Offrande d’un seuil
Le jour s’effile au bord des pierres grises,
L’ombre y dépose un geste sans orgueil.
Chaque grain compte une lente reprise,
Où le vent plie son reflet dans l’œil.
Rien ne commande, rien ne se déchire,
L’instant se tait, fragile et permanent.
Un souffle passe, et le caillou respire
Comme un aveu pris au sable mouvant.
Ce qui demeure, à même la paupière,
N’est qu’un pardon posé sur la frontière.
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