Italien sympathique, Syrien inquiétant : les biais racistes persistants des IA
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Un déploiement de comptes générés par IA sur Facebook et Instagram introduits par Meta
Meta, maison mère de Facebook et d’Instagram, a récemment annoncé le déploiement de comptes générés par intelligence artificielle sur ses plateformes. Cette initiative, bien que suscitant de nombreuses questions quant à la collecte de données et aux interactions en ligne, est perçue comme une tentative audacieuse pour stimuler l’engagement des utilisateurs.
Expansion massive des comptes IA sur les réseaux sociaux
Selon Connor Hayes, vice-président produit pour l’IA générative chez Meta, ces nouveaux types de comptes deviendront aussi courants que les comptes traditionnels de vrais utilisateurs. Dotés de photos de profil et de descriptions, ces comptes seront capables de produire et de partager du contenu élaboré par l’intelligence artificielle. L’objectif principal semble être de rendre les interactions plus divertissantes et engageantes, favorisant ainsi un engagement accru des utilisateurs sur les plateformes de Meta.
Dès lors, ces comptes d’IA ne se contenteront pas seulement de fonctionner en interaction avec les véritables utilisateurs. Ils auront également la capacité de répondre aux messages directs et aux stories des autres amis virtuels, établissant ainsi une présence quasi humaine dans l’univers numérique. Cela représente une démarche inédite vers une intégration poussée de l’IA dans le quotidien des utilisateurs de réseaux sociaux.
Utilisation potentielle des données personnelles
Néanmoins, cette expansion soulève une série de préoccupations légitimes liées à la collecte et à l’utilisation des données personnelles. En effet, en discutant avec ces comptes fabriqués, les utilisateurs pourraient involontairement partager leurs informations sensibles. Ces données, collectées sous couvert d’interactions normales, pourraient ensuite être revendues à des entreprises tierces, intensifiant ainsi les inquiétudes autour de la confidentialité et de la protection des données. Le marquage « généré par une IA » sera apposé sur ces profils, mais il n’est pas certain que tous les usagers soient suffisamment conscients de cette indication.
Risques de désinformation et de manipulation idéologique
Outre les questions relatives à la vie privée, la prolifération de comptes IA pourrait également exacerber les problèmes de désinformation sur les réseaux sociaux. Les faux comptes sont déjà utilisés pour diffuser des nouvelles fallacieuses et manipuler les opinions publiques. Avec une armée de comptes gérés par l’IA, cette problématique pourrait s’aggraver, rendant encore plus difficile la lutte contre les fausses informations. La surveillance et la régulation de ces entités numériques apparaissent donc comme des défis cruciaux à relever pour Meta.
Meta et son pari sur les technologies de pointe
Ce virage stratégique vers l’IA n’est pas un cas isolé dans la feuille de route de Meta. En effet, la société a déjà investi massivement dans d’autres technologies émergentes telles que le Metaverse, malgré les résultats mitigés jusqu’à ce jour. Par exemple, depuis son lancement, le Metaverse peine à trouver un large écho auprès des utilisateurs, limitant ainsi les retours espérés sur investissement. Cependant, cela n’a pas dissuadé Meta de poursuivre l’exploration de nouvelles frontières technologiques, illustrant une approche volontariste pour rester à la pointe de l’innovation numérique.
C’est dans cette dynamique que Meta a fusionné sa division de recherche fondamentale en IA avec son équipe produit en génie de l’IA. Ce réajustement stratégique vise à accélérer le développement de systèmes encore plus avancés, y compris l’intelligence générale artificielle (AGI). Un AGI serait capable de surpasser l’intellect humain en enseignant et en améliorant continuellement ses propres capacités. Toutefois, plusieurs experts considèrent ce scénario comme étant encore très éloigné de la réalité actuelle et soulignent les risques importants en matière de sécurité et de transparence.
Les implications sociales de l’intégration IA
La marche vers une coexistence entre utilisateurs humains et comptes d’intelligence artificielle impose une réflexion approfondie sur les impacts sociaux. Alors que certains peuvent voir cela comme un enrichissement des interactions en ligne, d’autres craignent une déshumanisation progressive des échanges. L’attachement croissant à des entités non humaines pourrait modifier la nature même des relations sociales sur les plateformes de Meta. Cette évolution appelle à un débat éthique soutenu, centré sur la place de l’IA dans nos vies numériques.
Face à cette transformation, Meta se doit de garantir une transparence accrue quant à l’usage des intelligences artificielles sur ses plateformes. Cependant, des interrogations subsistent quant à l’ouverture réelle de la société sur ses modèles existants et à l’établissement d’un cadre sûr pour la diffusion publique de technologies avancées comme l’AGI. Mark Zuckerberg, fondateur de Meta, prône une stratégie transparente et responsable, mais les critiques demeurent sceptiques sur la mise en œuvre concrète de ces objectifs nobles.
Source : Par Siècle Digital
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Les pratiques numériques des jeunes ne sont pas ce que l’on croit…
Tout débute en 2022 lorsque Luc Truntzler découvre une étude de Google affirmant que près de 40% des 18-24 ans utilisent Tiktok plutôt que Google Maps pour trouver un restaurant. « Cette statistique m’a surprise« , avoue-t-il.
Pourtant, ce Toulousain de 39 ans est un expert des usages digitaux et notamment de l’intelligence artificielle conversationnelle.
« Bien que je travaille dans le numérique, j’ai alors senti que je pourrai rapidement devenir has been sur certaines pratiques »
Plus de 200 collégiens et lycéens d’Occitanie interrogés
« Ma plus grande motivation était de découvrir de nouveaux usages du numérique à l’image du concept du mentorat inversé où la jeune génération enseigne à ses aînés de nouvelles pratiques. J’espérai ainsi être calé et prêt pour les usages à venir »
Avec l’aide du Rectorat de Toulouse et de Montpellier, notre expert lance une vaste enquête auprès de 215 collégiens, lycéens et enseignants.
« A ma grande déception, je n’ai pas pu découvrir de nouvelles pratiques »
Après plusieurs semaines d’audit, Luc Truntzler n’en revient pas. Les conclusions déconstruisent de nombreux clichés sur la jeunesse et leur utilisation du numérique.
Constat n°1 : la maturité des jeunes sur les réseaux sociaux
Si les 15-20 ans utilisent essentiellement 5 applications : Tiktok, Instagram, Snapchat, Youtube et Netflix, ils sont « mieux armés et éduqués sur les sujets de vie privée« .
« Contrairement à certaines idées préconçues, cette génération s’expose peu et publie peu en public et si elle publie, elle ne passe pas des heures à retoucher une image qui s’alignerait avec certaines normes discutables de la société »
Constat n°2 : privilégier un téléphone des années 2000 au lieu d’avoir le dernier Iphone
« J’ai aussi été agréablement surpris par la forte sensibilisation de la nouvelle génération aux sujets écologiques. »
« Il n’y a pas de courses à avoir le dernier Iphone ou Samsung. Du moment que le téléphone fonctionne, la majorité des jeunes est satisfaite. Le fameux Nokia 3310 revient même à la mode »
Constat n°3 : Scroller sur TikTok mais pas n’importe comment
L’étude révèle que de nombreux jeunes classent dans des dossiers de l’application les vidéos qu’ils découvrent pour les réutiliser par la suite (recette de cuisine, astuce de bricolage, entraînement sportif,,…).
Par ailleurs, la génération Z préfère suivre des créateurs de contenu sur l’actualité (comme Hugo Decrypte) ou des enseignants qui font le buzz sur les réseaux.
« La meilleure solution restera bien entendu de lever les yeux de ses applications mais si on doit y replonger, autant avoir un usage intelligent ! »
« Se fixer par exemple un objectif comme identifier 1 vidéo à classer dans ses dossiers lors d’une séance de scrolling de vidéo peut aider à limiter cette session de scrolling et générer un autre bénéfice : celui d’avoir pu structurer une nouvelle connaissance«
Constat n°4 : regarder une série Netflix entre 2 cours
Dans les échanges avec les enseignants, l’expert est frappé par cette utilisation inattendue.
« Beaucoup de jeunes profitent des pauses entre deux cours pour se plonger dans une série Netflix, à la sonnerie, il change alors de Game of Thrones à un cours d’histoire/géo. »
« Ces applications mobiles (Netflix ou TikTok) ont un pouvoir de captation d’attention et de génération de dopamine très important, challengeant encore plus l’enseignant dans sa mission de capturer cette précieuse attention des élèves pour leurs cours »
Constat n°5 : les étudiants sont prêts à acheter ChatGPT
Pratiquement tous les collégiens ont testé l’outil phare de l’IA générative.
« Mais contrairement à leurs aînés (Générations Y et X), peu d’entre eux y sont revenus dissuadés en partie par leurs parents. Les lycéens tendent à l’utiliser de plus en plus à l’image des 18-24 ans«
« Aujourd’hui, un étudiant sur trois débourse chaque mois 20 euros pour la version premium de ChatGPT. »
Aux enseignants de « leur donner les bonnes pratiques du prompting« , recommande le Toulousain. L’occasion « d’apprendre également avec eux », conclut-il.
Source : Par Julien Leroy via FranceInfo
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Faut-il interdire Chat GPT à l’école d’après la chercheuse Laurence Devillers
Depuis le début de ses apparitions médiatiques, Laurence Devillers, professeure en intelligence artificielle à la Sorbonne, directrice de la chaire HUMAAINE (Human-Machine Affective Interaction & Ethics) au CNRS et autrice du livre Les Robots émotionnels. Santé, surveillance, sexualité… : et l’éthique dans tout ça ? (Éditions de l’Observatoire 2020), n’a eu de cesse de nous prévenir. Les outils ont la capacité de nous subjuguer. Tandis qu’elle travaille à la mise en place au sein de la Sorbonne d’un projet d’évaluation portant sur l’appropriation des intelligences artificielles, la chercheuse revient sur l’impact qu’elles peuvent avoir sur l’apprentissage et dévoile ses recommandations.
De nombreux professeurs font état de l’usage de ChatGPT pour l’aide aux devoirs. Faut-il s’inquiéter de ce nouvel usage numérique ?
Laurence Devillers : Lorsque ChatGPT est apparu et que des interdictions ont été évoquées dans les écoles, j’ai rédigé une tribune sollicitée par Le Monde. Dans celle-ci, j’avançais l’idée qu’il était nécessaire d’adopter une approche d’accompagnement plutôt que de prohibition vis-à-vis de cet outil. ChatGPT fait désormais partie intégrante de l’environnement des élèves et va continuer à gagner en importance. Il est donc primordial d’adopter une approche plus flexible et d’expliquer aux élèves ces nouveaux usages. S’en tenir à une position hostile envers ces systèmes n’est pas viable. Il est essentiel de les comprendre et de les utiliser de manière appropriée.
Comment expliquer ChatGPT aux enfants et aux préadolescents qui seraient tentés de l’utiliser à tort et à travers ?
L. D. : Il est essentiel d’acculturer les enfants en leur expliquant que lorsqu’ils utilisent ces outils, il est évident que ce n’est pas leur propre travail, et cela peut entraîner des notes nulles. Cependant, il est tout aussi important d’apprendre à les utiliser correctement. L’école doit jouer ce rôle en alternant entre des devoirs assistés par IA et d’autres réalisés sans aucune aide technologique, afin que les enfants développent leur esprit de raisonnement. La machine ne raisonne pas ; elle ne fait que produire des solutions. Par paresse, nous pourrions tous être tentés de chercher la solution directe.
L’outil est aussi utilisé par des étudiants postbac pour s’aider dans des recherches ou la rédaction de mémoires. Est-ce que vous êtes témoin de cet usage ?
L. D. : Quand j’introduis l’utilisation de GPT auprès de mes élèves, j’exige qu’ils ajoutent une référence à chaque idée donnée dans leurs devoirs. Étant donné que la machine n’est pas capable de fournir des sources fiables, nous devons les rechercher nous-mêmes. Même avec des outils comme Copilot, qui peuvent fournir des sources, il y a un risque d’erreurs. Il est donc essentiel de vérifier les informations. Je veux les habituer à utiliser ces outils comme des prothèses de manière intelligente, c’est-à-dire sans prendre pour argent comptant les réponses de la machine, mais en les challengeant et en gardant un esprit critique. J’ai une vision assez positive de ce que l’on peut faire avec ces outils, notamment en ce qui concerne la correction, la synthèse ou la reformulation. Mais avant ça, il faut démystifier l’idée qu’ils peuvent tout faire. Ce qui est intéressant, c’est justement de reconnaître leurs limites et de les intégrer de manière réfléchie.
Quels impacts doit-on attendre sur les processus d’apprentissage ?
L. D. : Nous ne le savons pas vraiment. Ainsi, à la Sorbonne, en collaboration avec des collègues, je m’efforce de mettre en place un important projet d’évaluation portant sur l’appropriation de ces outils. On implique des philosophes, des sociologues, des informaticiens et des linguistes, dans le but de développer une épistémologie des sciences de l’interaction avec ces intelligences artificielles. C’est un travail nécessaire, car nous projetons sur ces intelligences artificielles l’idée qu’elles sont rationnelles et informatives, alors qu’elles ne possèdent absolument rien de rationnel, ni de conscient, ni d’affectif, ni même de connaissances comme celles de Wikipédia. Il n’y a absolument rien d’autre qu’une puissance de calcul s’appuyant sur d’énormes corpus de données qui permettent au système de créer des pseudo-connaissances, des pseudo-affects ou des pseudo-règles morales.
Autrement dit, les LML « simulent » l’intelligence sans vraiment en posséder. Quel impact cela a-t-il sur notre perception de ces machines ?
L. D. : Avec un grand nombre de données et de paramètres, ces systèmes peuvent générer des phrases d’une qualité syntaxique, sémantique et lexicale comparable, voire supérieure, à celle des humains. Mais il n’y a pas d’intention derrière ces systèmes. Parfois, ils produisent des résultats pertinents, et on peut se dire : « Ah ! tiens, ce n’est pas idiot. » Cependant, parfois, ils se trompent complètement, c’est ce que l’on appelle des « hallucinations », un terme inapproprié qui évoque à tort des notions d’intelligence ou de schizophrénie. Je suis d’ailleurs déçue par l’engouement médiatique et marketing entourant ces technologies, avec des discours glorifiant une intelligence supérieure à celle des humains, ce qui induit l’idée erronée que nous serons totalement dépendants et impuissants. Il est crucial de reconnaître que nous avons le pouvoir de comprendre le fonctionnement de ces systèmes, même si nous ne sommes pas nécessairement capables de les concevoir nous-mêmes. Mais je n’ai jamais eu besoin de connaître chaque composant d’une voiture pour l’utiliser correctement.
Chaque nouvelle annonce de produit de la part d’OpenAI provoque des vents de panique sur les réseaux. Les gens pensent qu’ils vont devenir obsolètes ou que les IA vont dépasser l’intelligence humaine. Que penser de cette rhétorique ?
L. D. : Les gens craignent sans doute de perdre leur travail, mais quand Laurent Alexandre essaie de semer la panique avec des histoires du genre « j’ai dix ans d’études, mais cette machine apprend en un rien de temps et devient aussi intelligente qu’un polytechnicien », je trouve ça risible. Cette machine apprend à partir de données, avec un mécanisme assez simple. Je pense que le véritable problème réside dans la manière dont l’intelligence artificielle est commercialisée et promue. Elle permet d’effectuer des tâches intéressantes et d’élever le niveau, mais elle est aussi survendue et ne présente pas vraiment la solution ultime à toute la créativité humaine, contrairement à ce que certains pourraient penser.
Source : Par David-Julien Rahmil via L’ADN
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Les photographes Yves Marchand et Romain Meffre imaginent (à l’aide d’une IA) un Paris post-apocalyptique où la nature aurait en quelque sorte repris ses droits.
« Explorant la ville et se jouant des symboles touristiques et culturels qui font l’image de la capitale, le duo de photographes spécialistes et précurseurs de l’urbex, nous plonge dans un décor post-apocalyptique, sorte de métaphore visuelle de notre inquiétude face à la généralisation des intelligences artificielles. Avec l’accélération du flux de transmission des données et le développement exponentiel de la puissance de calcul, ces technologies sont soudain devenue palpables, s’extirpant des domaines du dérisoire et de la science-fiction. »
Sans être un grand fan des images générées par IA, je trouve ce travail intéressant dans la démarche d’altération de l’image photographique et dans le sujet post-urbex appliqué à la vision cliché de la ville.
Exposition « Les ruines de Paris »
8 novembre 2024 – 18 janvier 2025
Polka Galerie , 12 rue Saint-Gilles, Paris.Présentation : https://www.polkagalerie.com/fr/exposition-les-ruines-de-paris-de-yves-marchand-romain-meffre.htm
Instagram : https://www.instagram.com/marchandmeffre/
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Si vous avez l’impression de passer plus de temps sur Facebook et Instagram, c’est normal
Si, ces derniers temps, vous avez l’impression que vous êtes devenu accro à Facebook ou à Instagram, il est possible que ce ne soit pas qu’une impression. En effet, grâce à l’IA, le groupe indique qu’il a pu augmenter le temps passé par les utilisateurs sur ses plateformes.
Hausse du nombre d’utilisateurs et hausse de l’engagement
Fin octobre, le groupe a présenté ses résultats du troisième trimestre 2024. Des résultats très bons, puisque les revenus étaient en hausse de 19 %, tandis que le bénéfice a augmenté de 35 %. Meta a également indiqué qu’il y a plus de 3,29 milliards de personnes qui utilisent au moins une application Meta chaque jour, ce qui correspond à une hausse de 5 %. Par ailleurs, le groupe aurait aussi une hausse de l’engagement sur Facebook et sur Instagram.
“Les améliorations apportées à nos recommandations de flux et de vidéos basées sur l’IA ont entraîné une augmentation de 8 % du temps passé sur Facebook et de 6 % sur Instagram cette année seulement”, a indiqué Mark Zuckerberg. Auparavant, Facebook et Instagram s’appuyaient sur la liste des comptes que vous suivez pour choisir le contenu à afficher sur vos flux. Mais pour contrer TikTok, le groupe a créé le format vidéo Shorts. Celui-ci a également développé un système de recommandations qui utilise l’IA pour afficher du contenu susceptible de vous intéresser qui ne provient pas des comptes que vous suivez.
Facebook attire aussi un peu plus les jeunes
Aujourd’hui, cet effort porte ses fruits, puisqu’en plus d’avoir augmenté le temps passé par les utilisateurs sur ses plateformes, Meta a aussi rendu Facebook plus populaire auprès des jeunes utilisateurs. “Sur Facebook, nous continuons de constater des tendances positives auprès des jeunes adultes, notamment aux États-Unis. Sur Instagram, la croissance mondiale reste forte”, a indiqué le patron de Meta, lors de la présentation des résultats trimestriels.
En bref…
Récemment, Meta a présenté ses résultats trimestriels : les revenus et le bénéfice sont en hausse
Le nombre d’utilisateurs des apps du groupe Meta a aussi augmenté
Et celui-ci indique que les gens passent plus de temps sur Facebook et Instagram
Cette hausse est attribuée au format vidéo et à l’utilisation de l’IA pour recommander du contenu
Source : Par Setra via Presse-Citron
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Un programme qui soulève de nombreuses questions sur la frontière entre sécurité publique et respect de la vie privée.
L’Etat souhaite maintenant surveiller vos moindres faits et gestes sur Google, TikTok ou encore Instagram. C’est en tout cas ce que révèle un article de l’Informé au sujet d’un appel d’offre pour du Service d’information du Gouvernement. Le nouveau contrat, d’un montant maximal de 1,26 million d’euros par an (soit 5,05 millions sur quatre ans), représente une évolution majeure dans la stratégie de veille numérique de l’État. Alors que le précédent dispositif se contentait de surveiller les réseaux sociaux, le nouveau système intégrera désormais la surveillance des recherches effectuées par les Français sur les principaux moteurs de recherche et plateformes : Google en tête, mais aussi TikTok, Instagram et YouTube.
Cette extension du périmètre de surveillance s’accompagne d’une sophistication des outils utilisés. L’intelligence artificielle sera mise à contribution pour analyser les sentiments exprimés en ligne, prédire des événements potentiels, et même détecter et décrire automatiquement le contenu des images partagées. Un bond technologique qui permettra au gouvernement de scruter plus finement que jamais l’opinion publique numérique.
La détection des “signaux faibles”, nouvelle priorité gouvernementale
Ce nouveau dispositif vise à détecter de manière plus précoce des mouvements sociaux émergents. Échaudé par l’effet de surprise des Gilets jaunes en 2018 et des récentes mobilisations en Nouvelle-Calédonie et en Martinique, l’État souhaite désormais pouvoir anticiper la “survenance d’événements critiques” comme les appels aux rassemblements.
Pour ce faire, un lot spécifique de l’appel d’offres est consacré à la détection des “signaux faibles” : publications gagnant rapidement en visibilité, narratifs se propageant en ligne, ou encore opérations d’astroturfing (simulation de mouvements spontanés via de faux comptes). Une approche qui témoigne d’une volonté claire d’anticiper et potentiellement de prévenir les mouvements sociaux avant même leur matérialisation dans la rue.
Des garanties suffisantes pour les libertés individuelles ?
Si le SIG assure que seules les données publiques seront analysées, excluant ainsi les contenus privés des groupes Facebook ou des comptes Instagram protégés, la question de la protection des libertés individuelles reste entière. Le service n’a d’ailleurs pas jugé nécessaire de saisir la CNIL pour avis, considérant que l’utilisation de données publiques ne le justifiait pas.
Les prestataires qui seront retenus (verdict attendu le 28 mars prochain) devront certes s’engager à respecter le RGPD, mais la multiplication des sources de données surveillées et le recours à l’intelligence artificielle prédictive posent de nouvelles questions éthiques. Dans un contexte pré-électoral sensible, avec la perspective de législatives anticipées et de la présidentielle de 2027, la mise en place de tels outils de surveillance risque de faire grincer des dents.
En bref…
L’État étend sa surveillance en ligne aux recherches Google, TikTok et Instagram via un contrat de 5,05 millions d’euros
L’intelligence artificielle sera utilisée pour détecter les mouvements sociaux émergents et analyser les sentiments en ligne
Bien que limité aux données publiques, ce dispositif soulève des questions sur le respect des libertés individuelles
Source : Par Romain Vitt via Presse-Citron
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En scrollant les réseaux sociaux, vous êtes peut-être déjà tombés sur des images générées par IA (enfants, animaux mignons ou en difficultés et d’autres types de représentations). On pourrait penser que les internautes sont déjà vigilants face à ce type de faux contenus, mais ce n’est clairement pas le cas. On peut ainsi lire des milliers de commentaires d’utilisateurs (souvent des personnes âgées) qui tombent dans le panneau, si bien que ces fakes représentent une menace grandissante.
De faux sauvetages d’animaux
Le rapport “Spot the Scam: Unmasking Fake Animal Rescues”, réalisé par un réseau de 29 organisations de protection des animaux s’est ainsi penché sur le sujet. Cité par nos confrères du site London Economic, Alan Knight, président d’International Animal Rescue, commente ainsi :
La présentation de faux sauvetages est une manière particulièrement ignoble et écœurante d’exploiter et de maltraiter les animaux pour de l’argent – et encore plus parce qu’elle joue sur la compassion et la gentillesse des gens. un public involontaire désireux de voir des animaux souffrant sauvés du mal.
Il demande donc aux plateformes de mieux réguler et modérer ces contenus qui renvoient parfois vers des pages de dons pour escroquer leurs cibles. Les chiffres cités par ce rapport publié en ce mois d’octobre sont d’ailleurs assez spectaculaires.
Les analystes ont ainsi repéré 1022 liens montrant de faux contenus de sauvetage d’animaux en six semaines sur Facebook, Instagram, YouTube, TikTok et X. Dans 21 % des cas, ces acteurs malveillants renvoyaient les internautes vers des demandes de dons souvent sur PayPal. De même et dans 22 % des cas, ces contenus étaient directement suggérés par les algorithmes de ces services.
Au final, ces associations légitimes craignent que ces faux contenus ne viennent perturber leurs activités de sauvetages d’animaux et que le grand public perde totalement confiance.
Les catastrophes exploitées par les cybercriminels
Malheureusement, ces escrocs ne limitent pas leurs activités à ces thématiques. Pour ne citer qu’un seul exemple, des médias américains ont récemment repéré que l’ouragan Hélène qui a fait des centaines de morts dans le sud-est des États-Unis est déjà exploité en vue de soutirer de l’argent aux internautes désireux d’aider.
On l’aura compris, ces arnaques risquent de se multiplier et il convient de redoubler de vigilance face à ce fléau. On peut aussi espérer que les réseaux sociaux vont améliorer leur modération de ces contenus produits par IA et mieux protéger leurs utilisateurs.
Source : Par Jean-Yves Alric via Presse-Citron
Avez-vous déjà pu repérer ces fausses images lors de votre fréquentation de ces plateformes ? Dites-le-nous dans les commentaires.
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« Les #IntelligencesArtificielles génèrent des images qui reflètent des #inégalités sociales et les accentuent en les reproduisant sans aucune nuance, au risque de contribuer à leur "naturalisation" ».
Un article de Daniel Bonvoisin ( @dany0709 ), Chloé Tran Phu et Brieuc Guffens (Media_Animation asbl)
https://www.agirparlaculture.be/les-ia-revent-elles-de-patriarcat-blanc