#lyceesenlutte — Public Fediverse posts
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Je vous partage une tentative d'analyse politique de la situation...
La FSU 72 a rédigé un communiqué de presse pour alerter sur la situation départementale et nationale inédite que nous traversons. L’enjeu est majeur : la jeunesse ne doit pas être laissée seule face à une répression policière, judiciaire et médiatique inouïe. Cette répression est la conséquence directe d’un pouvoir politique qui cherche à étouffer dans l’œuf tout risque d’extension de la contestation sociale qui couve.
Il est crucial que la FSU (majoritaire à l'éducation nationale notamment) entraîne les autres organisations, tant dans l’intersyndicale Éducation qu’en interprofessionnelle, à lancer des appels à la mobilisation, à la grève et à la participation aux manifestations à venir.
Nous devons empêcher qu’une violence accrue ne s’abatte sur des jeunes dont l’horizon est actuellement bouché par la montée de l’extrême droite, les canicules à répétition, le chômage et des conditions de vie et de travail exécrables.
Lockout des lycées
La fermeture de 400 lycées accompagnée de périmètres d’interdiction préfectoraux constitue un verrouillage autoritaire qui doit nous alerter, mais aussi nous montrer que le pouvoir chancelle. La jeunesse n’est pas résignée et montre le chemin : celui du refus de l’ordre établi et d’une austérité aussi violente qu’injuste.
Situation en Sarthe et convergences
En Sarthe, une réunion de représentant·es des lycéen·nes manceaux s’est tenue ce vendredi soir à la Maison des syndicats du Mans. La CGT et la FSU ont mis à disposition leur expérience et leurs moyens pour les aider à réussir la journée du 6 octobre prochain. L’objectif est de trouver une place juste, ce qui n’est pas aisé : être pleinement dans le mouvement social, sans être ni à sa tête ni aux manettes.
Une intersyndicale Éducation s'est réunie en amont. Ainsi, un appel convergent s’organise avec la volonté de faire en sorte que les étudiant·es de Le Mans Université rejoignent la bagarre qui ne fait que commencer.
Violences policières et discours médiatique
Un point crucial doit être souligné : les élèves racisé·es, celleux des lycées accueillant majoritairement des élèves de milieux populaires, ou les deux à la fois, témoignent d’une réalité implacable. La police fait preuve d’une violence particulière envers cette partie de la jeunesse. Cette réalité ne doit pas être occultée car elle peut constitué un facteur de division dans le mouvement, tant au sein des lycéen•nes/étudiant•es qu'avec une partie importante voire majoritaire des salarié•es et retraité•es. « La violence c'est mal. » La belle affaire !
Nous avons toustes en tête la phrase de Bertolt Brecht : On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent.
C’est ici que se joue notre refus d’utiliser ou de cautionner les termes de « casseurs•euses » ou d’« émeutiers ». Il n’y a que des lycéen·nes et des jeunes qui débordent le cadre.
Certain·es utilisent des moyens de contestation qui sont à la mesure de ce qu’elles et ils subissent au quotidien depuis des années : une police surplombante et méprisante, souvent provocatrice, agressive et de plus en plus violente dès le premier contact. Cette situation est le fruit d’une volonté politique claire : mater la jeunesse et tout mouvement social, empêchant ainsi toute sortie « par le haut » (par des réponses sociales) de la crise majeure que nous traversons.
Nous devons appréhender et documenter cette réalité, comme au temps des gilets jaunes et des mouvements écologistes (ZAD de NDDL ou Ste Soline, etc). Il faut vraiment faire ce travail et notamment le faire en lien avec LDH afin via les observatoires des libertés et pratiques policières, localement et nationalement.
De plus, trop de fausses informations, d'informations non vérifées ou de rumeurs circulent via les plateformes des GAFAM, contribuant à installer un climat de peur chez une part importante des personnels et des parents d’élèves.
Là aussi, il va falloir agir et s'interroger sur le recours à ces outils, car ils constituent un piège qui va se refermer sur le mouvement, comme à chaque fois. Il faut au contraire travailler à organiser et diffuser des informations et de l'organisation en dehors des espaces qui sont contrôlés par les principaux allié•es de l'extrême droite et de l'ultralibéralisme néo-réactionnaire. (boucles mails, groupe Signal, salons Matrix, voire les bons vieux SMS) et refuser les outils de Meta notamment, mais pas seulement.
Les lycéen·nes, dans leur immense majorité (à tout le moins au Mans et en Sarthe, mais il est évident que c’est pareil presque partout), sont porté·es par la volonté de changer la société. Leurs bases sont claires : l’égalité des droits (et non des chances, børd€l !), l’amélioration des conditions d’études, la fin de la pression permanente via Parcoursup et l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leurs familles, dans leurs quartiers et dans leurs villes.
Leur énergie, leur colère et leur envie de ne pas s'en laisser compter doit nous aider à (re)mobiliser toutes et tous ces adultes résigné•es et intoxiqué•es par les discours médiatiques et politiques (sur les violence urbaines, les casseurs et les manipulations politiques des « islamo-gauchistes »)... Discours propagés et à la visibilité amplifiée par des algorithmes qui favorisent inlassablement les idées néoréactionnaires et libertariennes.
#MobilisationJeunesse #6octobre #ViolencesPolicières #LyceesEnLutte #Greve #Austerité #Solidarité #souverainetenumerique #gafam #Jeunesse
@mediapart @streetpress @mdiplo @LDH_Fr @La_CGT
https://fsu72.fsu.fr/6-octobre-2026-appel-de-lintersyndicale-educ-a-se-mobiliser/
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Je vous partage une tentative d'analyse politique de la situation...
La FSU 72 a rédigé un communiqué de presse pour alerter sur la situation départementale et nationale inédite que nous traversons. L’enjeu est majeur : la jeunesse ne doit pas être laissée seule face à une répression policière, judiciaire et médiatique inouïe. Cette répression est la conséquence directe d’un pouvoir politique qui cherche à étouffer dans l’œuf tout risque d’extension de la contestation sociale qui couve.
Il est crucial que la FSU (majoritaire à l'éducation nationale notamment) entraîne les autres organisations, tant dans l’intersyndicale Éducation qu’en interprofessionnelle, à lancer des appels à la mobilisation, à la grève et à la participation aux manifestations à venir.
Nous devons empêcher qu’une violence accrue ne s’abatte sur des jeunes dont l’horizon est actuellement bouché par la montée de l’extrême droite, les canicules à répétition, le chômage et des conditions de vie et de travail exécrables.
Lockout des lycées
La fermeture de 400 lycées accompagnée de périmètres d’interdiction préfectoraux constitue un verrouillage autoritaire qui doit nous alerter, mais aussi nous montrer que le pouvoir chancelle. La jeunesse n’est pas résignée et montre le chemin : celui du refus de l’ordre établi et d’une austérité aussi violente qu’injuste.
Situation en Sarthe et convergences
En Sarthe, une réunion de représentant·es des lycéen·nes manceaux s’est tenue ce vendredi soir à la Maison des syndicats du Mans. La CGT et la FSU ont mis à disposition leur expérience et leurs moyens pour les aider à réussir la journée du 6 octobre prochain. L’objectif est de trouver une place juste, ce qui n’est pas aisé : être pleinement dans le mouvement social, sans être ni à sa tête ni aux manettes.
Une intersyndicale Éducation s'est réunie en amont. Ainsi, un appel convergent s’organise avec la volonté de faire en sorte que les étudiant·es de Le Mans Université rejoignent la bagarre qui ne fait que commencer.
Violences policières et discours médiatique
Un point crucial doit être souligné : les élèves racisé·es, celleux des lycées accueillant majoritairement des élèves de milieux populaires, ou les deux à la fois, témoignent d’une réalité implacable. La police fait preuve d’une violence particulière envers cette partie de la jeunesse. Cette réalité ne doit pas être occultée car elle peut constitué un facteur de division dans le mouvement, tant au sein des lycéen•nes/étudiant•es qu'avec une partie importante voire majoritaire des salarié•es et retraité•es. « La violence c'est mal. » La belle affaire !
Nous avons toustes en tête la phrase de Bertolt Brecht : On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent.
C’est ici que se joue notre refus d’utiliser ou de cautionner les termes de « casseurs•euses » ou d’« émeutiers ». Il n’y a que des lycéen·nes et des jeunes qui débordent le cadre.
Certain·es utilisent des moyens de contestation qui sont à la mesure de ce qu’elles et ils subissent au quotidien depuis des années : une police surplombante et méprisante, souvent provocatrice, agressive et de plus en plus violente dès le premier contact. Cette situation est le fruit d’une volonté politique claire : mater la jeunesse et tout mouvement social, empêchant ainsi toute sortie « par le haut » (par des réponses sociales) de la crise majeure que nous traversons.
Nous devons appréhender et documenter cette réalité, comme au temps des gilets jaunes et des mouvements écologistes (ZAD de NDDL ou Ste Soline, etc). Il faut vraiment faire ce travail et notamment le faire en lien avec LDH afin via les observatoires des libertés et pratiques policières, localement et nationalement.
De plus, trop de fausses informations, d'informations non vérifées ou de rumeurs circulent via les plateformes des GAFAM, contribuant à installer un climat de peur chez une part importante des personnels et des parents d’élèves.
Là aussi, il va falloir agir et s'interroger sur le recours à ces outils, car ils constituent un piège qui va se refermer sur le mouvement, comme à chaque fois. Il faut au contraire travailler à organiser et diffuser des informations et de l'organisation en dehors des espaces qui sont contrôlés par les principaux allié•es de l'extrême droite et de l'ultralibéralisme néo-réactionnaire. (boucles mails, groupe Signal, salons Matrix, voire les bons vieux SMS) et refuser les outils de Meta notamment, mais pas seulement.
Les lycéen·nes, dans leur immense majorité (à tout le moins au Mans et en Sarthe, mais il est évident que c’est pareil presque partout), sont porté·es par la volonté de changer la société. Leurs bases sont claires : l’égalité des droits (et non des chances, børd€l !), l’amélioration des conditions d’études, la fin de la pression permanente via Parcoursup et l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leurs familles, dans leurs quartiers et dans leurs villes.
Leur énergie, leur colère et leur envie de ne pas s'en laisser compter doit nous aider à (re)mobiliser toutes et tous ces adultes résigné•es et intoxiqué•es par les discours médiatiques et politiques (sur les violence urbaines, les casseurs et les manipulations politiques des « islamo-gauchistes »)... Discours propagés et à la visibilité amplifiée par des algorithmes qui favorisent inlassablement les idées néoréactionnaires et libertariennes.
#MobilisationJeunesse #6octobre #ViolencesPolicières #LyceesEnLutte #Greve #Austerité #Solidarité #souverainetenumerique #gafam #Jeunesse
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https://fsu72.fsu.fr/6-octobre-2026-appel-de-lintersyndicale-educ-a-se-mobiliser/