#erreur — Public Fediverse posts
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Voici passer ma nef (Francesco Petrarca)
Voici passer ma nef chargée d'oubli, Sur l'âpre mer, en hiver à minuit, Entre Scylle et Charybde ; au gouvernail Est mon seigneur, ou mieux mon ennemi. Aux rames, des pensers, prompts et mauvais, Semblent mépriser tempête et naufrage ; Un vent humide, éternel, de soupirs, D'espoirs et de désir perce la voile. La pluie des pleurs, la brume des dédains, Ont mouillé, détendu les haubans las, Qui sont tressés d'erreur et d'ignorance. Mes deux doux phares contumiers […]https://arbrealettres.wordpress.com/2026/09/12/voici-passer-ma-nef-francesco-petrarca/
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Voici passer ma nef (Francesco Petrarca)
Voici passer ma nef chargée d'oubli, Sur l'âpre mer, en hiver à minuit, Entre Scylle et Charybde ; au gouvernail Est mon seigneur, ou mieux mon ennemi. Aux rames, des pensers, prompts et mauvais, Semblent mépriser tempête et naufrage ; Un vent humide, éternel, de soupirs, D'espoirs et de désir perce la voile. La pluie des pleurs, la brume des dédains, Ont mouillé, détendu les haubans las, Qui sont tressés d'erreur et d'ignorance. Mes deux doux phares contumiers […]https://arbrealettres.wordpress.com/2026/09/12/voici-passer-ma-nef-francesco-petrarca/
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Il y avait quantité de livres (Paul Valéry)
Il y avait quantité de livres dans les armoires de la maison TI et NÔ ; mais ceux-ci ne faisaient cas que des leurs propres, à l’exception d’un petit recueil qui se nommait : Le Trésor des œuvres et traités de Sagesse, dont les titres seuls nous ont été conservés. Il ne reste plus à présent qu’une page de ce recueil, où l’on lit : — Traité des Choses qui se voient les yeux fermés, et de celles sous nos yeux qui nous sont comme invisibles. — Traités […]https://arbrealettres.wordpress.com/2026/08/17/il-y-avait-quantite-de-livres-paul-valery/
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Si ce n’est Amour (Pétrarque)
Si ce n'est Amour, qu'est-ce que je sens ? Mais si c'est Amour, Dieu, quel est l'objet ? S'il est bon, pourquoi son effet me nuit ? S'il est mauvais, pourquoi un si doux mal ? Je brûle de désir, pourquoi pleurer ? Je jouis de plaisir, pourquoi me plaindre ? Vivante mort, ô mal délicieux, Tu peux tout sur moi, mais je te refuse. Et si je t'accepte, a tort je me plains. Entre ces vents contraires, je navigue Sur un esquif, sans gouvernail, au large, Si pauvre de […]https://arbrealettres.wordpress.com/2026/05/16/si-ce-nest-amour-petrarque/