talibans prétendent détenir le monopole de la violence légitime, mais ce monopole n'est qu'une illusion. La violence s'abat du ciel sans qu'ils puissent riposter. Elle est perpétrée dans les zones aveugles de leur territoire par des individus armés qui se réclament des talibans, sans aucun mécanisme de recours, de responsabilisation ou de justice. C'est l'état naturel du pouvoir : celui qui est le plus armé fait la loi. Et pendant ce temps, le plus armé des armés est celui qui se tient le plus loin, appuie sur le bouton et lance le drone…
    Mais permettez-moi de parler des prisons talibanes, qui reflètent parfaitement cette logique du pouvoir. Contrairement aux institutions pénitentiaires modernes, les prisons talibanes ne prétendent même pas réformer ou réhabiliter. Ce sont des espaces où l'on entrepose des corps ; des corps qui ne sont plus citoyens, plus des êtres humains, même plus des ennemis politiques, mais simplement de la matière première pour l'exhibition du pouvoir. Dans ces prisons, la notion de temps s'effondre. Pas de tribunal, pas de verdict, pas de temps. Une personne disparaît sur simple suspicion, simplement parce qu'elle est voisine d'un accusé, simplement parce qu'elle appartient à une tribu désobéissante. Mais cette disparition n'est pas de la même nature que les disparitions modernes où un nom est inscrit sur une liste. Il n'y a même pas ici la bureaucratie de la répression. Cette absence de bureaucratie, ce manque total d'enregistrement et de recensement, est en soi un choix : le choix de produire une terreur absolue. Un pouvoir qui dit : Je peux vous effacer comme si vous n'aviez jamais existé !
    Dans ce contexte de vide, les relations entre les tribus pachtounes se sont normalisées. Les talibans, eux-mêmes issus en grande partie du tissu tribal pachtoune, se trouvent aujourd'hui dans une position paradoxale : ils sont à la fois les représentants des tribus et leurs oppresseurs. Dans les régions où les tribus vivaient depuis des siècles avec leurs structures autonomes, les talibans ont ciblé non seulement leurs opposants politiques, mais l'ensemble de la structure sociale en imposant un ordre vertical et centralisé. Toute jirga formée sans leur supervision est perçue comme une menace. Tout homme blanc qui n'obéit pas inconditionnellement à l'Émirat islamique est considéré comme un traître. Les prisons regorgent donc de chefs tribaux dont le crime n'était pas de porter des armes, mais d'exercer une influence.
    Ces conflits entre les tribus et les talibans, à un niveau plus profond, dépassent la simple lutte pour le pouvoir politique. Ils opposent deux formes de violence organisée : la violence horizontale et diffuse des tribus, relativement autonomes depuis des siècles, et la violence verticale et concentrée, où les talibans promettent la souveraineté mais n’offrent que la domination. Les tribus constatent que les talibans n’apportent ni sécurité, ni justice, ni même la fierté ethnique promise. Ils n’ont apporté avec eux que prisons, impôts et un déluge de mort.
    Statistiques de la MANUA : d’octobre à décembre 2025, les attaques pakistanaises ont tué 15 civils et en ont blessé 13. Les enfants représentent plus de la moitié des victimes. Mais ces statistiques importent peu. Ce qui importe, c’est l’impunité. Les talibans sont au pouvoir, mais leur réaction se limite au déni et aux menaces verbales. Le Pakistan viole les règles talibanes, mais nie la réalité des attaques, comme si les enfants massacrés étaient le fruit de l’imagination collective. Les habitants de Khost sont pris au piège de ce vide : aucune institution, ni talibane ni pakistanaise, ne se soucie de leur sort. Dans cette région, la vie humaine est retombée dans sa forme la plus primitive et la plus crue : un morceau de viande sans maître, abandonné dans la nature.
    Les prisons représentent l'apogée de cette dépossession. Dans les prisons talibanes, la torture n'est ni une exception ni un moyen d'obtenir des informations ; elle est l'ordre naturel du pouvoir. Le corps du prisonnier devient une toile sur laquelle le pouvoir inscrit son message le plus immédiat : tu n'es rien. Ce message n'a besoin d'aucun langage, d'aucun tribunal, d'aucune sentence. Flagellations, amputations, enfermement dans des cellules souterraines sans lumière, tout cela fait partie d'un même langage ; un langage dont la grammaire est la douleur et le vocabulaire, la blessure. Dans cet espace, la frontière entre la vie et la mort n'est pas une ligne, mais un épais brouillard. Le prisonnier ignore s'il vivra aujourd'hui. Et c'est précisément cette ignorance, cette angoisse permanente, qui constitue le principal instrument du pouvoir.
    Voilà l’état naturel du pouvoir. Voilà ce que la critique anarchiste de l’État perçoit au cœur de ces montagnes et de ces plaines. Les talibans ont prouvé que le problème n’est pas tel ou tel État ; le problème réside dans le principe même du monopole de la violence. Un pouvoir qui s’appuie sur le monopole de la violence finit tôt ou tard par oublier toute responsabilité, et il ne reste plus que la violence débridée : une violence que tous utilisent et dont personne n’est tenu responsable. Sur le territoire taliban, la violence est omniprésente et personne n’en a le monopole. Ce n’est pas un slogan, c’est la réalité quotidienne de millions de personnes vivant entre les prisons que les talibans érigent et les bombes que le Pakistan largue…

    RE:https://anarchistfront.noblogs.org/post/2026/05/13/58098/%d8%ac%d9%86%d8%a7%d8%b2%d9%87%d9%87%d8%a7%db%8c-%d8%a8%db%8c-%d8%b5%d8%a7%d8%ad%d8%a8/
    #afghanistan #pakistan #taliban #frontanarchiste #anarchistfront
  3. Auteur : Zargham (traduction automatique du farsi)
    Au cœur de ces événements, il ne s'agit pas d'une guerre au sens classique du terme, mais d'un effondrement total de l'ordre de part et d'autre de la frontière. Quand on parle de Khost, Paktia et Kunar, on parle de lieux où la frontière n'est pas une ligne, mais un couloir : un couloir pour la violence, le trafic d'armes, les mouvements de forces qui se font passer pour des talibans le matin et des milices pakistanaises la nuit. Ici, la gouvernance n'est qu'une farce amère.
    Les talibans affirment avoir tué 55 soldats pakistanais et pris le contrôle de 19 points de contrôle. Le Pakistan lance l'opération Ghazb-ul-Haq, ciblant Kaboul par des frappes aériennes. Mais penchons-nous sur le cœur du problème : une maison dans la province de Khost où dix enfants et une femme sont tués. Le Pakistan nie l'attaque. Les talibans promettent de riposter en temps voulu. Quand ce moment viendra-t-il ? Pour cette femme, ces dix enfants, ce moment n'arrivera jamais. Ils sont morts. Ils sont morts dans le vide entre deux démentis. Voilà la nature du pouvoir quand l'on est en absence de responsabilité.
    Ce qui se passe en Afghanistan sous le régime des talibans n'est pas un État failli, mais un exemple parfait de l'état naturel du pouvoir. Les talibans prétendent détenir le monopole de la violence légitime, mais ce monopole n'est qu'une illusion. La violence s'abat du ciel sans qu'ils puissent riposter. Elle est perpétrée dans les zones aveugles de leur territoire par des individus armés qui se réclament des talibans, sans aucun mécanisme de recours, de responsabilisation ou de justice. C'est l'état naturel du pouvoir : celui qui est le plus armé fait la loi. Et pendant ce temps, le plus armé des armés est celui qui se tient le plus loin, appuie sur le bouton et lance le drone…
    Mais permettez-moi de parler des prisons talibanes, qui reflètent parfaitement cette logique du pouvoir. Contrairement aux institutions pénitentiaires modernes, les prisons talibanes ne prétendent même pas réformer ou réhabiliter. Ce sont des espaces où l'on entrepose des corps ; des corps qui ne sont plus citoyens, plus des êtres humains, même plus des ennemis politiques, mais simplement de la matière première pour l'exhibition du pouvoir. Dans ces prisons, la notion de temps s'effondre. Pas de tribunal, pas de verdict, pas de temps. Une personne disparaît sur simple suspicion, simplement parce qu'elle est voisine d'un accusé, simplement parce qu'elle appartient à une tribu désobéissante. Mais cette disparition n'est pas de la même nature que les disparitions modernes où un nom est inscrit sur une liste. Il n'y a même pas ici la bureaucratie de la répression. Cette absence de bureaucratie, ce manque total d'enregistrement et de recensement, est en soi un choix : le choix de produire une terreur absolue. Un pouvoir qui dit : Je peux vous effacer comme si vous n'aviez jamais existé !
    Dans ce contexte de vide, les relations entre les tribus pachtounes se sont normalisées. Les talibans, eux-mêmes issus en grande partie du tissu tribal pachtoune, se trouvent aujourd'hui dans une position paradoxale : ils sont à la fois les représentants des tribus et leurs oppresseurs. Dans les régions où les tribus vivaient depuis des siècles avec leurs structures autonomes, les talibans ont ciblé non seulement leurs opposants politiques, mais l'ensemble de la structure sociale en imposant un ordre vertical et centralisé. Toute jirga formée sans leur supervision est perçue comme une menace. Tout homme blanc qui n'obéit pas inconditionnellement à l'Émirat islamique est considéré comme un traître. Les prisons regorgent donc de chefs tribaux dont le crime n'était pas de porter des armes, mais d'exercer une influence.
    Ces conflits entre les tribus et les talibans, à un niveau plus profond, dépassent la simple lutte pour le pouvoir politique. Ils opposent deux formes de violence organisée : la violence horizontale et diffuse des tribus, relativement autonomes depuis des siècles, et la violence verticale et concentrée, où les talibans promettent la souveraineté mais n’offrent que la domination. Les tribus constatent que les talibans n’apportent ni sécurité, ni justice, ni même la fierté ethnique promise. Ils n’ont apporté avec eux que prisons, impôts et un déluge de mort.
    Statistiques de la MANUA : d’octobre à décembre 2025, les attaques pakistanaises ont tué 15 civils et en ont blessé 13. Les enfants représentent plus de la moitié des victimes. Mais ces statistiques importent peu. Ce qui importe, c’est l’impunité. Les talibans sont au pouvoir, mais leur réaction se limite au déni et aux menaces verbales. Le Pakistan viole les règles talibanes, mais nie la réalité des attaques, comme si les enfants massacrés étaient le fruit de l’imagination collective. Les habitants de Khost sont pris au piège de ce vide : aucune institution, ni talibane ni pakistanaise, ne se soucie de leur sort. Dans cette région, la vie humaine est retombée dans sa forme la plus primitive et la plus crue : un morceau de viande sans maître, abandonné dans la nature.
    Les prisons représentent l'apogée de cette dépossession. Dans les prisons talibanes, la torture n'est ni une exception ni un moyen d'obtenir des informations ; elle est l'ordre naturel du pouvoir. Le corps du prisonnier devient une toile sur laquelle le pouvoir inscrit son message le plus immédiat : tu n'es rien. Ce message n'a besoin d'aucun langage, d'aucun tribunal, d'aucune sentence. Flagellations, amputations, enfermement dans des cellules souterraines sans lumière, tout cela fait partie d'un même langage ; un langage dont la grammaire est la douleur et le vocabulaire, la blessure. Dans cet espace, la frontière entre la vie et la mort n'est pas une ligne, mais un épais brouillard. Le prisonnier ignore s'il vivra aujourd'hui. Et c'est précisément cette ignorance, cette angoisse permanente, qui constitue le principal instrument du pouvoir.
    Voilà l’état naturel du pouvoir. Voilà ce que la critique anarchiste de l’État perçoit au cœur de ces montagnes et de ces plaines. Les talibans ont prouvé que le problème n’est pas tel ou tel État ; le problème réside dans le principe même du monopole de la violence. Un pouvoir qui s’appuie sur le monopole de la violence finit tôt ou tard par oublier toute responsabilité, et il ne reste plus que la violence débridée : une violence que tous utilisent et dont personne n’est tenu responsable. Sur le territoire taliban, la violence est omniprésente et personne n’en a le monopole. Ce n’est pas un slogan, c’est la réalité quotidienne de millions de personnes vivant entre les prisons que les talibans érigent et les bombes que le Pakistan largue…

    RE:https://anarchistfront.noblogs.org/post/2026/05/13/58098/%d8%ac%d9%86%d8%a7%d8%b2%d9%87%d9%87%d8%a7%db%8c-%d8%a8%db%8c-%d8%b5%d8%a7%d8%ad%d8%a8/
    #afghanistan #pakistan #taliban #frontanarchiste #anarchistfront
  4. Global May Day: **Anarchist Front: AGAINST ALL STATES, AGAINST THEIR WAR!**

    globalmayday.net/2026/04/18/an

    Since the following answers provided by Anarchist Front inside their open telegram channel at the beginning of April could be of interest to comrades worldwide, they are being re-published here. […]

    #FeministStruggles #News #Afghanistan #Anarchistfront #Iran

  5. Global May Day: **Anarchist Front: AGAINST ALL STATES, AGAINST THEIR WAR!**

    globalmayday.net/2026/04/18/an

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  6. Global May Day: **Anarchist Front: AGAINST ALL STATES, AGAINST THEIR WAR!**

    globalmayday.net/2026/04/18/an

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  7. Global May Day: **Anarchist Front: AGAINST ALL STATES, AGAINST THEIR WAR!**

    globalmayday.net/2026/04/18/an

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    #FeministStruggles #News #Afghanistan #Anarchistfront #Iran

  8. Global May Day: **Anarchist Front: AGAINST ALL STATES, AGAINST THEIR WAR!**

    globalmayday.net/2026/04/18/an

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  9. Source: t.me/AnarchistFront/7450

    - link.kompektiva.org/@anarchist
    - kolektiva.media/c/anarchistfro
    - instagram.com/anarchist_front
    - imginn.com/anarchist_front/
    - t.me/French_Anarchist_Front
    - kolektiva.social/@anarchistfro

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    Alors que les criminels fascistes de la République islamique commettent des massacres contre le peuple, les terroristes djihadistes du gouvernement Hayat Tahrir al-Cham sont en train de perpétrer un massacre contre les habitants des quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafiyah à Alep.

    Depuis le 6 janvier 2026 , les quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafiyah dans la ville d'Alep sont la cible d'attaques et de sièges par les militaires massacreurs de l'armée H.T.Ch.

    Des terroristes djihadistes étrangers, ouvertement intégrés en tant que brigade dans l'armée syrienne et soutenus par le gouvernement turc avec l'aval des États-Unis, commettent des crimes et des massacres ; ces forces, dont une partie importante comprend d'anciens éléments d'Al-Qaïda et de Daech, ont été légalisées et re-labellisées de facto grâce à la présence marquée de Tom Barak, l'envoyé des États-Unis pour superviser la reconstruction de la Syrie.

    Ils sont équipés d'armes lourdes et de matériel de guerre moderne et bénéficient également du soutien de drones kamikazes et d'espionnage turcs, dans le but d'occuper les régions du confédéralisme du nord et de l'est de la Syrie.

    Ces djihadistes ont bloqué les routes principales dans le but de massacrer les habitants des quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafiyah d'Alep, afin de perturber l'évacuation des blessés et de couper l'accès à la nourriture, aux médicaments et aux services médicaux.

    Entre le 7 et le 10 janvier 2026, le siège s'est intensifié et les attaques se sont poursuivies sans relâche, rencontrant une résistance totale des forces de sécurité populaires. L'hôpital de Sheikh Maqsoud et les centres médicaux ont été directement pris pour cible, des habitations résidentielles ont été détruites et des milliers de civils, y compris des enfants et des personnes âgées, ont été pris au piège dans des conditions dangereuses et d'urgence, sans qu'aucun couloir humanitaire ne soit établi pour l'évacuation des civils ou l'entrée de l'aide humanitaire.

    Le modèle de ces attaques - ciblant des civils, des infrastructures médicales et appliquant des punitions collectives - présente une nette similitude avec les massacres et les attaques récentes contre la communauté druze, et indique la poursuite d'une politique d'occupation et d'extermination que le comité Hayat Tahrir al-Cham mène en coopération avec le gouvernement fasciste turc et avec le feu vert des États-Unis.

    Au 11 janvier, 2026 selon les chiffres de sources locales, au moins 12 civils ont été tués et plus de 50 ont été blessés.

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    #AnarchistFront #Kurdes #Kurdistan #Syrie

  10. Source: t.me/AnarchistFront/7450

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    - t.me/French_Anarchist_Front
    - kolektiva.social/@anarchistfro

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    Alors que les criminels fascistes de la République islamique commettent des massacres contre le peuple, les terroristes djihadistes du gouvernement Hayat Tahrir al-Cham sont en train de perpétrer un massacre contre les habitants des quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafiyah à Alep.

    Depuis le 6 janvier 2026 , les quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafiyah dans la ville d'Alep sont la cible d'attaques et de sièges par les militaires massacreurs de l'armée H.T.Ch.

    Des terroristes djihadistes étrangers, ouvertement intégrés en tant que brigade dans l'armée syrienne et soutenus par le gouvernement turc avec l'aval des États-Unis, commettent des crimes et des massacres ; ces forces, dont une partie importante comprend d'anciens éléments d'Al-Qaïda et de Daech, ont été légalisées et re-labellisées de facto grâce à la présence marquée de Tom Barak, l'envoyé des États-Unis pour superviser la reconstruction de la Syrie.

    Ils sont équipés d'armes lourdes et de matériel de guerre moderne et bénéficient également du soutien de drones kamikazes et d'espionnage turcs, dans le but d'occuper les régions du confédéralisme du nord et de l'est de la Syrie.

    Ces djihadistes ont bloqué les routes principales dans le but de massacrer les habitants des quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafiyah d'Alep, afin de perturber l'évacuation des blessés et de couper l'accès à la nourriture, aux médicaments et aux services médicaux.

    Entre le 7 et le 10 janvier 2026, le siège s'est intensifié et les attaques se sont poursuivies sans relâche, rencontrant une résistance totale des forces de sécurité populaires. L'hôpital de Sheikh Maqsoud et les centres médicaux ont été directement pris pour cible, des habitations résidentielles ont été détruites et des milliers de civils, y compris des enfants et des personnes âgées, ont été pris au piège dans des conditions dangereuses et d'urgence, sans qu'aucun couloir humanitaire ne soit établi pour l'évacuation des civils ou l'entrée de l'aide humanitaire.

    Le modèle de ces attaques - ciblant des civils, des infrastructures médicales et appliquant des punitions collectives - présente une nette similitude avec les massacres et les attaques récentes contre la communauté druze, et indique la poursuite d'une politique d'occupation et d'extermination que le comité Hayat Tahrir al-Cham mène en coopération avec le gouvernement fasciste turc et avec le feu vert des États-Unis.

    Au 11 janvier, 2026 selon les chiffres de sources locales, au moins 12 civils ont été tués et plus de 50 ont été blessés.

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    #AnarchistFront #Kurdes #Kurdistan #Syrie

  11. Iran: Déclaration du Front Anarchiste concernant la déconnexion des lignes Internet en Iran

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    Un soulèvement final et décisif se déroule dans toutes les villes géographiques d'Iran.

    Le gouvernement oppressif et ses forces mercenaires s'effondrent et une expérience collective de résistance et de liberté s'est formée, à laquelle tous les chercheurs de liberté ont leur part.

    L'issue de ces manifestations n'est pas déterminée par les puissances mondiales ni par le capital; mais ils se déroulent au coeur des quartiers des villes.

    La leçon que nous tirons du soulèvement contre le gouvernement autoritaire est que lorsque les gens ont une expérience, des connaissances et une confiance communes les uns avec les autres, leur présence dans la rue devient plus forte, plus efficace et plus sure.

    D'un côté, la voie de l'infiltration et de la confiscation par les autorités et les mercenaires est fermée.

    Lorsque des comités de quartier spontanés et révolutionnaires se regrouperont, du coeur de cette adhésion se constitueront des communes urbaines.

    Un réseau horizontal, dynamique et responsable, administré sans domination et répartissant la décision, la coordination et la responsabilité entre tous.

    La connexion entre les cantons, autoproduite par une série de communes environnantes, repose fermement sur l'expérience collective et la coopération et se transforme en un réseau vivant qui ne se limite pas au centre et au pouvoir imposant, mais où circule la volonté collective.

    En poursuivant sur cette voie, après l'effondrement du gouvernement intègre, la société ne restera pas confuse et n'aura pas besoin de reproduire le gouvernement central.

    La vie, la sécurité, la restauration et la prise de décision collective découlent du coeur de ces réseaux, et le pouvoir, au lieu de se concentrer sur un seul point, est réparti entre les gens.

    Cette voie défend la liberté et l'administration de masse et contrecarre toute tentative de confisquer la volonté du peuple.

    Le sang des manifestants du tapis rouge ne deviendra pas un maître ou une force étrangère; la société reviendra à ses véritables propriétaires.

    Actuellement, les lignes Internet dans les villes iraniennes sont coupées et les camarades actifs ont perdu le contact avec nous.

    Compte tenu des événements passés, cela pourrait constituer une indication profondément inquiétante de la situation politique et de la possibilité d'une résurgence de militants de la part des forces de sécurité militaires du gouvernement fasciste qui gouverne la géographie de l'Iran.

    Femme - Vie - Liberté
    Front anarchiste

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    🏴󠁩󠁲󠀱󠀶 Jin Jîyan, Azadî #JinJiyanAzadî (kurde, 🏴󠁩󠁲󠀱󠀶 )
    🇮🇷 Zan, زن, Zendegi, زندگی, Âzâdi, آزادی (Persan) #ZanZendegiÂzâdi 🇮🇷
    🇫🇷 Femme, Vie, Liberté #FemmeVieLiberte (Français, 🇫🇷)
    🇮🇹 Donna, Vita, Libertà (Italien, 🇮🇹 )
    🇬🇧 Woman, Life, Freedom #WomanLifeFreedom (Anglais, 🇬🇧 )
    🇩🇪 Frau, Leben Freiheit (Allemand, 🇩🇪)

    #Iran #AnarchistFront

  12. - iran.frama.io/luttes-2026/01/0

    @anarchistfront

    # Sources

    - freedomnews.org.uk/2026/01/05/

    - leftrenewal.org/articles-en/an

    --<--
    Les anarchistes iraniens affirment que le soulèvement est une "véritable auto-organisation par les gens ordinaires".

    Entretien de Gabriel Fonten avec des membres du Front Anarchiste, `un collectif diffusant des informations anarchistfront.noblogs.org/%D9 sur les événements en Iran, en Afghanistan et au Tadjikistan

    Le soulèvement en Iran dure depuis plus d'une semaine.

    Ce n'est pas seulement une protestation économique, mais aussi une révolte pratique contre toute la logique du pouvoir d'État.

    Les gens ont perturbé le contrôle des rues, détruit les symboles de la répression et résisté aux balles.

    C'est précisément l'anarchie en action : la paralysie de la machine gouvernementale par le bas, sans avoir besoin d'un remplacement immédiat par un nouveau pouvoir.

    Le régime a répondu par des tirs directs, des raids sur les hôpitaux et des arrestations massives, mais la répression a échoué jusqu'à présent.
    Des tactiques sporadiques et fluctuantes (incendie de voitures, destruction de caméras et blocage des voies de distribution) ont déplacé le pouvoir du centre vers la périphérie et créé un espace pour une véritable autogestion : dons massifs, défense des hôpitaux et diffusion directe d'informations sans intermédiaires.

    Pour en savoir plus, nous avons envoyé quelques questions au Front Anarchiste, un collectif diffusant des informations sur les événements en Iran, en Afghanistan et au Tadjikistan.

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    #AnarchistFront #Iran #Solidarite #France #IranLuttes

  13. - iran.frama.io/luttes-2026/01/0

    @anarchistfront

    # Sources

    - freedomnews.org.uk/2026/01/05/

    - leftrenewal.org/articles-en/an

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    Les anarchistes iraniens affirment que le soulèvement est une "véritable auto-organisation par les gens ordinaires".

    Entretien de Gabriel Fonten avec des membres du Front Anarchiste, `un collectif diffusant des informations anarchistfront.noblogs.org/%D9 sur les événements en Iran, en Afghanistan et au Tadjikistan

    Le soulèvement en Iran dure depuis plus d'une semaine.

    Ce n'est pas seulement une protestation économique, mais aussi une révolte pratique contre toute la logique du pouvoir d'État.

    Les gens ont perturbé le contrôle des rues, détruit les symboles de la répression et résisté aux balles.

    C'est précisément l'anarchie en action : la paralysie de la machine gouvernementale par le bas, sans avoir besoin d'un remplacement immédiat par un nouveau pouvoir.

    Le régime a répondu par des tirs directs, des raids sur les hôpitaux et des arrestations massives, mais la répression a échoué jusqu'à présent.
    Des tactiques sporadiques et fluctuantes (incendie de voitures, destruction de caméras et blocage des voies de distribution) ont déplacé le pouvoir du centre vers la périphérie et créé un espace pour une véritable autogestion : dons massifs, défense des hôpitaux et diffusion directe d'informations sans intermédiaires.

    Pour en savoir plus, nous avons envoyé quelques questions au Front Anarchiste, un collectif diffusant des informations sur les événements en Iran, en Afghanistan et au Tadjikistan.

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    #AnarchistFront #Iran #Solidarite #France #IranLuttes

  14. - iran.frama.io/luttes-2026/01/0

    @anarchistfront

    # Sources

    - freedomnews.org.uk/2026/01/05/

    - leftrenewal.org/articles-en/an

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    Les anarchistes iraniens affirment que le soulèvement est une "véritable auto-organisation par les gens ordinaires".

    Entretien de Gabriel Fonten avec des membres du Front Anarchiste, `un collectif diffusant des informations anarchistfront.noblogs.org/%D9 sur les événements en Iran, en Afghanistan et au Tadjikistan

    Le soulèvement en Iran dure depuis plus d'une semaine.

    Ce n'est pas seulement une protestation économique, mais aussi une révolte pratique contre toute la logique du pouvoir d'État.

    Les gens ont perturbé le contrôle des rues, détruit les symboles de la répression et résisté aux balles.

    C'est précisément l'anarchie en action : la paralysie de la machine gouvernementale par le bas, sans avoir besoin d'un remplacement immédiat par un nouveau pouvoir.

    Le régime a répondu par des tirs directs, des raids sur les hôpitaux et des arrestations massives, mais la répression a échoué jusqu'à présent.
    Des tactiques sporadiques et fluctuantes (incendie de voitures, destruction de caméras et blocage des voies de distribution) ont déplacé le pouvoir du centre vers la périphérie et créé un espace pour une véritable autogestion : dons massifs, défense des hôpitaux et diffusion directe d'informations sans intermédiaires.

    Pour en savoir plus, nous avons envoyé quelques questions au Front Anarchiste, un collectif diffusant des informations sur les événements en Iran, en Afghanistan et au Tadjikistan.

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    #AnarchistFront #Iran #Solidarite #France #IranLuttes