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#crimescontrelhumanite — Public Fediverse posts

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  1. - nouvelobs.com/opinions/2026100

    Primaire sociale-démocrate et injonction à utiliser le « génocide » : un problème de toute la gauche

    Beaucoup se sont émus à juste titre de la sortie véhémente de Ségolène Royal enjoignant aux juifs de France de se désolidariser de l’action du gouvernement israélien (que nombre de juifs réprouvent) lors du premier débat de la primaire social-démocrate.

    Cette **injonction essentialiste** laissait entendre que l’antisémitisme pouvait relever de la faute des juifs, pas assez clairs sur la politique israélienne.

    **Elle dédouanait ainsi les vrais responsables de l’antisémitisme… les antisémites**.

    Mais, si la condamnation de cette sortie fut largement partagée, une autre injonction a été passée sous silence, celle d’utiliser le terme "génocide" pour évoquer l’action israélienne à Gaza.

    Elle a été formulée par Ségolène Royal, mais aussi par Olivier Faure, le premier secrétaire du PS.

    Adressée avec obstination à Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann, qui se refusaient à utiliser le terme mais condamnaient fermement le gouvernement Netanyahou, cette **injonction** interroge.

    D’autant qu’elle a été réitérée lors du second débat télévisé.

    L’action menée par l’armée israélienne en représailles des actes du Hamas du 7 octobre 2023 a revêtu les caractéristiques d’un massacre de la population de Gaza.

    Les témoignages, les bilans humains sont effrayants.

    **Les crimes de guerre ont été nombreux et on peut parler de crime contre l’humanité**.

    **Le malheur du peuple palestinien n’a jamais été aussi grand**.

    Tout cela pèsera longtemps sur l’image de l’Etat d’Israël dans le monde, et nourrit l’antisémitisme aux quatre coins de la planète.

    La gravité de ce qui se passe à Gaza rend légitime l’interrogation sur le but poursuivi par le gouvernement et l’armée d’Israël. D’autant que des ministres fascistes ont ouvertement exprimé des projets d’extermination des Palestiniens.

    Alors, y a-t-il eu un génocide à Gaza, qui se poursuivrait aujourd’hui malgré le cessez-le-feu ?

    Je n’ai pas la prétention de résoudre ici cette grave question, qui a donné lieu à tant de polémiques ces derniers mois.

    Simplement, deux remarques.

    Le terme " génocide" a été utilisé par des mouvements antisionistes quasi immédiatement après le début des opérations militaires contre Gaza.

    Ce terme est employé depuis le début de l’histoire de l’Etat d’Israël par ses adversaires dans le monde arabe.

    Et la probabilité existe que cette utilisation conduise à la réflexion suivante : "les juifs font aux Palestiniens ce que les nazis leur ont fait".

    **Brouillage de la mémoire de la Shoah**

    Depuis le printemps 2025, suivant en cela La France insoumise et l’extrême gauche, **c’est une grande partie de la gauche politique, syndicale, associative, qui a décidé d’utiliser ce terme**.

    Et peu d’organisations ou partis ont pris la précaution élémentaire d’expliquer en quoi l’éventuel génocide de Gaza n’avait nul rapport avec ce qu’ont perpétré les nazis, tellement grande est la différence entre l’action militaire israélienne et l’extermination programmée de tout un peuple, largement réalisée, et que seule la défaite militaire allemande a évitée.

    Or **des voix se sont fait entendre pour expliquer que Gaza est pire qu’Auschwitz**.

    Celle de **Rony Brauman**, l’ancien président de Médecins sans Frontières, expliquant en janvier 2025, lors d’un colloque UJFP-Tsedek, que "Gaza va supplanter Auschwitz dans ce qui relève de la métaphore de la cruauté absolue".

    Il avait été précédé dans la confusion historico-politique par Jean-Luc Mélenchon, parlant en septembre 2024 de la situation à Gaza comme d’"un an de génocide et une destruction humaine et physique pire que celle de la Seconde Guerre mondiale".

    **Le reste de la gauche, qui ne partage sans doute pas cette remise en cause de l’histoire, ne doit pas se taire**.

    Il conviendrait de dire haut et fort que, quelle que soit l’horreur ressentie face à la situation faite au peuple de Gaza, il ne saurait être question d’admettre une comparaison fausse historiquement, odieuse d’un point de vue éthique, et dangereuse politiquement.

    Car, derrière les mots, se profile le brouillage de la mémoire de la Shoah, espéré de longue date par des courants qui, à gauche, n’ont jamais compris le caractère particulier de l’extermination nazie, ayant pour but d’exclure du monde une population d’individus jugés nuisibles par leur existence même.

    **La mémoire de la Shoah fut au cœur de l’antifascisme**.

    A l’heure où les périls s’accumulent, **la protection de cette mémoire est un impératif qui ne peut s’accommoder de rapprochements historiques absurdes**.

    #7Octobre #Juridique #antifascisme #CrimesDeGuerre #CrimesContreLhumanite #Shoah #genocide #memoire

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