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#thomaslegrand — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #thomaslegrand, aggregated by home.social.

  1. C’est clairement une volonté de relancer les attaques contre le service public. L’explication de texte avait été donnée (au moment de “l’affaire”) par Thomas Legrand dans Libé, mais aussi, je trouve très bien, dans Quotidien facebook.com/watch/?v=75407008

    Ce qui est intéressant, je trouve, avec le recul, c’est qu’un type comme Legrand s’interroge à haute voix sur ses pratiques, sur les règles qu’il s’oblige à respecter, alors que les polémistes de CNews déblatèrent, mais ne s’interrogent jamais, ne se remettent jamais en question.

    Par ailleurs, Legrand est visé pour atteindre Radio France, alors que c’est dans Libé qu’il écrit des éditos…

    #CNews #ThomasLegrand

  2. C’est clairement une volonté de relancer les attaques contre le service public. L’explication de texte avait été donnée (au moment de “l’affaire”) par Thomas Legrand dans Libé, mais aussi, je trouve très bien, dans Quotidien facebook.com/watch/?v=75407008

    Ce qui est intéressant, je trouve, avec le recul, c’est qu’un type comme Legrand s’interroge à haute voix sur ses pratiques, sur les règles qu’il s’oblige à respecter, alors que les polémistes de CNews déblatèrent, mais ne s’interrogent jamais, ne se remettent jamais en question.

    Par ailleurs, Legrand est visé pour atteindre Radio France, alors que c’est dans Libé qu’il écrit des éditos…

    #CNews #ThomasLegrand

  3. Conférence-débat organisée par Joffrin avec Thomas Legrand en guest star, couvert par Le Figaro qui publie un article. lefigaro.fr/actualite-france/u

    Depuis, ça tourne en boucle sur CNews – en tout cas lors d’un rare zapping me faisant passer par CNews, c’était le sujet. Voici les citations lues à l’antenne, et donc écrites aussi dailymotion.com/video/x9ti4fo

    (article Figaro derrière paywall, et dailymotion c’est pénible)

    Ben, c’est très bien ce que dit Legrand ! Rien à redire. Droite et extrême-droite, même combat dans Le Figaro et sur CNews.

    #CNews #ThomasLegrand

  4. Conférence-débat organisée par Joffrin avec Thomas Legrand en guest star, couvert par Le Figaro qui publie un article. lefigaro.fr/actualite-france/u

    Depuis, ça tourne en boucle sur CNews – en tout cas lors d’un rare zapping me faisant passer par CNews, c’était le sujet. Voici les citations lues à l’antenne, et donc écrites aussi dailymotion.com/video/x9ti4fo

    (article Figaro derrière paywall, et dailymotion c’est pénible)

    Ben, c’est très bien ce que dit Legrand ! Rien à redire. Droite et extrême-droite, même combat dans Le Figaro et sur CNews.

    #CNews #ThomasLegrand

  5. "Ce n’est pas tant le journalisme français qui est pourri, mais son cadrage qui refuse d’assumer ce qu’il est vraiment : un outil, qui doit assumer ses limites et ses biais, pour qu’il soit audible et que l’information qu’il fournit soit complète. Omettre ses propres biais quand on prétend informer, ce n’est pas de la malhonnêteté ni même pas un complot mais c’est de l’incompétence, voir même, du mensonge."

    frustrationmagazine.fr/pretent

    @frustrationmagazine
    #thomasLegrand #journalisme #polfr

  6. "Ce n’est pas tant le journalisme français qui est pourri, mais son cadrage qui refuse d’assumer ce qu’il est vraiment : un outil, qui doit assumer ses limites et ses biais, pour qu’il soit audible et que l’information qu’il fournit soit complète. Omettre ses propres biais quand on prétend informer, ce n’est pas de la malhonnêteté ni même pas un complot mais c’est de l’incompétence, voir même, du mensonge."

    frustrationmagazine.fr/pretent

    @frustrationmagazine
    #thomasLegrand #journalisme #polfr

  7. "Ce n’est pas tant le journalisme français qui est pourri, mais son cadrage qui refuse d’assumer ce qu’il est vraiment : un outil, qui doit assumer ses limites et ses biais, pour qu’il soit audible et que l’information qu’il fournit soit complète. Omettre ses propres biais quand on prétend informer, ce n’est pas de la malhonnêteté ni même pas un complot mais c’est de l’incompétence, voir même, du mensonge."

    frustrationmagazine.fr/pretent

    @frustrationmagazine
    #thomasLegrand #journalisme #polfr

  8. "Ce n’est pas tant le journalisme français qui est pourri, mais son cadrage qui refuse d’assumer ce qu’il est vraiment : un outil, qui doit assumer ses limites et ses biais, pour qu’il soit audible et que l’information qu’il fournit soit complète. Omettre ses propres biais quand on prétend informer, ce n’est pas de la malhonnêteté ni même pas un complot mais c’est de l’incompétence, voir même, du mensonge."

    frustrationmagazine.fr/pretent

    @frustrationmagazine
    #thomasLegrand #journalisme #polfr

  9. "Ce n’est pas tant le journalisme français qui est pourri, mais son cadrage qui refuse d’assumer ce qu’il est vraiment : un outil, qui doit assumer ses limites et ses biais, pour qu’il soit audible et que l’information qu’il fournit soit complète. Omettre ses propres biais quand on prétend informer, ce n’est pas de la malhonnêteté ni même pas un complot mais c’est de l’incompétence, voir même, du mensonge."

    frustrationmagazine.fr/pretent

    @frustrationmagazine
    #thomasLegrand #journalisme #polfr

  10. europesays.com/fr/380345/ Laurent Wauquiez réagit ce matin sur CNews à l’affaire Patrick Cohen/Thomas Legrand: « Je n’ai pas oublié ce qui a été fait à Cyril Hanouna et à C8. J’attends de voir là ce qui sera fait » – VIDEO #C8 #CyrilHanouna #Divertissement #Entertainment #FR #France #LaurentWauquiez #Télévision #ThomasLegrand #TV

  11. Dati, Cohen, Legrand: les pièges d’une polémique, les leçons d’une manipulation

    La révélation d’une rencontre entre deux responsables du #PartiSocialiste et deux éditorialistes en vue, #ThomasLegrand et #PatrickCohen, régale une ministre renvoyée devant un tribunal pour corruption et une #ExtrêmeDroite hostile à la liberté de la presse. Elle trouble aussi le public, lassé du ronron médiatique sur la politique.

    Par @lenabredmediapart.fr/journal/culture-e

  12. Dati, Cohen, Legrand: les pièges d’une polémique, les leçons d’une manipulation

    La révélation d’une rencontre entre deux responsables du #PartiSocialiste et deux éditorialistes en vue, #ThomasLegrand et #PatrickCohen, régale une ministre renvoyée devant un tribunal pour corruption et une #ExtrêmeDroite hostile à la liberté de la presse. Elle trouble aussi le public, lassé du ronron médiatique sur la politique.

    Par @lenabredmediapart.fr/journal/culture-e

  13. Dati, Cohen, Legrand: les pièges d’une polémique, les leçons d’une manipulation

    La révélation d’une rencontre entre deux responsables du #PartiSocialiste et deux éditorialistes en vue, #ThomasLegrand et #PatrickCohen, régale une ministre renvoyée devant un tribunal pour corruption et une #ExtrêmeDroite hostile à la liberté de la presse. Elle trouble aussi le public, lassé du ronron médiatique sur la politique.

    Par @lenabredmediapart.fr/journal/culture-e

  14. Dati, Cohen, Legrand: les pièges d’une polémique, les leçons d’une manipulation

    La révélation d’une rencontre entre deux responsables du #PartiSocialiste et deux éditorialistes en vue, #ThomasLegrand et #PatrickCohen, régale une ministre renvoyée devant un tribunal pour corruption et une #ExtrêmeDroite hostile à la liberté de la presse. Elle trouble aussi le public, lassé du ronron médiatique sur la politique.

    Par @lenabredmediapart.fr/journal/culture-e

  15. Dati, Cohen, Legrand: les pièges d’une polémique, les leçons d’une manipulation

    La révélation d’une rencontre entre deux responsables du #PartiSocialiste et deux éditorialistes en vue, #ThomasLegrand et #PatrickCohen, régale une ministre renvoyée devant un tribunal pour corruption et une #ExtrêmeDroite hostile à la liberté de la presse. Elle trouble aussi le public, lassé du ronron médiatique sur la politique.

    Par @lenabredmediapart.fr/journal/culture-e

  16. Thomas Legrand quitte son émission de débat, mais pas France Inter.

    Ah ben super ! la prime va au média d’extrême-droite qui a publié deux morceaux de vidéo volés et tronqués dont se sont ensuite emparés : Dati, Le Pen, Mélenchon, et bien sûr les médias Bolloré.

    lemonde.fr/actualite-medias/ar

    Thomas Legrand, que j’estime et apprécie, est un bon pédagogue. Alors, vous avez en réserve plein de bons podcasts :

    – Les fascismes radiofrance.fr/franceinter/pod

    – En quête de politique radiofrance.fr/franceinter/pod

    etc.

    #ThomasLegrand

  17. Thomas Legrand quitte son émission de débat, mais pas France Inter.

    Ah ben super ! la prime va au média d’extrême-droite qui a publié deux morceaux de vidéo volés et tronqués dont se sont ensuite emparés : Dati, Le Pen, Mélenchon, et bien sûr les médias Bolloré.

    lemonde.fr/actualite-medias/ar

    Thomas Legrand, que j’estime et apprécie, est un bon pédagogue. Alors, vous avez en réserve plein de bons podcasts :

    – Les fascismes radiofrance.fr/franceinter/pod

    – En quête de politique radiofrance.fr/franceinter/pod

    etc.

    #ThomasLegrand

  18. Très décevant #ThomasLegrand. L'effet Libé sans doute. Le terme " #islamophobie", à la fois confusionniste et inefficace pour combattre le racisme (notamment devant les tribunaux), sert surtout les intégristes et minimise les vrais actes racistes. www.liberation.fr/politique/po...

    Pourquoi, désormais, j’utilise...

  19. Hier, @lyonne_fr donnait la parole à @thomas_legrand_frint notre invité d'aujourd'hui.
    Rendez-vous ce soir à 19h30 avec le scénariste des ÉVASIONS PERDUES.

    Article (réservé aux abonnés) à cette adresse : lyonne.fr/joigny-89300/loisirs

    #thomaslegrand #rencontreenlibrairie #joigny

  20. Remarquable analyse de l’Espagne fasciste du dictateur Franco, des bases de son régime politique de 1936 à 1977, ainsi que de l'étrange paradoxe de sa normalisation dans la société, sans jamais de condamnation & rupture historique.
    Émission de #ThomasLegrand
    Avec/par #FrançoisGodicheau
    radiofrance.fr/franceinter/pod

  21. Remarquable analyse de l’Espagne fasciste du dictateur Franco, des bases de son régime politique de 1936 à 1977, ainsi que de l'étrange paradoxe de sa normalisation dans la société, sans jamais de condamnation & rupture historique.
    Émission de #ThomasLegrand
    Avec/par #FrançoisGodicheau
    radiofrance.fr/franceinter/pod

  22. Remarquable analyse de l’Espagne fasciste du dictateur Franco, des bases de son régime politique de 1936 à 1977, ainsi que de l'étrange paradoxe de sa normalisation dans la société, sans jamais de condamnation & rupture historique.
    Émission de #ThomasLegrand
    Avec/par #FrançoisGodicheau
    radiofrance.fr/franceinter/pod

  23. Remarquable analyse de l’Espagne fasciste du dictateur Franco, des bases de son régime politique de 1936 à 1977, ainsi que de l'étrange paradoxe de sa normalisation dans la société, sans jamais de condamnation & rupture historique.
    Émission de #ThomasLegrand
    Avec/par #FrançoisGodicheau
    radiofrance.fr/franceinter/pod

  24. Remarquable analyse de l’Espagne fasciste du dictateur Franco, des bases de son régime politique de 1936 à 1977, ainsi que de l'étrange paradoxe de sa normalisation dans la société, sans jamais de condamnation & rupture historique.
    Émission de #ThomasLegrand
    Avec/par #FrançoisGodicheau
    radiofrance.fr/franceinter/pod

  25. [Libération] - Le billet de #ThomasLegrand
    La #Russie a ses médias en France.

    Relayer les théories du complot, polariser l’opinion, tendre le micro aux plus douteux «experts» : de #SudRadio au groupe #Bolloré, des médias servent objectivement la stratégie du Kremlin pour miner les démocraties libérales.

    liberation.fr/politique/la-rus

    #Médias
    #LaGuerreQuiVient
    #RevueDePresse

  26. Quand Gérald Darmanin bafoue la loi
    PAR THOMAS LEGRAND CHRONIQUEUR POLITIQUE

    Le ministre de l’Intérieur bafoue l’Etat de droit en affirmant qu’il ne respectera pas une décision du Conseil d’Etat, il affirme haut et fort qu’il n’en a rien à faire d’une décision de justice et ça ne fait pas scandale. Le garde des Sceaux se tait, l’Elysée ne dit rien. La majorité, sans boussole depuis le début, dérive désormais à plein tube dans une stupéfiante indifférence générale et laisse celui à qui elle a livré la charge de diriger la sécurité du pays s’opposer à l’application d’une décision de justice.

    Voilà un édito non pas pour défendre un Ouzbek renvoyé dans son pays (quoique ça l’aurait mérité) et qui risque d’y être torturé, mais pour défendre le droit et l’idée selon laquelle les premiers à devoir respecter la loi sont les détenteurs du pouvoir. Le respect, par les gouvernants, des règles qui encadrent leur pouvoir, c’est la définition de l’Etat de droit démocratique. Un édito pour demander simplement que les droits français (une décision du Conseil d’Etat) et européen (un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, ou CEDH) soient respectés, c’est, semble-t-il, devenu un acte déraisonnable et une preuve de déconnexion. Dans quel état de panique sécuritaire et à quel niveau d’emprise de l’extrême droite illibérale sommes-nous pour que des avocats et la presse en soient à demander que le ministre de l’Intérieur respecte la loi ?

    Gérald Darmanin avait prononcé cette phrase proprement insensée le 13 novembre, qui aurait dû alerter s’agissant d’un ressortissant ouzbek contre lequel ne pesait pourtant aucune charge : « J’ai décidé de le renvoyer dans son pays […] qu’importent les décisions des uns et des autres. » L’homme a été expulsé alors qu’il est menacé, chez lui, de poursuites pour raisons politiques et qu’il y a déjà été torturé. Et alors que la CEDH avait souligné l’illégalité de son éventuelle expulsion. Le Conseil d’Etat est allé encore plus loin en enjoignant l’Etat à faire revenir l’expulsé. Malgré tout, Darmanin explique qu’il va « tout organiser » pour qu’il « ne puisse pas revenir ». On peut admettre qu’un ministre de l’Intérieur veuille que le taux d’OQTF (obligations de quitter le territoire) réalisé soit amélioré, mais la France, en vertu de ses valeurs de base et de sa signature de la Convention européenne des droits de l’homme, n’expulse pas des ressortissants étrangers qui ont toutes les chances de se faire torturer dans leurs pays. Lucie Simon, l’avocate de l’homme expulsé, tente d’avoir un rendez-vous avec le ministère des Affaires étrangères pour voir s’il est au moins possible de s’assurer que son client puisse bénéficier d’une quelconque protection contre la torture.

    Est-ce qu’au moins les autorités françaises s’en soucient ? On n’en sait rien. On est atterré de constater que, dans une indifférence quasi générale, le ministre de l’Intérieur peut s’affranchir de deux décisions de justice, validant ainsi le discours de l’extrême droite selon lequel l’Etat de droit, tel qu’il est entendu généralement dans nos démocraties depuis 1945, est un obstacle, une notion nuisible. Il faut sortir les grands mots : en matière de naufrage moral et politique du macronisme on n’avait jamais atteint de telles profondeurs.

    Note : Je publie l’intégralité de l’édito de Thomas Legrand, ce lundi 18 décembre 2023, dans Libé. Je sais que certains sont contre la publi sur les RS d’articles de la presse payante. Moi, je le fais de temps en temps (pas souvent), quand je pense que c’est important.

    #Darmanin #ThomasLegrand #Liberation #Politique #ConseilDEtat #EtatDeDroit #CEDH

  27. Quand Gérald Darmanin bafoue la loi
    PAR THOMAS LEGRAND CHRONIQUEUR POLITIQUE

    Le ministre de l’Intérieur bafoue l’Etat de droit en affirmant qu’il ne respectera pas une décision du Conseil d’Etat, il affirme haut et fort qu’il n’en a rien à faire d’une décision de justice et ça ne fait pas scandale. Le garde des Sceaux se tait, l’Elysée ne dit rien. La majorité, sans boussole depuis le début, dérive désormais à plein tube dans une stupéfiante indifférence générale et laisse celui à qui elle a livré la charge de diriger la sécurité du pays s’opposer à l’application d’une décision de justice.

    Voilà un édito non pas pour défendre un Ouzbek renvoyé dans son pays (quoique ça l’aurait mérité) et qui risque d’y être torturé, mais pour défendre le droit et l’idée selon laquelle les premiers à devoir respecter la loi sont les détenteurs du pouvoir. Le respect, par les gouvernants, des règles qui encadrent leur pouvoir, c’est la définition de l’Etat de droit démocratique. Un édito pour demander simplement que les droits français (une décision du Conseil d’Etat) et européen (un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, ou CEDH) soient respectés, c’est, semble-t-il, devenu un acte déraisonnable et une preuve de déconnexion. Dans quel état de panique sécuritaire et à quel niveau d’emprise de l’extrême droite illibérale sommes-nous pour que des avocats et la presse en soient à demander que le ministre de l’Intérieur respecte la loi ?

    Gérald Darmanin avait prononcé cette phrase proprement insensée le 13 novembre, qui aurait dû alerter s’agissant d’un ressortissant ouzbek contre lequel ne pesait pourtant aucune charge : «J’ai décidé de le renvoyer dans son pays […] qu’importent les décisions des uns et des autres.» L’homme a été expulsé alors qu’il est menacé, chez lui, de poursuites pour raisons politiques et qu’il y a déjà été torturé. Et alors que la CEDH avait souligné l’illégalité de son éventuelle expulsion. Le Conseil d’Etat est allé encore plus loin en enjoignant l’Etat à faire revenir l’expulsé. Malgré tout, Darmanin explique qu’il va «tout organiser» pour qu’il «ne puisse pas revenir». On peut admettre qu’un ministre de l’Intérieur veuille que le taux d’OQTF (obligations de quitter le territoire) réalisé soit amélioré, mais la France, en vertu de ses valeurs de base et de sa signature de la Convention européenne des droits de l’homme, n’expulse pas des ressortissants étrangers qui ont toutes les chances de se faire torturer dans leurs pays. Lucie Simon, l’avocate de l’homme expulsé, tente d’avoir un rendez-vous avec le ministère des Affaires étrangères pour voir s’il est au moins possible de s’assurer que son client puisse bénéficier d’une quelconque protection contre la torture.

    Est-ce qu’au moins les autorités françaises s’en soucient ? On n’en sait rien. On est atterré de constater que, dans une indifférence quasi générale, le ministre de l’Intérieur peut s’affranchir de deux décisions de justice, validant ainsi le discours de l’extrême droite selon lequel l’Etat de droit, tel qu’il est entendu généralement dans nos démocraties depuis 1945, est un obstacle, une notion nuisible. Il faut sortir les grands mots : en matière de naufrage moral et politique du macronisme on n’avait jamais atteint de telles profondeurs

    Note : Je publie l’intégralité de l’édito de Thomas Legrand, ce lundi 18 décembre 2023, dans Libé. Je sais que certains sont contre la publi sur les RS d’articles de la presse payante. Moi, je le fais de temps en temps (pas souvent), quand je pense que c’est important.

    #Darmanin #ThomasLegrand #Liberation #Politique #ConseilDEtat #EtatDeDroit #CEDH

  28. Quand Gérald Darmanin bafoue la loi
    PAR THOMAS LEGRAND CHRONIQUEUR POLITIQUE

    Le ministre de l’Intérieur bafoue l’Etat de droit en affirmant qu’il ne respectera pas une décision du Conseil d’Etat, il affirme haut et fort qu’il n’en a rien à faire d’une décision de justice et ça ne fait pas scandale. Le garde des Sceaux se tait, l’Elysée ne dit rien. La majorité, sans boussole depuis le début, dérive désormais à plein tube dans une stupéfiante indifférence générale et laisse celui à qui elle a livré la charge de diriger la sécurité du pays s’opposer à l’application d’une décision de justice.

    Voilà un édito non pas pour défendre un Ouzbek renvoyé dans son pays (quoique ça l’aurait mérité) et qui risque d’y être torturé, mais pour défendre le droit et l’idée selon laquelle les premiers à devoir respecter la loi sont les détenteurs du pouvoir. Le respect, par les gouvernants, des règles qui encadrent leur pouvoir, c’est la définition de l’Etat de droit démocratique. Un édito pour demander simplement que les droits français (une décision du Conseil d’Etat) et européen (un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, ou CEDH) soient respectés, c’est, semble-t-il, devenu un acte déraisonnable et une preuve de déconnexion. Dans quel état de panique sécuritaire et à quel niveau d’emprise de l’extrême droite illibérale sommes-nous pour que des avocats et la presse en soient à demander que le ministre de l’Intérieur respecte la loi ?

    Gérald Darmanin avait prononcé cette phrase proprement insensée le 13 novembre, qui aurait dû alerter s’agissant d’un ressortissant ouzbek contre lequel ne pesait pourtant aucune charge : «J’ai décidé de le renvoyer dans son pays […] qu’importent les décisions des uns et des autres.» L’homme a été expulsé alors qu’il est menacé, chez lui, de poursuites pour raisons politiques et qu’il y a déjà été torturé. Et alors que la CEDH avait souligné l’illégalité de son éventuelle expulsion. Le Conseil d’Etat est allé encore plus loin en enjoignant l’Etat à faire revenir l’expulsé. Malgré tout, Darmanin explique qu’il va «tout organiser» pour qu’il «ne puisse pas revenir». On peut admettre qu’un ministre de l’Intérieur veuille que le taux d’OQTF (obligations de quitter le territoire) réalisé soit amélioré, mais la France, en vertu de ses valeurs de base et de sa signature de la Convention européenne des droits de l’homme, n’expulse pas des ressortissants étrangers qui ont toutes les chances de se faire torturer dans leurs pays. Lucie Simon, l’avocate de l’homme expulsé, tente d’avoir un rendez-vous avec le ministère des Affaires étrangères pour voir s’il est au moins possible de s’assurer que son client puisse bénéficier d’une quelconque protection contre la torture.

    Est-ce qu’au moins les autorités françaises s’en soucient ? On n’en sait rien. On est atterré de constater que, dans une indifférence quasi générale, le ministre de l’Intérieur peut s’affranchir de deux décisions de justice, validant ainsi le discours de l’extrême droite selon lequel l’Etat de droit, tel qu’il est entendu généralement dans nos démocraties depuis 1945, est un obstacle, une notion nuisible. Il faut sortir les grands mots : en matière de naufrage moral et politique du macronisme on n’avait jamais atteint de telles profondeurs

    Note : Je publie l’intégralité de l’édito de Thomas Legrand, ce lundi 18 décembre 2023, dans Libé. Je sais que certains sont contre la publi sur les RS d’articles de la presse payante. Moi, je le fais de temps en temps (pas souvent), quand je pense que c’est important.

    #Darmanin #ThomasLegrand #Liberation #Politique #ConseilDEtat #EtatDeDroit #CEDH

  29. Quand Gérald Darmanin bafoue la loi
    PAR THOMAS LEGRAND CHRONIQUEUR POLITIQUE

    Le ministre de l’Intérieur bafoue l’Etat de droit en affirmant qu’il ne respectera pas une décision du Conseil d’Etat, il affirme haut et fort qu’il n’en a rien à faire d’une décision de justice et ça ne fait pas scandale. Le garde des Sceaux se tait, l’Elysée ne dit rien. La majorité, sans boussole depuis le début, dérive désormais à plein tube dans une stupéfiante indifférence générale et laisse celui à qui elle a livré la charge de diriger la sécurité du pays s’opposer à l’application d’une décision de justice.

    Voilà un édito non pas pour défendre un Ouzbek renvoyé dans son pays (quoique ça l’aurait mérité) et qui risque d’y être torturé, mais pour défendre le droit et l’idée selon laquelle les premiers à devoir respecter la loi sont les détenteurs du pouvoir. Le respect, par les gouvernants, des règles qui encadrent leur pouvoir, c’est la définition de l’Etat de droit démocratique. Un édito pour demander simplement que les droits français (une décision du Conseil d’Etat) et européen (un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, ou CEDH) soient respectés, c’est, semble-t-il, devenu un acte déraisonnable et une preuve de déconnexion. Dans quel état de panique sécuritaire et à quel niveau d’emprise de l’extrême droite illibérale sommes-nous pour que des avocats et la presse en soient à demander que le ministre de l’Intérieur respecte la loi ?

    Gérald Darmanin avait prononcé cette phrase proprement insensée le 13 novembre, qui aurait dû alerter s’agissant d’un ressortissant ouzbek contre lequel ne pesait pourtant aucune charge : «J’ai décidé de le renvoyer dans son pays […] qu’importent les décisions des uns et des autres.» L’homme a été expulsé alors qu’il est menacé, chez lui, de poursuites pour raisons politiques et qu’il y a déjà été torturé. Et alors que la CEDH avait souligné l’illégalité de son éventuelle expulsion. Le Conseil d’Etat est allé encore plus loin en enjoignant l’Etat à faire revenir l’expulsé. Malgré tout, Darmanin explique qu’il va «tout organiser» pour qu’il «ne puisse pas revenir». On peut admettre qu’un ministre de l’Intérieur veuille que le taux d’OQTF (obligations de quitter le territoire) réalisé soit amélioré, mais la France, en vertu de ses valeurs de base et de sa signature de la Convention européenne des droits de l’homme, n’expulse pas des ressortissants étrangers qui ont toutes les chances de se faire torturer dans leurs pays. Lucie Simon, l’avocate de l’homme expulsé, tente d’avoir un rendez-vous avec le ministère des Affaires étrangères pour voir s’il est au moins possible de s’assurer que son client puisse bénéficier d’une quelconque protection contre la torture.

    Est-ce qu’au moins les autorités françaises s’en soucient ? On n’en sait rien. On est atterré de constater que, dans une indifférence quasi générale, le ministre de l’Intérieur peut s’affranchir de deux décisions de justice, validant ainsi le discours de l’extrême droite selon lequel l’Etat de droit, tel qu’il est entendu généralement dans nos démocraties depuis 1945, est un obstacle, une notion nuisible. Il faut sortir les grands mots : en matière de naufrage moral et politique du macronisme on n’avait jamais atteint de telles profondeurs

    Note : Je publie l’intégralité de l’édito de Thomas Legrand, ce lundi 18 décembre 2023, dans Libé. Je sais que certains sont contre la publi sur les RS d’articles de la presse payante. Moi, je le fais de temps en temps (pas souvent), quand je pense que c’est important.

    #Darmanin #ThomasLegrand #Liberation #Politique #ConseilDEtat #EtatDeDroit #CEDH

  30. Quand Gérald Darmanin bafoue la loi
    PAR THOMAS LEGRAND CHRONIQUEUR POLITIQUE

    Le ministre de l’Intérieur bafoue l’Etat de droit en affirmant qu’il ne respectera pas une décision du Conseil d’Etat, il affirme haut et fort qu’il n’en a rien à faire d’une décision de justice et ça ne fait pas scandale. Le garde des Sceaux se tait, l’Elysée ne dit rien. La majorité, sans boussole depuis le début, dérive désormais à plein tube dans une stupéfiante indifférence générale et laisse celui à qui elle a livré la charge de diriger la sécurité du pays s’opposer à l’application d’une décision de justice.

    Voilà un édito non pas pour défendre un Ouzbek renvoyé dans son pays (quoique ça l’aurait mérité) et qui risque d’y être torturé, mais pour défendre le droit et l’idée selon laquelle les premiers à devoir respecter la loi sont les détenteurs du pouvoir. Le respect, par les gouvernants, des règles qui encadrent leur pouvoir, c’est la définition de l’Etat de droit démocratique. Un édito pour demander simplement que les droits français (une décision du Conseil d’Etat) et européen (un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, ou CEDH) soient respectés, c’est, semble-t-il, devenu un acte déraisonnable et une preuve de déconnexion. Dans quel état de panique sécuritaire et à quel niveau d’emprise de l’extrême droite illibérale sommes-nous pour que des avocats et la presse en soient à demander que le ministre de l’Intérieur respecte la loi ?

    Gérald Darmanin avait prononcé cette phrase proprement insensée le 13 novembre, qui aurait dû alerter s’agissant d’un ressortissant ouzbek contre lequel ne pesait pourtant aucune charge : «J’ai décidé de le renvoyer dans son pays […] qu’importent les décisions des uns et des autres.» L’homme a été expulsé alors qu’il est menacé, chez lui, de poursuites pour raisons politiques et qu’il y a déjà été torturé. Et alors que la CEDH avait souligné l’illégalité de son éventuelle expulsion. Le Conseil d’Etat est allé encore plus loin en enjoignant l’Etat à faire revenir l’expulsé. Malgré tout, Darmanin explique qu’il va «tout organiser» pour qu’il «ne puisse pas revenir». On peut admettre qu’un ministre de l’Intérieur veuille que le taux d’OQTF (obligations de quitter le territoire) réalisé soit amélioré, mais la France, en vertu de ses valeurs de base et de sa signature de la Convention européenne des droits de l’homme, n’expulse pas des ressortissants étrangers qui ont toutes les chances de se faire torturer dans leurs pays. Lucie Simon, l’avocate de l’homme expulsé, tente d’avoir un rendez-vous avec le ministère des Affaires étrangères pour voir s’il est au moins possible de s’assurer que son client puisse bénéficier d’une quelconque protection contre la torture.

    Est-ce qu’au moins les autorités françaises s’en soucient ? On n’en sait rien. On est atterré de constater que, dans une indifférence quasi générale, le ministre de l’Intérieur peut s’affranchir de deux décisions de justice, validant ainsi le discours de l’extrême droite selon lequel l’Etat de droit, tel qu’il est entendu généralement dans nos démocraties depuis 1945, est un obstacle, une notion nuisible. Il faut sortir les grands mots : en matière de naufrage moral et politique du macronisme on n’avait jamais atteint de telles profondeurs

    Note : Je publie l’intégralité de l’édito de Thomas Legrand, ce lundi 18 décembre 2023, dans Libé. Je sais que certains sont contre la publi sur les RS d’articles de la presse payante. Moi, je le fais de temps en temps (pas souvent), quand je pense que c’est important.

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