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13 results for “langevineqn”

  1. Awesome thread #VetTwitter
    ---
    RT @txdvm1
    In honor of my finger that was almost bitten off by a macaw this morning, I decided to use emojis to evaluate my animal bites:

    - Dog😬
    - Cat 😵
    - Non-venomous snake 🤷‍♀️
    - Macaw 🤯
    - Horse😥
    - Rabbit😕
    - Chicken🤔

    Anyone got any good ones? #vettwitter
    twitter.com/txdvm1/status/1639

  2. COVID helps other bugs eat brains
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    RT @LArtdelInfusion
    Encephalic Nocardiosis after Mild COVID-19: a case report... from New Brunswick, Canada.

    Even when it seems "mild", having even just one round with the virus can be anything but mild.
    #Nocardiosis
    #PACS
    #PASC
    #COVID
    #NBhealth
    @VitaliteNB
    @HorizonHealthNB

    frontiersin.org/articles/10.33
    twitter.com/LArtdelInfusion/st

  3. 😯
    ---
    RT @mgundarso
    Medical wonder Wednesday

    Hey #vettwitter have you seen this cat with two femurs?

    Cats are amazing.
    twitter.com/mgundarso/status/1

  4. #Municipale2020
    A Perpignan, estimations Elabe
    Aliot (RN): 36,5%
    Pujol (LR sortant): 19,5%
    Langevine (PS/EELV): 14%
    Grau (LREM): 12,4%

    C'est la honte.
    36,5 + 12,4 = 48,9% de crétins à Perpignan. Je ne vous félicite pas.

  5. Sociologie de la victoire du RN au premier tour à Perpignan

    Propos recueillis par Maïté Torres, « Perpignan : réélection de Louis Aliot, à qui profite l’abstention ? Infographies et décryptage du politiste Nicolas Lebourg« , Made in Perpignan, 18 mars 2026. La version ci-dessous est enrichie de données.

    À Perpignan, moins d’un électeur sur deux s’est prononcé, est-ce cela qui a permis la réélection du maire sortant dès le premier tour ?

    L’abstention a dépassé les 52%. Il est révélateur que même le bureau de vote du centre-ville qui comptait le plus de colistiers des diverses listes (14 !) a 57% d’abstention et un vote Aliot à 30%. Les records sont atteints du côté de Saint-Jacques, où LFI avait investi en colistier une figure de la communauté gitane ex-soutien de LR, de LREM puis du RN : l’abstention y fait 80% et Aliot 38%.

    Quand on analyse les résultats croisés avec la participation il apparaît clairement que c’est la liste de Bruno Nougayrède (droite et centre) qui agrandit son score avec la participation. Si on calcule l’indice de corrélation (c’est-à-dire l’équivalence entre deux données, de +1 l’équivalence parfaite entre les deux à moins 1 où elles suivent des dynamiques opposées) le vote Nougayrède croisé à la participation est le plus haut avec presque 0.7.

    A rebours, le plus bas est celui de la liste LFI menée par Mickael Idrac, avec un taux de presque moins 0.4. Autrement dit, plus les électeurs votent dans un bureau, plus ils votent Nougayrède, moins ils votent Idrac. Le marché électoral de Perpignan demeure avant tout un marché des droites.

    En somme, comme en 2020, quelle que soit la configuration, l’analyse statistique est claire : l’élection de Louis Aliot ne dépend pas de l’abstention et est le résultat structurel de la demande.

    Louis Aliot est à la fois maire sortant et vice-président du Rassemblement national. Laquelle de ces deux positions lui a été la plus favorable ? 

    Il y a des résultats tranchés : au Mas Llaro Louis Aliot fait au premier tour de 2026 61% soit son score au second tour de 2020. Les électeurs qui l’avaient choisi en deuxième choix il y a six ans lui sont devenus fidèles. Il domine amplement dans tous les bureaux, avec un léger déficit dans la corrélation avec la participation à moins 0.1.

    Si son résultat baisse dans les bureaux les plus cosmopolites, l’indicateur social avec lequel il matche le plus est l’accès à la propriété : l’indice de corrélation est de 0.45. Dans les bureaux où il y a plus de propriétaires et où le revenu médian disponible est plus élevé il connait des envolées. On est très loin de la sociologie nationale du FN d’il y a dix ans qui en faisait le parti des employés à faibles salaires du secteur privé. On voit se consolider l’alliance avec les classes moyennes et supérieures marquée à Perpignan dès 2020, et visible nationalement aux élections de 2024 qui ont permis les très bons résultats aux européennes et législatives.

    Par ailleurs, les corrélations avec les votes de gauche sont fortes : moins 0.7 avec la liste Idrac et moins presque 0.8 avec la liste Langevine (Place Publique-PS). On a donc eu une démarcation puissante : quand on est très opposé aux gauches à Perpignan, l’offre Aliot est naturelle.

    Comment expliquer qu’aucune offre politique ne se démarque face à un candidat qui ne fait pas campagne ?

    L’enracinement d’un maire ne dépend pas que de lui. Il y a d’abord l’effet de la prime au sortant. En 2014 et 2020, il n’y a que 16% des mairies en Occitanie qui changent de couleur politique. Ensuite, les adjoints, les politiques municipales, irriguent le territoire. Le quartier gare a ainsi beaucoup été travaillé par l’adjoint Xavier Baudry : la liste RN y crève le plafond en passant de 32% au premier tour de 2020 à 53%. Enfin, il y a la stratégie de fusion des droites suivie par Louis Aliot : par exemple le catholicisme identitaire que n’a cessé d’afficher sa mairie durant son premier mandat a contribué à assécher le secteur catholique conservateur qui localement pesait dans la sociologie LR.

    Cela renvoie aussi à un trait spécifique : le vote pour Louis Aliot a été plus fort chez les seniors que dans la jeunesse (on a des indices à plus 0.4 pour les plus de 60 ans et moins 0.3 pour les moins de 25 ans). Mais sur le plan électoral ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour lui car le département connaît un fort vieillissement. En 2040, si les tendances démographiques récentes se poursuivent, la population âgée de 65 ans ou plus sera presque deux fois plus nombreuse que celle de moins de 20 ans. Et les plus de 70 ans sont le seul groupe social a voté à plus de 50% quel que soit le tour et le scrutin. Donc si cette pyramide des âges donne une base chez les jeunes aux opposants à Louis Aliot, elle joue structurellement en sa faveur.

    Quel poids pour la gauche à Perpignan ? La droite traditionnelle a-t-elle encore un espace politique ?

    Pour la droite l’indice de corrélation démontre qu’il y a eu une certaine appétence et donc un avenir. A gauche, c’est plus compliqué. Rappelons qu’il y avait les listes Alvenard (Lutte Ouvrière), Blanc (Perpignan Autrement avec le PCF, Debout etc), Idrac (LFI et écoloogistes), et Langevine (Place publique-PS). Le vote pour Mathias Blanc progresse avec la participation, de façon faible sur l’ensemble de la ville, mais en concurrençant toujours plus LFI dans les bureaux où la participation est forte (par exemple dans le 701 la participation est de 63%, Blanc est à 8% et Idrac à  6%). Très clairement le vote PA a servi de zone intermédiaire entre les votes Langevine et Idrac : des Perpignanais qui voulaient voter plus à gauche que « Plus forts pour Perpignan », mais se refusaient à soutenir la liste Idrac. Sociologiquement, les deux listes se sont neutralisées mutuellement, permettant à la liste PP-PS d’être largement devant. Mais l’absence d’union n’est pas la cause de la défaite : quand bien même on cumulerait les quatre listes, de Place Publique à Lutte Ouvrière, la gauche ne représente qu’un tiers des voix. En outre les électorats sont très différenciés : à LFI les secteurs populaires cosmopolites, à PP l’électorat plus diplômé et les bureaux de vote comptant plus de cadres. Quand l’un est haut, l’autre est bas : ce sont deux sociologies et deux peuples de gauche aujourd’hui. Pour reconstituer un bloc uni de gauche qui dépasserait le quart des voix il y a donc une adaptation de l’offre qui doit se faire.

    Propos recueillis par Nicolas Massol, « Nicolas Lebourg : à Perpignan, «le RN a absorbé l’électorat de droite»« , Libération, 17 mars 2026.

    Les opposants de Louis Aliot mettaient en avant son immobilisme, le peu de réalisations concrètes ou de grands projets, et même une dégradation des chiffres de la sécurité. Comment expliquer pourtant son succès dès le premier tour ?

    Primo, la prime au sortant : en 2014 et en 2020, seules 16 % des mairies d’Occitanie changeaient de bord. A Perpignan, c’est encore plus fort : Paul Alduy est maire de 1959 à 1993, Jean-Paul Alduy, son fils, de 1993 à 2009. Deuzio, le marché électoral de Perpignan est en fait largement un marché des droites. Avec son catholicisme identitaire, sa nostalgie de l’Algérie française, ses discours sur l’entreprise, Louis Aliot a siphonné tous les segments. Tertio, il a une plus-value personnelle, engrangeant localement de meilleurs résultats que Marine Le Pen elle-même.

    Quelles sont les clés du vote Aliot ?

    En 2020, il avait su gagner la ville par une fusion des droites. Loin du «ni droite ni gauche» de son parti, sa campagne visait à fédérer les électorats fillonistes et lepénistes, en s’ouvrant même aux macronistes. Ça avait marché et il a approfondi cette fusion et ce résultat. Dans un quartier riche qui choisissait Macron contre Le Pen à la présidentielle, il obtient 61 % dès le 15 mars, soit son score au second tour de 2020. Mais sa victoire repose surtout sur les quartiers intermédiaires. En 2020, Aliot donnait une majorité politique à une majorité culturelle : cette majorité politique est désormais une majorité sociale. Le RN n’est plus la périphérie mais la norme.

    Presque tous les maires RN ont été réélus dès le premier tour dimanche soir. Y a-t-il une «recette» RN selon vous ?

    Les questions qui produisent ce vote demeurent au fil du temps, donc réassurent ce vote. D’Hénin-Beaumont à Perpignan, on trouve un chômage fort, un parc immobilier dégradé, un déclassement fort : les Perpignanais gagnent moins que la moyenne des Français à partir de 25 ans. Quand un Français gagne 100 euros, un Perpignanais en gagne 70. Les déclassements individuel et collectif entrent en symbiose pour produire du vote RN. Il n’est pas impossible que des électeurs retrouvent une forme d’estime de soi et de sortie du déclassement en assumant le vote RN contre ce qu’ils estiment être des élites nationales hostiles à leur égard.

    La droite existe-t-elle encore à Perpignan ?

    Sa contre-performance de 2020 pouvait s’expliquer par l’usure du pouvoir et le fait qu’elle soit divisée en plusieurs listes. En 2026, il n’y avait plus qu’une seule liste des partis de droite et du centre. Ce qui, en 2020, représentait encore un tiers des voix, en fait aujourd’hui 13,7 %. Pourtant, même l’un des plus fidèles lieutenants d’Aliot me disait dimanche soir qu’il reconnaissait que le candidat de droite [Bruno Nougayrède, ndlr] avait fait une bonne campagne. Mais le RN a absorbé l’électorat de droite.

    Comment expliquer que malgré une mairie d’extrême droite, les quartiers populaires avec beaucoup de Français d’origine immigrée n’aient pas voté à gauche ?

    LFI n’atteint pas les 10 %, ce qui lui aurait permis de se qualifier en cas de second tour. Dans un bureau du nord de la ville, comptant 70 % de prénoms d’origine arabo-musulmane sur sa liste électorale, Aliot fait 38 % et LFI 11,5 %. Un autre bureau du nord est révélateur : le revenu médian disponible des citoyens y est de 14 120 euros, contre une moyenne nationale de 23 080 euros, et trois des quatre listes de gauche présentaient des colistiers y vivant. Résultat : Aliot y fait trois fois le score du second arrivé après lui.

    Quelles leçons en tirer pour la gauche ? La division en quatre listes a-t-elle assuré la réélection d’Aliot dès le premier tour ?

    A Perpignan, l’absence d’union n’est pas la cause de la défaite : quand bien même on cumulerait les quatre listes, de Place publique à Lutte Ouvrière, la gauche ne représenterait qu’un tiers des voix. En outre, les électorats sont très différenciés : à LFI, les secteurs populaires cosmopolites, à Place publique, l’électorat plus diplômé et les bureaux de vote comptant plus de cadres. Quand l’un est haut, l’autre est bas : ce sont deux sociologies et deux peuples de gauche. Enfin, sur les alliances à géométrie variable des Ecologistes, on note qu’en 2020, ils étaient avec Langevine (PP-PS en 2026) et que leur alliance avec LFI, cette année, leur coûte cher.

    LFI en particulier fait une très grosse contre-performance alors qu’elle avait pourtant beaucoup misé sur la ville ?

    Les leaders locaux de LFI affirmaient avoir un potentiel de 29 %, en se basant sur le score de la présidentielle. La contre-performance est d’autant plus forte que ce parti perce dans les villes comparables, que de nombreux députés sont venus et même Jean-Luc Mélenchon. Mais au vu des résultats, il y a eu une erreur de casting et une stratégie inadaptée au marché électoral local. Louis Aliot avait dit en s’installant à Perpignan il y a vingt ans que, si le FN ne gagnait pas la ville, c’est que la radicalité n’y payait pas : lui, il s’est adapté, et a gagné.

    #Droitisation #Elections
  6. Perpignan, déclassement et droitisation

    Parution de Nicolas Lebourg, David Giband et Dominique Sistach, Perpignan, déclassement et droitisation, Perpignan, Trabucaire, 2026.

    Présentation de l’éditeur :

    Perpignan est une ville intensément belle, caniculaire, pauvre, inégalitaire, colorée, cosmopolite, enclavée, violente, musicale… La faiblesse du tissu économique et l’enkystement dans une économie et une société de la rente s’y déroulent sur fond de tensions sociales récurrentes, avec une hausse continue du chômage et des indicateurs de pauvreté. Les difficultés sociales de la ville que nous pouvons voir s’inscrivent dans un temps long qui situe la trajectoire de Perpignan dans un déclassement ancien et complexe.

    En produisant une socio-histoire de la ville remontant aux années 1950, les auteurs démontrent que le moment de rencontre sur le marché électoral qu’est l’élection municipale de 2020 est l’effet d’un processus de droitisation. La victoire du Rassemblement National en 2020 face au maire sortant (Les Républicains) n’est ni une effraction démocratique ni un accident civique, elle éclaire aussi bien les enjeux sociaux locaux que politiques nationaux.

    Publier un ouvrage sur la plus grande municipalité RN c’est ouvrir la boîte de Pandore d’un territoire connu pour ses chapelles, ses clientèles, ses fragments, et relève de la gageure. Il s’agit de nourrir la réflexion locale sur le développement et de participer de la réflexion globale sur la conquête politique par le national-populisme. Perpignan n’est ni un modèle, ni une exception : c’est un révélateur.

    Table des matières

    Du déclassement au populisme : les faits et les mots (Nicolas Lebourg et David Giband)

    • Catégoriser le déclassement
    • Rationnaliser les passions politiques

    Les droites à Perpignan : une histoire atypique (Nicolas Lebourg)

    • Algérie française et naissance de l’alduysme
    • Fondation du Front national et redéfinition de l’alduysme
    • Réinventer l’alduysme, recomposer le lepénisme

    Louis Aliot et le marché des droites (Nicolas Lebourg)

    • Droitisation des uns, normalisation des autres
    • Une fusion des droites
    • Agir local, penser global

    Perpignan 3.0 : la bataille des municipales vue du web (Marion Jacquet-Vaillant et Nicolas Lebourg)

    • 2014 : Perpignan, ville-témoin d’une campagne nationale du FN
    • 2020 : Perpignan, ville-trophée pour le RN

    Du déclassement urbain au ressentiment citoyen (David Giband et Nicolas Lebourg)

    • La ville déclassée
    • Le déclassement, vecteur de l’hégémonie du populisme

    Perpignan, ville indigne (David Giband)

    • Une ville traversée par la question du (mal) logement
    • Une « ville-repoussoir » par ses écoles

    De la délinquance ordinaire aux marginalités criminelles (Dominique Sistach et Nicolas Lebourg)

    • Entre dénis et récits : la sécurité, un enjeu central ?
    • L’importance sociale des stupéfiants

    La carte de la ville et le territoire de la délinquance (Dominique Sistach et Nicolas Lebourg)

    • Quand la marge est la norme
    • La ville low-cost
    • Grammaire de la sécurité

    Des racines et des chaînes (Nicolas Lebourg et Sylvain Manternach)

    • Identités gigognes et imaginaires communautaires
    • Des votes communautaires ?

    Archipel et polarisations (Nicolas Lebourg, David Giband et Sylvain Manternach)

    • « Nous » et « les Autres »
    • Structure ethnique et effets politiques
    • Les marges et le mainstream

    Une transformation silencieuse. Le traitement de la Culture à Perpignan (Emmanuel Négrier et Cyril Della-Via)

    • Héritage et succession
    • La rupture dans la continuité
    • Populiste, mais sans le peuple

    Ce qui demeure, ce qui advient (Nicolas Lebourg, Dominique Sistach et David Giband)

    Sources

    À propos des auteurs

    Table des figures

    Table des matières

    Table des figures

    1. Les quatre temps du déclassement perpignanais
    2. Évolution démographique comparée Toulouse–Montpellier–Perpignan (1954-2022)
    3. Un vote pour Louis Aliot non fonction de l’abstention (premier tour, 2020)
    4. Rapport de forces au second tour des municipales de Perpignan (2020)
    5. Rapport de forces au second tour de l’élection présidentielle à Perpignan (2022)
    6. Le premier tour des municipales perpignanaises par blocs (1993-2020)
    7. Comparaison des votes FN/RN Perpignan–France (1984-2024)
    8. Spatialisation des colistiers de Jean-Marc Pujol (2014)
    9. Spatialisation des colistiers de Jean-Marc Pujol (2020)
    10. Évolution de la participation entre les deux tours des municipales de Perpignan (2020)
    11. Résultats aux premier et second tours des municipales (2020)
    12. Scores de la liste social-écologiste menée par Agnès Langevine au premier tour des municipales de Perpignan (2020)
    13. Scores de la liste de gauche radicale menée par Caroline Forgues au premier tour des municipales de Perpignan (2020)
    14. Scores de François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle à Perpignan (2017)
    15. Scores de Louis Aliot au premier tour des municipales de Perpignan (2020)
    16. Évolution du vote en faveur de Marine Le Pen entre 2017 et 2022
    17. Scores d’Éric Zemmour à Perpignan (2022)
    18. Les comptes Twitter ayant participé à la discussion sur la campagne de 2014
    19. Mentions des candidats dans L’Indépendant (01/01/2019 – 31/12/2019)
    20. Les comptes Twitter ayant participé à la discussion sur la campagne de 2020
    21. Visibilité de certains candidats aux élections municipales de Perpignan
    22. Les candidats perpignanais face aux sondages (janvier et mars 2020) et aux urnes (T1)
    23. Le corridor méditerranéen de la pauvreté
    24. Quelques données concernant des villes de taille comparable à Perpignan
    25. Résultats aux premier et second tours des municipales (2020)
    26. La dépendance aux prestations sociales des allocataires de la CAF (2019)
    27. Diversité culturelle et restauration rapide par bureaux de vote (Perpignan, 2014-2019)
    28. Une géographie sociale de la restauration rapide à Perpignan
    29. Quelques indicateurs sociaux (en %)
    30. Part des cadres et professions intellectuelles supérieures (INSEE, 2019)
    31. Répartition de l’emploi salarié à Perpignan
    32. Taux de pauvreté et part des bénéficiaires (INSEE, 2022)
    33. Scores de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2022 et indicateurs territoriaux
    34. Les inégalités entre quartiers aisés et quartiers pauvres
    35. Perpignan : une ville fragmentée, inégalitaire et sous tension (carte de Sylvie Gittus, Mathilde Costil et Éric Dedier avec la participation de David Giband, Le Monde, 20 février 2020)
    36. Les IPS des écoles élémentaires, comparaison Perpignan/France (2024)
    37. Les IPS des écoles élémentaires, villes d’Occitanie Est (2024)
    38. Les IPS des écoles élémentaires publiques et privées (2024)
    39. Les IPS des collèges, principales villes d’Occitanie Est (2024)
    40. Les IPS des écoles élémentaires publiques, plaine du Roussillon (2023)
    41. Les IPS des collèges, plaine du Roussillon (2024)
    42. Part des 16-25 ans ni scolarisés ni en emploi (2024)
    43. Coups et blessures enregistrés à Perpignan (2012-2024)
    44. Capture d’écran d’un compte TikTok du Bas-Vernet (2025)
    45. Mise en cause pour détention de stupéfiants pour 1 000 habitants (SSMSI, 2022)
    46. Infractions de discrimination constatées (2022-2024)
    47. Enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » (VRS, SSMSI, 2022)
    48. Proportion d’électeurs nés dans l’Union européenne (2020)
    49. Proportion d’électeurs nés dans le département des Pyrénées-Orientales (2020)
    50. Participation et vote Aliot au premier tour des municipales de 2020 selon le taux d’allochtones par bureaux de vote
    51. Participation et vote Aliot au second tour des municipales de 2020 selon le taux d’allochtones par bureaux de vote
    52. Scores comparés de la droite et du FN en 2009 et 2014 par bureaux de vote
    53. Proportion d’électeurs nés dans des pays du Maghreb après leur indépendance par bureaux de vote (2020)
    54. Proportion d’électeurs nés en Algérie après l’indépendance par bureaux de vote (2020)
    55. Proportion d’électeurs portant un prénom arabo-musulman par bureaux de vote (2014)
    56. Résultats des élections municipales de 2014 selon le pourcentage de prénoms arabo-musulmans dans la liste électorale
    57. Score de Marine Le Pen par bureaux de vote (2017)
    58. Score de Jean-Luc Mélenchon par bureaux de vote (2017)
    59. Scores de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017 selon le taux de prénoms arabo-musulmans par bureaux de vote
    60. Vote au second tour des municipales par type de quartier (2020)
    61. Le marché des droites au bureau de vote du Mas Llaro (2014-2024)
    62. Évolution du vote pour Louis Aliot selon le pourcentage de prénoms arabo-musulmans (2014 et 2020)
    63. Évolution du vote pour Jean-Marc Pujol selon le pourcentage de prénoms arabo-musulmans (2014 et 2020)
    64. Évolution de la participation entre les deux tours selon le pourcentage de prénoms arabo-musulmans (2014 et 2020)
    65. Taux de prénoms arabo-musulmans et vote Aliot selon le prix moyen du mètre carré
    66. Vote Aliot selon le type d’habitat au second tour des municipales (2020)
    67. Scores de Louis Aliot aux municipales de 2014 et nombre d’adhérents FN selon le prix du foncier
    68. Résultat du FN/RN au premier tour des législatives à Perpignan selon le taux de prénoms d’origine arabo-musulmane (2017-2024)
    69. Proportion d’électeurs portant un prénom arabo-musulman par bureaux de vote (2022)
    70. Évolution du budget culturel (dépenses réalisées) à Perpignan en K€ (2015, 2019-2024)
    71. Évolution de l’effort culturel et de l’euro culturel par habitant (2015, 2019-2024)
    #Droitisation #Elections #SanitaireEtSocial
  7. Une Cartographie socio-politique des colistiers 2026 : le cas de Perpignan

    Par Marion Jacquet-Vaillant et Nicolas Lebourg

    La personnalisation des scrutins et des pouvoirs tend à réduire l’élection municipale à des duels entre premiers des listes, candidats au poste de maire. Néanmoins le scrutin de liste n’a pas qu’un intérêt démocratique : il permet d’échantillonner un territoire, afin que les représentants politiques correspondent quelque peu au camaïeu de leur ville. Si les campagnes sont donc personnalisées, les membres des listes en sont les relais au sein de leurs quartiers, de leurs lieux de travail.

    Dans le prolongement de la parution de Perpignan, déclassement et droitisation, nous avons cartographié les membres des six listes qui se présentent aux suffrages des Perpignanais. Les cercles figurant sur la carte ne correspondent bien sûr pas aux adresses réelles de qui que ce soit, et sont juste placés sur le bureau de vote. En cliquant sur l’image vous ouvrirez un nouvel onglet qui vous permettra de sélectionner une ou plusieurs listes et de zoomer sur des bureaux de vote spécifiques.

    Certains d’entre eux sont particulièrement disputés : huit disposent de dix et plus colistiers présents – le maximum étant atteint au bureau 901 du centre-ville avec 14 candidats. Le fait que le centre concentre une grande part des colistiers est rationnel : lieu de vie qui concentre les activités, il n’est pas anormal d’y trouver des personnes désireuses de s’impliquer dans la vie publique. Une liste peut veiller à avoir un équilibre de secteurs, mais des colistiers vont être choisis selon leurs compétences, leurs réseaux, des liens militants, sans que leur résidence importe.

    Cartographier par bureaux de vote ne doit pas faire omettre le caractère très inégalitaire du territoire, avec un coefficient de Gini qui peut atteindre 0.66 dans le centre ancien de Perpignan quand il est de 0.24 à l’échelle nationale. Conséquemment, nous avons recalculé le revenu disponible médian fourni par l’INSEE à l’échelle des IRIS pour le situer à celle des bureaux de vote et choisi de l’utiliser comme variable contextuelle en fond de carte, permettant ainsi d’avoir une idée assez claire du niveau socio-économique des bureaux et de la diversité des expériences de la ville qu’ont les candidats. Pour comparaison, la médiane du revenu disponible à l’échelle nationale est de 23 080€ annuels.

    La liste Continuons ensemble avec Louis Aliot est la seule à porter le nom de son leader. Au Vernet, le Nord de la ville, les bureaux 601 et 612, ayant offert d’excellents niveaux de vote tant à Louis Aliot qu’à Marine Le Pen, n’ont pas de colistier – ceux du Nord-Est, moins RN, non plus. L’effort est concentré le long de l’avenue qui coupe la zone, et qui électoralement fonctionne de longue date comme une nette séparation entre pro et anti FN/RN. La liste est la seule à couvrir l’Ouest, avec le marché international Saint Charles. Elle absorbe ainsi l’ensemble des bureaux ayant connu un survote pour Éric Zemmour en 2022, mais aussi des parties ayant moins opté pour Louis Aliot en 2020. La carte est décorrélée de celle de la progression du vote Marine Le Pen entre les présidentielles de 2017 et 2022, soulignant le caractère local des enjeux. La liste a amplement puisé chez les anciens colistiers de Jean-Marc Pujol (maire LR de 2009 à 2020), élus et réélus par le front républicain, illustrant tout à la fois l’approfondissement de la stratégie de fusion des droites de Louis Aliot et le système de rentes du territoire tels qu’analysés dans le récent ouvrage.

    La liste Lutte Ouvrière menée par Pascale Alvenard est la seule à porter le nom d’un parti afin de mieux être identifiée – et l’une des deux, avec celle du RN, à ne pas faire figurer le nom de la ville dans son intitulé. En toute logique, elle évite les quartiers les plus aisés du Sud et de l’Est. Mais elle est particulièrement concentrée sur le secteur de Saint-Jacques (6 candidats relèvent d’un seul de ses bureaux) et si elle ne couvre pas l’ensemble du Vernet elle y est très solidement implantée – dont 2 candidats au bureau 616 dont le revenu médian disponible est de 15 377€ seulement. Elle est aussi la seule liste à être présente dans le secteur du Champ de mars, concentrant de nombreuses difficultés sociales. Cette géographie est bien celle d’une liste de premier tour provenant de quartiers populaires et cherchant à s’adresser aux populations les plus défavorisées, là où les autres listes, visant le second tour, doivent avoir une approche interclassiste et une plus grande extension spatiale. La liste divers gauche Perpignan Autrement menée par le socialiste Mathias Blanc n’a pas de colistiers sur le Sud pavillonnaire et l’Est bourgeois. Sa zone de force entoure la rivière Têt avec en particulier un axe du quartier de la gare à celui des Platanes, en une fusion des quartiers ayant donné bon accueil à la fois aux listes EELV-PS et de la gauche radicale en 2020 et correspondant d’une part à des zones vivantes de la cité, d’autre part au processus de création de cette liste ayant voulu rassembler les divers partis de gauche. Elle est aussi présente dans le Nord. On observe d’ailleurs qu’elle fait partie des trois listes (avec Lutte Ouvrière et Plus forts pour Perpignan) ayant un colistier au bureau 607 dont le revenu médian disponible annuel est à 14 120€.

    La Liste Perpignan Changez d’air (LFI-Les Écologistes) menée par Mickael Idrac ne recouvre pas la carte des 28 bureaux de vote ayant placé Jean-Luc Mélenchon en tête lors de la présidentielle de 2022, le local n’ayant pas la capacité d’entraînement du tribun national. L’implantation suit un axe Nord-Sud cohérent, mais des bureaux du Nord ayant voté contre Louis Aliot en 2020 n’ont pas d’implantation. Les bureaux de l’hypercentre ont le plus grand nombre de colistiers. Si EELV était dans une liste avec le PS en 2020 (menée par Agnès Langevine, tête de liste suivante de 2020) et qu’aujourd’hui les Écologistes sont avec LFI, se note que la carte du score d’EELV aux élections européennes de 2019 renvoie plus à l’implantation des colistiers de Plus forts pour Perpignan que de Perpignan Changez d’air. La Liste Plus forts pour Perpignan est menée par Agnès Langevine (Place publique-PS). On retrouve assez bien la territorialisation de son vote d’il y a six ans dans celle de ses colistiers, mais avec une forte différence au Nord. Les quartiers du Vernet avaient fait un moins bon accueil à son offre que ceux du Sud. La candidate a noué alliance avec la divers centre droit élue de ce secteur Anabelle Brunet, et cette ouverture au Nord se retrouve avec par exemple 5 candidats dans le bureau de l’ancien lycée Al Sol.

    La liste Soyons fiers de Perpignan menée par Bruno Nougayrede rassemble tous les partis de droite et du centre alors que ceux-ci s’étaient présentés en ordre dispersé en 2020. En 2014, les colistiers de la liste LR étaient resserrés autour de l’hôtel de ville, situation qui avait, en vain, été corrigée en 2020. L’erreur n’est plus de mise, mais le Nord moins bien pourvu. L’Est bourgeois est naturellement présent, avec le bureau le plus proche de la mer qui affiche un revenu médian disponible de 26 680€ et ne comporte que des candidats de droite et d’extrême droite. Le centre ancien est très investi par la liste, avec entre autres exemples le quartier du Couvent des Minimes en périphérie du quartier dit gitan de Saint-Jacques. Par rapport à la droite, la carte est nettement différenciée de celle du vote pour François Fillon en 2017, soulignant le renouvellement, et se rapproche beaucoup plus de celle du vote pour Emmanuel Macron, ou plutôt contre Marine Le Pen, au second tour de 2022.

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