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#violenceetatque — Public Fediverse posts

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  1. - bonpote.com/videz-le-lisier-je

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    L’impunité doit cesser : agresser un défenseur de l’environnement ne doit plus rester sans conséquence. C’est l’urgence qui se dégage de nos travaux publiés ce lundi 15 décembre 2025 (bonpote.com/cotes-felees-locau).

    Michel Forst, rapporteur spécial de l’ONU sur les défenseurs de l’environnement, s’insurge à la lecture de notre enquête :

    « Cette enquête de Bon Pote doit être un électrochoc. L’impunité crée un climat de terreur qui dissuade la participation citoyenne et érode l’espace civique. La démocratie ne peut survivre quand ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont systématiquement réduits au silence. ».

    Il recommande précisément : « Les autorités ont l’obligation de protéger les défenseurs de l’environnement et doivent veiller à ce que chaque cas d’agression fasse l’objet d’une enquête rapide, que les responsables soient traduits en justice et que les victimes obtiennent réparation ».

    Ce deuxième volet vise à confronter les autorités françaises à leur non-respect de ces obligations. Notre enquête révèle trois mécanismes de complicité : le silence des autorités, les discours qui légitiment la violence, et la complaisance policière sur le terrain.

    # Silence des ministères de l’Écologie et de l’Intérieur

    Premier contacté, le ministère de la Transition écologique se déclare « non compétent » sur ces violences qui touchent pourtant en partie ses agents et ses bâtiments et n’a pas souhaité répondre à nos questions. Il nous a renvoyé vers le ministère de l’Intérieur… qui n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Le même Laurent Nuñez qui porte plainte contre un humoriste pour des blagues sur les forces de l’ordre, ou contre une maison d’édition de jeux de société pour un dessin caricatural de “flic raciste”.

    Nous ne sommes pas les seuls à trouver porte close.

    Bénédicte Hermelin, à la tête de France Nature Environnement, assure à Bon pote qu’elle alerte directement les ministres de l’Intérieur et de l’Environnement à chaque fois qu’une plainte est déposée pour des violences contre ses membres : « On les sollicite directement eux et leur cabinet, avec des sms direct. On leur demande à chaque fois une réaction. Je peux vous dire que depuis mon arrivée, en 2018, je n’ai jamais entendu un ministre dire publiquement que ce qui nous arrive est scandaleux.»

    ...

    #Une violence anti-écolo systémique

    Sur certains terrains de lutte, la violence anti-écolo devient systématique. On croit voir se répéter ces expériences de psychologies sociales (lejournal.cnrs.fr/billets/jusq) censées démontrer que, quand on les conditionne, des individus normaux peuvent devenir des bourreaux.

    Des individus et plus précisément des hommes : la quasi-totalité des violences que nous avons documentées dans cette enquête sont le fait d’hommes, ce n’est pas anodin. Cette violence, très masculine donc, est omniprésente au cours des actions, souvent illégales, menées par Extinction Rébellion ou par Dernière Rénovation, devenue Riposte alimentaire. Le sociologue Gaspard Lemaire décrit pour Bon pote les violences qu’il a constaté sur le terrain en suivant ces mouvements et/ou en consultant des vidéos tournées et diffusées sur Youtube par l’agence de presse du journaliste Clément Lanot : « Pendant ces actions, les militants sont insultés dans des proportions tout à fait énormes puis, très vite, ils sont frappés, traînés au sol, déshabillés, mis en danger. J’ai assisté à des scènes terrifiantes, je me demande encore comment ils s’en sont sortis sans blessure grave. Pendant le blocage d’une autoroute, des gens criaient “Roulez leur dessus”, des automobilistes accéléraient et freinaient un millimètre avant un pied ou un bras ».

    Alors que nous terminions cette enquête, les locaux de l’association Nature Environnement 17 (Charente-Maritime) ont été dégradés et bloqués vendredi 12 décembre 2025.

    Une action signée par la Coordination rurale, encore elle.

    Une tête de sanglier a été déposée, symbole explicite de menace contre cette association dont les actions ont été au cœur des procédures contre les mégabassines du département voisin des Deux Sèvres. Des tags ont été apposés en allégeance à Bertrand Venteau, président du syndicat, qui a appelé lors de son investiture le 19 novembre dernier à « faire la peau aux écolos ». Selon FNE, ces actions menées par de véritables « milices » ont eu lieu « sous les yeux des gendarmes alertés de leur arrivée depuis plusieurs heures ».

    Faudra-t-il qu’un ou une défenseur ou défenseuse de l’environnement perde la vie, pour que les forces de l’ordre les défendent et que les responsables politiques réagissent ?

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    #France #UrgenceClimatique #repression #MinistereInterieur #Violence #ViolenceEtatque #AntiEcologie

  2. - bonpote.com/videz-le-lisier-je

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    L’impunité doit cesser : agresser un défenseur de l’environnement ne doit plus rester sans conséquence. C’est l’urgence qui se dégage de nos travaux publiés ce lundi 15 décembre 2025 (bonpote.com/cotes-felees-locau).

    Michel Forst, rapporteur spécial de l’ONU sur les défenseurs de l’environnement, s’insurge à la lecture de notre enquête :

    « Cette enquête de Bon Pote doit être un électrochoc. L’impunité crée un climat de terreur qui dissuade la participation citoyenne et érode l’espace civique. La démocratie ne peut survivre quand ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont systématiquement réduits au silence. ».

    Il recommande précisément : « Les autorités ont l’obligation de protéger les défenseurs de l’environnement et doivent veiller à ce que chaque cas d’agression fasse l’objet d’une enquête rapide, que les responsables soient traduits en justice et que les victimes obtiennent réparation ».

    Ce deuxième volet vise à confronter les autorités françaises à leur non-respect de ces obligations. Notre enquête révèle trois mécanismes de complicité : le silence des autorités, les discours qui légitiment la violence, et la complaisance policière sur le terrain.

    # Silence des ministères de l’Écologie et de l’Intérieur

    Premier contacté, le ministère de la Transition écologique se déclare « non compétent » sur ces violences qui touchent pourtant en partie ses agents et ses bâtiments et n’a pas souhaité répondre à nos questions. Il nous a renvoyé vers le ministère de l’Intérieur… qui n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Le même Laurent Nuñez qui porte plainte contre un humoriste pour des blagues sur les forces de l’ordre, ou contre une maison d’édition de jeux de société pour un dessin caricatural de “flic raciste”.

    Nous ne sommes pas les seuls à trouver porte close.

    Bénédicte Hermelin, à la tête de France Nature Environnement, assure à Bon pote qu’elle alerte directement les ministres de l’Intérieur et de l’Environnement à chaque fois qu’une plainte est déposée pour des violences contre ses membres : « On les sollicite directement eux et leur cabinet, avec des sms direct. On leur demande à chaque fois une réaction. Je peux vous dire que depuis mon arrivée, en 2018, je n’ai jamais entendu un ministre dire publiquement que ce qui nous arrive est scandaleux.»

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    #Une violence anti-écolo systémique

    Sur certains terrains de lutte, la violence anti-écolo devient systématique. On croit voir se répéter ces expériences de psychologies sociales (lejournal.cnrs.fr/billets/jusq) censées démontrer que, quand on les conditionne, des individus normaux peuvent devenir des bourreaux.

    Des individus et plus précisément des hommes : la quasi-totalité des violences que nous avons documentées dans cette enquête sont le fait d’hommes, ce n’est pas anodin. Cette violence, très masculine donc, est omniprésente au cours des actions, souvent illégales, menées par Extinction Rébellion ou par Dernière Rénovation, devenue Riposte alimentaire. Le sociologue Gaspard Lemaire décrit pour Bon pote les violences qu’il a constaté sur le terrain en suivant ces mouvements et/ou en consultant des vidéos tournées et diffusées sur Youtube par l’agence de presse du journaliste Clément Lanot : « Pendant ces actions, les militants sont insultés dans des proportions tout à fait énormes puis, très vite, ils sont frappés, traînés au sol, déshabillés, mis en danger. J’ai assisté à des scènes terrifiantes, je me demande encore comment ils s’en sont sortis sans blessure grave. Pendant le blocage d’une autoroute, des gens criaient “Roulez leur dessus”, des automobilistes accéléraient et freinaient un millimètre avant un pied ou un bras ».

    Alors que nous terminions cette enquête, les locaux de l’association Nature Environnement 17 (Charente-Maritime) ont été dégradés et bloqués vendredi 12 décembre 2025.

    Une action signée par la Coordination rurale, encore elle.

    Une tête de sanglier a été déposée, symbole explicite de menace contre cette association dont les actions ont été au cœur des procédures contre les mégabassines du département voisin des Deux Sèvres. Des tags ont été apposés en allégeance à Bertrand Venteau, président du syndicat, qui a appelé lors de son investiture le 19 novembre dernier à « faire la peau aux écolos ». Selon FNE, ces actions menées par de véritables « milices » ont eu lieu « sous les yeux des gendarmes alertés de leur arrivée depuis plusieurs heures ».

    Faudra-t-il qu’un ou une défenseur ou défenseuse de l’environnement perde la vie, pour que les forces de l’ordre les défendent et que les responsables politiques réagissent ?

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    #France #UrgenceClimatique #repression #MinistereInterieur #Violence #ViolenceEtatque #AntiEcologie