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738 results for “richardlemon”

  1. @RichardMonvoisin univ-lille.academia.edu/Sophie

    "L’invention de l’ #éclairage public en France. De la #nuit illuminée à la nuit éclairée (1697-1789)", #SophieReculin, 2024.

    "Police et sécurité au XVIIIe siècle dans les villes de la frontière franco-belge", Catherine Denys, 2002.

    Arte : “Abolir la nuit”; pour l’émission de Patrick Boucheron Faire l’histoire. En libre accès sur Arte.tv (diffusée en septembre 2022)

    Concordance des Temps de Jean-Noël Jeanneney: France culture : “Vaincre la nuit. Quand la France s’éclairait” ; (diffusée en novembre 2024) radiofrance.fr/franceculture/p

  2. @RichardMonvoisin Doctolib agrège de toute manière les infos de ses clients, non ? C'est un problème indépendant du #DMP, il me semble.

    Pour le #DMP, de mémoire, ce qui a changé (mais je me souviens plus quand), c'est le niveau d'accès par défaut à tes données. La 1ere vague de déploiement était «tout ouvert par défaut», la 2e était «tout fermé, faut autoriser au compte goutte».

    Et il y a cette l'histoire du hosting du #HealthDataHub chez Microsoft qui était pas réglée (ou avait rebondit)

  3. @RichardMonvoisin Doctolib agrège de toute manière les infos de ses clients, non ? C'est un problème indépendant du #DMP, il me semble.

    Pour le #DMP, de mémoire, ce qui a changé (mais je me souviens plus quand), c'est le niveau d'accès par défaut à tes données. La 1ere vague de déploiement était «tout ouvert par défaut», la 2e était «tout fermé, faut autoriser au compte goutte».

    Et il y a cette l'histoire du hosting du #HealthDataHub chez Microsoft qui était pas réglée (ou avait rebondit)

  4. @RichardMonvoisin Doctolib agrège de toute manière les infos de ses clients, non ? C'est un problème indépendant du #DMP, il me semble.

    Pour le #DMP, de mémoire, ce qui a changé (mais je me souviens plus quand), c'est le niveau d'accès par défaut à tes données. La 1ere vague de déploiement était «tout ouvert par défaut», la 2e était «tout fermé, faut autoriser au compte goutte».

    Et il y a cette l'histoire du hosting du #HealthDataHub chez Microsoft qui était pas réglée (ou avait rebondit)

  5. @RichardMonvoisin Doctolib agrège de toute manière les infos de ses clients, non ? C'est un problème indépendant du #DMP, il me semble.

    Pour le #DMP, de mémoire, ce qui a changé (mais je me souviens plus quand), c'est le niveau d'accès par défaut à tes données. La 1ere vague de déploiement était «tout ouvert par défaut», la 2e était «tout fermé, faut autoriser au compte goutte».

    Et il y a cette l'histoire du hosting du #HealthDataHub chez Microsoft qui était pas réglée (ou avait rebondit)

  6. @RichardMonvoisin
    Pour te donner une idée voici les données de l'INSEE.

    Pour la France

    30 ans : Patrimoine médian : 38 500 €
    60 ans : Patrimoine médian : 315 200 €
    #patrimoine
    #INSEE

  7. @RichardMonvoisin Et l’esprit critique, ou, comme il aime à l’appeler également, l’auto-défense intellectuelle, c’est également ce qu’il enseigne aujourd’hui à l’Université Grenoble Alpes !

    #zététique #RichardMonvoisin #placebo #nocebo

  8. @RichardMonvoisin Et l’esprit critique, ou, comme il aime à l’appeler également, l’auto-défense intellectuelle, c’est également ce qu’il enseigne aujourd’hui à l’Université Grenoble Alpes !

    #zététique #RichardMonvoisin #placebo #nocebo

  9. @RichardMonvoisin
    c'est amusant j'ai (au moins une fois) fait l'inverse :
    lire une phrase sur un mur,
    puis écrire un poème citant la phrase :

    j'ai titré le poème avec la fin de la phrase :

    « mais on l’écrit »  _

    seenthis.net/messages/965084

    #poésie #écrire #murs

  10. @RichardMonvoisin

    parodie du deuxième film sur #sarko

    #FabriceArfi de @mediapart parle d'une faillite culturelle et médiatique de sa profession sur l'affaire #sarkosy

  11. 𝗕&𝗕 𝗩𝗼𝗹 𝗟𝗶𝗲𝗳𝗱𝗲-𝘁𝗵𝗿𝗼𝘄𝗯𝗮𝗰𝗸: 𝗱𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝘀𝗲 𝘁𝗼𝗻𝗴𝘇𝗼𝗲𝗻 𝘃𝗮𝗻 𝗥𝗶𝗰𝗵𝗮𝗿𝗱 𝗲𝗻 𝗦𝗶𝗺𝗼𝗻𝗲 𝘂𝗶𝘁 𝗵𝗲𝘁 𝘁𝘄𝗲𝗲𝗱𝗲 𝘀𝗲𝗶𝘇𝗼𝗲𝗻

    De eerste week van het nieuwe seizoen van 'B&B Vol Liefde' zit erop. Kijkers hebben weer kunnen smullen van de liefdeszoektochten en de nodige drama van de kersverse deelnemers. Nu het weekend is, is er even ruimte om op adem te komen. Hoe doe...

    rtl.nl/boulevard/entertainment

    #VolLiefde #tongzoen #RichardSimone

  12. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c

  13. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c

  14. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c

  15. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c