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  1. 🪓 COUPER DES TÊTES EMPÊCHE-T-IL VRAIMENT LES GENS DE TUER ?

    Pendant des siècles, l'idée a paru presque évidente.

    Vous voulez empêcher un crime ?

    Montrez ce qu'il en coûte.

    Et si la prison ne suffit pas à faire peur, il reste difficile d'imaginer menace plus radicale que celle-ci :

    « Si tu tues, on te tue. »

    La logique paraît imparable.

    Plus la punition est terrible, plus le prix du crime augmente.

    Plus le prix augmente, moins on devrait avoir envie de le payer.

    Alors allons jusqu'au bout de cette logique.

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    ⚖️ Imaginez deux sociétés.

    Dans la première, un meurtrier risque de passer le reste de sa vie enfermé.

    Dans la seconde, il risque d'être exécuté.

    Même crime.

    Mais dans un cas, le condamné conserve sa vie.

    Dans l'autre, l'État la lui prend.

    Si la sévérité de la peine est ce qui dissuade de tuer, la seconde société devrait disposer d'une arme supplémentaire.

    La peur de mourir.

    Et ce raisonnement a quelque chose de tellement intuitif qu'il semble presque inutile de le tester.

    Pourtant, des chercheurs l'ont fait.

    Encore.

    Et encore.

    Certaines études ont conclu que la peine capitale sauvait des vies.

    D'autres qu'elle ne produisait aucun effet détectable.

    D'autres encore ont trouvé une augmentation des homicides.

    Alors en 2012, le National Research Council américain a réuni un comité d'experts pour examiner cette littérature.

    Pas pour décider si la peine de mort était morale.

    Pas pour savoir si elle était juste.

    Une question beaucoup plus froide :

    est-ce que la menace d'être exécuté empêche effectivement des homicides ?

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    Et c'est ici que notre expérience mentale commence à se fissurer.

    Pour mesurer l'effet de la peine capitale, il ne suffit pas de comparer :

    « peine de mort »

    avec

    « aucune punition ».

    Parce que ce n'est généralement pas l'alternative réelle.

    Un meurtrier qui n'est pas exécuté peut être condamné à une peine extrêmement lourde, éventuellement à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle.

    La véritable question devient donc :

    combien de personnes qui auraient accepté le risque de passer leur vie en prison renoncent au meurtre spécifiquement parce qu'elles pourraient être exécutées ?

    Et là…

    ça devient beaucoup plus compliqué.

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    Il faudrait savoir comment les meurtriers potentiels perçoivent réellement leur risque d'être arrêtés.

    Puis condamnés.

    Puis condamnés à mort.

    Puis effectivement exécutés.

    Il faudrait isoler cet effet de tout le reste :

    les différences entre États, les politiques policières, les changements économiques, les variations de criminalité, les autres peines disponibles…

    Et les exécutions sont suffisamment rares pour rendre certaines comparaisons statistiques extrêmement fragiles.

    Résultat :

    des modèles différents appliqués aux données ont produit des conclusions radicalement différentes.

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    💥 LA SCIENCE N'A PAS DÉMONTRÉ QUE LA PEINE DE MORT NE DISSUADE PERSONNE.

    ELLE N'A PAS NON PLUS RÉUSSI À DÉMONTRER QU'ELLE DISSUADE DAVANTAGE QUE LES PEINES QUI LA REMPLACENT.

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    C'est précisément la conclusion du National Research Council.

    Après avoir examiné les travaux disponibles, le comité estime qu'ils ne permettent pas de déterminer si la peine capitale :

    réduit les homicides,

    les augmente,

    ou n'a aucun effet.

    Et il ajoute quelque chose d'important.

    Cette absence de réponse ne doit pas être utilisée comme une preuve en faveur d'un camp.

    Ne pas réussir à démontrer un effet n'est pas démontrer l'absence de cet effet.

    C'est frustrant.

    Mais c'est exactement à cela que sert la méthode scientifique :

    nous empêcher de transformer ce que nous trouvons intuitivement évident en connaissance établie.

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    🧠 En revanche, lorsqu'on élargit la question à la dissuasion en général, quelque chose d'intéressant apparaît.

    Le National Institute of Justice résume une importante littérature de recherche ainsi :

    la CERTITUDE d'être arrêté semble compter davantage que la SÉVÉRITÉ de la peine.

    Autrement dit, dans beaucoup de situations, augmenter encore la violence ou la durée du châtiment n'est pas nécessairement le meilleur levier pour modifier un comportement.

    Un risque crédible d'être attrapé peut compter davantage qu'une punition terrifiante mais perçue comme improbable.

    Et tout à coup, notre raisonnement du début paraît beaucoup moins évident.

    Nous pensions :

    crime
    → punition plus terrible
    → peur plus grande
    → moins de crimes.

    Mais pour que la menace fonctionne, encore faut-il que celui qui s'apprête à agir connaisse cette menace, pense qu'elle s'applique réellement à lui, estime qu'il risque d'être capturé et condamné…

    et prenne suffisamment le temps d'intégrer tout cela dans sa décision.

    ━━━━━━━━━━━━━━

    La question de la peine de mort dépasse évidemment la dissuasion.

    Justice, rétribution, erreurs judiciaires, coûts, morale, droits fondamentaux : ce sont d'autres débats, qui nécessitent d'autres arguments.

    Mais si quelqu'un affirme simplement :

    « Évidemment que tuer les meurtriers empêche les autres de tuer. »

    Alors il ne décrit pas une conclusion scientifique établie.

    Il décrit une intuition.

    Peut-être vraie.

    Peut-être fausse.

    Mais pas démontrée par les données disponibles examinées dans cette grande revue.

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    🔎 Certaines idées nous paraissent tellement logiques que nous oublions de leur demander leurs preuves.

    C'est précisément celles-là qu'il faut penser à tester.

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    📚 SOURCES :

    • National Research Council — Deterrence and the Death Penalty, National Academies Press, 2012.
    Rapport de consensus du Committee on Deterrence and the Death Penalty.
    DOI : 10.17226/13363

    • National Institute of Justice — Five Things About Deterrence, 2016.
    Synthèse de la littérature sur certitude et sévérité des sanctions, notamment à partir des travaux de Daniel S. Nagin.

    #science #criminologie #Justice #PeineDeMort #EspritCritique #Zététique
    #Science #Criminology #DeathPenalty #Deterrence #CriticalThinking #QUAERO

  2. Compte-rendu d'une discussion tenue à la Ligue Bruxelloise pour la Santé Mentale à propos de l'intervention auprès des victimes :

    benjaminthiry.netlify.app/post

    #criminologie #justice #prison #victimologie #bruxelles #psychologie

  3. Ce webdocumentaire nous plonge au cœur de la #prison de #Namur afin d’explorer, de l’intérieur, le fonctionnement quotidien des établissements pénitentiaires belges, confrontés à la surpopulation carcérale.
    Il donne la parole aux acteurs de terrain, aux détenus mais également à deux ministres. Il est pertinent, intéressant et d'actualité.

    bouke.media/webdoc-derriere-le

    #criminologie

  4. Ma collègue Anne prend sa pension. Elle nous a livré un beau témoignage sur son parcours professionnel en tant que psychologue en prison :

    benjaminthiry.netlify.app/post

    #psychologie #prison #criminologie

  5. Utopiales, la conf "La criminologie selon Erwan Dieu" est disponible !

    buff.ly/wjPPfG4

    #Utopiales #criminologie

  6. Des botnets aux écosystèmes criminels : dix ans d’extension et une transformation profonde de la délinquance

    Lorsque j’ai soutenu ma thèse en novembre 2015, je cherchais à définir un modèle pour tous les logiciels malveillants du moment, connectés d’une façon ou d’une autre à leur propriétaire et je défendais en particulier le concept suivant : considérer les botnets non pas comme de simples réseaux de machines compromises, mais comme des ensembles socio-techniques, faits d’acteurs, d’infrastructures, de flux économiques et de contraintes organisationnelles. Cette lecture, qui associe l’analyse technique à une compréhension des dynamiques humaines, conduisait à parler de systèmes plutôt que d’outils isolés, et d’écosystèmes criminels plutôt que de menaces ponctuelles. J’avais également insisté sur la nécessité d’une posture proactive, visant à perturber l’organisation criminelle dans son ensemble — et non seulement ses manifestations visibles.

    Dix ans plus tard, cette perspective n’a rien perdu de sa pertinence (Eric Freyssinet, Revue des Mines, 2025). Ce qui a changé, en revanche, c’est l’ampleur du phénomène. Les logiques écosystémiques que l’on observait dans les botnets se sont diffusées à l’ensemble de la cybercriminalité, puis ont essaimé dans certains segments de la criminalité dite « classique ». Pour aller plus loin, on peut lire notamment le livre de Benoît Dupont (La cybercriminalité, approche écosystémique de l’espace numérique, 2024), qui développe la notion de délinquance par projet.

    Des cybermenaces aux écosystèmes criminels

    À partir des années 2010, la cybercriminalité s’est profondément reconfigurée. Les opérations se sont fragmentées en une multitude de rôles spécialisés : développeurs de malwares, opérateurs d’accès initiaux, gestionnaires d’infrastructures, revendeurs de données, blanchisseurs, fournisseurs de services techniques et comme le décrit Benoît Dupont (ibid.), elle est articulée par un marché de services qui permet de recruter, louer ou remplacer chaque compétence selon les besoins du moment. Cette segmentation, combinée à une forte externalisation, a permis l’émergence de véritables chaînes de valeur (van Wanberg et al., 2017) criminelles, où chaque fonction peut être louée, remplacée ou automatisée.

    Cette logique de modularité s’est installée comme norme. Les groupes (Nurse & Bada, 2019) n’exécutent plus l’ensemble de la chaîne : ils sélectionnent, achètent ou combinent des services — hébergement « bulletproof », crypteurs, kits prêts à l’emploi, proxys, accès initiaux, blanchiment. La résilience de ces structures repose précisément sur cette capacité à recomposer rapidement leurs liens lorsqu’un élément est perturbé.

    Escroqueries en ligne : l’organisation derrière la masse

    Les escroqueries en ligne illustrent parfaitement cette évolution. Elles ne sont plus le fait d’individus isolés, mais d’organisations qui combinent ingénierie sociale, infrastructures numériques, automatisation et logistique financière. Les analyses menées par Europol, l’UNODC et d’autres organismes montrent que ces réseaux fonctionnent comme de véritables entreprises criminelles : recrutement via réseaux sociaux, segmentation des tâches, scripts comportementaux, exploitation de messageries chiffrées, circulation de guides et tutoriels, plateformes internes, et conversion rapide des gains.

    Au-delà de la variété des stratagèmes, c’est la structure qui importe : la fraude s’inscrit dans un environnement organisé, modulable et distribué — un écosystème. Et au cœur de cet écosystème, une technique revient systématiquement qui a son propre sous-écosystème, le hameçonnage.

    Le hameçonnage : une activité devenue industrielle

    Souvent présenté comme une simple manœuvre d’ingénierie sociale, le hameçonnage constitue aujourd’hui l’un des sous-systèmes les plus structurés de la criminalité numérique. Les recherches montrent (Alkhalil et al., 2021) que l’activité repose sur une répartition claire des rôles : conception de kits, développement d’infrastructures d’hébergement furtives, gestion des bases de cibles, automatisation de l’envoi, collecte d’identifiants, revente ou réutilisation des données.

    Cette segmentation est soutenue par un marché florissant de phishing-as-a-service (PhaaS). Sur les places de marché criminelles circulent des kits intégrant pages clonées, modules anti-détection, systèmes de cloaking, anti-bot, tableaux de bord de suivi en temps réel, mises à jour automatiques et intégrations vers Telegram ou d’autres messageries.

    Et dans le même temps, les botnets tiennent depuis longtemps une place centrale dans cet ensemble (OCDE, 2010) :

    1. comme plateformes d’envoi (Zhuang et al, 2008), permettant de diffuser à grande échelle des campagnes de hameçonnage en contournant les dispositifs anti-spam ;
    2. comme infrastructures de soutien, hébergeant ou relayant des pages de phishing via des réseaux distribués tels que le fast-flux.

    Les opérations judiciaires récentes ont mis en lumière la solidité de ces écosystèmes. Le démantèlement de QakBot, en 2023, a révélé une infrastructure utilisée pour des campagnes de hameçonnage sophistiquées reposant sur le détournement de conversations existantes et la livraison de payloads à d’autres groupes. Emotet, avant lui, avait illustré (CERT-FR, 2021) la capacité d’un réseau à combiner propagation par hameçonnage, services de location d’accès et diffusion de charges malveillantes.

    Dans ces exemples, le hameçonnage n’est pas une opération isolée : il est la porte d’entrée d’un système — un maillon essentiel d’un écosystème qui articule outils, infrastructures, compétences et marchés.

    Une dynamique qui dépasse le numérique

    Cette logique écosystémique dépasse aujourd’hui le périmètre de la cybercriminalité. Le trafic de stupéfiants, notamment, s’est structuré autour de pratiques similaires (UNODC, 2024) : recrutement, segmentation, logistique numérique, utilisation des réseaux sociaux, cryptomonnaies, sous-traitance de tâches techniques ou opérationnelles. Il n’est pas question de dire que ces phénomènes sont identiques, mais d’observer qu’ils partagent des mécanismes organisationnels comparables.

    Ainsi, dans un autre rapport de l’UNODC centré sur l’Asie du Sud-Est, l’agence confirme que les criminels ont adopté des technologies avancées — malware, cryptomonnaies, IA générative — pour renforcer leurs capacités, automatiser des tâches, diversifier leurs méthodes et faciliter le blanchiment de sommes massives. Ces innovations leur permettent de déplacer leurs activités entre juridictions, d’adapter continuellement leurs modèles économiques et de contourner plus efficacement les mesures de répression. Ces groupes s’appuient fortement sur des places de marché clandestines, notamment sur Telegram, où s’échangent services, données volées, outils de fraude, solutions de blanchiment et travail forcé. Ces plateformes jouent un rôle central dans l’entretien et l’expansion d’un écosystème criminel transnational particulièrement résilient. Aussi, la taille colossale de cette économie criminelle a entraîné une industrialisation des opérations de fraude. De petits groupes dispersés ont été remplacés par des organisations plus grandes, plus structurées et souvent installées dans des parcs industriels, zones économiques spéciales, casinos ou hôtels, qui servent de bases d’opérations criminelles. Ces sites accueillent plusieurs acteurs différents, chacun menant des activités illicites variées à destination de victimes dans le monde entier.

    Des organisations plus nébuleuses : l’exemple de ShinyHunters

    Parmi les évolutions récentes, le cas de ShinyHunters, actif depuis 2019, illustre bien la manière dont certains groupes de cybercriminalité s’organisent autour de chaînes de valeur distribuées. Le groupe devient visible par une série de vols massifs de données — notamment Tokopedia, Unacademy, Wattpad ou Nitro PDF — puis par la revente ou l’extorsion de ces bases sur des forums de marché tels que BreachForums.

    En 2024, ShinyHunters apparaît au centre de l’affaire Snowflake, dans laquelle les données de plusieurs entreprises — dont Ticketmaster et Santander — ont été exfiltrées à partir de comptes Snowflake compromis. Les analyses publiques indiquent que les attaquants ont utilisé des identifiants volés issus d’infostealers, l’absence de MFA sur certains comptes, puis ont proposé à la vente des téraoctets de données clients.

    Depuis 2025, plusieurs travaux de threat-intelligence attribuent également au groupe le vol de données provenant de centaines d’instances Salesforce, via la compromission de jetons OAuth liés à l’outil Drift/Drift Email récupérés dans un dépôt GitHub de Salesloft. Les attaquants revendiquent environ 1,5 milliard d’enregistrements et engagent une campagne d’extorsion. Salesforce a publiquement confirmé l’incident côté fournisseurs tiers, tout en refusant de négocier avec les auteurs.

    Les enquêtes judiciaires confirment par ailleurs l’existence d’un écosystème distribué : l’arrestation et la condamnation d’un suspect présenté comme membre du groupe en 2024 n’ont pas mis fin à ses activités, et les arrestations réalisées en France en 2025 autour de l’administration de BreachForums suggèrent l’existence de plusieurs cercles opérant sous la même bannière.

    Pour ajouter à la complexité dans l’observation de ces groupes, si ShinyHunters semble bien distinct des groupes comme Lapsus$ ou Scattered Spider, plusieurs analyses soulignent l’existence d’une alliance opportuniste apparue en 2024-2025 sous le nom de Scattered Lapsus$ Hunters (SLH) : un « super-groupe » ou une « marque fédérée » utilisée par différents acteurs, notamment sur Telegram.

    Des membres connus de ShinyHunters, Lapsus$, Scattered Spider et The Com ont été arrêtés. À noter que les affiliations multiples ne sont pas indiquées pour préserver la lisibilité (Source : Flare)

    Ce type d’organisation — identités mouvantes, absence de hiérarchie stable, capacité à se recomposer malgré les arrestations — confirme la nécessité de considérer ces menaces comme des écosystèmes, où se combinent rôles spécialisés, infrastructures distribuées, accès compromis et marchés de données.

    Penser et agir “en écosystème”

    Pour les acteurs judiciaires comme pour les chercheurs, cette transformation impose de poursuivre notre adaptation dans la manière d’analyser et de traiter la criminalité :

    1. Élaborer une lecture systémique des menaces.
      Une campagne de hameçonnage ou un botnet n’est jamais un phénomène isolé. C’est l’expression d’un système distribué, où chaque action est soutenue par d’autres acteurs, services et infrastructures.
    2. Viser les dépendances plutôt que les seuls opérateurs.
      L’efficacité de la réponse tient dans l’identification des intermédiaires, des services loués, des flux techniques et économiques qui rendent l’organisation possible.
    3. Perturber les chaînes, pas seulement les symptômes.
      Neutraliser un serveur ou arrêter un individu est souvent insuffisant si l’écosystème peut se recomposer immédiatement. Une action efficace doit cibler les points d’ancrage : hébergement, proxys, prestataires spécialisés, flux financiers, mécanismes de recrutement. C’est ce que permet notamment la répétition des opérations internationales coordonnées comme Endgame.
    4. Mobiliser l’interdisciplinarité.
      L’analyse technique doit être combinée à des approches issues de la criminologie, de la psychologie, de l’économie criminelle et de l’analyse de données. C’est l’une des ambitions poursuivies dans le cadre du programme Defmal du PEPR Cybersécurité (atelier du 12 mars 2025).
    5. Construire une capacité d’anticipation.
      La proactivité n’est plus un luxe : c’est une condition de l’efficacité. Comprendre les écosystèmes criminels, c’est comprendre où ils peuvent être fragilisés — et agir avant qu’ils ne se reconfigurent. C’est aussi les détecter le plus tôt possible, quand ils se constituent leurs infrastructures et que se met en place leur coordination.

    Dix ans après avoir terminé mes travaux de thèse, les botnets apparaissent ainsi non comme un objet du passé, mais comme un modèle analytique qui éclaire toute une série de phénomènes criminels contemporains. Ce ne sont plus seulement des machines compromises : ce sont des structures, des acteurs, des relations. Des écosystèmes. Et c’est résolument à cette échelle qu’il faut penser et agir.

    #Botnets #Criminologie #écosystèmesCybercriminels #Europol #ScatteredSpider #ShinyHunters

  7. En #belgique, les journées nationales de la #prison se tiennent en ce moment. Elles permettent de mettre en débat l'emprisonnement comme sanction pénale :

    jnpndg.be/

    #justice #criminologie

  8. Il n'est pas facile de trouver des assistants sociaux prêts à travailler dans les prisons.
    Le ministère de la #justice belge organise un examen pour en engager.

    travaillerpour.be/fr/jobs/afg2

    #belgique #emploi #social #criminologie #prison

  9. ⚠️ Trigger warning ⚠️ Seksuele rechten van dieren

    Naar aanleiding van een artikel over een zedendelict met een kat in Zwitserland (oordeel rechter: “dierenmishandeling & pornografie”), vroeg Esther zich af: Hoe zit het met de dieren in de veehouderij?

    🎧 Luister nu afl. 94 in je favoriete podcast app of via StudioPlantaardig.nl

    #Veehouderij #Kat #Katten #Bestialiteit #Koe #Kip #Varken #Dieren #Dierenmishandeling #Dierenrechten #Voortplanting #Inseminatie #Criminologie #Vlees #Zuivel #Melk

  10. Un poste de spécialiste disciplinaire (assistant·e) (H/F/X) est à pourvoir dans le domaine du #droit et de la #criminologie, rattaché à ULiège Library, la #bibliothèque de l'Université de #Liège.

    Au sein d’une équipe multidisciplinaire, vous participez activement au développement et à la réalisation de missions et projets menés à #ULiège Library.

    👉 uliege.be/upload/docs/applicat

    #jobalert #bibliothèques #BU

  11. Les choses ont-elles changé aux États-Unis cinq ans après le meurtre de George #Floyd ?

    Cinq ans après la mort de George Floyd, étouffé par le genou d’un policier, qu'en est-il de sa mémoire et de la réflexion sur l'encadrement des policiers dans un pays à nouveau gouverné par Donald #Trump ? #Sociologie #Criminologie #Inégalité #Racisme #Systémique #discrimination

    ici.radio-canada.ca/nouvelle/2

  12. Les politiques sécuritaires considèrent le #secret professionnel des soignants comme des obstacles à leurs intentions. Un nouvelle fois, il s'agit de rappeler l'importance et l'utilité de ce secret. Pas tellement pour les soignants (qui y sont légalement contraints) mais bien pour la population des états démocratiques.

    lesoir.be/674723/article/2025-

    #criminologie #medecine #belgique #arizona

  13. En #criminologie , lorsque l'on tente de penser la #delinquance et la #violence on peut s'étonner de la sureprésentativité des hommes. #edouardlouis pose l'hypothèse que l'idéal de masculinité serait le thème le plus important pour penser les rapports sociaux :
    mediapart.fr/journal/culture-e

  14. Une réflexion personnelle après avoir regardé un court reportage sur une bande de jeunes bruxellois de 1973 :
    benjaminthiry.netlify.app/post
    #bruxelles #criminologie #psychologie

  15. La criminalité est-elle vraiment pire que jamais aux États-Unis ? #Journalisme #Criminologie

    « Le nombre d’incidents et de crimes violents à New York est plus faible que dans certains États du Sud, explique Jeffrey Butts, professeur et chercheur au collège John Jay de justice criminelle à la City University of New York (CUNY). »

    ici.radio-canada.ca/nouvelle/2

  16. Franck Ollivon propose une analyse géographique du bracelet électronique dans laquelle il relève que celui-ci est souvent moins perçu comme une alternative radicalement différente à l’incarcération que comme une expérience d’enfermement qui entretient des liens étroits avec la prison. Dès lors, "lorsqu'il n'y a ni mur, ni babelé, ni clôture d'aucune sorte, qu'est-ce qui fait le carcéral?"

    erudit.org/fr/revues/crimino/2

    #Sociologie #Criminologie #SHS

  17. De la prison à la rue, un cycle à briser. #TravailSocial #IntégrationSociale #Criminologie #SansAbri #Incarcération

    "En parallèle, les nombreux défis auxquels font face les anciens détenus augmentent le risque que ceux-ci sombrent dans l’#itinérance, ce qui enclenche un cercle vicieux, auquel souhaite mettre fin le Collectif québécois pour la prévention de l’itinérance (CQPI), à l’origine de ce rapport, rendu public aujourd’hui."

    ledevoir.com/societe/799631/sa

  18. #Introduction coutumière, sur cette nouvelle instance, d'un assistant de #justice !

    Entre deux anecdotes sur la vie au palais, je vais beaucoup me plaindre ici des déboires de mon #mémoire de #recherche et de mon futur #doctorat en #droit (pas foutu de faire comme tout le monde, j'ai décidé de mêler #criminologie 🕵️ et #littérature anglaise 📚).

    Pour compenser : des photos de #chats 🐈‍⬛, du thé 🫖 et peut être même de la #poésie.

  19. Point #Mémoire post-migration sur cette nouvelle instance :

    Mon mémoire de recherche, qui devrait me mener jusqu'aux portes du doctorat à la rentrée, mêle #criminologie et #littérature.

    En analysant le roman #Frankenstein de Mary Shelley, publié en 1818, je m'intéresse notamment à l'impact des préjugés et du rejet de l'altérité dans l'émergence d'un parcours criminel.

  20. France Culture120 fois plus d’homicides dans les quartiers pauvres : une étude révèle le lien entre violence et inégalités

    mcinformactions.net/120-fois-p

    #inegalites #criminologie

  21. Centre de guérison correctionnel d’Aaqqigiarvik Iqaluit (Nunavut) : ds détenus passent des heures à sculpter la pierre à savon, un art que certains maîtrisent depuis l’enfance, tandis que d’autres s’y familiarisent pour la première fois. Depuis 2015, l’établissement pilote un programme destiné à les aider à renouer avec la culture inuit. Le programme favorise une réinsertion positive des détenus et leur donne l’occasion de "renouer avec la culture" inuit. ici.radio-canada.ca/nouvelle/1 #Criminologie

  22. #mastolivre #criminologie #banditisme #arsenelupin
    J’ai vu Jean-Claude Bernheim, mon ancien prof de crimino qui vient de publier un essai sur les perceurs de coffres-forts qui tient en 606 pages. (Mazette! me suis-je dit, c'est presque le chiffre de la bête... )
    J'ai donc acheté le livre, présenté comme le « prolongement de l'oeuvre d'Edwin Hardin Sutherland, «Les voleurs professionnels» (1937).
    J'ai hâte de le lire.
    J'en parlerai à la radio. Quand? Au plus fort de l’hiver🥶!

  23. Ma bibliographie sur #HAL est désormais complète et comprend deux chapitres d'ouvrage en anglais, un en français, et quatre petits articles dans une revue en ligne qui avaient été omis.
    Dans les prochains jours je rectifierai des erreurs mineures et j'ajouterai le texte de chaque article en accès libre.
    #droit #justice #openscience #scienceouverte #penal #criminal #criminologie #criminology #legaltheory

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