#finnois — Public Fediverse posts
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En finnois, « un » et « deux » se disent « yksi » et « kaksi », et se déclinent avec les radicaux « yhde- » et « kahde- ». Les chiffres « neuf » et « huit » se disent « yhdeksän » et « kahdeksan », il y a un rapport évident avec un et deux.
Ce qui me pose problème, c'est qu'on indique couramment l'heure d'un évènement en déclinant le chiffre. Par exemple « à deux heures » se dit « kahdelta », mais comme ça commence pareil que « kahdeksalla » (qui veut dire « à huit heures ») mon crétin de cerveau s'arrête après la deuxième syllabe et se dit « ha ouais, à huit heures ». J'ai un problème similaire avec « yhdeltä » (« à une heure ») et « yhdeltätoista » (« à onze heure »), au bout de 3 syllabes je zappe le « toista » (qui indique la seconde dizaine) et je comprends l'heure de travers (j'ai déjà raté un rendez-vous à cause de ça).
Est-ce que je suis le seul francophone qui a du mal à l'oral avec les chiffres et surtout avec les heures en finnois ?
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Ça fait plus de 25 ans que je crois que le finnois a deux pronoms personnels de la troisième personne, un pour les personnes (« hän ») et un pour les non-personnes (« se »). À la suite d'une conversation sur les démonstratifs (il y a un rapport je promets), j'ai cherché ce que le Wikipedia finnophone avait à dire sur les pronoms personnels, et il n'y a pas de mention de « se », sauf pour indiquer qu'il remplace souvent « hän » à l'oral.
« se » est un pronom démonstratif, et comme en espagnol, il y en de 3 sortes qui indiquent 3 distances : « tämä », « tuo » et « se » (du plus proche au plus loin). La conversation mentionnée plus haut faisait le lien entre les pronoms personnels « minä », « sinä » et « hän » (« je », « tu », «il/elle ») qui eux aussi impliquent une distance : très proche pour la première personne, un peu plus éloignée pour la deuxième et beaucoup plus éloigné pour la troisième. Et là mon cerveau a fait « prouf » (il m'en faut peu).
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Pourquoi il y a des plumes noires dans mon poêle à sauna ?
Le finnois a d'ailleurs un mot spécifique pour désigner le poêle à sauna, c'est« kiuas ».
Il en a aussi un pour la vapeur qui monte des pierres chaudes dudit poêle quand on y jette de l'eau, c'est « löyly ». -
La césure en finnois, c'est pas compliqué.
“hauista” (élatif pluriel de “haku”, « recherche ») se césure en “ha-uis-ta” parce qu'au nominatif singulier, on césure “ha-ku”.
“hauista” (élatif pluriel de “hauki”, « brochet ») se césure en “hau-is-ta” parce qu'au nominatif singulier, on césure “hau-ki”.
“hauista” c'est aussi le partitif singulier de “hauis”, « biceps » qu'on césure en “hau-is”.Simple comme bonjour.
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En finnois le fromage c'est « juusto », qui a une racine commune avec le suédois « ost » (le « o » se prononce [u], le « j » tombe : c'est bien le même mot qui s'est déguisé).
Mais ça ne ressemble pas du tout à « cheese », « Käse » ou « fromage »… C'est parce que ça vient de la racine proto-indo-européenne qui a donné le mot « ius », soupe en latin et « jus » en français 🙂
https://en.wiktionary.org/wiki/Reconstruction:Proto-Indo-European/y%C3%A9wHs
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Le finnois a entre 14 et 16 cas de déclinaison (selon qui les compte).
Il y a entre autre l'essif (du latin « essere », être) qui indique l'état, et l'inessif (du latin « in essere », être dans) qui indique la position à l'intérieur d'un endroit.
Il n'y a cependant pas d'exessif pour indiquer qu'on se trouve à l'extérieur, car ça ferait vraiment trop de cas de déclinaison.
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En finnois, le suffixe « -la » permet de construire un nom de lieu, l'endroit où habite une personne ou une famille.
En finnois, « mummo » est le mot le plus courant pour « Mamy », donc « mummola » est l'endroit où habite Mamy. Quand on va lui rendre visite, on va à mummola.On pourrait construire des mots similaires en français. J'imagine « Kermamy » en Bretagne ou « Mamamaheim » en Alsace par exemple.
Vous avez des idées pour d'autres régions/dialectes ?
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Bonjour à toutes et tous !
Comme ça devient un peu n'importe quoi du côté de l'oiseau bleu et du rat musqué, je me suis créé un compte ici 😊
Je suis #musicien (altiste), professeur de #musique (#violon, #alto, #solfège, #écriture), #compositeur / #arrangeur / #orchestrateur.
Je vis depuis 1 an à #Bourges, j'aime #bricoler (maison en rénovation), #jardiner, #cuisiner, j'essaie d'être #écolo et #minimaliste autant que possible, et j'apprends le #finnois.
Site, YouTube et Ko-fi sur mon profil
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Finalement, il reste une question : est-ce que toutes les formes d'#EcritureInclusive sont aussi efficaces pour lutter contre le biais masculin ? Il y a encore peu d'études sur le sujet, mais il semblerait globalement que non : de façon surprenante, les formes neutres (p.ex. "l'architecte" qui peut désigner un homme ou une femme) engendrent elles aussi un biais masculin (Lindqvist et al. 2019) et les langues sans genre grammatical comme le #turc et le #finnois ne sont pas non plus immunisées contre ce biais (Renström et al 2022, merci @elmerot de m'avoir pointé cet article). Si l'on souhaite susciter des représentations homme/femme égalitaires, le meilleur outil est la forme double (par exemple "les chercheurs et les chercheuses" ou les chercheur·euse·s). Nous menons actuellement une étude pour étudier cet effet en français. (6/X) @psycholinguistics @linguistics #MasculinGénérique #stéréotypes #LangageInclusif #linguistique
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<-- a confondu, une fois encore, "tunnukset" (les identifiants) avec "tunnustukset" (les aveux)
#finnois