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#flexitarisme — Public Fediverse posts

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  1. Ni carnée ni carencée !

    C’est en ce mois de Veganuary que vient de paraître ce petit bijou qu’est «Ni carnée ni carencée », un ouvrage synthétique qui déconstruit les idées reçues les plus tenaces concernant le végétalisme.

    Très accessible, il a manifestement été conçu pour répondre aux interrogations des personnes concernées de près ou de loin par le sujet : les personnes végé, mais aussi leurs proches, les professionnel⸱les de santé qui les accompagnent, et plus globalement tout le monde en fait !

    Il y est bien évidemment question d’équilibre nutritionnel (protéines, vitamine B12, iode, omégas 3…), mais aussi de soja, d’impact environnemental, de pureté militante, de TCA et de politique… entre autres choses.

    Rédigé par Marie-Gabrielle Domizi (diététicienne) et Sébastien Demange (médecin généraliste), que j’apprécie pour leur rigueur scientifique et leur naturel sympathique, je ne peux qu’en recommander la lecture à quiconque se poserait des questions sur le végétalisme ou le véganisme. A mettre entre toutes les mains !

    « Ni carnée ni carencée », par Marie-Gabrielle Domizi et Sébastien Demange, aux éditions La Plage, 2026.

    #Flexitarisme #Nutrition #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme
  2. Ni carnée ni carencée !

    C’est en ce mois de Veganuary que vient de paraître ce petit bijou qu’est «Ni carnée ni carencée », un ouvrage synthétique qui déconstruit les idées reçues les plus tenaces concernant le végétalisme.

    Très accessible, il a manifestement été conçu pour répondre aux interrogations des personnes concernées de près ou de loin par le sujet : les personnes végé, mais aussi leurs proches, les professionnel⸱les de santé qui les accompagnent, et plus globalement tout le monde en fait !

    Il y est bien évidemment question d’équilibre nutritionnel (protéines, vitamine B12, iode, omégas 3…), mais aussi de soja, d’impact environnemental, de pureté militante, de TCA et de politique… entre autres choses.

    Rédigé par Marie-Gabrielle Domizi (diététicienne) et Sébastien Demange (médecin généraliste), que j’apprécie pour leur rigueur scientifique et leur naturel sympathique, je ne peux qu’en recommander la lecture à quiconque se poserait des questions sur le végétalisme ou le véganisme. A mettre entre toutes les mains !

    « Ni carnée ni carencée », par Marie-Gabrielle Domizi et Sébastien Demange, aux éditions La Plage, 2026.

    #Flexitarisme #Nutrition #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme
  3. Ni carnée ni carencée !

    C’est en ce mois de Veganuary que vient de paraître ce petit bijou qu’est «Ni carnée ni carencée », un ouvrage synthétique qui déconstruit les idées reçues les plus tenaces concernant le végétalisme.

    Très accessible, il a manifestement été conçu pour répondre aux interrogations des personnes concernées de près ou de loin par le sujet : les personnes végé, mais aussi leurs proches, les professionnel⸱les de santé qui les accompagnent, et plus globalement tout le monde en fait !

    Il y est bien évidemment question d’équilibre nutritionnel (protéines, vitamine B12, iode, omégas 3…), mais aussi de soja, d’impact environnemental, de pureté militante, de TCA et de politique… entre autres choses.

    Rédigé par Marie-Gabrielle Domizi (diététicienne) et Sébastien Demange (médecin généraliste), que j’apprécie pour leur rigueur scientifique et leur naturel sympathique, je ne peux qu’en recommander la lecture à quiconque se poserait des questions sur le végétalisme ou le véganisme. A mettre entre toutes les mains !

    « Ni carnée ni carencée », par Marie-Gabrielle Domizi et Sébastien Demange, aux éditions La Plage, 2026.

    #Flexitarisme #Nutrition #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme
  4. Ni carnée ni carencée !

    C’est en ce mois de Veganuary que vient de paraître ce petit bijou qu’est «Ni carnée ni carencée », un ouvrage synthétique qui déconstruit les idées reçues les plus tenaces concernant le végétalisme.

    Très accessible, il a manifestement été conçu pour répondre aux interrogations des personnes concernées de près ou de loin par le sujet : les personnes végé, mais aussi leurs proches, les professionnel⸱les de santé qui les accompagnent, et plus globalement tout le monde en fait !

    Il y est bien évidemment question d’équilibre nutritionnel (protéines, vitamine B12, iode, omégas 3…), mais aussi de soja, d’impact environnemental, de pureté militante, de TCA et de politique… entre autres choses.

    Rédigé par Marie-Gabrielle Domizi (diététicienne) et Sébastien Demange (médecin généraliste), que j’apprécie pour leur rigueur scientifique et leur naturel sympathique, je ne peux qu’en recommander la lecture à quiconque se poserait des questions sur le végétalisme ou le véganisme. A mettre entre toutes les mains !

    « Ni carnée ni carencée », par Marie-Gabrielle Domizi et Sébastien Demange, aux éditions La Plage, 2026.

    #Flexitarisme #Nutrition #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme
  5. Ni carnée ni carencée !

    C’est en ce mois de Veganuary que vient de paraître ce petit bijou qu’est «Ni carnée ni carencée », un ouvrage synthétique qui déconstruit les idées reçues les plus tenaces concernant le végétalisme.

    Très accessible, il a manifestement été conçu pour répondre aux interrogations des personnes concernées de près ou de loin par le sujet : les personnes végé, mais aussi leurs proches, les professionnel⸱les de santé qui les accompagnent, et plus globalement tout le monde en fait !

    Il y est bien évidemment question d’équilibre nutritionnel (protéines, vitamine B12, iode, omégas 3…), mais aussi de soja, d’impact environnemental, de pureté militante, de TCA et de politique… entre autres choses.

    Rédigé par Marie-Gabrielle Domizi (diététicienne) et Sébastien Demange (médecin généraliste), que j’apprécie pour leur rigueur scientifique et leur naturel sympathique, je ne peux qu’en recommander la lecture à quiconque se poserait des questions sur le végétalisme ou le véganisme. A mettre entre toutes les mains !

    « Ni carnée ni carencée », par Marie-Gabrielle Domizi et Sébastien Demange, aux éditions La Plage, 2026.

    #Flexitarisme #Nutrition #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme
  6. Être écolo jusque dans l’assiette !

    En ce jour d’ouverture de la COP30, parlons un peu d’écologie dans l’assiette !

    Si la plupart d’entre nous pense volontiers qu’être écolo en terme d’alimentation c’est manger bio, local et zéro déchet, nous somme encore trop peu à considérer le principal levier dont nous disposons, qui est la végétalisation des repas. Et c’est bien dommage, car réduire ou supprimer sa consommation de produits d’origine animale, c’est (de très loin!) l’écogeste individuel qui a le plus d’effet sur l’impact environnemental de nos repas, notamment en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les ressources en eau employées, mais aussi en atténuant l’impact sur la biodiversité.

    Loin de moi l’idée de vous dissuader de consommer local, bio et zéro déchet ! Ce sont des habitudes tout ce qu’il y a de plus louables et je vous encourage à les maintenir si vous les avez déjà adoptées. Mais pour optimiser l’impact environnemental de son assiette, rien ne vaut la réduction ou suppression de la viande et des produits laitiers, deux catégories d’aliments à l’impact environnemental désastreux.

    Cela nécessite de repenser son alimentation en intégrant notamment plus souvent des aliments végétaux riches en protéines et en fer, tel que les légumineuses (pois chiches, lentilles, soja, haricots secs…) et leurs variantes (pâtes de légumineuses, tofu, protéines de pois texturées, flocons de légumineuses…). Ce qui est à la fois plus écolo, moins onéreux et compatible avec une alimentation locale, bio et zéro déchet ! Tout en étant bien évidemment bénéfique en terme de bien-être animal, cela va sans dire.

    Il est par contre important d’avoir une certaine vigilance concernant la vitamine B12, car lorsque l’on consomme moins de 7 portions de viande ou de poisson par semaine, on s’expose à un risque de carence lié à un déficit d’apports alimentaires. Dans ce contexte, il suffit de prendre un complément de vitamine B12 (qui est issue de la synthèse bactérienne), en respectant les dosages recommandés selon votre âge. A ce sujet, je renvoie bien volontiers vers les notes scientifiques de l’ONAV sur les besoins en vitamine B12 des personnes flexitariennes, végétariennes et végétaliennes, mais aussi à Végéclic.com, outil en ligne d’aide à la prise en charge médicale de ces mêmes personnes. Et je vous encourage bien sûr à vous faire accompagner par un⸱e médecin ou diététicien⸱ne formé⸱e aux spécificités des alimentations végétales si vous en ressentez le besoin.

    Source des visuels :

    – Tableau des écogestes individuels : Carbone 4, Alexia Soyeux, rapport « Faire sa part », juin 2019

    – Tableau des émissions de gaz à effet de serre par aliment : Our world in data, Hannah Richie, article « You want to reduce the carbon footprint of your food? Focus on what you eat, not whether your food is local », janvier 2020

    – Tableau de l’impact environnemental du lait et des alternatives végétales au lait : Our world in data, Hannah Ritchie, article « Dairy vs. plant-based milk: what are the environmental impacts? », janvier 2022

    – Arbre décisionnel vitamine B12 : vegeclic.com

    Voir également l’étude suivante, qui étudie l’impact environnemental de l’alimentation (émission de GES, consommation d’eau, utilisation des sols, eutrophisation, biodiversité) selon la proportion de produits d’origine animale : Scarborough, P., Clark, M., Cobiac, L. et al. Vegans, vegetarians, fish-eaters and meat-eaters in the UK show discrepant environmental impacts. Nat Food 4, 565–574 (2023) – Je parlais de cette étude ici : https://sohan-tricoire.fr/etre-vegetarien-cest-meilleur-pour-lenvironnement/

    #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétarisme

  7. Être écolo jusque dans l’assiette !

    En ce jour d’ouverture de la COP30, parlons un peu d’écologie dans l’assiette !

    Si la plupart d’entre nous pense volontiers qu’être écolo en terme d’alimentation c’est manger bio, local et zéro déchet, nous somme encore trop peu à considérer le principal levier dont nous disposons, qui est la végétalisation des repas. Et c’est bien dommage, car réduire ou supprimer sa consommation de produits d’origine animale, c’est (de très loin!) l’écogeste individuel qui a le plus d’effet sur l’impact environnemental de nos repas, notamment en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les ressources en eau employées, mais aussi en atténuant l’impact sur la biodiversité.

    Loin de moi l’idée de vous dissuader de consommer local, bio et zéro déchet ! Ce sont des habitudes tout ce qu’il y a de plus louables et je vous encourage à les maintenir si vous les avez déjà adoptées. Mais pour optimiser l’impact environnemental de son assiette, rien ne vaut la réduction ou suppression de la viande et des produits laitiers, deux catégories d’aliments à l’impact environnemental désastreux.

    Cela nécessite de repenser son alimentation en intégrant notamment plus souvent des aliments végétaux riches en protéines et en fer, tel que les légumineuses (pois chiches, lentilles, soja, haricots secs…) et leurs variantes (pâtes de légumineuses, tofu, protéines de pois texturées, flocons de légumineuses…). Ce qui est à la fois plus écolo, moins onéreux et compatible avec une alimentation locale, bio et zéro déchet ! Tout en étant bien évidemment bénéfique en terme de bien-être animal, cela va sans dire.

    Il est par contre important d’avoir une certaine vigilance concernant la vitamine B12, car lorsque l’on consomme moins de 7 portions de viande ou de poisson par semaine, on s’expose à un risque de carence lié à un déficit d’apports alimentaires. Dans ce contexte, il suffit de prendre un complément de vitamine B12 (qui est issue de la synthèse bactérienne), en respectant les dosages recommandés selon votre âge. A ce sujet, je renvoie bien volontiers vers les notes scientifiques de l’ONAV sur les besoins en vitamine B12 des personnes flexitariennes, végétariennes et végétaliennes, mais aussi à Végéclic.com, outil en ligne d’aide à la prise en charge médicale de ces mêmes personnes. Et je vous encourage bien sûr à vous faire accompagner par un⸱e médecin ou diététicien⸱ne formé⸱e aux spécificités des alimentations végétales si vous en ressentez le besoin.

    Source des visuels :

    – Tableau des écogestes individuels : Carbone 4, Alexia Soyeux, rapport « Faire sa part », juin 2019

    – Tableau des émissions de gaz à effet de serre par aliment : Our world in data, Hannah Richie, article « You want to reduce the carbon footprint of your food? Focus on what you eat, not whether your food is local », janvier 2020

    – Tableau de l’impact environnemental du lait et des alternatives végétales au lait : Our world in data, Hannah Ritchie, article « Dairy vs. plant-based milk: what are the environmental impacts? », janvier 2022

    – Arbre décisionnel vitamine B12 : vegeclic.com

    Voir également l’étude suivante, qui étudie l’impact environnemental de l’alimentation (émission de GES, consommation d’eau, utilisation des sols, eutrophisation, biodiversité) selon la proportion de produits d’origine animale : Scarborough, P., Clark, M., Cobiac, L. et al. Vegans, vegetarians, fish-eaters and meat-eaters in the UK show discrepant environmental impacts. Nat Food 4, 565–574 (2023) – Je parlais de cette étude ici : https://sohan-tricoire.fr/etre-vegetarien-cest-meilleur-pour-lenvironnement/

    #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétarisme

  8. Être écolo jusque dans l’assiette !

    En ce jour d’ouverture de la COP30, parlons un peu d’écologie dans l’assiette !

    Si la plupart d’entre nous pense volontiers qu’être écolo en terme d’alimentation c’est manger bio, local et zéro déchet, nous somme encore trop peu à considérer le principal levier dont nous disposons, qui est la végétalisation des repas. Et c’est bien dommage, car réduire ou supprimer sa consommation de produits d’origine animale, c’est (de très loin!) l’écogeste individuel qui a le plus d’effet sur l’impact environnemental de nos repas, notamment en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les ressources en eau employées, mais aussi en atténuant l’impact sur la biodiversité.

    Loin de moi l’idée de vous dissuader de consommer local, bio et zéro déchet ! Ce sont des habitudes tout ce qu’il y a de plus louables et je vous encourage à les maintenir si vous les avez déjà adoptées. Mais pour optimiser l’impact environnemental de son assiette, rien ne vaut la réduction ou suppression de la viande et des produits laitiers, deux catégories d’aliments à l’impact environnemental désastreux.

    Cela nécessite de repenser son alimentation en intégrant notamment plus souvent des aliments végétaux riches en protéines et en fer, tel que les légumineuses (pois chiches, lentilles, soja, haricots secs…) et leurs variantes (pâtes de légumineuses, tofu, protéines de pois texturées, flocons de légumineuses…). Ce qui est à la fois plus écolo, moins onéreux et compatible avec une alimentation locale, bio et zéro déchet ! Tout en étant bien évidemment bénéfique en terme de bien-être animal, cela va sans dire.

    Il est par contre important d’avoir une certaine vigilance concernant la vitamine B12, car lorsque l’on consomme moins de 7 portions de viande ou de poisson par semaine, on s’expose à un risque de carence lié à un déficit d’apports alimentaires. Dans ce contexte, il suffit de prendre un complément de vitamine B12 (qui est issue de la synthèse bactérienne), en respectant les dosages recommandés selon votre âge. A ce sujet, je renvoie bien volontiers vers les notes scientifiques de l’ONAV sur les besoins en vitamine B12 des personnes flexitariennes, végétariennes et végétaliennes, mais aussi à Végéclic.com, outil en ligne d’aide à la prise en charge médicale de ces mêmes personnes. Et je vous encourage bien sûr à vous faire accompagner par un⸱e médecin ou diététicien⸱ne formé⸱e aux spécificités des alimentations végétales si vous en ressentez le besoin.

    Source des visuels :

    – Tableau des écogestes individuels : Carbone 4, Alexia Soyeux, rapport « Faire sa part », juin 2019

    – Tableau des émissions de gaz à effet de serre par aliment : Our world in data, Hannah Richie, article « You want to reduce the carbon footprint of your food? Focus on what you eat, not whether your food is local », janvier 2020

    – Tableau de l’impact environnemental du lait et des alternatives végétales au lait : Our world in data, Hannah Ritchie, article « Dairy vs. plant-based milk: what are the environmental impacts? », janvier 2022

    – Arbre décisionnel vitamine B12 : vegeclic.com

    Voir également l’étude suivante, qui étudie l’impact environnemental de l’alimentation (émission de GES, consommation d’eau, utilisation des sols, eutrophisation, biodiversité) selon la proportion de produits d’origine animale : Scarborough, P., Clark, M., Cobiac, L. et al. Vegans, vegetarians, fish-eaters and meat-eaters in the UK show discrepant environmental impacts. Nat Food 4, 565–574 (2023) – Je parlais de cette étude ici : https://sohan-tricoire.fr/etre-vegetarien-cest-meilleur-pour-lenvironnement/

    #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétarisme

  9. Être écolo jusque dans l’assiette !

    En ce jour d’ouverture de la COP30, parlons un peu d’écologie dans l’assiette !

    Si la plupart d’entre nous pense volontiers qu’être écolo en terme d’alimentation c’est manger bio, local et zéro déchet, nous somme encore trop peu à considérer le principal levier dont nous disposons, qui est la végétalisation des repas. Et c’est bien dommage, car réduire ou supprimer sa consommation de produits d’origine animale, c’est (de très loin!) l’écogeste individuel qui a le plus d’effet sur l’impact environnemental de nos repas, notamment en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les ressources en eau employées, mais aussi en atténuant l’impact sur la biodiversité.

    Loin de moi l’idée de vous dissuader de consommer local, bio et zéro déchet ! Ce sont des habitudes tout ce qu’il y a de plus louables et je vous encourage à les maintenir si vous les avez déjà adoptées. Mais pour optimiser l’impact environnemental de son assiette, rien ne vaut la réduction ou suppression de la viande et des produits laitiers, deux catégories d’aliments à l’impact environnemental désastreux.

    Cela nécessite de repenser son alimentation en intégrant notamment plus souvent des aliments végétaux riches en protéines et en fer, tel que les légumineuses (pois chiches, lentilles, soja, haricots secs…) et leurs variantes (pâtes de légumineuses, tofu, protéines de pois texturées, flocons de légumineuses…). Ce qui est à la fois plus écolo, moins onéreux et compatible avec une alimentation locale, bio et zéro déchet ! Tout en étant bien évidemment bénéfique en terme de bien-être animal, cela va sans dire.

    Il est par contre important d’avoir une certaine vigilance concernant la vitamine B12, car lorsque l’on consomme moins de 7 portions de viande ou de poisson par semaine, on s’expose à un risque de carence lié à un déficit d’apports alimentaires. Dans ce contexte, il suffit de prendre un complément de vitamine B12 (qui est issue de la synthèse bactérienne), en respectant les dosages recommandés selon votre âge. A ce sujet, je renvoie bien volontiers vers les notes scientifiques de l’ONAV sur les besoins en vitamine B12 des personnes flexitariennes, végétariennes et végétaliennes, mais aussi à Végéclic.com, outil en ligne d’aide à la prise en charge médicale de ces mêmes personnes. Et je vous encourage bien sûr à vous faire accompagner par un⸱e médecin ou diététicien⸱ne formé⸱e aux spécificités des alimentations végétales si vous en ressentez le besoin.

    Source des visuels :

    – Tableau des écogestes individuels : Carbone 4, Alexia Soyeux, rapport « Faire sa part », juin 2019

    – Tableau des émissions de gaz à effet de serre par aliment : Our world in data, Hannah Richie, article « You want to reduce the carbon footprint of your food? Focus on what you eat, not whether your food is local », janvier 2020

    – Tableau de l’impact environnemental du lait et des alternatives végétales au lait : Our world in data, Hannah Ritchie, article « Dairy vs. plant-based milk: what are the environmental impacts? », janvier 2022

    – Arbre décisionnel vitamine B12 : vegeclic.com

    Voir également l’étude suivante, qui étudie l’impact environnemental de l’alimentation (émission de GES, consommation d’eau, utilisation des sols, eutrophisation, biodiversité) selon la proportion de produits d’origine animale : Scarborough, P., Clark, M., Cobiac, L. et al. Vegans, vegetarians, fish-eaters and meat-eaters in the UK show discrepant environmental impacts. Nat Food 4, 565–574 (2023) – Je parlais de cette étude ici : https://sohan-tricoire.fr/etre-vegetarien-cest-meilleur-pour-lenvironnement/

    #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétarisme

  10. Mise à jour du rapport EAT Lancet !

    Ça y est, la commission scientifique EAT-Lancet a publié la mise à jour de ses travaux publiés il y a 6 ans déjà, sur des systèmes alimentaires justes, sains et durables !

    https://eatforum.org/update/eat-lancet-commission-warns-food-systems-breach-planetary-limits/

    Les points clés du rapport sont les suivants :

    – Des changements alimentaires globaux pourraient éviter plus de 15 millions de décès prématurés chaque année dans le monde. Cela passe par l’adoption d’un régime alimentaire équilibré faisant la part belle aux fruits, légumes, céréales complètes, graines oléagineuses et légumineuses, tout en réduisant drastiquement la consommation de viande, produits laitiers et aliments sucrés.

    – L’alimentation est le facteur qui contribue le plus au dépassement de 5 des 9 limites planétaires identifiées (changement climatique, préservation des écosystèmes, déforestation, acidification des océans etc…).

    – Les systèmes alimentaires sont responsables d’environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre ; leur transformation permettraient de réduire de plus de moitié ces émissions.

    – Moins de 1 % de la population mondiale vit actuellement dans un espace « safe » et juste, où les droits de la population et leurs besoins nutritionnels sont respectés.

    – Les 30 % des plus riches sont responsables de plus de 70 % des dégâts environnementaux causés par l’alimentation.

    Comme cela a été le cas lors de la publication de leurs précédents travaux, il faut s’attendre à voir leurs détracteurs (pour la plupart au service des lobbys de la viande ou des produits laitiers) dérouler leurs contenus de désinformation… Soyez donc vigilant.e.s dans les semaines à venir si vous êtes amené.e.s à lire ou écouter des contenu au sujet de EAT Lancet : prenez du recul et gardez votre esprit critique affûté ! A ce sujet, voir le rapport effarant de la Changing Markets Foudation, dont est issu le visuel partagé ci-dessous : https://changingmarkets.org/press-releases/un-rapport-majeur-sur-lalimentation-pour-la-sante-et-le-climat-est-menace-par-de-la-desinformation/

    #Diététique #Ecologie #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

  11. Reprise des consultations !

    Fini l’été, mais aussi fini la salariat ! Je reprends les consultations dès le mois d’octobre 🤗

    🍎 Diététicien·ne basé·e à Toulouse, je suis spécialisé·e dans l’accompagnement des personnes flexitariennes, végétariennes, végétaliennes ou souhaitant le devenir.

    🌍 Je consulte en visio uniquement, sans limite géographique donc.

    💰 Je pratique le prix libre, c’est à dire que je vous laisse choisir combien régler pour chaque consultation.

    🔍 Je m’attache à formuler des recommandations basées sur des preuves scientifiques, et à déconstruire les croyances dangereuses liées à des pratiques non éprouvées.

    💜 Je suis par ailleurs engagé·e contre toutes formes de discrimination (sexisme, racisme, grossophobie, transphobie, validisme…). J’essaie donc autant que possible d’adopter une posture inclusive à l’égard de toustes, et je m’inscris dans une démarche de constante amélioration à ce sujet.

    Si vous vous demandez pourquoi consulter, vous pouvez jeter un œil ici : Pourquoi consulter ?

    Si vous voulez prendre rendez-vous, c’est par ici : Tarif et prise de rendez-vous

    Si vous voulez en savoir plus sur moi (formations, liens d’intérêt…), c’est là : Qui suis-je ?

    #Diététique #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme

  12. Reprise des consultations !

    Fini l’été, mais aussi fini le salariat ! Je reprends les consultations dès le mois d’octobre 🤗

    🍎 Diététicien·ne basé·e à Toulouse, je suis spécialisé·e dans l’accompagnement des personnes flexitariennes, végétariennes, végétaliennes ou souhaitant le devenir.

    🌍 Je consulte en visio uniquement, sans limite géographique donc.

    💰 Je pratique le prix libre, c’est à dire que je vous laisse choisir combien régler pour chaque consultation.

    🔍 Je m’attache à formuler des recommandations basées sur des preuves scientifiques, et à déconstruire les croyances dangereuses liées à des pratiques non éprouvées.

    💜 Je suis par ailleurs engagé·e contre toutes formes de discrimination (sexisme, racisme, grossophobie, transphobie, validisme…). J’essaie donc autant que possible d’adopter une posture inclusive à l’égard de toustes, et je m’inscris dans une démarche de constante amélioration à ce sujet.

    Si vous vous demandez pourquoi consulter, vous pouvez jeter un œil ici : Pourquoi consulter ?

    Si vous voulez prendre rendez-vous, c’est par ici : Tarif et prise de rendez-vous

    Si vous voulez en savoir plus sur moi (formations, liens d’intérêt…), c’est là : Qui suis-je ?

    #Diététique #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme

  13. Reprise des consultations !

    Fini l’été, mais aussi fini la salariat ! Je reprends les consultations dès le mois d’octobre 🤗

    🍎 Diététicien·ne basé·e à Toulouse, je suis spécialisé·e dans l’accompagnement des personnes flexitariennes, végétariennes, végétaliennes ou souhaitant le devenir.

    🌍 Je consulte en visio uniquement, sans limite géographique donc.

    💰 Je pratique le prix libre, c’est à dire que je vous laisse choisir combien régler pour chaque consultation.

    🔍 Je m’attache à formuler des recommandations basées sur des preuves scientifiques, et à déconstruire les croyances dangereuses liées à des pratiques non éprouvées.

    💜 Je suis par ailleurs engagé·e contre toutes formes de discrimination (sexisme, racisme, grossophobie, transphobie, validisme…). J’essaie donc autant que possible d’adopter une posture inclusive à l’égard de toustes, et je m’inscris dans une démarche de constante amélioration à ce sujet.

    Si vous vous demandez pourquoi consulter, vous pouvez jeter un œil ici : Pourquoi consulter ?

    Si vous voulez prendre rendez-vous, c’est par ici : Tarif et prise de rendez-vous

    Si vous voulez en savoir plus sur moi (formations, liens d’intérêt…), c’est là : Qui suis-je ?

    #Diététique #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme

  14. Reprise des consultations !

    Fini l’été, mais aussi fini la salariat ! Je reprends les consultations dès le mois d’octobre 🤗

    🍎 Diététicien·ne basé·e à Toulouse, je suis spécialisé·e dans l’accompagnement des personnes flexitariennes, végétariennes, végétaliennes ou souhaitant le devenir.

    🌍 Je consulte en visio uniquement, sans limite géographique donc.

    💰 Je pratique le prix libre, c’est à dire que je vous laisse choisir combien régler pour chaque consultation.

    🔍 Je m’attache à formuler des recommandations basées sur des preuves scientifiques, et à déconstruire les croyances dangereuses liées à des pratiques non éprouvées.

    💜 Je suis par ailleurs engagé·e contre toutes formes de discrimination (sexisme, racisme, grossophobie, transphobie, validisme…). J’essaie donc autant que possible d’adopter une posture inclusive à l’égard de toustes, et je m’inscris dans une démarche de constante amélioration à ce sujet.

    Si vous vous demandez pourquoi consulter, vous pouvez jeter un œil ici : Pourquoi consulter ?

    Si vous voulez prendre rendez-vous, c’est par ici : Tarif et prise de rendez-vous

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    #Diététique #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme

  15. L’ANSES publie enfin des recommandations nutritionnelles pour les personnes végé !

    Vous avez dû voir passer la nouvelle : le groupe de travail de l’ANSES qui travaillait depuis de longues années sur les populations végétariennes a enfin publié ses recommandations nutritionnelles !

    Je n’ai pas eu le temps d’aller lire tout cela dans le détail pour l’instant, mais je vous renvoie bien volontiers vers la synthèse qu’en a fait l’Observatoire National des Alimentations Végétales (ONAV), à lire ici : https://lonav.fr/resume-des-recommandations-de-lanses-pour-les-alimentations-vegetariennes/

    L’autre actualité qui a fait beaucoup de bruit, c’est la publication, hier, du rapport de l’ANSES sur la consommation en isoflavones, dont le soja est le plus grand vecteur dans la population humaine. L’ANSES recommande en effet d’éviter de servir des aliments à base de soja dans la restauration collective, quelque soit l’âge des convives, craignant une surconsommation délétère. Ces conclusions contreviennent à celles publiées par l’ONAV dans sa position de 2024 (à lire ici : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-consommation-alimentaire-de-soja-et-a-son-action-sur-la-sante-humaine/). L’ONAV a d’ailleurs immédiatement réagi au rapport récent de l’ANSES en publiant aujourd’hui un article critique fourni rédigé par le Dr Demange, que vous pouvez lire par ici si le sujet vous intéresse : https://lonav.fr/analyse-critique-avis-anses-isoflavones-soja-restauration-collective/

    Bonne lecture !

    #Diététique #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

  16. L’ANSES publie enfin des recommandations nutritionnelles pour les personnes végé !

    Vous avez dû voir passer la nouvelle : le groupe de travail de l’ANSES qui travaillait depuis de longues années sur les populations végétariennes a enfin publié ses recommandations nutritionnelles !

    Je n’ai pas eu le temps d’aller lire tout cela dans le détail pour l’instant, mais je vous renvoie bien volontiers vers la synthèse qu’en a fait l’Observatoire National des Alimentations Végétales (ONAV), à lire ici : https://lonav.fr/resume-des-recommandations-de-lanses-pour-les-alimentations-vegetariennes/

    L’autre actualité qui a fait beaucoup de bruit, c’est la publication, hier, du rapport de l’ANSES sur la consommation en isoflavones, dont le soja est le plus grand vecteur dans la population humaine. L’ANSES recommande en effet d’éviter de servir des aliments à base de soja dans la restauration collective, quelque soit l’âge des convives, craignant une surconsommation délétère. Ces conclusions contreviennent à celles publiées par l’ONAV dans sa position de 2024 (à lire ici : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-consommation-alimentaire-de-soja-et-a-son-action-sur-la-sante-humaine/). L’ONAV a d’ailleurs immédiatement réagi au rapport récent de l’ANSES en publiant aujourd’hui un article critique fourni rédigé par le Dr Demange, que vous pouvez lire par ici si le sujet vous intéresse : https://lonav.fr/analyse-critique-avis-anses-isoflavones-soja-restauration-collective/

    Bonne lecture !

    #Diététique #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

  17. L’ANSES publie enfin des recommandations nutritionnelles pour les personnes végé !

    Vous avez dû voir passer la nouvelle : le groupe de travail de l’ANSES qui travaillait depuis de longues années sur les populations végétariennes a enfin publié ses recommandations nutritionnelles !

    Je n’ai pas eu le temps d’aller lire tout cela dans le détail pour l’instant, mais je vous renvoie bien volontiers vers la synthèse qu’en a fait l’Observatoire National des Alimentations Végétales (ONAV), à lire ici : https://lonav.fr/resume-des-recommandations-de-lanses-pour-les-alimentations-vegetariennes/

    L’autre actualité qui a fait beaucoup de bruit, c’est la publication, hier, du rapport de l’ANSES sur la consommation en isoflavones, dont le soja est le plus grand vecteur dans la population humaine. L’ANSES recommande en effet d’éviter de servir des aliments à base de soja dans la restauration collective, quelque soit l’âge des convives, craignant une surconsommation délétère. Ces conclusions contreviennent à celles publiées par l’ONAV dans sa position de 2024 (à lire ici : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-consommation-alimentaire-de-soja-et-a-son-action-sur-la-sante-humaine/). L’ONAV a d’ailleurs immédiatement réagi au rapport récent de l’ANSES en publiant aujourd’hui un article critique fourni rédigé par le Dr Demange, que vous pouvez lire par ici si le sujet vous intéresse : https://lonav.fr/analyse-critique-avis-anses-isoflavones-soja-restauration-collective/

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  18. L’ANSES publie enfin des recommandations nutritionnelles pour les personnes végé !

    Vous avez dû voir passer la nouvelle : le groupe de travail de l’ANSES qui travaillait depuis de longues années sur les populations végétariennes a enfin publié ses recommandations nutritionnelles !

    Je n’ai pas eu le temps d’aller lire tout cela dans le détail pour l’instant, mais je vous renvoie bien volontiers vers la synthèse qu’en a fait l’Observatoire National des Alimentations Végétales (ONAV), à lire ici : https://lonav.fr/resume-des-recommandations-de-lanses-pour-les-alimentations-vegetariennes/

    L’autre actualité qui a fait beaucoup de bruit, c’est la publication, hier, du rapport de l’ANSES sur la consommation en isoflavones, dont le soja est le plus grand vecteur dans la population humaine. L’ANSES recommande en effet d’éviter de servir des aliments à base de soja dans la restauration collective, quelque soit l’âge des convives, craignant une surconsommation délétère. Ces conclusions contreviennent à celles publiées par l’ONAV dans sa position de 2024 (à lire ici : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-consommation-alimentaire-de-soja-et-a-son-action-sur-la-sante-humaine/). L’ONAV a d’ailleurs immédiatement réagi au rapport récent de l’ANSES en publiant aujourd’hui un article critique fourni rédigé par le Dr Demange, que vous pouvez lire par ici si le sujet vous intéresse : https://lonav.fr/analyse-critique-avis-anses-isoflavones-soja-restauration-collective/

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    #Diététique #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

  19. Se former pour accompagner au mieux les personnes végé

    C’est avec une joie immense que je partage avec vous la nouvelle : la formation de Virginie Bach est de nouveau en ligne ! Après quelques mois passés à la mettre à jour et à lui préparer un espace de diffusion plus convenable, voici de nouveau accessible LA formation destinée aux médecins et diététicien·nes qui souhaitent optimiser le prise en charge de leur patient·es flexitarien·nes, végétarien·nes ou végétalien·nes de tout âge : https://virginiebach.fr/formations/

    Pour avoir suivi la précédente édition de cette formation, je peux vous assurer qu’elle est tout d’abord facile d’accès car elle est dispensée en distanciel, en e-learning. Ce qui signifie que vous pouvez la suivre tranquillement installé·e chez vous, à votre rythme, quand vous voulez et quand vous pouvez. Elle est d’ailleurs très accessible financièrement également puisqu’elle est commercialisée à 149€ (avec un tarif préférentiel à 99€ pour les adhérent·es de l’ONAV et abonné·es MonSuiviDiet).

    Cette formation a été créée et mise à jour par Virginie Bach, diététicienne membre du conseil scientifique de l’ONAV, l’Observatoire National des Alimentations Végétales. Et clairement, on sent qu’il y a eu un travail monstrueux pour préparer cette formation ! Toutes les données sont sourcées, et à la fin de chaque séquence on peut retrouver les publications scientifiques qui servent de fondement à la formation, dans le cas où on voudrait aller les lire ensuite. D’ailleurs une petite partie de la formation est dédiée à la compréhension des études sur la nutrition, ce qui est un vrai « plus » !

    Un point très positif, c’est que Virginie est précautionneuse et prudente dans ses affirmations, et elle sait faire preuve de nuances pour aborder la complexité et la diversité des alimentations à dominante végétale. On est bien loin des clichés et des dogmes, là on est vraiment dans une approche méthodique et scientifique de la nutrition.

    Et la formation est très complète ! Les nutriments clés sont longuement détaillés, avec une attention toute particulière portée à la vitamine B12 bien évidemment, mais aussi, entre autres, aux protéines, aux acides gras, au fer et au calcium. Dans une autre longue partie, les spécificités liées aux nourrissons, aux enfants, aux personnes enceintes et allaitantes et aux personnes âgées sont également abordées, avec plusieurs cas cliniques. Virginie n’oublie pas de faire aussi un point sur les liens entre alimentation végé et santé, notamment en parlant du diabète, des cancers, des maladies inflammatoires chroniques des intestins et des maladies cardiovasculaires, avec un focus spécifique sur le syndrome de l’intestin irritable et le régime FODMAPs. Il y a même une partie très pertinente sur les liens entre alimentation végétale et troubles du comportement alimentaire. Dans une autre partie, il est aussi question des mythes autour de l’alimentation « naturelle », et Virginie profite de ce sujet pour aborder la question des aliments transformés, et plus précisément des simili viandes, simili poissons ou simili fromages. Et la formation se termine sur une partie très pratique, qui passe en revue les incontournables des alimentations végé, en faisant notamment un focus sur le soja et les mythes qui l’entourent.

    Et pour s’assurer que l’on a bien compris et vérifier ce que l’on a retenu, il y a après chaque séquence un petit quiz qu’il faut réussir pour passer à la séquence suivante.

    Au total, il y a pas moins de 12h de cours à visionner ! A mon sens il manque juste une toute petite partie sur les populations sportives, et là ça serait parfaitement parfait !

    Vous l’aurez compris, je vous recommande vivement cette formation. Elle m’a passionné autant dans la théorie que dans sa dimension pratique, et je ne doute pas qu’elle vous passionnera également ! N’hésitez pas à en parler autour de vous 😉

    Au passage, j’en profite pour formuler un grand merci à Virginie Bach qui a travaillé d’arrache-pied pour réaliser cette formation et la mettre à jour, bravo pour ce travail d’intérêt général !

    #Diététique #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

  20. 4 conseils clés pour devenir ou rester végétarien·ne !

    Des personnes végétariennes ou végétaliennes, il y en a de plus en plus… Mais des personnes qui ne le sont plus… il y en a plein aussi. Pour ce qui me concerne, j’ai très régulièrement en consultation diététique des patient.es qui me disent avoir été végétariennes ou végétaliennes, mais qui remangent de la viande et d’autres produits d’origine animale pour tout un tas de raisons différentes. Pourtant, ces personnes me semblent toutes partager des motivations assez fortes, dont on pourrait imaginer qu’elles seraient suffisantes pour tenir une telle alimentation dans la durée. Sauf que dans la pratique… parfois pas. Alors je me suis interrogé.e à ce sujet et j’ai enquêté !

    Mais avant de vous faire part de mes trouvailles, je précise que si vous avez envie d’aller à l’essentiel, n’hésitez pas à sauter mon blabla préalable pour aller directement à la deuxième partie de cet article, dans laquelle je propose une synthèse en quatre points-clés, avec pas mal de conseils pratiques pour aider les personnes qui le souhaitent à devenir ou rester durablement végétariennes ou végétaliennes.

    Bon, si vous êtes encore là, c’est sûrement parce que ça vous intéresse de rentrer dans le détail avec moi. Alors c’est parti pour quelques recherches sur ce qui nous interroge aujourd’hui ! J’ai commencé à creuser le sujet en lisant le rapport de l’enquête IFOP pour France Agrimer publié en 2020, dans lequel il s’avère qu’on a un début de réponse, puisque, parmi les questions posées dans cette enquête sur les personnes végétariennes et flexitariennes qui vivent en France, il y en avait qui portaient justement sur les raisons qui ont conduit certaines personnes à abandonner le végétarisme ou le végétalisme. Parmi les personnes concernées, la principale raison invoquée, c’était les « difficultés à partager leurs repas avec leur entourage n’ayant pas le même type de régime alimentaire ». En bref, un manque de convivialité et une distance qui s’installe vis à vis de ses proches. La deuxième raison invoquée, ce sont des problèmes de santé. Mais malheureusement, le questionnaire ne permet pas de savoir lesquels ni de déterminer la réalité ou la gravité de ces problèmes de santé… Et en troisième position, on trouve invoquées des difficultés d’organisation pour cuisiner et faire les courses, ainsi que des difficultés pour manger à l’extérieur, au restaurant notamment.

    Un truc intéressant à noter, c’est que ces raisons n’ont absolument rien à voir avec les raisons invoquées par les personnes qui mangent de la viande lorsqu’on leur demande pourquoi elles ne sont pas végétariennes. Personnellement je m’attendais à ce que ce soit un peu comparable, mais en fait, pas du tout ! Les personnes ayant une alimentation carnée répondent massivement que si elles ne sont pas végétariennes, c’est simplement parce qu’elles aiment beaucoup trop la viande et le poisson pour s’en passer…

    Bref, pour revenir au sujet principal, à savoir l’abandon du végétarisme et du végétalisme, je dois avouer que l’enquête FranceAgrimer ne me satisfait pas vraiment. Déjà parce que l’échantillon des personnes anciennement végétariennes ou végétaliennes est très petit, mais aussi parce que le questionnaire de l’institut de sondage me semble pas mal foireux par moment… comme tous les sondages en fait ^^

    Mais du coup, c’est un bon prétexte pour aller se plonger dans la littérature scientifique et voir ce que les chercheurs et chercheuses ont à nous dire au sujet des personnes qui choisissent de remanger de la viande, du poisson ou d’autres aliments d’origine animale ! Et ça tombe bien, parce qu’il y a quelques études sympathiques à ce sujet dont j’aimerais partager les conclusions avec vous, parce que les chercheurs et chercheuses ont identifié plusieurs facteurs clés jouant un rôle dans le maintien du choix d’une alimentation végétarienne ou végétalienne. Si vous voulez aller lire les études auxquelles je me réfère, je mets comme toujours toutes les ressources en notes de bas de page. Mais en attendant, je vais vous en livrer ici un résumé en sept points.

    1. Motivations éthiques VS motivations de santé ou environnementales

    Le premier point concerne les motivations. Et sans surprise, les motivations à l’origine de ce choix ont un impact majeur sur l’adhésion à une alimentation végétalisée. Les motivations écologistes et animalistes sont comparables en ce qu’elles sont impliquées dans une dynamique pro-sociale, voire morale, à l’inverse des motivations de santé, qui sont, elles, personnelles et centrées sur soi. Cependant, les personnes qui végétalisent leur alimentation pour des raisons de santé ou des motifs écologistes sont globalement moins dégoûtées par la viande que celles qui le font pour des considérations animalistes. Elles ont donc tendance à plus facilement abandonner le végétarisme ou faire des entorses à leur régime.

    Il ressort aussi des études menées à ce sujet qu’en comparaison avec des personnes motivées par la santé, les personnes qui choisissent de végétaliser leur alimentation pour des raisons éthiques adhérent plus longtemps au régime choisi. D’ailleurs les personnes qui restent végétariennes cumulent souvent plusieurs facteurs de motivation, en plus du bien-être animal : elles sont globalement aussi intéressées par l’impact de leur alimentation sur l’émission de gaz à effet de serre, sur l’eau nécessaire pour produire leurs aliments, sur les effets de leur choix alimentaires sur leur santé etc.

    Et puis, les personnes qui parviennent à maintenir une alimentation végétale sont généralement convaincues que leurs choix alimentaires ont un impact positif sur la condition animale, la protection de l’environnement et les valeurs politiques qu’elles défendent. Cela aide sans aucun doute à persévérer dans leurs choix alimentaires.

    2. Un régime alimentaire qui fait partie de son identité

    Un autre facteur important mentionné dans les études scientifiques, c’est le fait de considérer son régime alimentaire comme faisant partie intégrante de son identité sociale, voire politique : cela semble être un point commun aux personnes qui parviennent à rester végétariennes ou végétaliennes dans le temps. Et c’est assez logique, puisque c’est moins coûteux d’abandonner le végétarisme ou le végétalisme si on ne considère pas que cela est important au point d’être une composante de son identité.

    A noter à ce sujet que, les personnes qui sont végétariennes ou végétaliennes pour des raisons éthiques ont tendance à s’identifier plus fortement à leur régime alimentaire que celles qui le sont pour des raisons de santé. Ce qui peut aussi contribuer à expliquer pourquoi elles adhérent généralement plus longtemps à ce type d’alimentation.

    En bref, s’identifier socialement comme végétarien.ne, végétalien.ne ou végane, ça aide à maintenir une alimentation végétarienne ou végétalienne, puisque faire des écarts reviendrait alors à trahir sa propre identité.

    3. L’importance du soutien et de l’approbation sociale

    Au delà de la dimension identitaire, les chercheurs et chercheuses qui ont travaillé sur ce sujet mettent également en avant l’importance du soutien et de l’approbation sociale. Le manque de soutien émotionnel et pratique que peuvent ressentir les personnes qui souhaitent végétaliser leur alimentation de manière isolée peut en partie expliquer pourquoi elles ne parviennent pas à passer au végétarisme ou pourquoi elles finissent par remanger des produits d’origine animale.

    C’est notamment le cas de certaines personnes qui ne bénéficient pas du soutien de leurs proches non impliqué.es dans une démarche de végétalisation de l’alimentation. L’acceptation sociale de la transition alimentaire vers le végétarisme ou le végétalisme est en effet un facteur clé de son maintien sur la durée.

    A ce titre, le fait d’être membre d’un groupe de personnes végétariennes, végétaliennes ou véganes par exemple (que ce soit un groupe d’ami.es, de personnes militantes ou un groupe sur les réseaux sociaux…) semble aider à transitionner vers une alimentation plus végétale et à maintenir une telle alimentation, tout en contribuant à un sentiment d’appartenance identitaire. Le soutien social que l’on peut obtenir dans un tel groupe facilite l’accès à une nouvelle façon de manger en permettant de partager des astuces pour surmonter d’éventuelles difficultés de préparation en cuisine ou d’approvisionnement, mais aussi pour surmonter le manque d’imagination pour composer des repas ou bien encore des fringales de produits d’origine animale. Au sein d’un tel groupe, on peut aussi échanger des conseils pour communiquer avec des proches qui questionneraient voire jugeraient ces choix alimentaires, pour obtenir du réconfort lorsque l’on se sent seul.e face à l’ampleur de la souffrance animale, ou bien encore pour développer ses connaissances éthiques et politiques et ainsi affirmer ses choix alimentaires.

    4. Transition alimentaire abrupte VS progressive

    Autre point clé : la vitesse à laquelle on opère la transition vers une alimentation plus végétale. Plusieurs études suggèrent en effet qu’une transition alimentaire abrupte est défavorable au maintien dans le temps d’un régime végétalisé. Le fait de réduire progressivement sa consommation de viande, poisson et produits d’origine animale semble rendre la transition plus facile et durable, notamment car ce choix alimentaire s’inscrit à contre-courant de la culture dominante et nécessite donc de nombreuses adaptations.

    Procéder étape par étape permet de surmonter une à une les difficultés pour adapter ses recettes favorites, repenser l’équilibre de ses repas, changer de rayon pour faire ses courses, découvrir de nouvelles saveurs en goûtant de nouveaux aliments, tester de nouveaux restaurants près de chez soi… en bref, pour remplacer ses anciennes habitudes alimentaires par des nouvelles.

    Autrement dit, adopter des changements alimentaires graduels vers une alimentation plus végétale permettrait de rendre ces changements plus stables et pérennes que de procéder de manière précipitée.

    5. (In)disponibilité des alternatives végétales

    Un autre facteur souvent impliqué dans l’abandon du végétarisme ou du végétalisme, c’est la difficulté à trouver des alternatives végétales satisfaisantes dans les commerces ou restaurants. Bien que de moins en moins forte avec le développement rapide des alternatives végétales, cette barrière amène certaines personnes à faire preuve de souplesse dans leurs choix alimentaires, en visant des objectifs moins restrictifs mais perçus comme plus réalisables (par exemple avoir une alimentation végétalienne à la maison, et végétarienne à l’extérieur). Pour d’autres personnes, cela peut les conduire à complètement abandonner la végétalisation de leur alimentation : partisanes de la loi du « tout ou rien », ces personnes préfèrent finalement manger de la viande plusieurs fois par semaine, faute de parvenir à maintenir dans le temps une alimentation strictement végétale…

    Pour empêcher ce désengagement face aux difficultés d’approvisionnement et de consommation, le fait d’adopter une alimentation plus végétale de manière graduelle peut là encore aider à surmonter les barrières une à une, en mettant en place des stratégies d’adaptation progressivement, ce qui peut limiter les abandons en cours de démarche.

    6. Facteurs psychologiques

    Quelques études pointent aussi du doigt des facteurs psychologiques intéressants, à savoir que les personnes qui parviennent à rester végétariennes ou végétaliennes attacheraient plus d’importance que les autres au fait d’agir en accord avec leurs valeurs, qu’elles auraient des aptitudes d’auto-régulation plus marquées et qu’elles auraient plus confiance en leur démarche dans le choix de leur régime alimentaire que celles qui adoptent d’autres régimes.

    7. Effets sur la santé

    Enfin, de manière extrêmement anecdotique, certaines études (à vrai dire je n’en ai trouvé que deux) mentionnent le retour à la consommation de produits d’origine animale en raison des effets sur la santé des régimes végétalisés. Que ce soit en raison des symptômes d’une carence avérée (en vitamine B12 par exemple), ou en raison d’une crainte infondée de carence (en protéines ou en fer notamment). A ce sujet, il me faut préciser qu’une alimentation végétarienne ou végétalienne équilibrée et correctement supplémentée n’expose pas à un risque majoré de problèmes de santé. En la matière, il convient donc de prendre conseil auprès d’un.e diététicien.ne formé.e aux spécificités des alimentations végétales pour équilibrer au mieux son alimentation et prévenir les carences qui peuvent aisément être évitées… Mais à ce sujet, je vous en dirai plus dans la seconde partie de cet article !

    Et ça tombe bien, puisque nous y sommes enfin, dans la deuxième partie de cet article !

    Après avoir lu toutes ces études et pris le temps de cogiter à ce sujet, j’ai dégagé ce qui me semble être les 4 conseils clés à donner à une personne qui voudrait adopter durablement une alimentation végétarienne ou végétalienne. Je vais donc articuler la suite de mon propos autour de 4 recommandations principales. Je vais mentionner tout un tas de ressources que je pense utiles dans cette démarche, et que je vous invite à découvrir en suivant les liens cliquables si ça vous intéresse pour vous-même, ou pour faire suivre à des personnes qui peinent à arrêter de consommer de la viande ou à rester végétariennes.

    1. Se décentrer de soi-même, s’intéresser aux animaux non-humains, premiers bénéficiaires de la démarche qui consiste à végétaliser son assiette !

    Mon premier conseil, consiste à vous encourager à apprendre à mieux connaître les animaux non-humains exploités pour produire de la viande ou d’autres aliments d’origine animale. S’intéresser de plus près à leur vie sociale, leur intelligence, leurs cultures, leurs aptitudes à interagir et à communiquer entre eux ou avec nous, leurs aptitudes à ressentir des émotions positives ou de la souffrance (physique comme psychologique) permet de progressivement développer notre empathie à leur égard.

    Percevoir les vaches, cochons, poissons, poules, chevaux, crevettes, canards, lapins, crabes, moutons et autres animaux exploités pour nous nourrir comme les individus qu’ils sont, et non plus comme une bloc uniforme sous couvert d’espèce, c’est aussi une étape importante pour les considérer moralement et cesser de les consommer.

    Dans cette logique, s’exposer à la réalité des souffrances induites par les conditions d’exploitation permet de développer une posture plus affirmée dans le choix de ne plus cautionner en consommant les aliments produits dans le cadre de cette exploitation. S’informer sur les conditions d’élevage, de reproduction, de transport et d’abattage, ça aide donc à maintenir dans le temps une alimentation végétalisée.

    Il existe énormément de ressources pour mieux connaître tous ces individus, mais je me permets d’en recommander quelques unes que je trouve vraiment bien faites, notamment l’ouvrage « Les cerveaux de la ferme » par Layla Benabid et Sébastien Moro, ainsi que l’ouvrage « Les paupières des poissons », par Fanny Vaucher et Sébastien Moro. Ce dernier vulgarise aussi tout un tas d’infos passionnantes sur les animaux non-humains dans des conférences données à droite à gauche, et sur sa chaîne YouTube « Cervelle d’oiseau ». Et pour s’informer sur les conditions d’exploitation, il y a par exemple les fiches synthétiques mises en ligne par L214.

    2. Développer ses connaissances en éthique animale et repolitiser le choix d’une alimentation plus végétale !

    Mon second conseil, c’est de vous encourager à développer les motivations éthiques et politiques derrière le choix d’adopter une alimentation plus végétale, puisque ce sont celles qui permettent de maintenir le plus durablement ce choix. Pour ce faire, il est important de repolitiser ce choix en l’inscrivant dans une démarche progressiste de lutte contre le suprémacisme humain. Il est donc primordial de se renseigner à la fois sur le concept de sentience et ses implications en termes de philosophie éthique (notamment le sentientisme), mais aussi sur les mécanismes de domination et de discrimination à l’œuvre dans l’idéologie spéciste… et leur corollaire : l’antispécisme.

    Il existe de nombreuses ressources qualitatives à ce sujet, dont je vous propose quelques unes de mes préférées. A commencer par l’excellent (bien que très court) ouvrage « L’antispécisme » par Valérie Giroux, le génialissime podcast sur le spécisme « Comme un poisson dans l’eau », mais aussi les capsules audio percutantes et pertinentes de la chaîne « Réplique Éthique », les fiches info synthétiques de Florence Dellerie (sur son site « Questions animalistes »), ainsi que les incontournables replays des estivales de la question animale et les innombrables articles des revues « L’amorce » et « Les cahiers antispécistes ».

    Pour ce qui est de la philosophie morale, il y a de très chouettes vidéos à ce sujet sur les chaînes de Monsieur Phi et de Yohann Hoarau. Et concernant plus spécifiquement la sentience et le sentientisme, je renvoie volontiers vers toutes les interventions de Victor Duran le Peuch (en particulier celle-ci), qui vulgarise de manière extrêmement claire à ce sujet. Et plus globalement je conseille aussi le site sentience.pm, qui regorge de ressources sur la sentience et le sentientisme.

    D’ailleurs, quitte à parler d’idéologie politique, je suis tombé.e sur des publications scientifiques intéressantes dans lesquelles des chercheurs ont montré que plus une personne est située à droite de l’échiquier politique, plus elle consomme de produits d’origine animale, et plus elle risque de remanger de la viande un jour si elle tente d’adopter une alimentation végétarienne ou végétalienne. Ceci s’explique notamment par le fait que les personnes les plus conservatrices accordent globalement moins d’intérêt aux considérations de justice sociale (y compris dans la démarche de végétalisation de leur alimentation), et qu’elles bénéficient de moins de soutien de leurs proches, plus souvent opposé.es aux régimes végétalisés… Bref, je dis ça, je dis rien… mais ça fait quand même beaucoup écho avec l’étude dont j’avais parlé il y a quelques mois et qui, comme d’autres, faisait un lien évident entre idéologies politiques de droite et anti-véganisme…

    3. S’entourer de personnes végétariennes, végétaliennes, véganes !

    Mon troisième conseil consiste à vous encourager à vous entourer de plus de personnes végétariennes, végétaliennes et véganes. Que ce soit à travers des évènements associatifs, festifs ou militants, des groupes thématiques sur les réseaux sociaux, sur des sites de rencontres… l’idée c’est de pouvoir bénéficier d’une dynamique collective de solidarité et de soutien et de tisser des liens sociaux avec des personnes qui vivent des choses similaires. S’entourer de personnes végé, ça aide à se sentir moins isolé.e quand on souffre notamment de la distance qui s’instaure vis à vis de ses proches non concerné.es. C’est aussi une belle opportunité pour développer de nouvelles amitiés, échanger des astuces, s’informer sur les enjeux éthiques et politiques des alimentations végétales etc.

    Le choix du végétarisme ou du végétalisme étant une posture très minoritaire, c’est clairement un soutien immense de s’entourer de personnes devant affronter les mêmes difficultés et avec qui on partage au moins une partie de nos valeurs éthiques.

    Bref, regardez ce qui se fait autour de chez vous et n’hésitez pas à vous rapprocher d’une asso étudiante animaliste, d’un collectif activiste antispéciste, d’un pique-nique végétarien ou végétalien, d’une vegan place… mais aussi des nombreux groupes thématiques sur les réseaux sociaux !

    4. Prendre soin de son équilibre nutritionnel (et prendre sa B12 !)

    Bon, mon dernier conseil, il sort un peu du lot car il ne transparaît pas tant que ça dans les études que j’ai passées en revue… mais il me semble tout de même essentiel : je vous encourage vivement à développer quelques connaissances de base concernant l’équilibre nutritionnel végétarien ou végétalien. Parce que, contrairement aux idées reçues qui circulent encore largement (y compris chez de nombreux.ses professionnel.les de santé…), non, choisir d’être végétarien.ne ou végétalien.ne ne vous met pas en danger…à la condition d’avoir une alimentation équilibrée et de choisir les compléments alimentaires adaptés à vos besoins (la fameuse vitamine B12 notamment!).

    Pour balayer quelques unes des idées reçues les plus coriaces, je vous renvoie notamment à l’article où j’abordais les croyances que je pense être les plus courantes au sujet des alimentations végétales, par exemple celles concernant l’association céréales/légumineuses, les dangers du soja et des aliments transformés et la complémentation en vitamine B12 chez les personnes végétariennes et flexitariennes.

    Mais pour aller beaucoup plus loin, je vous recommande la lecture de l’ouvrage en deux tomes de Léa Lebrun et Fabien Badariotti : « La meilleure façon de manger végétal » et « La science de l’alimentation végétale ». A mon sens, c’est l’ouvrage francophone de référence à ce sujet : vous y trouverez presque toutes les informations théoriques et pratiques sur l’équilibre nutritionnel dans le cadre d’une alimentation végétarienne ou végétalienne.

    Ceci étant, si vous avez des interrogations ou des inquiétudes concernant votre situation individuelle, ou bien concernant une situation particulière comme l’équilibre nutritionnel chez un enfant, une personne enceinte ou une personne atteinte de telle ou telle maladie, le mieux reste de consulter un.e professionnel.le de santé formé.e aux spécificités des alimentations végétales (car malheureusement, toustes les pro de santé ne sont pas au point à ce sujet, et certain.es disent encore des bêtises énormes…). Si vous cherchez par exemple un.e diététicien.ne pour vous aider à équilibrer vos repas dans le cadre d’une alimentation végétarienne ou végétalienne, pour vous aider à faire des changements progressifs, respectueux de vos besoins nutritionnels, de vos valeurs et de vos contraintes personnelles, pour répondre à vos questions, vous rassurer ou vous orienter vers les choix alimentaires les plus adaptés à votre situation individuelle, vous pouvez regarder sur le répertoire en ligne de l’ONAV (l’Observatoire National des Alimentations Végétales) si vous trouvez un.e diététicien.ne qui exerce près de chez vous ou qui exerce, comme moi, à distance !

    Bon, vous vous en doutez, des conseils je pourrais encore en donner à la pelle… mais il a bien fallu que je fasse des choix pour que cet article reste digeste et pas trop long ! Alors j’espère que ces recommandations que je pense essentielles vous auront semblé utiles, et si c’est le cas, je vous invite à les partager largement autour de vous.

    Sources :

    Rapport « Végétariens et flexitariens en France en 2020 », enquête IFOP pour FranceAgriMer, 2021 : https://www.franceagrimer.fr/Actualite/Etablissement/2021/VEGETARIENS-ET-FLEXITARIENS-EN-FRANCE-EN-2020

    Ruehlman LS, Karoly P. Adherence versus striving to adhere to vegan, vegetarian, or pescatarian diets: Applying a goal-centered, self-regulatory framework. J Health Psychol. 2022 Aug;27(9):2236-2246. doi: 10.1177/13591053221111976. Epub 2022 Jun 30. PMID: 35770848.

    Haverstock K, Forgays DK. To eat or not to eat. A comparison of current and former animal product limiters. Appetite. 2012 Jun;58(3):1030-6. doi: 10.1016/j.appet.2012.02.048. Epub 2012 Mar 2. PMID: 22387715.

    Williams E, Vardavoulia A, Lally P, Gardner B. Experiences of initiating and maintaining a vegan diet among young adults: A qualitative study. Appetite. 2023 Jan 1;180:106357. doi: 10.1016/j.appet.2022.106357. Epub 2022 Oct 29. PMID: 36341862.

    Barr SI, Chapman GE. Perceptions and practices of self-defined current vegetarian, former vegetarian, and nonvegetarian women. J Am Diet Assoc. 2002 Mar;102(3):354-60. doi: 10.1016/s0002-8223(02)90083-0. PMID: 11902368.

    Markowski KL. Identity processes and food choice: predictors of dietary lapses among ethical and health vegans. J Soc Psychol. 2023 May 4;163(3):294-310. doi: 10.1080/00224545.2022.2105194. Epub 2022 Aug 7. PMID: 35938609.

    Cruwys T, Norwood R, Chachay VS, Ntontis E, Sheffield J. « An Important Part of Who I am »: The Predictors of Dietary Adherence among Weight-Loss, Vegetarian, Vegan, Paleo, and Gluten-Free Dietary Groups. Nutrients. 2020 Apr 1;12(4):970. doi: 10.3390/nu12040970. PMID: 32244576; PMCID: PMC7231009.

    Hodson G, Earle M. Conservatism predicts lapses from vegetarian/vegan diets to meat consumption (through lower social justice concerns and social support). Appetite. 2018 Jan 1;120:75-81. doi: 10.1016/j.appet.2017.08.027. Epub 2017 Aug 30. PMID: 28859869.

    Rosenfeld D. L. (2019). Why some choose the vegetarian option: are all ethical motivations the same? Motiv. Emot. 43, 403–411. 10.1007/s11031-018-9747-6

    Vestergren S, Uysal MS. Beyond the Choice of What You Put in Your Mouth: A Systematic Mapping Review of Veganism and Vegan Identity. Front Psychol. 2022 Jun 10;13:848434. doi: 10.3389/fpsyg.2022.848434. PMID: 35756214; PMCID: PMC9231820.

    #Diététique #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

  21. Végétarisme, végétalisme : quelques idées reçues

    Aujourd’hui je voudrais prendre le temps de revenir point par point sur plusieurs idées reçues qui circulent au sujet des alimentations végétales, que ce soit dans les médias, sur les réseaux sociaux ou bien encore… chez les professionnel.les de santé.

    Il me semble que cela pourra vous intéresser si vous avez vous-même une alimentation végétarienne ou végétalienne, si en tant que diététicien.ne vous accompagnez régulièrement des personnes ayant une alimentation à dominante végétale, ou plus globalement si vous faites preuve de curiosité au sujet de ces alimentations.

    On va aborder les croyances que je pense être les plus courantes au sujet des alimentations végétales, et il y en a beaucoup… On va parler (entre autres choses) de l’association céréales/légumineuses, des dangers du soja, des produits laitiers et des aliments transformés, des sources végétales de vitamine B12, des bienfaits de l’alimentation crue, de diète alcalinisante… et essayer de démêler le vrai du faux dans tout ça.

    Du coup, n’hésitez pas à naviguer d’une thématique à l’autre selon ce qui vous intéresse (…ou pas). Et comme d’habitude, je mets en bas de pages toutes les sources.

    Bon, maintenant que ces précisions sont faites, intéressons nous à toutes ces idées reçues…

    Sur l’association céréales / légumineuses à chaque repas

    La première que je voulais aborder concerne inévitablement les protéines !

    On conseille en effet très souvent aux personnes végétariennes ou végétaliennes d’associer céréales et légumineuses pour obtenir des protéines « complètes ». Les céréales et légumineuses sont en effet présentées comme des sources de protéines « incomplètes », en opposition avec les sources animales qui seraient, elles, « complètes ». Chez les personnes qui ne mangent pas de viande ni de poisson, il faudrait donc associer ces différentes sources de protéines à chaque repas, sous peine de ne pas ingérer assez d’acides aminés essentiels. Cette peur de ne pas consommer des protéines « complètes » s’inscrit dans la continuité de la crainte bien ancrée de manquer de protéines en ne consommant pas de chair animale…

    La première chose à préciser en la matière, c’est que dans nos sociétés occidentales d’abondance, rares sont les personnes à ne pas consommer assez de protéines. D’ailleurs, il n’y a pas de risque documenté de carence en protéines chez les personnes végétariennes ou végétaliennes qui ont une alimentation diversifiée et des apports énergétiques adaptés.

    Pour ce qui concerne la qualité des protéines, la recherche a historiquement conclu à l’infériorité générale des sources végétales par rapport aux sources animales, notamment en faisant des comparaisons avec le profil nutritionnel de l’œuf ou en procédant à des expérimentations sur des rats… Mais si l’on cherche à évaluer la qualité des sources de protéines en se fiant à nos réels besoins humains en protéines et acides aminés, comme cela est fait depuis quelques décennies, les conclusions sont bien plus nuancées. En effet, les chercheurs et chercheuses ont pu constater que les sources végétales de protéines sont bien plus qualitatives que ce que nous pensions jusqu’alors.

    Et en parlant de « qualité » des protéines justement, de plus en plus de chercheurs, chercheuses et professionnel.les de santé souhaitent voir ce concept évoluer. Pendant longtemps, la qualité nutritionnelle d’une protéine a été évaluée uniquement selon des critères biochimiques et métaboliques (teneur en acides aminés essentiels, indice chimique, digestibilité, etc) ; plusieurs personnes proposent de moderniser cette définition en intégrant d’autres paramètres tels que l’impact des sources de protéines sur la santé à long terme, ainsi que leur impact environnemental. Cela s’intégrerait dans une démarche plus globale de santé publique et conduirait à ne plus faire passer pour indésirables les sources de protéines végétales étiquetées jusqu’alors comme « de moindre qualité », mais qui présentent pourtant de nombreux avantages pour la santé et l’environnement.

    Bref, ce qu’il faut retenir en pratique, c’est qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter de ses apports en protéines dans le cadre d’une alimentation végétarienne ou végétalienne, à la condition de manger à sa faim et d’avoir une alimentation diversifiée, donc comprenant des aliments végétaux riches en protéines tels que des légumineuses, des graines oléagineuses et/ou des substituts végétaux. Nul besoin de faire de savantes associations comme suggéré un peu partout, car l’équilibre nutritionnel ne se fait pas sur un repas, ni même sur une journée. En dehors de rares contextes particuliers (de dénutrition par exemple), se focaliser sur la qualité des protéines d’un aliment en particulier, ça n’a absolument aucun intérêt pratique.

    Sur le caractère alcalinisant des alimentations végétales

    Une autre croyance tenace au sujet des alimentations végétales concerne leurs effets positifs sur la santé en raison de leur caractère alcalinisant. Adopter une alimentation végétarienne, voire mieux, végétalienne, aurait pour conséquence de bannir les aliments les plus acidifiants, donc de prévenir ou traiter l’état d’acidose et d’éviter ainsi une liste sans fin de pathologies qui sont supposées s’installer sur un « terrain » acidifié : les maladies inflammatoires de tout ordre (les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, les cystites, les dermatites, l’arthrite et d’une manière générale toutes les pathologies qui terminent en « ite ») mais aussi les cancers, les calculs rénaux, l’insuffisance rénale, l’ostéoporose, la stéatose hépatique, le diabète, l’hypertension artérielle et les autres maladies cardiovasculaires…

    Avant d’aller plus loin, il me faut donner quelques précisions préalables sur l’équilibre acido-basique. De la même manière qu’il existe dans l’organisme des processus complexes pour réguler notre température ou assurer un équilibre hydrique, il existe des processus pour garantir un équilibre entre les acides et les bases générés par le métabolisme. Lorsque les acides ou les bases sont en excès, ou lorsque les organes en charge de cet équilibre dysfonctionnent, cet équilibre peut être rompu et cela se répercute sur le pH sanguin. Lorsque le déséquilibre se fait au profit des acides, on parle d’acidose ; et lorsque le déséquilibre se fait au profit des bases, on parle d’alcalose.

    Et cela a des conséquences en termes de santé, puisque, en cas d’acidose métabolique chronique par exemple, cela suscite notamment des troubles de la minéralisation osseuse, une fonte de la masse musculaire, une stimulation de l’inflammation et des complications cardiovasculaires. Je n’ai par contre jamais lu aucune étude qui établirait un lien avec la survenue plus fréquente de certaines maladies comme les cancers…

    La problématique principale de la promotion d’une alimentation alcalinisante réside dans une incompréhension manifeste du fonctionnement de l’équilibre acido-basique, puisqu’en réalité, la promotion d’une alimentation alcalinisante n’a d’intérêt que dans des contextes pathologiques précis… et graves. C’est ce que l’on recommande par exemple aux personnes qui sont en état d’acidose chronique, comme peuvent l’être des personnes qui souffrent d’insuffisance rénale chronique notamment : lorsque leur état de santé le permet, on les oriente généralement vers une diète alcaline, en parallèle des traitements qui visent à traiter les causes et à corriger l’acidose.

    Cela n’a aucun sens de bannir les aliments les plus acidifiants en dehors de ce genre de situation, puisque notre organisme sait tout à fait équilibrer les acides et les bases, exactement de la même manière qu’il sait équilibrer notre température corporelle quand on entre dans un hammam ou quand on sort se promener sous la neige.

    D’ailleurs, si on mange équilibré et varié en respectant les recommandations du PNNS (programme national nutrition santé), donc avec une quantité modérée de produits d’origine animale et au moins 5 portions de fruits et légumes par jour, notre alimentation n’est pas particulièrement acidifiante et notre organisme sait très bien gérer ces variations.

    Et personnellement, ces discours m’inquiète, parce que la principale conséquence que je vois à la promotion d’une alimentation alcalinisante pour toustes, c’est le risque d’entretenir ou de susciter des attitudes orthorexiques. Cela peut aussi conduire à éviter les aliments sources de protéines et donc à augmenter chez des personnes âgées le risque de dénutrition.

    Bon, je pourrais parler du sujet pendant des heures et aborder d’innombrables autres aspects, mais, pour finir sur cette thématique, je me contenterai de souligner que les personnes qui promeuvent une alimentation alcalinisante sont le plus souvent soit de mauvaise foi, soit peu compétentes à ce sujet, notamment car elles déconseillent des aliments indiqués comme étant acidifiants… mais qui en réalité ne le sont pas ! On trouve ainsi souvent dans les listes de produits présentés comme acidifiants les aliments gras et sucrés, les céréales sources de gluten, le lait, ou bien encore les plats préparés.

    Bref, il y a de très bonnes raisons qui peuvent conduire à faire le choix d’une alimentation végétarienne ou végétalienne (notamment des raisons éthiques et environnementales). Mais aucune de ces raisons n’a le moindre rapport avec le caractère acidifiant des produits d’origine animale. En dehors de rares situations pathologiques, notre organisme est tout à fait équipé pour gérer la charge acidifiante de ces aliments, et leur consommation modérée ne pose aucun de problème de santé.

    Sur l’exagération des méfaits des produits laitiers

    Dans un logique comparable, il me semble pertinent d’évoquer les idées reçues sur les méfaits des produits laitiers. On leur reproche leur teneur en protéines trop élevée, d’être source de cholestérol, de contenir des résidus d’antibiotiques et du pus, leur teneur en facteurs de croissance, qui seraient impliqués dans le développement des cancers et la prise de poids, leur implication dans divers problèmes de peau, l’asthme, le développement des maladies auto-immunes, l’ostéoporose, les maladies inflammatoires, le diabète, les maladies cardiovasculaires, etc. Bref, les produits laitiers sont parfois présentés comme particulièrement dangereux. S’en passer serait donc un choix de santé.

    Qu’est ce qui est vrai là dedans ? Pas grand-chose… Déjà, je voudrais souligner que c’est assez peu pertinent d’évaluer sur un pied d’égalité l’impact nutritionnel d’aliments aussi différents que des yaourts, du lait demi-écrémé ou du fromage.

    Et puis, si l’on respecte les recommandations nutritionnelles du PNNS (programme national nutrition santé) en se limitant à 2 ou 3 portions par jour, la consommation de produits laitiers s’intègre parfaitement dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

    Les deux seuls risques éventuels que j’ai pu voir en parcourant la littérature scientifique récente à ce sujet, ce sont :

    – un risque plus élevé d’acné lié à la consommation de lait (mais ce risque n’est pas observé avec la consommation de fromage ou de yaourt),

    – et un risque plus élevé de mortalité lié au cancer de la prostate , en lien avec la consommation de lait entier (mais on n’observe pas ce lien avec les autres produits laitiers, ni avec les autres types de cancers).

    Et c’est tout.

    Bon, après je dois avouer que je n’ai pas lu l’ensemble des revues systématiques et méta-analyses publiées récemment sur les produits laitiers. Je n’ai été chercher « que » celles en rapport avec les problèmes de santé qui leur sont souvent reprochés. Mais bon, si les produits laitiers étaient le « poison mortel » décrit par certaines personnes, ça se serait vu quelque part dans ces publications… Et ce n’est pas le cas.

    Mais si les produits laitiers ne sont pas aussi dangereux qu’on voudrait nous le faire croire… ils ne sont pas indispensables pour autant ! Aucun aliment ne l’est d’ailleurs, seuls les nutriments le sont (en l’occurrence ici le calcium et les protéines)… On peut tout à fait avoir des apports adéquats en calcium et protéines sans consommer de produits laitiers. Cela nécessite, certes, de penser autrement son alimentation et l’équilibre nutritionnel, mais c’est possible.

    Et si les études montrent l’existence d’un risque de fracture plus élevé chez les personnes végétaliennes, aucun lien n’a été établi entre ce risque et les apports en calcium et protéines. Une piste à creuser serait peut-être celle du lien entre risque de fracture et IMC, les personnes végétaliennes étant globalement plus minces que la moyenne. Pour l’instant, nous n’avons pas de certitude à ce sujet…

    Bref, pour en revenir à l’exagération des méfaits des produits laitiers, on a pas besoin d’inventer de faux effets néfastes sur la santé humaine pour défendre l’idée que la consommation de produits laitiers pose problème. Le simple fait qu’ils soient issus de l’exploitation d’animaux sentients et que leur impact environnemental soit aussi élevé justifie de critiquer la consommation qui en est faite…

    Sur la diabolisation des produits transformés

    Un autre discours problématique que je voulais évoquer ici, c’est la diabolisation des produits transformés. Dans l’idée de promouvoir une alimentation perçue comme « naturelle », certaines personnes assurent qu’il ne faudrait pas consommer d’aliments transformés si l’on veut être en pleine santé. On retrouve ces discours dans plusieurs mouvements en lien avec les alimentations végétales, comme par exemple celui qui promeut la « whole food plant-based diet » (WFPBD), c’est à dire une alimentation composée uniquement d’aliments végétaux bruts ou peu raffinés : des céréales complètes, des légumineuses, des fruits, des légumes, des graines oléagineuses, des algues… mais pas de céréales blanches, pas de sucre, pas de produits transformés ni même d’huile. Les personnes qui promeuvent ce mode d’alimentation assurent que cela permettrait de prévenir ou traiter un nombre conséquent de problèmes de santé. Et même en dehors de ces mouvements un peu « puristes », on retrouve très souvent des craintes formulées à l’encontre des produits transformés végétaux, comme les viandes végétales ou les fromages végétaux.

    Avant toute chose, je voudrais préciser qu’il est bien évidemment possible d’avoir une alimentation végétale équilibrée en bannissant de ses menus le sucre, les céréales raffinées et plus globalement les aliments transformés. C’est possible. Mais aucun élément ne permet de soutenir l’idée que de telles restrictions rendent cette alimentation plus saine qu’une alimentation contenant une quantité modérée de produits d’origine animale et/ou d’aliments transformés.

    Au sujet des aliments transformés justement, la recherche semble montrer que la consommation d’aliments ultra-transformés est corrélée avec des risques majeurs en termes de santé : cela impacterait notamment la santé cardiovasculaire, la fréquence des cancers et la mortalité toutes causes confondues. Sauf que… ces conclusions suscitent de nombreuses critiques. Notamment du fait que la classification qui sert de base pour mener ces études est mal définie, imprécise, non mesurable, et se réfère plus au processus de fabrication des aliments qu’à leur profil nutritionnel et à la taille des portions consommées. De plus en plus de professionnel.les de la nutrition vont même jusqu’à affirmer que, cette classification étant si peu pertinente, cela remet en cause le fait que les produits ultra-transformés seraient, par essence, mauvais pour la santé.

    Dans la continuité de cette critique, de nombreux.ses professionnel.les de santé soulignent que, si la problématique des aliments ultra-transformés tient à leur faible densité nutritionnelle et à leur teneur élevée en calories, en graisses saturées, en sucres et/ou en sel, les recommandations nutritionnelles actuelles prévoient DÉJÀ ces aspects là, et qu’il serait donc superflu de s’attarder sur le caractère transformé des aliments.

    La diabolisation des aliments ultra-transformées semble d’autant plus questionnable que cela concerne aussi des aliments pratiques et accessibles qui peuvent contribuer à un bon équilibre nutritionnel, comme par exemple du pain complet tranché pré-emballé, des céréales complètes pour le petit-déjeuner sans sucres ajoutés, des conserves de légumineuses cuisinées ou bien encore des boissons végétales enrichies en vitamines et minéraux.

    D’ailleurs, les publications qui distinguent les différentes catégories d’aliments transformés sont révélatrices à ce sujet : une méta-analyse que je glisse dans les ressources accessibles en bas de page conclut par exemple que les céréales pour le petit-déjeuner, aussi ultra-transformées soient-elles, auraient des effets protecteurs sur la santé, là où les viandes transformées et les boissons sucrées seraient au contraire néfastes. Une étude de cohorte plus récente encore conclut que les risques de cancer et de maladies cardiovasculaires observés en lien avec la consommation d’aliments ultra-transformés concerne surtout les produits à base de viande et les boissons sucrées, et que les céréales, pains et alternatives végétales ultra-transformées ne sont pas associées à ce risque.

    Et pour ce qui concerne les alternatives végétales à la viande et aux produits laitiers justement, on retrouve une grande hétérogénéité dans leur composition et leurs profils nutritionnels. Si la consommation régulière de ces aliments n’occasionne pas les problèmes de santé causés par d’autres aliments ultra-transformés, impossible d’affirmer pour autant que tous ont des effets équivalents sur l’équilibre nutritionnel et sur la santé. Pour conserver un bon équilibre nutritionnel, il est important de les consommer avec modération, mais aussi de choisir les plus intéressants. Par exemple, un bon réflexe pour choisir des alternatives végétales à la viande serait de privilégier celles qui présentent un Nutriscore A, celles qui contiennent le plus de protéines, le moins de graisses saturées et de sel. Quant aux alternatives au lait, il s’agirait de privilégier les boissons végétales les plus riches en protéines, peu ou pas sucrées et enrichies en calcium.

    En bref, rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que les produits ultra-transformés sont par essence problématiques et devraient être bannis de nos assiettes. Nous n’avons aucune raison valable de nous empêcher de profiter de ces aliments facilement accessibles et si pratiques dans un contexte de végétalisation des repas. Il semble cependant pertinent de préférer ceux ayant le meilleur profil nutritionnel, et de les consommer avec modération.

    Sur la promotion du crudivorisme

    Dans la continuité des craintes exagérées envers les aliments transformés, on est aussi parfois exposé.es à des discours qui promeuvent les bienfaits d’une alimentation crue, parfois aussi nommée « alimentation vivante ». Certaines personnes défendent en effet l’idée qu’il serait bénéfique d’avoir une alimentation très fortement ou complètement crue : cela protègerait des cancers et des maladies cardiovasculaires, cela soignerait le diabète, renforcerait l’immunité, traiterait les allergies etc. L’idée repose sur la promotion d’aliments considérés comme « naturels » et non dénaturés par la cuisson, un peu comme ceux que consommaient nos lointains ancêtres.

    A noter au passage qu’il existe parfois une confusion entre végétalisme et crudivorisme, car les personnes qui promeuvent une alimentation crue insistent sur l’importance de consommer des aliments végétaux (fruits, légumes, graines germées, algues, graines en tout genre)… mais en réalité, les crudivores à ne jamais consommer de produits d’origine animale sont assez peu nombreux. Dans deux des plus grosses études menées sur des personnes crudivores, seuls 20 à 25 % d’entre elles avaient une alimentation végétalienne, tandis que 50 à 60 % des crudivores participant.es à ces études mangeaient de la viande et du poisson. Ce qui n’est pas bien surprenant, puisque la démarche crudivore est une démarche de santé, pas d’éthique animale.

    Alors certes, consommer des aliments crus permet d’éviter certaines réactions négatives liées à la cuisson, comme la production de substances toxiques lors d’une cuisson trop importante des graisses, la production de composés possiblement cancérigènes lors d’une cuisson au barbecue, mais aussi la migration vers les aliments de certains composés toxiques issus des revêtements des ustensiles de cuisson… Cela permet également de préserver la teneur en certains nutriments sensibles à la chaleur.

    Mais, même si c’est mieux de ne pas abuser des modes de cuisson que sont la friture et le barbecue, la consommation d’aliments cuits n’est pas dangereuse. Au contraire, c’est la cuisson des aliments qui nous permet d’aller puiser de précieux nutriments dans une large variété d’aliments et de composer des repas denses en énergie et en nutriments.

    Car la cuisson présente de nombreux avantages. Elle augmente la digestibilité de nombreux aliments, notamment les aliments fibreux, mais aussi certains aliments qui ne peuvent pas être consommés crus, comme les pommes de terre, les légumineuses et les céréales complètes, sources très intéressantes de protéines, glucides, minéraux et fibres. La cuisson présente également l’intérêt de détruire certains pathogènes qui peuvent être sources d’intoxications alimentaires.

    Et même si je pense que je ne l’apprendrais à personne, je me sens obligé.e de préciser aussi qu’une alimentation à dominante crue est particulièrement inconfortable au niveau digestif… Autre problématique de taille : il est très compliqué de mettre en place une alimentation crue qui soit équilibrée, c’est à dire qui apporte à la fois suffisamment de calories, et les nutriments essentiels dans des proportions adéquates. Sans surprise, les études menées à ce sujet concluent à un risque de carences nutritionnelles, de perte de poids excessive, de déminéralisation osseuse et d’aménorrhée, surtout si ce régime est adopté sur le long terme.

    Il n’existe d’ailleurs aucune étude qui permette de conclure aux bienfaits sur la santé qui découleraient d’une alimentation crue en comparaison avec une alimentation équilibrée contenant une large part d’aliments cuits : les prétentions extraordinaires du crudivorisme n’ont en effet aucun fondement scientifique.

    En bref, les crudités c’est très bien d’en manger, mais rien ne justifie d’en faire la base de votre alimentation. Méfiance donc si vous croisez des discours de promotion du crudivorisme, surtout si ces discours font état d’effets miraculeux sur la santé ou le poids. A ce sujet, une autre raison pour se méfier du crudivorisme, c’est qu’il est très souvent associé à des pratiques pseudo-scientifiques dont certaines exposent à de réels dangers pour la santé. Il n’est pas rare non plus de voir le crudivorisme vanté dans des milieux très perméables aux dérives sectaires.

    Sur les dangers du soja

    Sur un tout autre sujet, je voulais évoquer ici les dangers liés à la consommation de soja. Traditionnellement, les aliments à base de soja sont plutôt consommés dans les pays asiatiques. Mais depuis quelques années, on observe que la disponibilité des aliments à base de soja est grandissante en France et en Europe : on trouve en effet facilement dans n’importe quel supermarché du tofu, du lait et des yaourts de soja, ou bien encore des nuggets végétaux à base de soja. Et si on va explorer les rayons des magasins bio ou des épiceries asiatiques, on peut aussi croiser des protéines de soja texturées, de la farine de soja, du tempeh, du miso, du tofu lactofermenté ou soyeux, des crèmes glacées à base de soja… Bref, on trouve du soja sous toutes ses formes et pour tous les goûts.

    Mes patient.es me posent souvent des questions à ce sujet en consultation, en raison des discours inquiétants qu’iels entendent sur les effets de la consommation de soja sur la santé, mais aussi en raison de ses effets indirects, à travers son impact environnemental.

    Pour ce qui concerne les effets de la consommation de soja sur la santé, les craintes sont multiples : en raison de sa teneur en isoflavones, le soja serait un dangereux perturbateur endocrinien qui féminise les garçons, qui provoque des cancers et qui cause des malformations chez le fœtus ; il serait également à l’origine de nombreuses pathologies thyroïdiennes ; et pour les personnes les plus alarmistes, la consommation de soja serait tout simplement toxique et mortelle.

    Clairement, c’est le genre de discours qui fait flipper… mais qu’en est-il dans la réalité ?

    Les professionnel.les de santé membres du conseil scientifique de l’ONAV (observatoire national des alimentations végétales) se sont penché.es sur l’abondante littérature scientifique à ce sujet et ont publié une position actualisée particulièrement fournie. Et leurs conclusions sont très rassurantes. Iels concluent en effet que « l’innocuité de la consommation de soja à tous les stades de la vie constatée par une consommation ancienne est confirmée par les études, tant observationnelles qu’interventionnelles. ». Iels ajoutent que « les différentes études menées chez les êtres humains ne rapportent pas de risque à la consommation de soja quel que soit le contexte (santé, cancer du sein, fertilité, etc.). Certains individus semblent même tirer un bénéfice de cette consommation. ». Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à aller lire directement cette publication, mais en résumé, ces bénéfices éventuels semblent concerner surtout les risques cardio-vasculaires et les cancers hormono-dépendants.

    Les auteurices prennent cependant la précaution de préciser qu’aucune étude ne permet de tirer de conclusion pour une consommation supérieure à 4 portions de soja par jour. Mais de toute façon, du point de vue de la diversité nécessaire à l’équilibre nutritionnel, cela n’aurait aucun sens de consommer autant de produits à base de soja… En bref, les craintes évoquées plus tôt n’ont aucun fondement sérieux, y compris dans le cadre d’une consommation quotidienne de soja.

    Pour ce qui est de l’impact environnemental du soja par contre, les craintes sont beaucoup plus pertinentes. De nombreuses personnes dénoncent notamment l’effet désastreux de la déforestation massive induite par la production intensive de soja à travers le monde. Et clairement, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la lutte contre le réchauffement climatique. Sauf que… nous devrions faire preuve de nuance à ce sujet. Car l’immense majorité du soja cultivé dans le monde (près de 80%) l’est pour nourrir les animaux d’élevage, surtout les volailles. Seulement moins de 20 % de la production mondiale sert à la consommation humaine. D’ailleurs, le soja consommé en France sous forme de tofu, lait ou autre aliment destiné aux humain.es provient principalement d’exploitations françaises et n’est donc pas impliqué dans cette déforestation massive.

    Et pour amener plus de perspective encore à ce sujet, je me permets de citer à nouveau la position de l’ONAV mentionnée plus tôt : « Les plus importants consommateurs et consommatrices de soja […] consomment 32 kg d’aliments au soja par an, ce qui représente […] moins de 90 g par jour. En Europe, en moyenne, les consommateurs et consommatrices de viande en consomment 61 kg / an soit […] 167,6 g/jour à travers l’alimentation des animaux d’élevage consommés. »

    En bref, pour consommer moins de soja et diminuer ainsi l’impact de la déforestation induite par la sa culture intensive… mieux vaut manger du tofu que de la viande !

    Sur la complémentation en vitamine B12

    La prochaine idée reçue, ç’en est une que je croise aussi très souvent en consultation. Dans la tête de nombreuses personnes, seules les personnes végétaliennes auraient besoin de recourir à des compléments alimentaires de vitamine B12 en raison d’un déficit d’apport par l’alimentation. Dans cette logique, la plupart des personnes végétariennes ou flexitariennes ne se sentent pas concernées, car elles consomment régulièrement des produits d’origine animale sources de vitamine B12.

    Sauf que… si les aliments d’origine animale sont effectivement les meilleures sources alimentaires de vitamine B12, tous n’en contiennent pas des quantités importantes, et pour certains d’entre eux, la biodisponibilité de la vitamine B12 est très faible. En gros, les chairs et viscères animales (dont les poissons) ainsi que les produits laitiers à base de lait de vache ou de brebis sont de bonnes sources de vitamine B12 ; tandis que les œufs de poule et les produits laitiers à base de lait de chèvre en sont de très mauvais pourvoyeurs.

    Les membres du conseil scientifique de l’ONAV ont calculé combien de portions de ces aliments il faudrait consommer pour assurer des apports alimentaires suffisants pour couvrir nos besoins. Là encore, je vous renvoie à leur position à ce sujet si vous voulez lire le détail de leurs calculs (j’ai mis les références en bas de page). A l’issue de ces calculs, iels indiquent que, pour couvrir nos besoins par l’alimentation, il faudrait consommer un minimum de 9 à 20 portions d’aliments d’origine animale par semaine, en privilégiant les plus riches en vitamine B12, à savoir la viande, le poisson, les abats et les produits laitiers de vache.

    Leurs recommandations prévoient donc une complémentation systématique en vitamine B12 chez les personnes ayant une alimentation végétarienne ou végétalienne, et la complémentation est conseillée chez les personnes flexitariennes qui n’atteignent pas ces seuils de consommation.

    Les professionnels de santé qui œuvrent pour alimenter le site végéclic.com ont quant à eux simplifié la chose, en précisant que la complémentation en vitamine B12 se justifie dès lors qu’une personne mange moins de 7 fois par semaine de la viande ou du poisson (soit à moins d’un repas sur deux) : là encore cela concerne de facto les personnes végétaliennes et végétariennes, mais aussi les personnes flexitariennes ayant une faible consommation de viande et poisson.

    Il me semble important de rappeler au passage que cette complémentation en vitamine B12 issue de la synthèse bactérienne a une objectif préventif : celui d’éviter une carence liée à des apports alimentaires insuffisants, cette carence pouvant avoir des conséquences graves et irréversibles. C’est donc une complémentation à suivre aussi longtemps que les apports alimentaires ne permettent pas de couvrir les besoins.

    Bon, ceci étant dit, puisque nous parlons de vitamine B12, je me dois aussi d’évoquer quelques idées reçues qui circulent sur d’autres sources que les produits d’origine animale et les compléments alimentaires.

    Par exemple, on entend parfois que certaines algues, champignons et aliments fermentés seraient sources de vitamine B12 et permettraient de couvrir nos besoins, que les légumes non lavés permettraient d’apporter de la vitamine B12 via les particules de terre qui les recouvrent, ou même encore que notre flore intestinale permettrait de satisfaire nos besoins en vitamine B12 si l’on adopte une alimentation adéquate…

    Ce sont des idées séduisantes, surtout si on est attaché e à l’idée d’avoir une alimentation qualifiée de « naturelle » et que, dans cette logique, on cherche à éviter les compléments alimentaires (à ce sujet, je vous recommande d’ailleurs chaleureusement la conférence de Florence Dellerie sur « les mythes de l’alimentation naturelle »). Mais les choses ne sont pas aussi simples…

    Concernant le fait d’obtenir des quantités de vitamine B12 suffisantes en mangeant de la terre ou en se reposant sur la synthèse qu’en ferait notre microbiote intestinal, il ne faut pas compter dessus… Aucun donnée ne vient étayer ces affirmations fantaisistes, dont les conséquences peuvent être graves si on y adhère.

    Pour ce qui concerne les algues, champignons et produits fermentés, cela semble déjà une idée plus crédible, car certains de ces aliments contiennent bel et bien de la vitamine B12. Mais en réalité, leur teneur en vitamine B12 est souvent faible (surtout si on exclut les formes inactives et les analogues), mais aussi très variable. En fait, on ne peut pas vraiment estimer de manière fiable la quantité de vitamine B12 que l’on consomme à travers ces aliments, et il faudrait de toute façon en consommer des quantités énormes pour satisfaire nos besoins. Ce qui n’est pas sans risque lorsque l’on parle d’algues marines par exemple, car cela pourrait conduire à des apports excessifs en iode.

    En bref, il est particulièrement hasardeux de se reposer sur ces catégories d’aliments pour assurer de bons apports en vitamine B12. Les seules sources fiables de vitamine B12 non animales, ce sont donc les compléments issus de la synthèse bactérienne : ceux contenus dans des comprimés ou bien ceux qui enrichissent certains aliments, comme des céréales pour le petit-déjeuner ou des viandes végétales par exemple.

    Mais en France ces aliments enrichis sont encore assez rares et ne constituent qu’une infime partie de nos apports. La solution la plus fiable lorsque l’on consomme peu ou pas de viande ou poisson, c’est donc de se complémenter !

    Sur la complémentation en oméga 3

    La dernière idée reçue que je voulais évoquer est celle que je pense être la plus récente. En tout cas, ç’en est une dont j’entends parler seulement depuis peu, alors que ça fait quelque chose comme 10 ans que je traîne dans les milieux végétariens/végétaliens/véganes. Mais il est possible que je sois tout simplement passé.e à côté pendant de nombreuses années !

    Depuis plus ou moins longtemps donc, certaines personnes soutiennent l’idée qu’une complémentation en acides gras essentiels oméga 3 serait indispensable dès lors que l’on mangerait peu ou pas de poisson, donc a fortiori lorsque l’on a une alimentation végétarienne ou végétalienne. Cela se justifierait par le fait que les aliments végétaux sources d’oméga 3 ne contiennent pas les oméga 3 « actifs » que sont l’EPA et le DHA, mais uniquement des oméga 3 qui en sont des précurseurs. Et comme il y a beaucoup de perte dans les processus de conversion en DHA en particulier, cela fait craindre des répercussions en termes de santé, notamment sur la vue et le système cardiovasculaire.

    Pour évoquer ce sujet, je me repose là encore sur une publication de plusieurs membres du conseil scientifique de l’ONAV, que vous pourrez trouver en bas de page. Dans leur position, iels rappellent qu’en effet, les niveaux de DHA observés chez les personnes végétariennes et végétaliennes sont très inférieurs à ceux observés chez les personnes ayant une alimentation carnée. Pour autant, je les cite, « on peut s’interroger sur la signification biologique et clinique de telles observations, dans la mesure où elles ne sont jamais reliées à une dégradation de la santé des personnes végétariennes et végétaliennes ».

    En effet, les auteurices relèvent que les données épidémiologiques obtenues chez les personnes végétariennes et végétaliennes se montrent très rassurantes quant aux conséquences redoutés lors d’un déficit en DHA (notamment une augmentation du risque cardiovasculaire, de syndrome métabolique, de diabète, d’obésité, de maladies neuropsychiatriques, de cancers du sein et du côlon et de DMLA).

    Les auteurices précisent ensuite qu’ «il n’existe aucune donnée clinique étayant le fait qu’une complémentation en DHA puisse être bénéfique à la santé des végétariens et végétaliens au-delà de l’âge de 6 mois » mais iels ajoutent que « cet argument est à relativiser au regard de la qualité des données épidémiologiques disponibles chez les végétariens et surtout les végétaliens. ».

    Leur conclusion est donc, au regard de la littérature scientifique actuellement disponible, de ne pas recommander une complémentation systématique en DHA chez les personnes végétariennes et végétaliennes. Iels indiquent que, par principe de précaution, une complémentation en DHA peut par contre être conseillée pour les personnes enceintes et allaitantes, ainsi que pour les enfants de moins de 6 mois. Ce conseil concerne également les personnes végétariennes et végétaliennes dont les apports alimentaires en précurseurs d’EPA et DHA sont faibles.

    En bref, en dehors des périodes de grossesse, d’allaitement et des premiers mois de vie, il est possible de se passer de ces coûteux compléments alimentaires et d’optimiser ses apports en faisant des choix alimentaires opportuns afin d’augmenter les sources d’oméga 3 d’origine végétale et de se rapprocher d’un ratio oméga 3/oméga 6 favorable à la bonne conversion de ces oméga 3 en EPA et DHA.

    C’est l’occasion pour moi de rappeler que l’immense majorité des compléments alimentaires consommés en France l’est sans aucune nécessité, surtout en l’absence de trouble de l’assimilation et dans un contexte d’alimentation variée et équilibrée. De plus, certains compléments sont à la fois inutiles et coûteux, ce qui pèse parfois lourd dans le budget. Certains compléments présentent aussi des risques avérés de toxicité, d’allergie et d’interactions médicamenteuses… aussi naturels soient ils ! Mon conseil à ce sujet, c’est donc de ne pas les consommer à la légère et de vous faire accompagner par un.e professionnel.le de santé : d’une part pour vous assurer que vous en avez vraiment besoin, et d’autre part pour adapter la posologie à vos besoins individuels.

    Conclusion

    Bon, il y aurait sûrement plein d’autres idées reçues à évoquer, mais je voulais aller à l’essentiel, j’ai donc dû faire des choix… En tout cas, j’espère que vous aurez appris quelques petites choses intéressantes en lisant cet article, et si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager auprès d’autres personnes susceptibles d’être intéressées ! N’hésitez pas non plus à creuser les sujets que j’ai abordés ici de manière très synthétique, par exemple en allant explorer les sources et ressources que j’ai glissées en bas de page !

    Avant de vous laisser, je dois préciser que, si vous avez un doute ou des questions sur l’équilibre de votre alimentation, sur votre situation personnelle, je vous encourage à solliciter un.e diététicien.ne formé.e aux spécificités des alimentations végétales. Vous en trouverez notamment dans l’annuaire des professionnel.les de santé mis en ligne par l’ONAV (Observatoire National des Alimentations Végétales) : vous y trouverez sûrement une personne qualifiée qui exerce près de chez vous, ou une personne qui exerce en visio… comme moi !

    Sources et ressources :

    Sur l’association céréales / légumineuses à chaque repas

    Sur la couverture des besoins en protéines chez les personnes végétariennes et végétaliennes : Mariotti F, Gardner CD. Dietary Protein and Amino Acids in Vegetarian Diets-A Review. Nutrients. 2019 Nov 4;11(11):2661. doi: 10.3390/nu11112661. PMID: 31690027; PMCID: PMC6893534.

    Sur les besoins en protéines et acides aminés essentiels : Joint WHO/FAO/UNU Expert Consultation. Protein and amino acid requirements in human nutrition. World Health Organ Tech Rep Ser. 2007;(935):1-265, back cover. PMID: 18330140.

    Sur la nécessité de redéfinir la « qualité » des protéines : Katz DL, Doughty KN, Geagan K, Jenkins DA, Gardner CD. Perspective: The Public Health Case for Modernizing the Definition of Protein Quality. Adv Nutr. 2019 Sep 1;10(5):755-764. doi: 10.1093/advances/nmz023. PMID: 31066877; PMCID: PMC6743844.

    Sur l’absence de nécessité d’associer céréales et légumineuses lorsque l’on introduit des repas végétariens chez des enfants : Note de l’Anses relative aux recommandations nutritionnelles pour la mise en place d’une expérimentation en milieu scolaire de menus végétariens, 2020, https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2019SA0205.pdf

    Réflexions générales et historiques sur la qualité nutritionnelle des protéines végétales : ONAV, Position relative à l’appréciation de la qualité nutritionnelle des protéines végétales, 2022, https://onav.fr/position-de-lonav-relative-a-lappreciation-de-la-qualite-nutritionnelle-des-proteines-vegetales/

    Sur le caractère alcalinisant des alimentations végétales

    Sur l’équilibre acido-basique : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-hormonaux-et-m%C3%A9taboliques/%C3%A9quilibre-acidobasique/pr%C3%A9sentation-de-l-%C3%A9quilibre-acidobasique

    Sur l’acidose métabolique : https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-endocriniens-et-m%C3%A9taboliques/r%C3%A9gulation-et-troubles-acido-basiques/acidose-m%C3%A9tabolique

    Sur l’acidose respiratoire : https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-endocriniens-et-m%C3%A9taboliques/r%C3%A9gulation-et-troubles-acido-basiques/acidose-respiratoire

    Sur les conséquences cliniques d’une acidémie : https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-endocriniens-et-m%C3%A9taboliques/r%C3%A9gulation-et-troubles-acido-basiques/troubles-de-%C3%A9quilibre-acide-base#v987295_fr

    « Diagnostic et Prise en Charge de l’Acidose Métabolique – Recommandations formalisées d’experts communes Société de réanimation de langue française (SRLF) – Société française de médecine d’urgence (SFMU) » Ann. Fr. Med. Urgence (2019) 9:387-408, DOI 10.3166/afmu-2019-0162 : https://www.sfmu.org/upload/consensus/rfe%202019_acidose_metaboliqueSFMUv1-2.pdf

    Contrôle diététique de l’acidose métabolique chez le patient insuffisant rénal chronique, Néphrologie & Thérapeutique, Volume 15, Issue 7, 2019, Pages 491-497, ISSN 1769-7255, doi.org/10.1016/j.nephro.2018. : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1769725519301191

    Sur l’exagération des méfaits des produits laitiers

    Sur les effets sur la santé des produits laitiers :

    • Sur la santé cardiovasculaire : Giosuè A, Calabrese I, Vitale M, Riccardi G, Vaccaro O. Consumption of Dairy Foods and Cardiovascular Disease: A Systematic Review. Nutrients. 2022 Feb 16;14(4):831. doi: 10.3390/nu14040831. PMID: 35215479; PMCID: PMC8875110.
    • Sur les marqueurs d’inflammation : Nieman KM, Anderson BD, Cifelli CJ. The Effects of Dairy Product and Dairy Protein Intake on Inflammation: A Systematic Review of the Literature. J Am Coll Nutr. 2021 Aug;40(6):571-582. doi: 10.1080/07315724.2020.1800532. Epub 2020 Sep 1. PMID: 32870744.
    • Sur l’ostéoporose : Malmir H, Larijani B, Esmaillzadeh A. Consumption of milk and dairy products and risk of osteoporosis and hip fracture: a systematic review and Meta-analysis. Crit Rev Food Sci Nutr. 2020;60(10):1722-1737. doi: 10.1080/10408398.2019.1590800. Epub 2019 Mar 26. PMID: 30909722.
    • Sur les cancers : Lu W, Chen H, Niu Y, Wu H, Xia D, Wu Y. Dairy products intake and cancer mortality risk: a meta-analysis of 11 population-based cohort studies. Nutr J. 2016 Oct 21;15(1):91. doi: 10.1186/s12937-016-0210-9. PMID: 27765039; PMCID: PMC5073921.
    • Sur l’hypertension, le surpoids et le diabète de type 2 : Feng Y, Zhao Y, Liu J, Huang Z, Yang X, Qin P, Chen C, Luo X, Li Y, Wu Y, Li X, Huang H, Hu F, Hu D, Liu Y, Zhang M. Consumption of Dairy Products and the Risk of Overweight or Obesity, Hypertension, and Type 2 Diabetes Mellitus: A Dose-Response Meta-Analysis and Systematic Review of Cohort Studies. Adv Nutr. 2022 Dec 22;13(6):2165-2179. doi: 10.1093/advances/nmac096. PMID: 36047956; PMCID: PMC9776648.
    • Sur l’acné : Aghasi M, Golzarand M, Shab-Bidar S, Aminianfar A, Omidian M, Taheri F. Dairy intake and acne development: A meta-analysis of observational studies. Clin Nutr. 2019 Jun;38(3):1067-1075. doi: 10.1016/j.clnu.2018.04.015. Epub 2018 May 8. PMID: 29778512.
    • Sur l’asthme : Song F, Xie Y, Guo N, Zhao H. Consumption of milk and dairy products and risk of asthma in children: a systematic review and Meta-analysis. Arch Public Health. 2023 Aug 16;81(1):147. doi: 10.1186/s13690-023-01162-8. PMID: 37587503; PMCID: PMC10428541.

    Sur les apports adéquats en calcium chez les personnes végétariennes et végétaliennes : Neufingerl N, Eilander A. Nutrient Intake and Status in Adults Consuming Plant-Based Diets Compared to Meat-Eaters: A Systematic Review. Nutrients. 2021 Dec 23;14(1):29. doi: 10.3390/nu14010029. PMID: 35010904; PMCID: PMC8746448.

    Sur le risque de fracture plus élevé chez les personnes végétaliennes : Iguacel I, Miguel-Berges ML, Gómez-Bruton A, Moreno LA, Julián C. Veganism, vegetarianism, bone mineral density, and fracture risk: a systematic review and meta-analysis. Nutr Rev. 2019 Jan 1;77(1):1-18. doi: 10.1093/nutrit/nuy045. PMID: 30376075.

    Sur la diabolisation des produits transformés

    Sur la remise en cause de la nocivité par essence des aliments ultra-transformés :

    Sur les nuances observées dans les effets de différentes catégories d’aliments ultra-transformés :

    • Taneri PE, Wehrli F, Roa-Díaz ZM, Itodo OA, Salvador D, Raeisi-Dehkordi H, Bally L, Minder B, Kiefte-de Jong JC, Laine JE, Bano A, Glisic M, Muka T. Association Between Ultra-Processed Food Intake and All-Cause Mortality: A Systematic Review and Meta-Analysis. Am J Epidemiol. 2022 Jun 27;191(7):1323-1335. doi: 10.1093/aje/kwac039. PMID: 35231930.
    • Reynalda Cordova, Vivian Viallon, Emma Fontvieille, Laia Peruchet-Noray, Anna Jansana, Karl-Heinz Wagner, Cecilie Kyrø, Anne Tjønneland, Verena Katzke, Rashmita Bajracharya, Matthias B. Schulze, Giovanna Masala, Sabina Sieri, Salvatore Panico, Fulvio Ricceri, Rosario Tumino, Jolanda M.A. Boer, W.M.Monique Verschuren, Yvonne T. van der Schouw, Paula Jakszyn, Daniel Redondo-Sánchez, Pilar Amiano, José María Huerta, Marcela Guevara, Yan Borné, Emily Sonestedt, Konstantinos K. Tsilidis, Christopher Millett, Alicia K. Heath, Elom K. Aglago, Dagfinn Aune, Marc J. Gunter, Pietro Ferrari, Inge Huybrechts, Heinz Freisling, Consumption of ultra-processed foods and risk of multimorbidity of cancer and cardiometabolic diseases: a multinational cohort study, The Lancet Regional Health – Europe, 2023, 100771, ISSN 2666-7762, doi.org/10.1016/j.lanepe.2023..

    Sur l’hétérogénéité des profils nutritionnels des aliments ultra-transformés végétaux que sont les substituts à la viande et aux produits laitiers : Mariotti, F. (2023). Nutritional and health benefits and risks of plant-based substitute foods. Proceedings of the Nutrition Society, 1-32. doi:10.1017/S0029665123004767

    Réponses scientifiques aux critiques des détracteurs du Nutri-Score : https://nutriscore.blog/2023/09/01/reponses-scientifiques-aux-critiques-des-detracteurs-du-nutri-score-mise-a-jour-septembre-2023/

    Sur la promotion du crudivorisme

    Sur le risque de carences nutritionnelles, de perte de poids excessive, de déminéralisation osseuse et d’aménorrhée :

    • Abraham K, Trefflich I, Gauch F, Weikert C. Nutritional Intake and Biomarker Status in Strict Raw Food Eaters. Nutrients. 2022 Apr 21;14(9):1725. doi: 10.3390/nu14091725. PMID: 35565694; PMCID: PMC9105765.
    • Koebnick C, Strassner C, Hoffmann I, Leitzmann C. Consequences of a long-term raw food diet on body weight and menstruation: results of a questionnaire survey. Ann Nutr Metab. 1999;43(2):69-79. doi: 10.1159/000012770. PMID: 10436305.
    • Koebnick C, Garcia AL, Dagnelie PC, Strassner C, Lindemans J, Katz N, Leitzmann C, Hoffmann I. Long-term consumption of a raw food diet is associated with favorable serum LDL cholesterol and triglycerides but also with elevated plasma homocysteine and low serum HDL cholesterol in humans. J Nutr. 2005 Oct;135(10):2372-8. doi: 10.1093/jn/135.10.2372. PMID: 16177198.
    • Hoffmann I., Leitzmann C. Raw food diet: health benefits and risks. Watson R.R. (Ed.), Vegetables, Fruits, and Herbs in Health Promotion., CRC Press Boca Raton, FL (2000), pp. 293-308
    • Fontana L, Shew JL, Holloszy JO, Villareal DT. Low Bone Mass in Subjects on a Long-term Raw Vegetarian Diet. Arch Intern Med. 2005;165(6):684–689. doi:10.1001/archinte.165.6.684

    Rapport d’activités 2021 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), évoquant les risques associés au crudivorisme ainsi que la porosité observée entre diverses pratiques pseudo-thérapeutiques et dérives sectaires : https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/publications-de-la-miviludes/rapports-annuels/rapport-dactivit%C3%A9-2021

    Sur les dangers du soja

    Position de l’ONAV relative à la consommation alimentaire de soja et à son action sur la santé humaine : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-consommation-alimentaire-de-soja-et-a-son-action-sur-la-sante-humaine/

    « Soja, Véganisme et Déforestation », par l’Effet Chimpanzé : https://www.youtube.com/watch?v=EM40vrs2L78 (voir les sources primaires mentionnées en description de la vidéo)

    Sur la complémentation en vitamine B12

    Position de l’ONAV relative à la couverture des besoins en vitamine B12 chez les personnes ayant une alimentation flexitarienne, végétarienne et végane : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-couverture-des-besoins-en-vitamine-b12-chez-les-personnes-ayant-une-alimentation-flexitarienne-vegetarienne-et-vegane/

    Position de l’ONAV relative à la complémentation en vitamine B12 chez les personnes ayant une alimentation flexitarienne, végétarienne et végane : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-complementation-en-vitamine-b12-chez-les-personnes-ayant-une-alimentation-flexitarienne-vegetarienne-et-vegane/

    Informations sur la complémentation en vitamine B12 sur le site vegeclic.com : https://vegeclic.com/patient/fiches-conseils/

    Conséquences d’une carence en vitamine B12 : https://vegeclic.com/professionnel-de-sante/nutriments/#Vitamine_B12

    Conférence de Florence Dellerie sur « Les mythes de l’alimentation naturelle » : https://www.youtube.com/watch?v=fbzatlJTawg

    Sur la complémentation en oméga 3 :

    « Faut-il se complémenter en DHA lorsqu’on végétalise son alimentation ? », note scientifique de l’ONAV, 2023 : https://lonav.fr/faut-il-se-complementer-en-dha-lorsquon-vegetalise-son-alimentation/

    ANSES – Compléments alimentaires, nécessité d’une consommation éclairée : https://www.anses.fr/fr/content/les-compl%C3%A9ments-alimentaires-n%C3%A9cessit%C3%A9-dune-consommation-%C3%A9clair%C3%A9e

    Sur les aspects éthiques et environnementaux mentionnés dans plusieurs des thématiques abordées :

    Sur la sentience et l’éthique sentientiste : https://sentience.pm/

    Sur les conditions d’élevage des vaches laitières et des veaux, par L214 : https://www.l214.com/animaux/vaches/veaux-vaches-et-produits-laitiers/

    Sur l’intelligence et la sensibilité des vaches : « L’intelligence et la sensibilité des vaches », par Delphine Debieu, 2023 : https://savoir-animal.fr/intelligence-sensibilite-vaches/

    Sur l’impact environnemental de la viande et des autres produits d’origine animale : https://sohan-tricoire.fr/impact-environnemental-de-la-viande-et-equilibre-alimentaire-vege/

    Sur l’impact environnemental des produits laitiers :

    Annuaire des pro de santé formé.es aux spécificités des alimentations végétales – ONAV : https://lonav.fr/trouver-un-e-pro-de-sante/

    Je tiens à préciser que l’ONAV, bien que mentionné à plusieurs reprises dans cet article, n’a pas été consulté pour en valider le contenu. Je vous encourage à vous référer directement aux positions scientifiques publiées sur son site internet onav.fr

    #Diététique #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

  22. Perception des bénéfices des régimes végétalisés par les personnes végétariennes et végétaliennes

    Ce projet étudiant mené dans le cadre du DU Alimentations Végétariennes de Sorbonne Université étudie la perception des bénéfices des régimes végétalisés par les personnes végétariennes et végétaliennes.

    #flexitarisme #nutrition #vegetalisme #vegetarisme

    https://sohan-tricoire.fr/perception-des-benefices-des-regimes-vegetalises-par-les-personnes-vegetariennes-et-vegetaliennes/

  23. Perception des bénéfices des régimes végétalisés par les personnes végétariennes et végétaliennes

    Ce projet étudiant mené dans le cadre du DU Alimentations Végétariennes de Sorbonne Université étudie la perception des bénéfices des régimes végétalisés par les personnes végétariennes et végétaliennes.

    #flexitarisme #nutrition #vegetalisme #vegetarisme

    https://sohan-tricoire.fr/perception-des-benefices-des-regimes-vegetalises-par-les-personnes-vegetariennes-et-vegetaliennes/

  24. Perception des bénéfices des régimes végétalisés par les personnes végétariennes et végétaliennes

    Ce projet étudiant mené dans le cadre du DU Alimentations Végétariennes de Sorbonne Université étudie la perception des bénéfices des régimes végétalisés par les personnes végétariennes et végétaliennes.

    #flexitarisme #nutrition #vegetalisme #vegetarisme

    https://sohan-tricoire.fr/perception-des-benefices-des-regimes-vegetalises-par-les-personnes-vegetariennes-et-vegetaliennes/

  25. Impact environnemental de la viande et équilibre alimentaire végé

    https://youtu.be/e4bOVR0kLCw

    Voici la captation vidéo de mon intervention du 1er juin 2023 au lycée Ozenne de Toulouse, sur l’impact environnemental des produits d’origine animale et quelques recommandations sur l’équilibre alimentaire végétarien / végétalien, à l’occasion de la journée du développement durable organisée par le lycée.

    Sources et ressources pour aller plus loin :

    (dans l’ordre d’apparition de ma présentation)

    Sur l’écologie sentiocentrée : https://www.youtube.com/watch?v=MFQJcx2l2XI

    Rapport Carbone 4 « Faire sa part » 2019  : https://www.carbone4.com/publication-faire-sa-part

    Visuel OurWordInData sur les émissions de GES issues de l’alimentation : https://ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local

    (source des données utilisées pour réaliser ce visuel : J. Poore, T. Nemecek, Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. Science 360,987- 92(2018). DOI:10.1126/science.aaq0216)

    « Diets for a better future : rebooting and reimagining healthy and sustainable food systems in the G20 » : https://eatforum.org/diets-for-a-better-future-report/ et « EAT-Lancet Commission Summary Report » : https://eatforum.org/eat-lancet-commission/eat-lancet-commission-summary-report/

    → Publications basées sur les travaux suivants :

    – Springmann M, Spajic L, Clark MA, Poore J, Herforth A, Webb P, Rayner M, Scarborough P. The healthiness and sustainability of national and global food based dietary guidelines: modelling study. BMJ. 2020 Jul 15;370:m2322. doi: 10.1136/bmj.m2322. PMID: 32669369; PMCID: PMC7362232

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32669369/

    – Willett W, Rockström J, Loken B, et al. Food in the Anthropocene: the EAT-Lancet Commission on healthy diets from sustainable food systems. Lancet. 2019 Feb 2;393(10170):447-492. doi: 10.1016/S0140-6736(18)31788-4. Epub 2019 Jan 16. Erratum in: Lancet. 2019 Feb 9;393(10171):530. Erratum in: Lancet. 2019 Jun 29;393(10191):2590. Erratum in: Lancet. 2020 Feb 1;395(10221):338. Erratum in: Lancet. 2020 Oct 3;396(10256):e56. PMID: 30660336.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30660336/

    ADEME – Rapport sur l’impact environnemental de l’alimentation selon la part des protéines animales et végétales – 2021 : https://librairie.ademe.fr/produire-autrement/4396-empreintes-sol-energie-et-carbone-de-l-alimentation.html#/44-type_de_produit-format_electronique

    Article à ce sujet par Romain Espinosa : https://romainespinosa.com/impact-environnemental-de-lalimentation-en-france/

    GIEC – Rapport spécial sur le changement climatique et les terres émergées – 2019 :

    – en anglais (page 500) : https://www.ipcc.ch/srccl/download/

    – en français : https://questionsanimalistes.com/regimes-alimentaires-et-ges-que-dit-le-giec/

    Impact environnemental du lait de vache et des laits végétaux : visuel OurWordInData – https://ourworldindata.org/environmental-impact-milks

    Impact environnemental et sur la santé des différentes catégories d’aliments :

    Clark MA, Springmann M, Hill J, Tilman D. Multiple health and environmental impacts of foods. Proc Natl Acad Sci U S A. 2019 Nov 12;116(46):23357-23362. doi: 10.1073/pnas.1906908116. Epub 2019 Oct 28. PMID: 31659030; PMCID: PMC6859310.

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6859310/

    Sur la sentience et le sentientisme : https://sentience.pm/

    Position de l’ONAV relative à la couverture des besoins en vitamine B12 chez les personnes ayant une alimentation flexitarienne, végétarienne et végane – 2020 : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-couverture-des-besoins-en-vitamine-d-chez-les-personnes-vegetalisant-leur-alimentation/

    Position de l’ONAV relative à la complémentation en vitamine B12 chez les personnes ayant une alimentation flexitarienne, végétarienne et végane – 2021 : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-complementation-en-vitamine-b12-chez-les-personnes-ayant-une-alimentation-flexitarienne-vegetarienne-et-vegane/

    Arbre décisionnel sur la complémentation en vitamine B12 : https://vegeclic.com/patient/conseils-alimentaires/#Vitamine_B12

    Sources végétales de protéines : https://jemangevegetal.fr/proteines/

    Note de ANSES sur les repas végétariens dans les cantines scolaires – 2020 : https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2019SA0205.pdf

    Position de l’ONAV relative à l’appréciation de la qualité nutritionnelle des protéines végétales – 2022 : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-lappreciation-de-la-qualite-nutritionnelle-des-proteines-vegetales/

    Sources végétales de calcium : https://jemangevegetal.fr/calcium/

    Sources végétales de fer : https://jemangevegetal.fr/fer/

    Assiette végétale « type » par l’AVF : https://www.vegetarisme.fr/comprendre/sante-et-nutrition-vege/documentation-nutrition-sante/une-alimentation-vegetale-saine-et-equilibree-conseils-pratiques/ )

    Exemples de sites de recettes végétales :

    https://123veggie.fr/cuisiner/recettes/

    https://vegan-pratique.fr/recettes/

    https://antigone21.com/index-recettes/index-des-recettes/

    https://patateetcornichon.com/

    https://francevegetalienne.fr/

    https://www.lapetiteokara.fr/

    Recettes végétariennes pour la restauration collective : https://agriculture.gouv.fr/experimentation-du-menu-vegetarien-en-restauration-scolaire-des-recettes-pour-accompagner-les

    Répertoire de l’ONAV des professionnel-le-s de santé formé-e-s aux spécificités des alimentations végétales : https://lonav.fr/trouver-un-e-pro-de-sante/

    Outil en ligne d’aide à la prise en charge des patient-e-s végé par les professionnel-le-s e santé : https://vegeclic.com/

    Se former aux alimentations végétales :

    – DU « Alimentations végétales » Sorbonne Université : https://fc.sorbonne-universite.fr/nos-offres/du-alimentations-vegetariennes/

    – Formation « Alimentations végétariennes, accompagnement diététique optimisé : du flexitarisme au végétalisme / Des données scientifiques à la pratique » dispensée par le Centre de Formation Diététique et Comportement, par Virginie Bach et Florian Saffer : (edit au 24/02/2025 – la formation n’est plus hébergée par le CFDC mais est désormais accessible directement ici https://virginiebach.fr/formations/, avec une mise à jour récente)

    #Ecologie #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme