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#afrofeminisme — Public Fediverse posts

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  1. C'est au détour d'une conversation avec une amie adoptée, qui a grandi dans le fin fond de la campagne berrichonne au sein d'une famille raciste, que j'ai commencé à identifier les liens entre le cannibalisme de l'Occident et le phénomène de l'adoption transnationale ou transraciale. Mon amie est noire et n'a jamais compris pourquoi ses parents, qui ne connaissaient ni ne fréquentaient aucune personne noire ou racisée, l'ont fait venir du Congo. Lors d'une dispute avec sa mère, elle lui pose la question : "Mais pourquoi t'as adopté une enfant noire alors ?" "Parce que j'ai toujours eu envie d'avoir une petite poupée en chocolat !" J'étais bouche bée. Tout ce que j'ai trouvé à répondre c'est "Mais pourquoi en chocolat ? Le chocolat ça se mange. Elle voulait une poupée pour la manger ? Elle voulait te manger ?". Puis j'ai commencé à spiraler dans ma tête, en me disant qu'il est tout de même étonnant que la figure du cannibale soit toujours associée dans la culture populaire française aux personnes noires : pour moi les cannibales, ceux qui ont englouti des millions d'Africaines dans les cales de leurs bateaux, pour leur faire produire du sucre, toujours plus de sucre qui les rendraient riches, toujours plus riches, toujours plus avides de corps et de biens, ces cannibales-là, ont-ils jamais cessé de manger les "petites poupées en chocolat" ? Et par quel tour de magie ont-ils réussi à retourner le stigmate de leur propre monstruosité sur celles qu'ils dévorent depuis des siècles ?

    Amandine Gay, dans son livre "Une poupée en chocolat"

    #colonialité #blanchité #cannibalisme #suprématieBlanche #suprémacismeBlanc #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #afroféminisme #vendrediLecture


  2. C'est au détour d'une conversation avec une amie adoptée, qui a grandi dans le fin fond de la campagne berrichonne au sein d'une famille raciste, que j'ai commencé à identifier les liens entre le cannibalisme de l'Occident et le phénomène de l'adoption transnationale ou transraciale. Mon amie est noire et n'a jamais compris pourquoi ses parents, qui ne connaissaient ni ne fréquentaient aucune personne noire ou racisée, l'ont fait venir du Congo. Lors d'une dispute avec sa mère, elle lui pose la question : "Mais pourquoi t'as adopté une enfant noire alors ?" "Parce que j'ai toujours eu envie d'avoir une petite poupée en chocolat !" J'étais bouche bée. Tout ce que j'ai trouvé à répondre c'est "Mais pourquoi en chocolat ? Le chocolat ça se mange. Elle voulait une poupée pour la manger ? Elle voulait te manger ?". Puis j'ai commencé à spiraler dans ma tête, en me disant qu'il est tout de même étonnant que la figure du cannibale soit toujours associée dans la culture populaire française aux personnes noires : pour moi les cannibales, ceux qui ont englouti des millions d'Africaines dans les cales de leurs bateaux, pour leur faire produire du sucre, toujours plus de sucre qui les rendraient riches, toujours plus riches, toujours plus avides de corps et de biens, ces cannibales-là, ont-ils jamais cessé de manger les "petites poupées en chocolat" ? Et par quel tour de magie ont-ils réussi à retourner le stigmate de leur propre monstruosité sur celles qu'ils dévorent depuis des siècles ?

    Amandine Gay, dans son livre "Une poupée en chocolat"

    #colonialité #blanchité #cannibalisme #suprématieBlanche #suprémacismeBlanc #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #afroféminisme #vendrediLecture


  3. C'est au détour d'une conversation avec une amie adoptée, qui a grandi dans le fin fond de la campagne berrichonne au sein d'une famille raciste, que j'ai commencé à identifier les liens entre le cannibalisme de l'Occident et le phénomène de l'adoption transnationale ou transraciale. Mon amie est noire et n'a jamais compris pourquoi ses parents, qui ne connaissaient ni ne fréquentaient aucune personne noire ou racisée, l'ont fait venir du Congo. Lors d'une dispute avec sa mère, elle lui pose la question : "Mais pourquoi t'as adopté une enfant noire alors ?" "Parce que j'ai toujours eu envie d'avoir une petite poupée en chocolat !" J'étais bouche bée. Tout ce que j'ai trouvé à répondre c'est "Mais pourquoi en chocolat ? Le chocolat ça se mange. Elle voulait une poupée pour la manger ? Elle voulait te manger ?". Puis j'ai commencé à spiraler dans ma tête, en me disant qu'il est tout de même étonnant que la figure du cannibale soit toujours associée dans la culture populaire française aux personnes noires : pour moi les cannibales, ceux qui ont englouti des millions d'Africaines dans les cales de leurs bateaux, pour leur faire produire du sucre, toujours plus de sucre qui les rendraient riches, toujours plus riches, toujours plus avides de corps et de biens, ces cannibales-là, ont-ils jamais cessé de manger les "petites poupées en chocolat" ? Et par quel tour de magie ont-ils réussi à retourner le stigmate de leur propre monstruosité sur celles qu'ils dévorent depuis des siècles ?

    Amandine Gay, dans son livre "Une poupée en chocolat"

    #colonialité #blanchité #cannibalisme #suprématieBlanche #suprémacismeBlanc #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #afroféminisme #vendrediLecture


  4. C'est au détour d'une conversation avec une amie adoptée, qui a grandi dans le fin fond de la campagne berrichonne au sein d'une famille raciste, que j'ai commencé à identifier les liens entre le cannibalisme de l'Occident et le phénomène de l'adoption transnationale ou transraciale. Mon amie est noire et n'a jamais compris pourquoi ses parents, qui ne connaissaient ni ne fréquentaient aucune personne noire ou racisée, l'ont fait venir du Congo. Lors d'une dispute avec sa mère, elle lui pose la question : "Mais pourquoi t'as adopté une enfant noire alors ?" "Parce que j'ai toujours eu envie d'avoir une petite poupée en chocolat !" J'étais bouche bée. Tout ce que j'ai trouvé à répondre c'est "Mais pourquoi en chocolat ? Le chocolat ça se mange. Elle voulait une poupée pour la manger ? Elle voulait te manger ?". Puis j'ai commencé à spiraler dans ma tête, en me disant qu'il est tout de même étonnant que la figure du cannibale soit toujours associée dans la culture populaire française aux personnes noires : pour moi les cannibales, ceux qui ont englouti des millions d'Africaines dans les cales de leurs bateaux, pour leur faire produire du sucre, toujours plus de sucre qui les rendraient riches, toujours plus riches, toujours plus avides de corps et de biens, ces cannibales-là, ont-ils jamais cessé de manger les "petites poupées en chocolat" ? Et par quel tour de magie ont-ils réussi à retourner le stigmate de leur propre monstruosité sur celles qu'ils dévorent depuis des siècles ?

    Amandine Gay, dans son livre "Une poupée en chocolat"

    #colonialité #blanchité #cannibalisme #suprématieBlanche #suprémacismeBlanc #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #afroféminisme #vendrediLecture


  5. C'est au détour d'une conversation avec une amie adoptée, qui a grandi dans le fin fond de la campagne berrichonne au sein d'une famille raciste, que j'ai commencé à identifier les liens entre le cannibalisme de l'Occident et le phénomène de l'adoption transnationale ou transraciale. Mon amie est noire et n'a jamais compris pourquoi ses parents, qui ne connaissaient ni ne fréquentaient aucune personne noire ou racisée, l'ont fait venir du Congo. Lors d'une dispute avec sa mère, elle lui pose la question : "Mais pourquoi t'as adopté une enfant noire alors ?" "Parce que j'ai toujours eu envie d'avoir une petite poupée en chocolat !" J'étais bouche bée. Tout ce que j'ai trouvé à répondre c'est "Mais pourquoi en chocolat ? Le chocolat ça se mange. Elle voulait une poupée pour la manger ? Elle voulait te manger ?". Puis j'ai commencé à spiraler dans ma tête, en me disant qu'il est tout de même étonnant que la figure du cannibale soit toujours associée dans la culture populaire française aux personnes noires : pour moi les cannibales, ceux qui ont englouti des millions d'Africaines dans les cales de leurs bateaux, pour leur faire produire du sucre, toujours plus de sucre qui les rendraient riches, toujours plus riches, toujours plus avides de corps et de biens, ces cannibales-là, ont-ils jamais cessé de manger les "petites poupées en chocolat" ? Et par quel tour de magie ont-ils réussi à retourner le stigmate de leur propre monstruosité sur celles qu'ils dévorent depuis des siècles ?

    Amandine Gay, dans son livre "Une poupée en chocolat"

    #colonialité #blanchité #cannibalisme #suprématieBlanche #suprémacismeBlanc #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #afroféminisme #vendrediLecture

  6. Comment remettre un non-concerné à sa place ?

    "L’éducation des dominants n’incombe pas aux dominé.e.s, mais aux allié.e.s. On n’a pas à exiger des concerné.e.s d’être pédagogues et/ou de se calmer : leur colère est légitime, et la pédagogie est épuisante ! C’est pourquoi :

    – En face d’une violence sexiste, d’un déni ou d’une édulcoration de cette dernière, venant d’un homme blanc, je fais appel à un allié blanc, préalablement identifié et acceptant la mission, pour s’occuper d’éduquer, d’expliquer, d’ouvrir les yeux à son semblable ;

    – Face à une violence sexiste justifiée religieusement, c’est à un allié musulman, identifié et acceptant la mission, que je vais m’adresser, pour jouer son rôle d’éducateur ;

    – S’il s’agit de négrophobie venant d’un.e Arabe, je me tournerai vers une personne appartenant au groupe de dominant concerné : une soeur Arabe préalablement identifiée.

    Bref : parce que faire de la pédagogie est très épuisant, surtout quand on en a fait pendant des années, j’estime que c’est aux vrai.e.s allié.e.s de se charger d’éduquer leurs semblables."

    Un point de vue situé de Ndella Paye en 2017 : lmsi.net/Ce-que-l-intersection @patriarcat

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