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#globocide — Public Fediverse posts

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  1. bloomassociation.org/petition- (Pétition pour une Loi d’urgence climatique)

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    Combien de morts faudra-t-il ?

    Nous ne sommes qu’en juin, et le bilan est déjà lourd.

    La durée et l’intensité de la canicule ont mis nos corps et nos infrastructures à l’épreuve. Une femme a été retrouvée morte à son domicile, à même le sol, un oreiller sous la tête : elle cherchait à refroidir son corps. Un homme de 33 ans est décédé : son corps avait atteint 42°C. Les victimes ne sont pas que des personnes fragiles. Des jeunes entre 30 et 50, sans antécédent médical, se retrouvent en réanimation.

    Cela n’était jamais arrivé, même pendant la canicule de 2003 (1) qui a entraîné le décès de 15 000 personnes. Et pourtant, rappelons-nous, celle-ci s’était produite en août, pas en juin !

    Les hôpitaux débordent, les soignants sont soumis à des rythmes inhumains et s’évanouissent en plein service, les urgences sont saturées, les pompes funèbres débordées. Les pompiers s’attendent à une saison en enfer, et savent déjà « qu’ils ne vont jamais tenir » (2).

    Les animaux succombent par centaines de milliers, les poissons étouffent et périssent dans les rivières.

    Nos corps craquent. Le système craque.

    Les canicules tuent. Pourtant ces tragédies étaient entièrement évitables.

    Les premières canicules de juin ne relèvent pas d’une fatalité mais d’une destruction organisée.

    Les vagues de chaleur qui nous accablent aujourd’hui sont « hors normes », mais elles deviendront la norme si les responsables politiques n’agissent pas immédiatement pour empêcher l’accélération de la catastrophe climatique.

    Le changement climatique pousse nos corps et nos infrastructures à la rupture. Nous ne sommes « qu’à » 1,5°C de réchauffement global, et nous commençons à entrevoir l’enfer qui nous attend si nous ne nous libérons pas de toute urgence de l’emprise de l’industrie fossile sur nos vies.

    Ne pas agir immédiatement est tout simplement criminel.

    Des décennies d’inaction et de mépris envers les recommandations scientifiques ont fait disparaître le climat que nos parents ont connu : un climat stable depuis 12 000 ans. Ces décennies étaient primordiales pour éviter la situation d’aujourd’hui : au lieu de nous protéger, les pouvoirs publics ont laissé les producteurs d’énergies fossiles maintenir le statu quo et empêcher la transition énergétique.

    Les majors pétrolières et gazières savaient dès 1971 que poursuivre les extractions d’hydrocarbures et les émissions de CO2 condamnaient l’humanité et la biosphère tout entière. Si elles avaient investi dans les énergies renouvelables et programmé leur sortie des énergies fossiles, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Mais leurs dirigeants et principaux actionnaires ont choisi de mentir et de combattre la science : ils ont préféré sacrifier nos vies plutôt que leurs profits.

    Ces individus cyniques sont responsables d’un crime nouveau, le plus grand crime de l’Histoire de l’humanité : un « globocide » qui entraîne la disparition du monde tel que nous le connaissons.

    Rien n’arrêtera ces criminels climatiques si nous ne le faisons pas. Le gouvernement et les parlementaires doivent agir immédiatement pour leur retirer leur permis de tuer.

    Pour éviter de transformer le monde en enfer, il nous faut une loi d’urgence pour arrêter les crimes climatiques. Une loi qui :

    - ⁠Interdise à toutes les entreprises françaises de financer et/ou de participer, directement ou indirectement, à l’ouverture de nouveaux projets fossiles (charbon, pétrole, gaz), en France ou à l’étranger.

    - ⁠Supprime toutes les subventions aux énergies fossiles.

    - Interdise le lobbying de l’industrie fossile.

    - ⁠Reconnaisse le crime de « globocide ».

    Pour que les vies brisées et les familles endeuillées ne soient pas de simples statistiques qui font la une des journaux, mais une tragédie humaine qui ne se répète pas, il nous faut agir dès maintenant. C’est une question de survie, littéralement.

    Signez la pétition pour une Loi d’urgence climatique et partagez ce message autour de vous.

    # notes

    (1) franceinfo.fr/environnement/cr

    (2) actu.fr/societe/avec-la-canicu

    #france #urgenceClimatique #urgenceSociale #urgenceDemocratique #globocide

  2. bellaciao.org/Le-choix-de-l-ex Le choix de l’expansion des hydrocarbures relève du crime de « globocide »

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    Insultes et intimidations

    Las, l’industrie fossile et des décennies d’inaction climatique ont fait voler en éclats la "norme" : le climat relativement stable que connaissait la Terre depuis 12 000 ans ne pourra pas être ressuscité, mais nous pouvons encore éviter que le monde devienne inhabitable pour des pans entiers de l’humanité.

    Cela nécessite deux actions urgentes : l’arrêt catégorique de l’expansion des énergies fossiles et la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre.

    Tant que l’industrie fossile continuera d’ignorer les lois de la physique voulant que chaque tonne supplémentaire de CO2 dans l’atmosphère accroisse le réchauffement, tant qu’elle continuera à lancer de nouveaux projets de charbon, de gaz ou de pétrole, les événements climatiques extrêmes gagneront en intensité et en fréquence.

    La trajectoire de collision de nos modes de vie avec le climat et les écosystèmes est prédite et modélisée depuis des décennies.

    Nous vivons un « inédit » anticipable, dont l’issue est connue.

    Cependant, les scientifiques qui alertent l’opinion font encore face au discrédit, aux insultes et à l’intimidation

    Conscientes, depuis les années 1970, du caractère climaticide de leurs activités, les industries fossiles ont investi des milliards de dollars pour désinformer, instiller le doute et maintenir le statu quo, au prix de nos vies.

    A la suite de sa condamnation par la justice, le 25 juin, dans un contentieux l’opposant à des organisations non gouvernementales et à la Ville de Paris, TotalEnergies constatait, « avec satisfaction, que le tribunal judiciaire de Paris n’a pas retenu les demandes qui visaient à interdire les nouveaux projets pétroliers et gaziers ou à l’obliger à réduire sa production de pétrole et de gaz. »

    # Impératif moral catégorique

    Chez TotalEnergies, on se réjouit donc d’avoir obtenu une extension du permis de détruire le monde.

    Son PDG, Patrick Pouyanné, a même déclaré, le 24 juin, jour le plus chaud de l’histoire française, qu’il investissait dans un nouveau projet fossile aux Emirats arabes unis.

    De telles annonces sonnent l’alarme : nous devons arrêter au plus vite les criminels climatiques qui pratiquent la politique de la terre brûlée et mettent l’humanité en danger.

    Les majors fossiles affirment que nous avons besoin de pétrole et de gaz.

    C’est faux.

    Nous avons besoin d’énergie, certes, mais décarbonée.

    Non contentes d’avoir combattu toutes les législations et les initiatives visant à réduire notre dépendance aux énergies fossiles, les majors pétrogazières, TotalEnergies en tête, sont désormais engagées dans l’expansion des hydrocarbures.

    Ce choix d’un cynisme inégalé condamne bien plus que l’humanité : il relève d’un crime d’un genre nouveau, un "globocide", qui entraîne la disparition de la biosphère telle que « globocide » nous la connaissons et la déstabilisation des conditions mêmes d’habitabilité de la planète.

    Nous allons franchir, avant 2030, le seuil de 1,5 °C de réchauffement qui était l’objectif de l’accord de Paris /de 2015/ d’ici à 2100.

    Il nous reste quinze ans pour effectuer la bascule de notre système énergétique, en l’accompagnant de politiques de sobriété, afin de respecter les objectifs européens de réduction de 90 % des émissions d’ici à 2040, puis de neutralité carbone en 2050, tels qu’inscrits dans la loi.

    Pourtant, se détournant de l’humanité, TotalEnergies a choisi d’investir dans le développement des hydrocarbures dans une cinquantaine de pays et d’augmenter ses émissions au cours des années à venir.

    Il a choisi l’enfer.

    Il en résulterait le sacrifice de centaines de millions, voire de milliards de vies humaines et l’effondrement d’environ la moitié du produit intérieur brut mondial avant la fin du siècle.

    Ces décisions conscientes et informées ne relèvent pas de la simple irresponsabilité, mais de la criminalité climatique.

    C’est un impératif moral catégorique pour les politiques que de les arrêter, et une obligation légale.

    Le gouvernement et les parlementaires doivent adopter une loi d’urgence climatique qui interdise à toutes les entreprises françaises de financer et de participer à l’ouverture de nouveaux projets fossiles (charbon, pétrole, gaz), en France ou à l’étranger, qui supprime toutes les subventions aux énergies fossiles, qui interdise tout lobbying de l’industrie fossile, et qui reconnaisse le crime de « globocide ».

    Il faudra encore fermer au plus vite les mines de charbon ainsi que les puits de pétrole et de gaz en cours d’exploitation, et mettre en place un fonds vert doté de 20 milliards d’euros afin d’aider les territoires à s’adapter à un climat inexorablement en surchauffe.

    Le gouvernement et les parlementaires doivent protéger les citoyennes et les citoyens, et donc désarmer l’industrie fossile par une loi d’urgence climatique.

    Agir sur le volet de l’adaptation aux risques climatiques ne suffira pas si le robinet de la catastrophe reste ouvert en grand.

    Cette loi d’urgence climatique relève de notre survie collective.

    # Premiers signataires :

    Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers ;
    Julia Cagé, professeure d’économie à Sciences Po Paris ; Paul Cassia, professeur de droit public à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne ; Christophe Cassou, climatologue, directeur de recherche au CNRS et auteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ; Sophie Crozier, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, membre du Comité consultatif national d’éthique et cofondatrice du Collectif interhôpitaux ; Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre et eurodéputée ; Valérie Masson- Delmotte, directrice de recherche IPSL-LSCE, ancienne coprésidente du groupe n° 1 du GIEC ; Vincent Munier, photographe, cinéaste et éditeur ; Claire Nouvian, fondatrice
    de l’association Bloom ; Rémi Salomon, pédiatre à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

    #urgenceClimatique #globocide #catastrophe